Sortez vos agendas! [fr]

[en] A few dates to write down in your diary. Of note: a two-day seminar on blogging for small and medium business owners (given by Anne Dominique and myself), the next Bloggy Friday, my birthday barbecue and the two next Café-Café concerts. By the way, if you're not afraid of singing in French, Café-Café is actively recruiting male singers!

Je profite d’avoir un ordinateur sous la main pour vous encourager à  sortir vos agendas pour noter les événements très divers suivants (comme je dis, faut planifier un peu sa vie sociale).

  • Vendredi 2 juin, Bloggy Friday à  l’Evêché, dès 19h30 (avec un peu de chance, ce sera sur la terrasse cette fois!). Plan toujours accessible chez Anne Dominique (annonce du BF de mai). Venez pour manger, ou juste pour boire un verre! Annoncez-vous dans les commentaires afin que je sache pour combien réserver.

  • Jeudis 29 juin et 6 juillet, le duo de choc Anne Do + Steph donne un séminaire sur les blogs destiné aux patrons de PME au Centre Patronal de Paudex (le cours est organisé par Romandie Formation. Voir aussi l’annonce du séminaire chez Anne Dominique.

  • Mercredi 14 juin à  18h00, séance d’information sous forme de conférence gratuite au sujet du séminaire mentionné ci-dessus. Idéal, donc, si vous voulez en savoir un poil plus avant de vous inscrire au séminaire, ou si vous n’avez aucune idée si le séminaire peut s’adresser à  vous, mais que la combinaison de mots “blog” + “entreprise” vous interpelle.

  • Vendredi 7 juillet aura lieu mon traditionnel barbecue d’anniversaire, dès 19h00 au bord du lac au Parc Bourget (Vidy), à  Lausanne. Chacun amène sa viande et des choses à  partager, c’est très informel, on peut amener des amis, bref, plus on est de fous, plus on rit. Merci de me dire si vous avez un grill (y’en a marre de faire la chasse aux grills fixes à  Vidy) et une tente ou quelque chose qui pourrait m’aider à  prévoir un plan-catastrophe en cas de pluie. Jusqu’ici on a eu de la chance, mais vaut mieux prévoir.

  • Je profite pour vous donner les dates des deux prochains concerts de Café-Café, si vous avez aimé ou raté Chéserex: le 24 juin à  Saint-Prex (je ne pourrai malheureusement pas y chanter) et le 22 juillet à  Burtigny. Comme on est dans les annonces, je profite également de vous dire que Café-Café recherche activement des chanteurs hommes: vous êtes un homme, vous êtes libre le mercredi soir, et vous aimez (qui sait?) l’idée de fréquenter un cercle à  majorité féminine? Venez chanter avec nous à  Lausanne!. Pas besoin d’être un grand chanteur ou d’avoir des talents de déchiffrage de partition, je vous rassure. Même moi j’y arrive…

Journée au Forum des 100 de l'Hebdo [fr]

[en] I'm spending my day at the Forum des 100 (a selection of 100 local personalities by l'Hebdo, a regional weekly magazine). My computer is still being repaired, and to top it all I've (temporarily) lost my internet connection at home.

J’ai piqué à  Anne Dominique (assise à  côté de moi) le joli Powerbook qu’elle a amené au Forum des 100. Comment?

  1. Mon ordinateur est toujours en réparation, et je n’ai depuis quelques jours même plus de connexion à  la maison (dans quelques semaines/mois, cependant, je devrais être l’heureuse propriétaire d’un nouveau Macbook.

  2. Il y a quelques semaines, j’ai reçu une lettre m’annonçant que je faisais partie des fameux “100” de l’Hebdo et que j’étais donc invitée à  passer mon jeudi 18 mai (aujourd’hui!) dans l’Amphimax de l’UNIL.

