Troyes, qu'est-ce que c'est joli! [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Chaque année a lieu à Troyes le festival Nuits de Champagne. Une semaine de concerts qui se termine avec les représentations du Grand Choral, 1000 chanteurs et chanteuses venus parfois de loin pour préparer d’arrache-pied un spectacles assez époustouflant.

A cette occasion, le groupe vocal Café-Café (dont je fais partie!) avait été engagé pour faire un concert destiné à ces choristes. Me voici donc partie pour Troyes en compagnie d’une nonantaine de camarades chanteurs…

J’avoue qu’avant de partir, Troyes n’évoquait pour moi que le fameux Traité de Troyes — et j’aurais été bien en peine de vous dire de quoi pouvait bien traiter ce fameux traité. Avec un peu de chance j’aurais aussi pu mentionner Chrétien de Troyes. En passant, aimable lecteur, ne commets pas l’impair de confondre Troie, la ville grecque du non moins fameux cheval, avec Troyes, ville française à travers laquelle coule la Seine, en pleine Champagne.

Bref. On m’avait dit que c’était joli, Troyes, mais en bonne voyageuse paresseuse (surtout profitant d’un voyage organisé) j’y suis partie un peu à l’aveuglette (pour être tout à fait honnête, sans me renseigner du tout sur ma destination): je savais que nous aurions droit sur place à une visite guidée.

Une fois dans la ville, surprise! Ce n’est pas juste joli, c’est très joli. Les maisons sont de toutes les couleurs, avec poutres peintes apparentes. On en aperçoit plusieurs à différents stades de restauration. Je m’en veux de n’avoir pas retenu toutes les explications de notre guide, mais avec la fatigue du concert du matin, j’ai préféré m’en mettre plein les yeux (et l’appareil photo!)

Extraits choisis, avec les excuses de la photographe pour le jour de grisaille et la nuit qui tombe. (Visitez Flickr pour des photos de Troyes un peu plus artistiques.)

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Troyes 050 Vous me connaissez, malgré mon âge encore pas trop canonique, je suis une vraie mamy à chats.

Je n’ai donc absolument pas résisté à la ruelle des Chats, ainsi nommée car l’espace entre les maisons est tellement petit (en surplomb) que les chats peuvent passer sans difficulté d’une maison à l’autre.

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On joue sur le thème félin dans le coin. Une prochaine fois, j’irais bien manger au Potron-Minet.

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Une autre fois également, je passerais volontiers une demi-journée (voire une journée entière) à Marques City — le paradis des habits à prix dégriffés. En un court week-end avec répétitions, représentations et concerts… malheureusement impossible.

Du coup, on visite les églises. Troyes est plein d’églises entre autres, d’après ce que j’ai compris, parce qu’elle n’a pas trop été bombardée durant les dernières guerres.

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Ci-dessus, le jubé de l’église Sainte-Madeleine. Un jubé, c’est ce qui sépare le choeur de la nef, et il n’en reste plus beaucoup, parce qu’ils ont été joyeusement détruits après le concile de Trente.

Ci-dessous, le toit en bois de l’église Saint-Pantaléon (dans ma tête, ce sera toujours “Saint-Pantalon”, oups), connue pour toutes les statues qu’elle abrite.

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Pour vous laisser, quelques photos de Troyes by night (ou “presque night”). Je vous souhaite de tout coeur d’avoir l’occasion de visiter cette très jolie ville française. Et pour ma part… je songe sérieusement à m’inscrire au Grand Choral de l’année prochaine!

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Barcelone, la ville de Gaudí [fr]

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Barcelone, m’avait-on dit quand j’ai annoncé mon séjour là-bas, c’est la ville de Gaudí. En grande inculte, j’avais certainement demandé “C’est qui, Gaudí?” et on avait dû me répondre quelque chose de l’ordre de “Le type qui fait des drôles de maisons.”

Bref, autant dire que je me suis pris Gaudí en pleine figure dès le moment où j’ai commencé à arpenter les rues de Barcelone à la recherche d’un endroit où passer la nuit.

Jamais dans ma vie je n’avais imaginé qu’on pouvait construire des maisons pareilles. Complètement organiques d’apparence, on a l’impression qu’elles ont poussé toutes seules. “Je veux habiter ici!” me disais-je, en visitant la Casa Batlló.

Alors j’ai fait le plein de Gaudí. J’ai pris des tas de mauvaises photos avec mon super appareil numérique de l’époque (rien de présentable, je vous rassure). J’ai acheté un livre plein de magnifiques photos. J’ai visité le Parc Güell (assez surpeuplé), le Palais Güell, La Casa Vicens, et bien entendu la Sagrada Família, cathédrale toujours en construction qui m’a un peu déçue, dans le genre chantier plutôt bruyant.

Sur Flickr, il y a des tonnes et des tonnes de photos des oeuvres de Gaudí, et j’avoue avoir de la peine à choisir. J’ai envie de tout vous montrer! Mais pardi… c’est presque possible, allez, avec un petit diaporama:

Je ne suis allée à Barcelone qu’une seule fois, mais c’est une ville qui m’a marquée comme peu d’autres, et c’est en grande partie la faute à Gaudí. Au détour d’une rue, hop, on se retrouve devant une maison de contes de fées. Même les pavés sont “Gaudí”.

La prochaine fois que j’y vais, promis, je ferai le plein avec mon appareil de photo. Va falloir organiser ça, maintenant!

Barcelone: un peu de nostalgie voyageuse [fr]

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Cela fait un bon moment que j’ai envie d’écrire un article sur Barcelone. J’ai visité cette ville une fois, et je l’ai adorée, et j’ai envie de vous faire envie.

Je suis allée fouiller un peu dans mes archives personnelles pour voir si je n’avais pas des photos présentables à vous montrer, ou même un article ou deux sur mon blog. Hélas, non: c’était il y a bien des vies de cela, il y a presque exactement six ans.

Du coup, je vais me permettre un peu de nostalgie voyageuse avant de vous offrir l’article sur Barcelone en personne.

Il y a six ans, si j’avais déjà un blog depuis belle lurette, je n’avais pas d’ordinateur portable, et je découvrais la photographie numérique avec mon révolutionnaire (à l’époque) SPV, généreusement offert par mon employeur d’alors, qui m’envoyait d’ailleurs également à Barcelone participer au Forum Avaya. Comme aujourd’hui encore, je me baladais avec un cahier/carnet en papier dans mon sac, mais à la différence d’aujourd’hui, j’y écrivais parfois des textes avec l’intention de les retaper une fois près d’un clavier.

titre barcelone

Je suis allée déterrer le cahier de l’époque, et j’ai regardé (en frémissant d’horreur) les photos que j’avais prises avec mon fidèle téléphone (terriblement rudimentaire six ans plus tard — non je ne vous les montre pas, si vous avez le lien, tant mieux pour vous!). J’ai relu mes notes gribouillées, et je me suis souvenue…

En 2003, on était bien avant mes années de “terrible voyageuse”, 2006-2008. Oui, j’avais vécu en Inde et fait des vacances ici et là, mais bon. Alors partir à Barcelone quelques jours, c’était une grande aventure. Et j’avais fait ce que font de nombreuses personnes qui ont l’occasion de voyager professionnellement: rajouter quelques jours sur place à ses propres frais, quitte à payer la différence de prix du billet d’avion.

J’étais donc une voyageuse novice (voire débutante) et j’ai commis l’erreur fatale de ne pas réserver d’hôtel pour les nuits qui étaient à ma charge. Couchsurfing n’existait pas encore, et je me suis retrouvée à trimbaler ma valise (à roulettes heureusement) à travers le centre-ville chaque matin à la recherche d’une chambre pour la nuit durant les quatre premiers jours de ma visite. Dans le genre, on fait mieux!

barcelone hotel 1

A me replonger dans ces souvenirs, je réalise combien de chemin j’ai fait entre-temps, en tant que voyageuse. Si je refaisais ce voyage aujourd’hui, qu’est-ce qui serait différent?