Quelques premières impressions:

  • que de mecs en costard! (bienvenue en Suisse Romande, me dit ma voisine.)
  • les verres dans lesquels on sert le jus d’orange sont vraiment petits, probablement pour nous forcer à  faire des allers-retours…
  • un webcast de la conférence (le lien est en haut à  droite) est disponible, vous pouvez donc la suivre depuis votre ordinateur
  • le modérateur (et néanmoins blogueur!) Bruno Giussani a annoncé lors des informations pratiques le tag à  utiliser pour les personnes couvrant la conférence sur leurs blogs: forumdes100
  • pas d’accent sur mon prénom, ni sur le badge, ni sur la liste des participants (malgré les nombreuses autres coquilles que j’ai pu voir!) — et ils ont même épelé “blogueuse” correctement (contrairement à  la lettre d’invitation qui m’a propulsée “blogeuse”…)

Ah oui! Bruno a aussi attiré notre attention (je suis assise à  côté de l’équipe de lift06) sur le fait qu’il y avait des fontaines à  eau dans la salle et des points d’alimentation pour laptops dans la salle. (Il se souvient des mes premières impressions de lift06…)

Voilà ! Je vais rendre l’ordinateur à  sa propriétaire. Passez une bonne journée!

PS: ah oui, pas de photos, je suis encore en train d’essayer de récuperer les dernières photos effacées de ma carte mémoire, qui ont péri avec le disque dur de mon iBook…

J'ai refusé mon premier interview [fr]

[en] I just refused my first interview. It was on a topic I knew nothing about until the journalist's phone call, roughly twenty minutes before the show (live). It's not that they shouldn't have contacted me, but the fact I knew nothing of the story (leak of music festival programs through blogs) and that it brought along the hairy "blogs vs. journalism" issue (I'm no means a specialist on that question) made me feel really uncomfortable about speaking up as the "bloggy specialist". The journalist understood my concerns, and I'm grateful to her for that. You'll just have to be a bit more patient until the next interview!

Eh oui. Il n’y a pas plus tard que quelques minutes. Produit de toutes mes réflexions, prises de tête et discussions au sujet de mon statut de Madame Blogs ces derniers mois.

On ne pourra cependant pas dire que j’ai refusé net. J’ai hésité. J’ai réfléchi (autant que je pouvais, pendant que je discutais au téléphone avec la journaliste et que je voyais passer les minutes). C’était pour un direct à  la RSR, vers 18h00, sur le sujet des fuites du programme de Paléo (et du Montreux Jazz) via les blogs, ce qui a eu pour conséquence (me dit-on) l’annulation de la conférence de presse qui était prévue pour aujourd’hui. Problématique: blogs et médias traditionnels (terrain ô combien glissant), motivation de ceux qui contribuent à  faire circuler des infos qui sont “sous embargo” pour la presse traditionnelle, à  qui profite le crime…

Ce n’est pas qu’on tenait à  me faire dire des choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord. C’était surtout parce que je ne savais rien de l’histoire en question avant que la journaliste ne m’en parle (j’ai téléchargé le programme de Paléo cet après-midi sur leur site comme “tout le monde” avant d’y commander mes billets). Donc, en gros, j’allais m’exprimer en direct sur un sujet dont j’avais entendu parler pour la première fois une vingtaine de minutes auparavant. Pas très confortable pour le moins, et surtout, pas très déontologique de ma part, puisque ma présence dans cette interview sous-entendrait tout de même pour les auditeurs que je savais de quoi il en retournait.

Une autre source de mon malaise est le sentiment qu’on glisse vers une tendance où il suffit de mettre le mot “blog” dans un reportage pour accrocher le lecteur ou l’auditeur. “Le programme de Paléo circule sur les blogs” — ça donne le sentiment que la blogosphère entière se refile le programme, mais qu’en est-il en réalité? De combien de blogs s’agit-il? Je n’en sais rien. Une poignée, plus que probablement. Peut-être plus? De nouveau, je débarque, aucune idée de l’ampleur du phénomène.

Ce ne sont pas les blogs qui sont importants en tant que tel. Avec l’apparition d’internet, les médias traditionnels ont perdu l’exclusivité de la diffusion publique de l’information. Ce qu’ont fait les blogs, c’est (pardonnez-moi, mais j’aime bien cette formule) actualiser la promesse d’internet et rendre effectivement possible au plus grand nombre de s’exprimer sur la toile.

Les blogs sont aussi des machines à  conversation, ils sont un média social, et fonctionnent comme du bouche à  oreille, mais avec le pouvoir de diffusion d’internet. Alors, les programmes de festival qui circulent, ça n’a rien de bien extraordinaire, à  mon humble avis.