  • J’aurais des contact locaux sur place: soit que je connaîtrais des autochtones (mon réseau international est bien plus fourni aujourd’hui qu’alors), soit que j’en trouverais via Twitter, Facebook, ou surtout, Couchsurfing.
  • Couchsurfing, justement: je ne vivrais pas le calvaire de la recherche d’hôtel, parce que j’aurais déniché auparavant un logement chez l’habitant via ce réseau social (si mon réseau ne l’avait pas déjà fourni).
  • J’aurais préparé un peu ma visite grâce à WikiTravel (qui démarrait tout juste en 2003) — voir leur page consacrée à Barcelone. J’aurais aussi fait un tour sur la page Barcelone de Wikipédia, et je me serais renseignée un peu à l’avance sur Gaudí et son oeuvre.
  • Je partirais avec mon MacBook et mon appareil photo numérique (digne de ce nom), je mettrais en ligne mes photos sur mon compte Flickr, et avec un peu de chance je publierais quelques articles durant mon séjour sur mon blog (plus facile avec un ordinateur portable que lorsque l’on est tributaire des cafés internet).
  • Je donnerais régulièrement des nouvelles (à coups de photos aussi) via mon compte Twitter, sans pour autant faire péter la baraque avec les frais de roaming pour les transferts de données.
  • Je stockerais dans Evernote les adresses des bons bistrots que j’aurais trouvés, en photographiant leur carte de visite avec mon iPhone.

Comme vous pouvez le constater, une grande partie de mon “évolution de voyageuse” tient à l’évolution technologique. On pourrait palabrer longtemps là-dessus (mon année en Inde, en 1999-2000, se déroulerait tout autrement si elle avait lieu aujourd’hui, avec téléphones mobiles, ordinateurs portables, et bancomats Maestro à tous les coins de rues).

Est-ce qu’il y a des innovations technologiques qui ont radicalement changé votre expérience de voyageur ou voyageuse au cours des dernières années?

(Oui, promis, je vous parle de Barcelone et de Gaudí tout bientôt. Avec des photos. Mais pas les miennes, promis aussi.)

Donner 80%, ou la loi de Paréto appliquée aux métiers des idées [fr]

On est tous familiers avec la loi de Pareto: 20% d’effort pour 80% de l’effet, etc.

L’an dernier, à SoloCamp, Dennis Howlett nous en a proposé une application en réponse à la question (qui torturait plusieurs d’entre nous): sachant que donner gratuitement est une forme de marketing très efficace, surtout dans les métiers des social medias, où mettre la limite? Combien donner? Quand commencer à faire payer? Comment ne pas se faire avoir, sans pour autant devenir radins?

Eh bien, sa réponse m’a stupéfaite, j’avoue, et bien tranquillisée. D’après lui, quand on est dans les métiers de la “propriété intellectuelle” (en gros, ce qu’on offre à nos clients, ce sont principalement des idées), une bonne ligne de conduite est de considérer qu’on va donner gratuitement (ou presque) 80% et faire payer (cher) les 20% restants.

Donner 80%!

Je suis presque tombée de ma chaise.

Puis, sachant que Dennis est quelqu’un qui réussit plutôt bien en affaires, que j’avais depuis un moment le sentiment désagréable que je donnais de moins en moins et que mon business en pâtissait, je me suis un peu détendue, et j’ai décidé de garder en tête ce principe.

Et si j’y réfléchis et que je fais un peu l’inventaire de mon “travail gratuit”, je me rends compte qu’on y est assez vite:

– tout ce que je publie sur ce blog et ailleurs sur internet
– les Bloggy Fridays
– l’eclau
– les repas, pots, “petites discussions” où je fais du “consulting gratuit” en échange d’une pizza ou de la reconnaissance éternelle de mon interlocuteur
– organiser Going Solo et SoloCamp (c’était pas censé, mais ça a fini par l’être, du travail “gratuit”)
– les personnes que je dépanne à l’oeil, en ligne et hors ligne
– les interviews accordés aux journalistes, participations non rémunérées à tables rondes et autres événements…

Je pourrais continuer encore la liste.

Bien entendu, il y a un retour sur investissement, là. C’est mon budget marketing, si on veut, toute l’énergie que je mets dans ces diverses activités. C’est “ce qui me fait”, aussi, et j’en suis bien consciente. Mais rien de tout ça ne remplit directement le compte en banque: ça fait partie des 80% grosso modo de mon temps-énergie que je ne facture à personne, et durant lequel je “travaille gratuitement”, suivant quelle définition on donne à “travailler” et “gratuitement”.

Me voici donc à répondre enfin à M. Fontana d’Universal, mon interlocuteur contradictoire lors du “débat” sur le piratage à la RSR1 il y a quelques mois, lorsqu’il demandait (ironiquement et sûr de sa réponse) si j’avais l’habitude de travailler à 100% et de n’être payée qu’à 50%. (L’homme de paille favori de mes détracteurs concernant les questions de partage de fichiers semble être que je ne veux pas que les artistes soient payés pour leur travail…)

Oui, oui, Monsieur — et même plus que ce que vous imaginez. C’est comme ça que ça fonctionne, dans mon métier.

Vous me voyez venir: si l’on accepte de sortir d’une mentalité d’employés (ou pire, de rentiers), on pourrait sans beaucoup de difficulté appliquer ce genre de raisonnement au monde des oeuvres de l’esprit en général, y compris la musique. Pour les détails, il faudra repasser, car je ne les ai pas (j’en entends déjà qui hurlent) — mais n’y a-t-il pas là quelque chose à creuser?

Pourquoi fait-on du sport? [fr]

“Pourquoi fait-on du sport?”

C’est cette question que posait, lundi soir en début de cours, mon prof de judo. Une question multi-couches et pleine de wagons (d’autant plus que pour lui, si le judo aussi un sport, il est également bien plus que “juste un sport” — j’abonde d’ailleurs dans ce sens) — à laquelle je me permets de donner deux réponses à raz les pâquerettes.

Tout d’abord, je crois qu’on fait du sport (et qu’on en refait) parce qu’on se sent mieux après qu’avant. C’est une réponse un peu axée “plaisir immédiat”, mais soyons honnêtes, beaucoup de nos activités sont motivées par le plaisir qu’on a à les exercer.

Deuxièmement, motivée par ma lecture récente de L’animal moral de Robert Wright (en VO bien entendu) — et cette réponse à mon avis est liée à la première et l’explique — je dirais que l’histoire de l’animal humain, à l’échelle de l’évolution, nous rappelle que nous sommes une espèce de prédateurs. Nous avons passé des dizaines de milliers d’années à chasser le mammouth (je caricature), et ce n’est pas les quelques derniers siècles (ou millénaires) de sédentarisation qui auront changé notre nature profonde. Il est fondamentalement humain d’avoir besoin de bouger.

Les réponses ne s’arrêtent pas là, bien entendu. Suivant la portée que l’on donne au mot “sport”, on pourra donner aussi des réponses d’ordre économique, psychologique, philosophique, existentiel, ou même spirituel.

Mais le raz des pâquerettes reste valable.

Lisbonne de nuit sans train de nuit [fr]

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Je suis allée deux fois à Lisbonne. La première fois, c’était en 2006, pour assister à la conférence SHiFT, relativement connue des milieux geek/web européens. Je n’ai pas pris le train de nuit (le livre est dans ma bibliothèque, par contre!) mais l’avion, et le jour avant mon départ je ne savais pas encore où j’allais loger. Ça a été pour moi l’occasion de découvrir Couchsurfing, dont Stéphanie vous a parlé il y a quelques mois, ce qui m’a valu d’être hébergée en plein milieu du centre-ville par un sympathique Lisbonnais qui m’a fait découvrir ses bistrots favoris et les jolies petites rues du centre.

J’ai adoré cette ville. Même deux ans plus tard, éreintée par deux ans de voyages professionnels trop nombreux et de villes étrangères qui finalement se ressemblaient toutes, j’ai eu un plaisir énorme à y retourner — et j’espère avoir l’occasion d’y remettre les pieds avant la Saint Glinglin.

Sans plus attendre, venons-en au fait de ce billet: Lisbonne, de nuit, c’est fort joli, et j’ai les photos pour vous le prouver!

Lisbon Day 2 - 106

Lisbon Day 2 - 114

Lisbon by Night 17

L’ascenseur qui permet de voir la ville de haut:

Lisbon by Night 02

…Et justement, la ville de haut:

Lisbon by Night 20

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De l’insolite: une exposition de voitures accidentées, organisée par le département portugais de la sécurité routière:

Lisbon by Night 36

La télécabine qui permet d’arpenter les quais de la partie moderne de la ville sans se fatiguer les gambettes:

Lisbon 2008 - SHiFT - 28

Bien sûr, Lisbonne, c’est joli de jour aussi — mais je ne vais pas vous assomer avec toutes mes photos, quand même!