Quand vous préparez un festival, il y a des tas de gens “à  l’intérieur” qui connaissent le programme ou une partie de celui-ci. Il y a des fuites. Il y a toujours des fuites. Et maintenant, au lieu de juste parler de ce que l’on sait à  ses voisins, collègues, et amis, on le colle sur son blog. Des inconnus le lisent. L’information se diffuse. Et les pauvres médias traditionnels qui respectaient l’embargo se posent des colles: les blogueurs en parlent, pourquoi pas nous? Mais les blogueurs, eux, se contentent de parler de ce qui les intéresse, avec plus ou moins de sérieux, plus ou moins de compétence, sans se préoccuper de questions d’exclusivité ou d’embargos.

Quant à  la fameuse “opposition” entre blogs et médias traditionnels qui plaît à  certains (on peut mettre en avant le manque de crédibilité des blogs — mais franchement, qui est plus crédible, le patron d’entreprise qui vous parle directement de ses produits, ou bien un resucé de communiqué de presse rédigé par l’agence de communication engagée spécialement pour l’occasion?), je pense qu’il n’y a pas de réponses simples à  apporter. En tous cas moi, je n’en ai pas, et surtout pas hors contexte, en deux minutes de direct, sans préparation. Ce que je sais cependant, c’est que je vois une cohabitation plutôt qu’une opposition. C’est clair que l’évolution d’internet force la presse traditionnelle à  se remettre en question. Mais je ne suis pas une spécialiste de la presse 🙂

Qu’il soit bien clair: je ne jette nullement la pierre à  la RSR pour m’avoir contacté. Si j’avais suivi l’affaire, j’aurais volontiers fait la spécialiste et tenté d’apporter un modeste éclairage à  l’histoire. Mais là , ça me mettait dans une situation vraiment trop inconfortable. La journaliste (avec qui j’ai parlé près d’un quart d’heure au téléphone) a tout à  fait accepté mes réticences et je l’en remercie.

Je crois juste qu’il est grand temps que je commence à  faire attention à  n’intervenir dans les médias traditionnels que lorsque je me sens réellement compétente pour le sujet, et pas juste parce qu’il s’agit de blogs, et qu’en blogs de manière générale, je sais plus ou moins de quoi je parle.

Le reportage peut être écouté ici.

I'm Working for coComment [en]

A couple of months back, I told you the story about my early involvement in the birth of coComment. A few weeks, ago, Nicolas asked me if I would like to be part of the team, and I happily accepted.

My role, broadly, falls in the category of evangelism and communication (external and internal), and it’s in part what I was doing after the launch, before school and computer problems took over: read what is said about coComment in the blogosphere, comment and react when it’s needed or helpful, be active in the forums, bring back to the team feedback and ideas (found out there or somewhere deep in my mind) — in short, be a fussy but enthusiastic and vocal user.

Being part of the team now, I’ll be posting in the coComment Team Blog, which I have to say really needs to be more active. I will also be facilitating internal communication between the various team members.

My hope in taking up this job is to help make coComment into a tool which addresses users’ needs. I think it’s a great tool, and has a lot of potential. As I tell my clients, blogging and being an active player in the blogosphere takes up time. The dev team can’t spend all their time developing stuff and do the communication as well. That’s where I come in.

Working for coComment has a feel of adventure for me. First of all, I’m actually going to be paid to do what I like doing (be a pain in the neck and throw ideas all over the place). Second, this is the first time for me that work and blogosphere collide. My previous jobs have had nothing to do with the blogosphere, and I’ve never blogged much about my work.

I’m going to experience what it is to be caught between the desire to be transparent, and the fact that in business you cannot always say everything. I’ll probably have more to say about this in the coming weeks!

Peu de connection internet ces prochains jours [fr]

[en] My motherboard probably died, so I'll be ibook-less for one or two weeks, which means I'll have limited internet connection. Best way to reach me is by gmail or phone. If we have a meeting set up these next two weeks, please get in touch to confirm -- my calendar is on the sick computer.

Mon ordinateur portable adoré est en réparation (carte mère grillée, probablement) et j’aurai donc peu d’accès à  internet durant une semaine ou deux. Pour me joindre, utilisez mon adresse gmail (c’est celle que je vérifierai le plus souvent) ou bien des moyens archaïques comme le téléphone (mobile ou non).

De plus, si l’on est censés se voir prochainement, il est peut-être une bonne idée de me contacter pour confirmer, vu que mon agenda est sur l’ordinateur malade…

Toutes mes excuses pour le dérangement!