Cessons de paranoïer au sujet de la grippe A (H1N1) [fr]

Je salue brièvement au passage la page 3 du Lausanne-Cités d’aujourd’hui, qui via l’interview du médecin et éthicien Martin Winkler, s’élève contre la paranoïa ambiante au sujet de la grippe A.

Extraits choisis:

  • Au 6 août 2009, l’OMS recensait 1500 morts sur la planète… Chaque année, la grippe classique (A H3N2) fait entre 250 000 et 500 000 morts…

  • Dans le canton de Vaud, le médecin cantonal – en charge des mesures sanitaires – a laissé entendre qu’il convenait, dès à présent, d’éviter de se serrer la main et de s’embrasser. Qu’en pensez-vous?

    Que ça me fait penser à ce qu’on disait au moment où le SIDA faisait peur à tout le monde, qu’il ne fallait pas toucher une personne séropositive. Cette recommandation est anti-scientifique. Ca accentue la panique et l’inquiétude dans une société qui n’a pas besoin de plus de méfiance sociale qu’elle n’en a déjà. C’est la grippe, bon dieu, ce n’est pas la peste, le choléra ou la variole! Ne pas s’embrasser ou se serrer la main? Personnellement, je rejette ce genre de recommandation. Médicalement et éthiquement parlant, c’est inacceptable!

  • [L]’angoisse actuelle est majorée par la situation économique. Objectivement, personne n’a envie que les grands pays industrialisés soient paralysés par une épidémie, parce que ça ne serait pas bon pour les entreprises… donc, pour les actionnaires. Il y a là une indécence insupportable. Ce n’est pas la santé des populations qui inquiète nos dirigeants, c’est celle de l’économie.

Merci de faire votre contribution à la lutte contre la paranoïa auprès de votre entourage!

SF Reading Recommendation: Alastair Reynolds [en]

[fr] Si vous aimez la science-fiction, je vous recommande vivement de vous intéresser de près à ce qu'écrit Alastair Reynolds.

If you like science fiction, specially the space opera techie kind, you should try reading something by Alastair Reynolds (he has a blog, too).

I actually first encountered his writing in one of the SF short story collections that I own, but really noted his name down after reading Pushing Ice, which was given to me by a friend. I was, honestly, completely blown away by the story.

Some time later, another friend sent me Chasm City off my wishlist. Again, I couldn’t help but wonder how on earth a human being can come up with such incredible worlds and stories.

When I was in Leeds a few weeks ago, I went on a shopping spree (clothes, DVDs, books) and bought both Revelation Space and Redemption Ark, the two first volumes of the Revelation Space trilogy.

I finished them at the chalet, and as soon as I got back online, made an order from Amazon. It’s just arrived, have a look:

Amazon Order Arrived!

Just in time to keep me busy for the rainy week-end that’s about to start!

La détention convenable du chat d'appartement [fr]

Voici un petit feuillet que j’ai trouvé il y a bien longtemps chez mon vétérinaire. Comme ce texte n’est pas en ligne, je le reproduis ici — je pense qu’il donne aux propriétaires de chats d’appartement des conseils précieux pour le bien-être de leur compagnon à moustaches. (Labor Laupeneck, mars 2007 — j’en ai profité pour corriger quelques erreurs de français…)

Quelques conseils

De plus en plus fréquemment, les chats sont détenus exclusivement en appartement. Cette forme de détention n’est toutefois pas si simple et plus nous nous soucions de bien faire, plus cette dernière est exigeante. Quels sont les besoins d’un chat d’appartement? Comment et jusqu’à quel point est-ce que je peux ou je veux combler ces besoins?

Les chats sont des prédateurs très affectueux, éveillés, avides de contact et de jeu.

Dans la nature, ces félins:

  • chassent 6-8 heures par jour
  • tentent des attaques 100-150 fois par jour, dont environ 10% sont couronnées de succès
  • mènent des activités courtes mais intenses.

Nourrir son chat deux fois par jour et nettoyer quotidiennement sa caisse ne satisfait pas les besoins de l’animal. Diversion et jeux interactifs quotidiens sont d’une importances capitale. Si vous êtes trop rarement à la maison, il est préférable d’avoir deux chats plutôt qu’un seul. Seuls, ils ne sont pas assez actifs. Attention: même s’ils sont à plusieurs, ils ont besoin de soins et d’attention!

L’espace offert à l’animal:

Plus ce dernier est petit et monotone, plus nous devons nous soucier d’offrir au chat diversions et activités afin qu’il ne s’ennuie pas. Un petit appartement “en désordre” avec beaucoup d’endroits pour se poser aux rebords de fenêtres et sur les armoires, où la troisième dimension peut être utilisée, est bien plus bénéfique que beaucoup de grandes pièces spacieuses mais dénudées!

Le facteur temporel:

Le chat d’appartement doit bouger! Ils ont besoin d’invitations au jeu et de divertissement. Les propriétaires devraient s’occuper activement de leur chat. Dans le commerce, il existe de multiples jouets. Il est cependant facile de trouver quelque objet avec lequel votre chat peut jouer dans votre foyer. Il suffit qu’il soit petit et qu’il puisse simuler une proie pour le chat: qu’il soit mobile et qu’il fasse du bruit comme, par exemple, un grésillement ou un couinement. Par exemple, les chats adorent jouer avec des boulettes de papier chiffonné. Ces jouets “fabriqués” peuvent être cachés ou lancés.

Type de chat:

Un chat plutôt calme et câlin, qui aime être porté et être longtemps caressé se prête certainement mieux à une détention en appartement qu’un chat peureux, timide, qui réagit très vite avec agression et recul lorsqu’il est confronté à l’homme ou à des situations dont il n’a pas l’habitude. Il est aussi important que le chat ait bien été sociabilisé jusqu’à l’âge de 7 semaines; c’est-à-dire qu’il ait eu des bons contacts avec différentes personnes (hommes, femmes, enfants de différentes classes d’âge), avec d’autres chats et, si possible, avec d’autres espèces d’animaux. Beaucoup de chercheurs comportementaux recommandent aujourd’hui de détenir deux chats du même sexe, car le comportement ludique des chats, surtout jeunes, ne sera pas pareil s’il s’agit de mâles ou de femelles.

Nourriture:

La nourriture naturelle des chats est les souris, oiseaux, lézards, sauterelles, etc. Ceux-ci se sont pas simplement servis sur assiette mais sont le résultat d’une chase effrénée (voir plus haut). Pour nos chats d’intérieur, la nourriture leur est souvent à disposition toute la journée ou alors leur est distribuée sur simple demande. Un exercice physique pour l’acquisition de son repas n’est donc pas nécessaire. La conséquence se traduit bien souvent par une prise de poids. Il est donc conseillé de faire respecter au chat des heures de repas plus ou moins précises. Mais la totalité de la nourriture ne doit pas être donnée à ces heures prévues pour les repas. En effet, une certaine quantité de la ration quotidienne (avant tout avec des croquettes) peut donner au chat la possibilité de simuler une partie de chasse.

Quelques exemples:

La nourriture peut être mise dans une bouteille en PET avec des trous suffisamment grands de sorte que quelques croquettes sortent de ces derniers quand le chat fait rouler la bouteille (note de Steph: équivalent “maison” d’un Pipolino). Les croquettes peuvent être facilement glissées dans n’importe quel trou duquel le chat dénichera sa récompense après quelques efforts. Cacher la nourriture sèche dans des petits sacs en papier. Faire rouler quelques croquettes que le chat devra attraper.

Pas de quémande en dehors des heures de repas! Sinon, le chat apprend qu’il n’a qu’à mendier pour recevoir à manger! L’eau doit toujours être à disposition à plusieurs endroits et dans des récipients de tailles différentes mais suffisamment grands. Il est important que les moustaches du chat ne frottent pas le rebord de la gamelle. Un bol d’eau à côté de la gamelle de nourriture est insuffisant! L’eau doit être fraîche et propre.

Les toilettes du chat:

Les chats dans la nature urinent et vont à selles à des endroits différents. Il est donc important qu’il y ait un nombre suffisant de caisses à disposition. Un chat doit avoir minimum deux caisses.

S’il y a plusieurs chats: nombre de caisses = nombre de chats + 1.