Si j'étais blogueuse à  plein temps… [fr]

[en] As I'm only a part-time blogger, I won't talk to you about an interesting article on the impact digital communication can have on kids and teenagers' ability to truly communicate inside a relationship. I won't talk either about the bird flu scare we have around here and the role the media played in frightening people instead of informing. And I'll leave my Swiss blog platform tests to the side while I go and mark some tests and prepare classes.

Si j’étais blogueuse à  plein temps, je vous parlerais aujourd’hui de l’interview de Jacques Salomé paru aujourd’hui dans Lausanne-Cités. L’article soulève des points intéressants concernant le statut de la communication “digitale” par rapport à  la communication “en chair et en os”, et surtout des dégâts que l’abus de cette première peut entraîner chez les enfants et les adolescents.

Je vous raconterais également que ma concierge vient de me faire part de son souci pour mon chat: “Et s’il mangeait un oiseau malade?” et je m’étendrais un peu sur la psychose de la grippe aviaire et du rôle peu glorieux de la presse dans l’histoire (les ruptures de stock de clochettes pour chat, ça vous dit quelque chose?)

Je continuerais mon test des blogs de Romandie.com et j’attaquerais celui de BleuBlog/Kaywa.

Mais comme je ne suis blogueuse qu’à  mi-temps, je vais aller faire mes paiements, facturer un client ou deux, corriger des tests d’anglais et préparer cours et tests pour les jours à  venir.

Revue de presse pas si expresse [fr]

[en] Updated my press page. Complaint about the sorry state of some journal online archives and sites. La Liberté seems to get it right, though. All this smattered with early Sunday afternoon ramblings.

Tout d’abord, un grand bonjour aux lectrices et lecteurs de Femina qui passeraient par ici pour la première fois. Je vais être d’une originalité déconcertante en disant que j’espère que mon blog vous plaira. Si le technologie vous rebute et que vous préférez les photos, j’ai aussi un certain nombre d’albums en ligne.

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire bonjour — je vous promets, même si c’est la première fois ça ne fait pas mal.

Passons aux choses plus graves. J’ai mis à jour la page presse du mieux que j’ai pu. Je commence à me retrouver citée dans les journaux sans le savoir. C’est d’ailleurs la deuxième fois que Raph me l’apprend — “(12:39) ah ben c’est ça, la popularité, machin”. Et dans le même ordre d’idées, Stéphane Le Solliec m’informait que mon nom figure dans le dernier Joël de Rosnay… Bref.

Si vous avez lu dans La Liberté que j’ai dit que la Suisse avait un net retard dans l’utilisation des blogs en politique… disons que je n’ai pas été aussi catégorique. J’ai plutôt dit quelque chose comme “euh… oui… ben je disais il y a quelque temps qu’on était un peu à la traîne, mais là il me semble depuis quelques semaines qu’il y a vraiment des choses qui sont en train de démarrer, enfin ça bouge, donc on a un peu de retard, c’est clair, mais il me semble que c’est en train de changer…” Bref, moins catégorique. Et comme j’ai précisé à la journaliste, je ne suis vraiment pas une grande spécialiste du blog politique. Parce que moi et la politique… ça fait plus qu’un.

On notera en passant que sur le site de La Liberté, on peut faire des fouilles assez efficaces dans les archives web (une fois qu’on a trouvé le minuscule lien dans la colonne de gauche). En utilisant la recherche par date, je trouve sans problème toute la liste des articles “Régions” du 17.02.2006, par exemple. En mettant mon nom dans les mots-clés, on trouve deux articles — mais pas celui-ci, bizarrement? Donc, bravo La Liberté, c’est bien mieux que d’autres que nous ne nommerons pas ici!

On notera également en passant (je vois bien que je suis incapable de publier quoi que ce soit “d’express”) que la romandie compte maintenant enfin une star blogueuse: Marie-Thérèse. J’ai voulu ouvrir un blog chez Romandie.com, pour voir, mais alors là … Un gros cactus, allez — vous avez vraiment envie de donner votre adresse postale quand vous ouvrez un blog, vous? Allez plutôt chez WordPress.com. Même si pour le moment c’est en anglais, il y a plein de blogs en français là -bas, c’est joli, il n’y a pas de pub, on vous demande juste une adresse e-mail pour vous inscrire, et c’est une super plate-forme. Laissez l’adresse en commentaire si jamais vous décidez de vous lancer à l’instant, et j’irai jeter un oeil!

Je termine ce billet avec un autre gros cactus, pour Femina. Eh oui. (Rien à voir avec l’article, qui est très gentil et flatteur.) En allant chercher la version en ligne de l’article en question pour ma collection, j’ai vu que le site de Femina avait été refait. Peut-être il y a longtemps, je n’y vais pas souvent. Bon. Alors. D’abord, intro Flash avec son, non. On ne me donne même pas le choix d’y échapper. Et si j’étais en train d’écouter la radio pendant que je surfe, déjà ? Ou ma chanson préférée? Me flanquer du son dans les haut-parleurs de mon iBook sans me demander, c’est vraiment malpoli.

Ensuite, recherche d’articles. D’abord, c’est tout en je-sais-pas-quoi-j’veux-pas-l’savoir, et puis il faut s’inscrire avant de pouvoir voir quoi que ce soit. Au revoir, moi j’essaie même pas. C’est quoi le problème avec un bon vieux répertoire d’archives en HTML (valide, si possible)? Je crois vraiment qu’il faut arrêter d’essayer à tout prix de rendre l’accès à l’information difficile…

Bonne fin de dimanche!

Moment fort [fr]

[en] In Geneva Saturday night, I came upon an actress who played in Rester Partir, the play my brother and I had a small part in twenty years ago, just after our mother died. We talked a few minutes -- a very emotional moment for me -- and I left her my number. We'll meet again, hopefully.

Le moment le plus fort de cette soirée à  Genève était totalement imprévu. J’avais vu dans la liste de lecteurs le nom de Caroline Gasser. Je ne suis pas très physionomiste (ce qui peut être embarrassant par moments) mais j’ai une mémoire un peu effrayante pour les noms (en général).

Caroline est comédienne. Elle jouait dans Rester Partir, il y a plus de vingt ans. Mon frère et moi avions eu un petit rôle dans la pièce. Ma maîtresse d’école de l’époque était une amie de l’assistante du metteur en scène Hervé Loichemol, et ils avaient besoin d’enfants pour quelques scènes. Je me souviens d’ailleurs que j’étais la deuxième personne à apparaître sur scène, poursuivant en criant l’acteur principal Philippe Polet, qui courait avec des casseroles attachées à son pied, dans lesquelles pétaient des pétards.

Je me souviens aussi très bien d’une autre scène: Caroline en religieuse entourée d’un groupe d’enfants (nous!), qui s’élevait bien au-dessus de la scène grâce à  une petite plateforme ronde qui se détachait du sol, alors que nous la regardions tous. L’odeur du maquillage brun dont nous nous enduisions pour la scène où nous jouions des touaregs. Esther, la maquilleuse-habilleuse (je ne sais plus exactement quel était son titre, mais elle faisait ça il me semble). Les loges. Les histoires entre gamins. Les trois représentations à Genève (dans quel théâtre?). Les trois Michel, magiciens, la colombe rangée dans la veste de l’un d’entre eux.

Cette pièce reste un excellent souvenir. J’ai vraiment adoré faire ça, à plus forte raison peut-être parce que ma vie ne devait pas être très drôle à ce moment-là, quelques mois à peine après le décès de ma mère. Je me demande quel genre d’enfant j’étais à l’époque. Je me souviens que les comédiens étaient gentils avec nous. Caroline était ma préférée. Je me revois en coulisses, assise sur ses genoux.

Nuit du Journal Intime 19

En sortant de notre interview avec la DRS, je fais un saut par la salle de spectacles pour l’apercevoir, car elle fait partie des trois premiers lecteurs. Elle est là, sur scène, assise entre André Hurst et Charles Beer. Je la reconnais. Elle a de longs cheveux à présent — ils étaient coupés en brosse en 1985. Je prends une photo ou deux et je m’eclipse.

Durant le repas, la voilà qui passe près de notre table. Je ne sais pas trop dans quel ordre les choses se font, mais je la salue, elle se souvient de moi, on échange quelques mots, on se sourit, elle repart. Et là, hop, la machine à  remonter le temps, vingt ans en arrière, j’ai dix ans à nouveau, je suis bouleversée. Elle a mentionné Amanda, je ne me souviens plus. Une actrice? Une autre de la bande d’enfants que nous étions?