Les caisses doivent être bien placées: pas l’une à côté de l’autre, pas dans un endroit en cul-de-sac, avec un bon champ de vision sur les environs, pas à côté de l’endroit pour la nourriture et du lieu où il dort, pas à côté d’appareils ménagers bruyants. Elles doivent être grandes, stables, non couvertes et nettoyées plusieurs fois par jour. La profondeur de la couche de sable devrait correspondre à la longueur d’un majeur de la main.

Le marquage par phéromones:

Les chats marquent avec des phéromones qui sont lâchées par des glandes situées à la tête, au menton, aux coussinets et à la base de la queue. Le marquage odorant est parfois renforcé optiquement par des traces de griffes. Ces comportements sont très importants pour le bien-être du chat mais peuvent être désagréables pour le propriétaire selon l’endroit où ces marquages ont lieu. Plusieurs emplacements de marquage attractifs et convenables devraient être offerts à l’animal. Cela peut éviter la dégradation du mobilier et de l’appartement. Les surfaces pour se faire les griffes doivent être stables et s’étendre suffisamment haut pour qu’un chat adulte puisse s’y étirer et se cabrer — environ 1-1,4m. Dans les arbres à chats, ces surfaces, entre les différents étages, sont souvent trop petites. Les chats ne marquent pas seulement les objets mais aussi les autres chats, les humains, etc. Pendant qu’ils se frottent à nos jambes, par exemple, ils sécrètent ces phéromones depuis leur menton, joues, flancs, et base de la queue. Cette forme de marquage est faite particulièrement par les chats qui se sentent décontractés.

Le marquage urinaire:

Le marquage par l’urine est totalement normal. Il devient anormal quand votre chat le fait dans votre habitat. Comment prévenir ce comportement désagréable? Choix de l’animal: un chat bien sociabilisé, gentil et sûr de lui montre rarement un tel comportement. Ramenez régulièrement dans votre appartement des choses parfumées telles que branches, bouts de bois, herbes, cailloux, de sorte que le chat s’habitue aux changements et qu’il réagisse moins facilement de manière craintive, par le marquage de l’appartement. Offrez-lui une vie en appartement intéressante et riche en diversions! Au cas où votre chat marquerait encore une fois malgré une prise de précautions, ne point laver l’endroit marqué avec du produit de nettoyage ou désinfectant dégageant une forte odeur; cela stimulerait encore davantage le chat à marquer.

Occupations:

Un chat d’appartement doit avoir une place avec “vue” au bord de la fenêtre ou sur le balcon. Elle est un élément très important dans le rapport avec l’extérieur. Attention: les fenêtres et balcons doivent être sécurisés pour éviter que le chat ne chute! Un tel emplacement avec vue sur les environs lui offre distractions et stimulations qui sont importantes pour la santé de votre animal. Etre assis et observer n’est pas “ne rien faire”! Un chat doit avoir aussi la possibilité de se retirer dans un endroit où il est à l’abri des contacts humains et même félins. Sinon, il risque de vivre un stress permanent, ce qui n’est pas bon pour son bien-être. Rappel: les chats pouvant sortir et se nourrissant seuls s’occupent en chassant jusqu’à 11 heures par jour.

Les chats devraient pouvoir exercer leur instinct de chasseur aussi dans l’appartement. Qu’y a-t-il comme alternative aux souris vivantes et autres petits animaux? Le plus important dans tout jeu de chasse est le mouvement. S’y prêtent bien les petites souris en peluche grise, les balles de ping-pong, les rouleaux de papier, mais aussi le papier de soie, etc. La plupart des chats doivent jouer activement, surtout quand ils sont tout jeunes. C’est la seule manière de leur éviter l’ennui, le surpoids, l’hyperactivité, et l’agressivité. Beaucoup de chats aiment jouer avec le stylo laser. Attention: ne jamais diriger le laser directement vers les yeux ni sur une surface réflechissante. Le stylo laser se prête bien à la phase d’échauffement. Ensuite, l’animal doit avoir la possibilité de faire une véritable partie de chasse avec proie à la clé, qu’il puisse attraper. Même avec les chats, il est possible de jouer à des jeux de cache-cache. Les croquettes y sont particulièrement propices. Il existe une multitude de jeux avec de la nourriture afin d’occuper votre chat.