Un peu plus tard, j’ai réussi à me reprendre, je vais rentrer car il est tard, je suis malade, et j’ai quand même encore un article à écrire. Je réussis à recroiser Caroline avant de partir, on parle encore un peu — je lui laisse mes coordonnées. On se reverra.

Etre malade quand on enseigne [fr]

Avant d’être enseignante, j’ai travaillé dans le secteur privé. J’avais un joli salaire, je bossais 4 jours par semaine (80%), je sortais régulièrement en semaine. Arriver au boulot un peu fatigué quand on travaille dans un bureau, c’est pas top, mais au pire on n’est pas très productif. Idem lorsqu’on est malade: soit on reste à  la maison et le travail n’avance pas, soit on va quand même travailler et on fait de son mieux.

Quand on enseigne, tout ça devient très différent. Pour commencer, on travaille plus et on est payé moins (eh oui!) Je sais, on a plein de vacances, mais on en a besoin (j’vous jure!) et on choisit pas quand on les prend. Manque de pot, elles tombent toujours durant les vacances scolaires…

Ensuite, je crois qu’on n’imagine pas, si on ne l’a jamais fait, à  quel point il faut être en forme pour enseigner valablement. On peut plus ou moins faire le zombie au bureau si on n’est pas dans son assiette, mais essayez seulement de faire le zombie devant une classe d’ados! Donc, si on est en train de couver quelque chose, pas question de se laisser aller. Il faut faire tourner le moteur à  plein régime et assurer.

On n’est vraiment pas bien? On songe à  se faire porter pâle? On hésite… Oui, on hésite, parce que d’une part il faut préparer le travail que feront les élèves pendant qu’on se bourre de PrétuvalC ou de NéoCitran, et d’autre part, on sait que les choses seront toujours plus mal faites par le remplaçant que soi-même (malgré toute la bonne volonté de ce premier). Il faut souvent reprendre une bonne partie de la matière quand on revient. L’équation commence à  prendre forme? Arrêt maladie = plus de travail. Ce n’est pas parce qu’on est malade que l’école s’arrête de tourner et que les élèves rentrent chez eux (quoique parfois, devant la pénurie de remplaçants…)

On attend donc en général que notre état soit bien avancé pour en arriver à  cette solution de dernier recours: se faire remplacer. (En plus, parfois c’est un collègue avec des heures de blanc qui s’y colle, et on sait tous à  quel point c’est désagréable…) Mais une fois qu’on est vraiment bien assez malade pour se faire remplacer — c’est-à -dire qu’on n’est plus capable de grand-chose — il faut encore préparer le remplacement! Eh oui!

C’est trop cool, prof, comme métier. Tant qu’on ne tombe pas malade.

Attention Span and Partial Attention [en]

[fr] Est-ce que l'habitude du multitâches devant l'écran m'a fait perdre mes pouvoirs de concentration? J'ai du mal à  suivre les conférences, alors qu'avec dix ans d'uni, on pourrait considérer que j'ai de l'entraînement...

I spent ten years at university. During those years, I attended lectures on a variety of subject, sometimes from 7am to 8pm, taking notes and understanding most of what was said.

What’s wrong with me now? I can’t seem to follow most of the talks given here. I remember having the same problem at BlogTalk 2.0 a couple of years back. Is it the partial attention thing, because of course, I can’t follow what is being said when I’m typing up a post or chatting in a backchannel. Or uploading photos.

Should I put the computer away and take notes by hand? My writing sucks now, and RSI clearly will prevent me from taking notes during two whole days.

Is it worse that that? Have years of multitasking in front of a screen impaired my ability to concentrate and focus on a single thing? Have I lost the power or the will to concentrate? That, I have to admit, is a scary idea.

On the other hand, maybe it’s just poor audio output in the room (thanks, Jérôme, for making me feel less alone about this) coupled to my usual not-so-good audio input, plus, in some cases, the fact I’m not used to following English spoken by non-native speakers (particularly francophones, because I usually speak French with them)? And the fact that I’m tired?

Oh well. It’s probably a mixture of everything. I wonder if I shouldn’t have posted this on the Cheese Sandwich Blog — but it’s a little late for that.