Dans ce résumé, nous avons seulement relevé les points principaux de la détention convenable du chat d’appartement. Nous aimerions encore répéter que d’avoir un chat à l’intérieur est exigeant et demande beaucoup de temps. Il est clair que nous n’en exigeons pas moins pour la détention d’un chien!

Littérature recommandée: Sabine Schroll, Miez, Miez-na komm! Artgerechte Katzenhaltung in der Wohnung.

Résumé et quelques remarques

Je reprends la main ici pour reprendre ce qui me semble être les points principaux de ce document, et ceux que j’ai trouvé les plus intéressants, ainsi que quelques éléments supplémentaires:

  • besoin de chasse et de jeu: avoir en tête le comportement “naturel” de l’animal aide beaucoup à se faire une idée de ses besoins. J’ai vu (ailleurs, je croyais en fait que c’était dans ce document) qu’il fallait compter minimum 45 minutes par jour de jeu actif pour un chat d’intérieur.
  • faire “chasser” sa nourriture au chat: je trouve cette idée géniale, et si Bagha ne sortait pas, il aurait clairement un Pipolino.
  • deux caisses par chat: je ne savais pas que les chats évitaient d’uriner et d’aller à selles au même endroit. Une amie à moi, dans un ménage à plusieurs chats, a résolu un irritant problème d’urination sur lits et canapés en suivant la règle “nombre de chats + 1 = nombre de caisses”.
  • plusieurs bols d’eau, et si possible ailleurs que là où est la nourriture (depuis, Bagha a arrêté de boire dans les WC). Les remplir à ras bord aide.
  • le chat a tendance à manger en petites portions, m’a expliqué mon vétérinaire (8-10 fois par jour!). Du coup, mieux vaut lui donner à manger en plusieurs petits repas durant la journée, plutôt que deux gros.
  • aménager l’espace de vie pour le rendre “chat-compatible”, ramener des objets de l’extérieur…

A ce propos, je vous conseille l’excellent blog Kits and Mortar de mon amie Suw (en anglais), qui documente son intérêt aussi bien pour ces petits félins que pour l’aménagement d’une maison qui convienne tant aux chats qu’aux humains. On y trouve par exemple un article sur la maison ultime pour ailurophiles, ou un autre sur la possibilité de dresser un chat à l’aide d’un “clicker”.

Cherche blogueurs branchés voyages (pour blog ebookers) [en]

[fr] As the editor of the upcoming ebookers blog in French, I'm looking for a few motivated French-speaking bloggers to write about travel-related topics (paid blogging).

Ceux qui me suivent sur Twitter ont peut-être déjà vu passer un appel ou deux. Voici les détails.

Vous connaissez certainement ebookers, la première agence de voyages en ligne suisse. Ils ont depuis un moment déjà un blog en allemand, et désirent à présent en lancer un en français.

La rédactrice en chef de ce nouveau blog couvrant toutes sortes de sujets touchant au voyage, c’est bibi. Nous publierons une vingtaine de billets par mois. Les auteurs seront rémunérés (quelques dizaines de francs par article; ce ne sont donc pas des sommes folles, mais un contributeur régulier peut espérer faire quelques centaines de francs par mois suivant la quantité de publications) et on commence en janvier. De plus, participer ainsi à un projet de blog collectif permet d’augmenter sa visibilité en tant que blogueur, et d’acquérir une expérience professionnelle originale.

Donc, opération recrutement: je recherche trois-quatre blogueurs motivés et passionnés par les voyages, intéressés à contribuer régulièrement à ce “blog de voyages” (mélange de sujets libres et de sujets “sur commande”). Plusieurs personnes m’ont déjà signifiée leur intérêt. Histoire de formuler tout ça (et aussi parce que tout ce qui est “sous” passera par Blogwerk, l’entreprise qui gère ce projet pour ebookers), j’ai préparé un petit formulaire de candidature que vous trouverez ci-dessous. On vous demande 5 idées d’articles et un exemple d’article. N’hésitez pas à étudier un peu le blog en allemand pour vous faire une idée des sujets possibles (destinations, tuyaux pratiques, voyage en général, actualités, récits de voyage&)

J’attends avec impatience vos candidatures, et je me réjouis du démarrage de ce blog! Si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça.