Au temps du coronavirus [fr]

[en] The last three weeks in Vaud, coronavirus-style.

J’ai beaucoup de mal à penser à autre chose qu’à la crise actuelle. Normal, j’imagine. Comme tout le monde je suppose, je suis un peu sous le choc, quand même. On est mardi matin, 17 mars. Hier, fermeture de tous les commerces “non vitaux”, état de nécessité prononcé pour le canton. Vendredi, fermeture des stations de ski, des écoles, restrictions de distance dans les restaurants. Lundi passé seulement (il y a une éternité), l’Etat exhorte les personnes à risque de s’isoler au max. De mon côté, je vais chez le psy, à la physio, chez le véto, et j’ai une séance de comité pour Elles Entr’Aide. A ce moment-là, c’est clair, on ne se fait plus la bise, on ne se serre plus la main. Alors qu’une semaine avant, quand le Conseil Fédéral rajoute dans les mesures de protection de la population d’éviter les poignées de main, l’ambiance générale était à trouver tout ça excessif et je me demandais comment faire pour ne pas serrer la main aux gens.

C’était il y a deux semaines!

Alors effectivement, à ce moment-là, la situation locale ne paraissait pas dramatique. Le premier cas avait été détecté dans le canton le jeudi d’avant (le 27), le lendemain on apprenait l’annulation de toutes les manifestations de plus de 1000 personnes. Personnellement, c’est ça qui m’a fait l’effet d’un électrochoc, et qui m’a fait passer de “euh mais bon c’est un peu comme une grippe en plus grave” à “branle-bas de combat”. Et l’annonce “pas de poignées de main” le 3 (un gros truc quand même ici, culturellement) a fini de me faire prendre conscience qu’on n’allait pas y échapper. Y échapper? A tout ce qu’on a vu jusqu’à présent, et aux mesures encore plus sévères qui nous attendent dans les jours et semaines qui viennent.

Entre lundi et mardi (le 2 et le 3) les annulations ont commencé à pleuvoir: les cours de judo, décision difficile prise en urgence pour le lundi soir, chapeau à mon prof, sa femme, et l’équipe “de crise” qui a eu le courage d’agir rapidement alors que le public n’était pas forcément sur cette longueur d’onde; les répétitions de chant pour le concert prévu en 2021 en l’honneur de mon ancien chef de choeur décédé, qui devaient commencer mercredi; une réunion “conférence-réseautage” prévue jeudi soir. Samedi, une copine est venue chez moi; dimanche, je suis allée au hammam avec une autre.

Le 28, j’avais déjà acheté quelques boîtes de conserve supplémentaires. Je fonctionne “aux stocks” en temps normal, donc mes armoires et mon congel sont plus ou moins toujours pleins, ce qui fait que je n’ai eu qu’à compléter un peu. Mardi 3 j’ai rajouté une couche et acheté du savon liquide pour les mains (il n’en restait plus des masses en rayon). Samedi 7 j’ai fait des commandes de réserve pour les chats, vérifié que j’avais de l’avance dans mes médicaments et les leurs. Comme ça je serais tranquille.

Le premier décès dans le canton c’était le jeudi 5, une semaine tout juste après l’annonce du premier cas. Donc après-demain, cela fera trois semaines depuis le premier cas et 2 semaines depuis le premier décès.

Je sais, je n’arrête pas de calculer les jours et les semaines, parce que le temps a pris une tout autre texture que d’habitude et je m’y perds.

Hier à midi je suis allée faire des courses pour un proche et sa famille. Les rayons à Denner et à la Migros étaient encore bien vides. Certes pas par manque de vivres, mais parce que tout remettre dans les rayons, ça nécessite des bras et ça prend du temps. Tout ça en effectif réduit vu que les personnes à risques doivent rester chez elles. Le rayon des légumes était bien fourni, par contre, je pense que c’est celui qu’ils ont restocké en priorité.

Si on fait une commande sur Le Shop, elle n’arrivera pas avant le 1er avril (hier c’était le 31 mars, dimanche soir le 27). Les gens ont peur, c’est normal, mais de grâce, ne cédez pas à la panique. Si vous avez de quoi tenir 2 semaines, vous êtes OK. Si vous êtes “à risque” (plus de 65 ans ou maladie chronique”, de grâce, faites-vous livrer ou demandez à vos proches ou voisins de faire vos courses. Il y a sur Facebook des groupes d’entraide qui voient le jour, et j’y vois plein de personnes proposer leur aide pour ce genre de chose. (Lausanne, Morges, Riviera, Yverdon… cherchez “entraide” et le nom de votre ville/région sur Facebook.)

Je ne suis pas trop inquiète pour moi. Je suis non seulement hors du temps mais hors du monde, en arrêt de travail encore, alors qu’avant mon opération j’étais déjà en recherche d’emploi. Proprement dans les limbes, mais ça rend le confinement facile. Alors bon, je tournicote un peu, cherchant comment je peux être utile autrement qu’en ne sortant pas (déjà utile), en “faisant campagne” autour de moi pour que les gens prennent les mesures au sérieux et se protègent (beaucoup sur Facebook), en me demandant où mes compétences en transformation numérique pourraient servir, parce que faut se le dire, cette crise va donner un gros coup d’accélérateur à la numérisation. (Si vous avez besoin d’aide pour vous mettre à Skype ou aux achats en ligne, faites-moi signe.)

Je suis un peu inquiète pour mes proches à risque, mais ils semblent être sages. Bien plus inquiète pour nous en tant que collectivité, pour les professionnels de la santé et tout ceux qui voient leurs conditions de travail chamboulées, mes anciens collègues indépendants qui voient venir la grande galère financière (j’espère vraiment que l’Etat va mettre en place quelque chose pour eux). Inquiète aussi pour les personnes déjà isolées et qui en souffrent, qui vont se voir encore plus isolées avec le confinement actuel. Je me demande à quoi ressemblera notre monde post-crise, avec le coût économique et humain que nous allons payer, la récession inévitable, mais peut-être aussi des transformations positives.

Il y a bien des années, alors que je m’étais retrouvée en consultation aux urgences psychiatriques, on m’avait dit “alors vous êtes en crise, mais la crise c’est une chance, car c’est l’opportunité de réel changement”. Je crois que c’est également vrai à l’échelle de la société.

Prenez soin de vous et de vos proches. Soyez sages. Et pour les “colibris” parmi vous, ici on est réellement dans une situation où “chacun doit faire sa part”. C’est le moment de mettre en pratique.

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Mes liens “coronavirus” (COVID-19) [fr]

Je lis et partage beaucoup de choses autour de l’épidémie ces temps, surtout sur Facebook. Ici, donc, une collection de ce qui me semble le plus intéressant.

Il est possible que je rajoute d’autres liens à cette collection au fil du temps.

Sinon, hors coronavirus, parce qu’il faut se changer les idées: vous devez absolument écouter l’épisode de Reply All: The Case Of The Missing Hit (audio, EN) si vous ne l’avez pas encore fait. Lire la critique (EN).

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Comment avoir assez peur, mais pas trop peur? [fr]

Et aussi, comment faire assez peur, mais pas trop peur?

En cette période des premiers cas de COVID-19 dans le canton de Vaud, je retrouve cette question qui me préoccupe au quotidien dans la gestion de chats diabétiques: comment avoir “la bonne quantité de peur”?

La peur est un animal compliqué. Elle est utile, elle nous protège du danger. Elle nous maintient en alerte. Mais elle peut aussi nous paralyser, nous rendre incapable de penser ou de dormir.

Comment savoir où est la posture juste, entre ceux qui trouvent qu’il est ridicule d’annuler des événements et d’éviter de se serrer la main, et ceux qui dévalisent les magasins et sa calfeutrent chez eux sans oser mettre le nez dehors?

Comment avoir assez peur de l’hypoglycémie ou de l’acidocétose pour ne pas “prendre de risques inutiles” (voyez comme le serpent se mord déjà la queue), mais pas tellement peur qu’on vit dans un état de stress permanent, si on peut appeler ça vivre?

Le cerveau humain n’est pas conçu pour bien réagir face à des risques abstraits, non immédiats. La peur de tomber de l’arbre, du serpent ou de l’ours qui nous charge, ça on gère (assez) bien.

Mais comprendre qu’une mesure comme éviter de serrer la main ne va non seulement pas me garantir que je ne tomberai pas malade, mais à l’échelle de la population va simplement freiner la progression d’une propagation inéluctable du virus, qui demande au cerveau de faire de l’équilibrisme avec des notions de statistiques et de probabilités, on est très nuls.

Je trouve très difficile de faire face à ce genre d’attitude. Peut-être parce que j’ai toujours eu un “cerveau qui aime les probabilités”, et j’ai fait un peu de gestion du risque dans mes études, j’arrive pour ma part à “voir comment ça marche”. Je fais toujours un effort pour essayer de m’extraire de l’obsession de notre cerveau pour le cas particulier, l’histoire-anecdote qui nous aide à apprendre et comprendre le monde, mais qui nous dessert quand il faut penser en termes de risque.

Alors je fais ma petite cuisine de gestion du risque dans ma tête, alimentée par ce que je lis, ce qu’on me dit, à qui je fais plus ou moins confiance, et mes quelques notions générales scientifiques et médicales.

Ça vaut ce que ça vaut, évidemment.

J’essaie de ne plus serrer la main aux gens. Je ne fais plus la bise. Trois activités de groupe (grand groupe ou avec promiscuité) auxquelles j’allais participer cette semaine ont été annulées, et j’avoue que ça me soulage car je n’ai du coup pas besoin de décider si j’y vais ou pas. J’ai toujours de quoi soutenir un siège côté nourriture, donc pas de grand changement de ce côté-là, j’ai juste mis à jour mes stocks.

J’ai appris à me laver les mains correctement et acheté du savon liquide au lieu de mes pains de savon habituels. Je n’ai pas de gel désinfectant car quand je m’y suis intéressée, on était déjà en rupture de stock. Mais ça ne m’empêche pas de dormir. Je voyage en transports publics mais je me lave les mains quand j’arrive à destination. Je toussote un peu ces temps (ça date d’avant, je vous rassure), donc je prends le pli de tousser dans mon coude.

J’essaie de motiver les personnes autour de moi de se protéger, de nous protéger, avec moyennement de succès. Qu’est-ce qui leur dit que “leur gestion du risque” est moins bonne que “ma gestion du risque”?

Je pense qu’on va plus ou moins tous voir des gens mourir. J’espère me tromper. J’espère vraiment me tromper. On a toutes les chances de se trouver confinés à l’intérieur deux semaines à un moment où un autre. De voir nos hôpitaux ou nos infrastructures peiner.

Voilà ce que je crois. Alors évidemment, vu que je le crois, je pense que j’ai raison. Avec un peu de chance je dramatise et je me trompe.

On en reparle dans quelques semaines.

Si c’est pas avant.

On est à 7 cas déclarés dans le canton.

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Conférence diabète félin: accompagner les chats diabétiques et leurs maîtres [fr]

[en] A conference I gave in France on feline diabetes.

Depuis le diabète et la rémission de mon vieux Quintus, fin 2017, je me retrouve plongée sans l’avoir prévu ou planifié dans le monde du diabète du chat. J’ai ouvert début 2018 un groupe de soutien pour maîtres de chats diabétiques francophones, écrit ensuite un résumé des points importants que j’avais appris dans l’aventure, et condensé le tout plus récemment en vidéo sous forme de “10 choses à savoir sur le diabète félin“.

Cet automne, j’ai été invitée à venir parler du diabète félin à l’occasion des 10 ans de l’Association ABVA, en France. La conférence a été filmée, donc je suis ravie de pouvoir vous en faire profiter aussi en ligne!

Diabète félin: accompagner les chats diabétiques et leurs maîtres (Stephanie Booth)

La dernière décennie a vu de grandes avancées dans la prise en charge du diabète félin. Cette conférence s’appuie sur les publications les plus récentes en la matière, et sur l’expérience du suivi quotidien de centaines de chats diabétiques dans des communautés en ligne.

Posted by Diabète félin: apprendre à gérer un chat diabétique on Saturday, October 19, 2019

Objectifs

  • pouvoir accompagner judicieusement le maître d’un chat diabétique après le diagnostic
  • mettre en place un suivi de glycémie à domicile ou un capteur de glycémie en continu
  • connaître les différentes insulines (animales et humaines) et les méthodes de suivi
  • optimiser l’insulinothérapie grâce au suivi à domicile (y compris viser la rémission)
  • savoir reconnaître une urgence et y réagir

Thématiques abordées

  • de quel soutien un maître de chat diabétique a-t-il besoin?
  • les différents degrés de prise en charge du diabète félin
  • à domicile: contrôles urinaires, évaluation de la prise d’eau et de nourriture, suivi de glycémie
  • intérêt et utilisation d’un capteur de glycémie en continu (FreeStyle Libre)
  • les différentes insulines et quelques méthodes de dosage avec suivi de glycémie à domicile
  • l’alimentation pour un chat diabétique
  • l’hypoglycémie et l’acidocétose: prévention et conduite à tenir

Slides de la conférence

Votre chat est diabétique? Rejoignez le groupe de soutien Diabète félin: apprendre à gérer son chat diabétique.

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Making Memories [en]

I’ve recently started watching TV series (Doctor Who!) and listening to podcasts again, partly in an attempt to pull myself out of some activities or preoccupations that were on the way to becoming a little obsessive. And amongst those podcasts I listened to recently, one episode seems to have had a lasting impact on how I view the world and life: Hidden Brain’s Yum and Yuck.

It’s funny how you don’t always realise on the moment that a new idea is going to be an important milestone in your worldview. I’ve groaned about this before, concerning podcasts. But in this case, I’m lucky, I did manage to lay my hands on the podcast to show it to you.

So, what’s this about? The episode is about food. But the idea that struck me has to do with how we “make” memories. The podcast was describing how memories of meals are created. For example, if you eat a meal of just one thing, you will remember that one thing. But if you eat the same amount of food, in the form of five different things, you will have memories for those five things. See where this is going?

It seems quite obvious, but it’s not something I had ever given much thought to. So, if I eat three slices of toast for breakfast, and put honey on all three, my memory of breakfast is going to be “honey on toast”. But say I put honey on one toast, jam on the second, and cenovis on the last: my memory of my breakfast will be much richer.

The podcast went on to talk about ordering strategies at the restaurant: do you order your favorite dish, or take the risk of trying something else? If you eat something different each time you go to the restaurant, or your favorite dish each time, you will not have the same memories. There is a tension between immediate enjoyment and the creation of memories.

In the same way, if you spend three weeks of holiday at the beach, you won’t have much to tell. But you will certainly have enjoyed each day (if you like the beach). But if you did all sorts of things during your holiday, there are certainly days where you would have had more pleasure sticking with the beach — but your memories of your holidays will be much richer.

I tend to stick in my comfort zone. I’ll order the same thing again and again. I’ll do the same thing over and over. I stick with what I know and what I like.  I go to the same places. I’ve been in the same flat nearly 20 years, have been doing judo for 25, sailing for 10… I go to India regularly, but don’t really travel around or visit new places.

I had never realised the impact this way of living my life was having on the memories I am building of my life. I sometimes feel adrift in time, in some sort of limbo, and I’m now considering explicitly trying to add more “peak experiences” to my life.

Regarding food, because meal-memory seems to have an impact on whether you feel hungry or not, this insight is also encouraging me to make sure I have less “mono-meals” and more meals with a collection of different foods composing them.

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Apple Photos to Lightroom Classic CC: Step 2 [en]

[fr] Le suite de mes misères pour revenir à Lightroom après mon passage dans Apple Photos...

Here’s where I left things in March:

  • I had a catalog of my exported Apple Photos
  • I was hoping to merge them into my Lightroom master catalog.

One little problem: importing from catalog didn’t recognize any of the photos in the temporary catalog full of photos from Apple as duplicates of those already in the master catalog. So my bright idea of using this system to update the metadata of photos in the master catalog came crashing to the ground.

I figure it has something to do with the hash Lightroom uses to identify photos. Anyway… off to find another idea.

My next hope had to do with using the Syncomatic plugin to sync metadata between files with similar names or capture times. A little scary to run on the whole catalog, and I haven’t managed to get it working predictably enough to trust it. Might still come, thought?

So I ended up looking at Photosweeper and LR/Transporter. There was my solution, though it was tedious, and the result is not perfect.

Here’s a bunch of thing I did, best I remember.

I used Photosweeper to weed out duplicates from my Apple Photos. I tried various settings and experimented quite a bit. This also allowed me to get rid of “Edited in Apple Photos” photos which were so close to the original photos it wasn’t worth importing a duplicate bloated JPG just for fun.

LR/Transporter allows you to import metadata to a photo based on a filename or a capture date.

That meant that if I could export a list of keywords of my Apple Photos (with LR/Transporter) and import it onto photos that were already in the catalog, matching the keywords to files with the same name, I could avoid importing duplicate files and having to hunt them down afterwards.

I would have to find a way, however, to flag the photos in the Apple Photos folders from which I had extracted and imported the metadata — because those that remained, “non-duplicates”, would need to be moved to the main folder. Thankfully, LR/Transporter flags photos that have last been modified by it. So once I had imported the keywords from Apple Photos, I had only to:

  • use the metadata filter on my master folders to select all photos that had just been modified by LR/Transporter
  • export a list of those filenames
  • edit it in Google Sheets and add a “delete” flag column
  • import that metadata back to the Apple Photos folders, matching the delete flag column on the “job identifier” field (for example)
  • select those photos through a filter or smart collection and delete them

I did this on the Apple “original” photos I had in my collection.

You’ll not that it’s totally uninteresting to go through this exercise with Apple Photos that don’t have keywords. As I had previously keyworded all apple photos to identify if they were master photos, edited photos, master photo of an edited version, HDR, panorama, etc, I couldn’t easily filter out photos with no “real” keywords. I started out by replacing all those “status” keywords by flags in the “job identifier” field. For exemple

  • I selected all apple edited photos
  • added “apple edited” in the job identifier field
  • removed the “apple edited” keyword
  • used the “job identifier” filter to display those photos again
  • now I could see which ones had no keywords
  • selected those and gave them a slightly different job identifier, etc.

So when doing the LR/Tranporter export above, I was able to select only the photos that actually had keywords to work with.

What about those that had a different name? I used a similar process, counting on the capture time. Her’s what I did, year by year (to avoid having unending tables to open in Google Sheets — max 10k photos, roughly).

  • I selected a year of photos with keywords both in the “master” and “Apple Photos” folders
  • I exported them with LR/Transporter. Fields: size, filename, path, keywords, capture time
  • I opened the CSV in Google Sheets and added four columns to help me “sort” them and generate for the correct file in each matching pair either the updated list of keywords or a delete flag (see example spreadsheet here)
  • I replaced the path for all the files in the Apple Photos part of my directory structure with “apple” for readability’s sake (useful when scanning to check things)
  • Ordered the photos by capture date (with Apple folder photos first, so sort them A-Z by that column first) to let the formulas do their magic
  • Duplicate the sheet, then copy-“paste special” (values only) the columns containing the formulas
  • I went through the list checking that the formulas worked correctly (this is where filename and size come in handy, as well as conditional formatting in the spreadsheet to create a visual pattern that is easy to scan for anomalies), corrected manually when necessary
  • Once that was done, used some A-Z sorting to delete the lines of all the photos that did not match anything
  • Duplicated the sheet once more (trying to be safe) and removed all unnecessary columns
  • Duplicated it one last time so I could have to clean “export” sheets: one to update the keywords, one to set the delete flags
  • Import the “keywords” metadata sheet onto the photos in the master folder
  • Import the delete flags metadata sheet onto the apple photos folder photos.

Once I had done that for each year, it meant that all the Apple Photo original photos with keywords had been processed to see if they had a “twin” already in my Lightroom photos, and keywords imported accordingly (and source file removed).

I then was able to import the remaining Apple Photos files into my main folders, knowing there should be no obvious “same time” or “same name” duplicates — except of course for edited photos. (For that, I deleted them from the main catalog and imported/moved them using the standard “import”, so that they would sit in the right monthly folders.)

The saga continues, as my reduced list (12k from 20k!) of Apple Photos is now integrated with my main catalog, but there are still duplicates in there.

Ideally, I’d get syncomatic to work how I want it to, sync keywords, then use Find Duplicates 2 to delete duplicates. But that’s not going well for the moment.

In addition to this, somewhere in the process a pile of my photos have lost their capture date, or seen their capture date replaced by “today’s” date (the day I was obviously doing whatever caused them to lose their capture date). So I have about 2k badly dated (or undated) photos I need to find a solution for. Many of my videos seem not to be read correctly by Lightroom anymore, and have metadata/date issues. My catalog is also sprouting metadata conflicts, and Lightroom very helpfully (not) asks you whether you want to import metadata from the file or write Lightroom metadata to the file without showing you what the conflict is made of. Not much chance of troubleshooting what is going on in there.

So, what’s left to do?

  1. Identify duplicates with FD2 and figure out a way to be systematic about which versions I keep (I’m doing a test on a month of photos to see how it goes). The key seems to be smart collections, and using color labels like I remember doing in March: for example, color all the “most edited” duplicates identified by the plugin green, then go and look at the full list and figure out if that is a good criteria or not.
    But for that to work I need Syncomatic to work, or to mess around with LR/Transporter again, because many of these duplicates do not have synced keywords. *sigh*
  2. See what’s going on with those videos. Not too sure where to start, but I was pointed to this, and need to dig into it. Reminder, there are three problems: systematic metadata being flagged as up-to-date though in a smart collection it’s indicated as changed; mess-ups with capture times; unreadable videos.
  3. Look at the photos with a bad capture date (or none) and see what I can salvage. One idea is to find a back up of my master catalog before all this mess started happening, use LR/Transporter to match those “lost” photos to their “ancestors” in the old vers of the catalog, and use a process similar to the one described above to fix their capture times. But I’d still like to know what created this situation so I can avoid it in future.

    I’m not sure how understandable all this is, these are mainly notes for myself for when I pick this up again, but if it’s useful for you, all the better! Feel free to ask questions if certain parts are unclear and you would like explanations.

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LR/Transporter: Renaming Files With Excess Whitespace in Lightroom CC Classic [en]

I’ve spent a large chunk of my leisurely holiday in Pune trying to continue my “return to Lightroom“. Amongst the various problems I’ve had to solve, one of them was that many of the filenames in my library had one or two leading spaces. How, why? I don’t know. But it creates problems when you want to match files by filenames to weed out duplicates (with Photosweeper for example).

Here’s how I did things, using a plugin called LR/Transporter, and messing with .csv files. Warning: don’t do this if you don’t understand what you’re doing — you can really mess things up!

Adapted from my post on the Lightroom Queen forum:

  1. I sorted my whole catalog by file name so that those with the leading spaces would be listed first, and selected them.
  2. I used LR Transporter to export File name + file name base to a file
  3. I edited this file in Numbers (Excel messed up the encoding, some of my file names have accented characters in them, Google Sheets removed the leading whitespace)
  4. Copied the column containing the base file name to another table, did a search and replace for two spaces to remove them
  5. Trickier: what about one leading whitespace? Some of my filenames have spaces in them, so I can’t just “remove spaces”. I used the “concatenate” function to add a second leading whitespace to those files, then did another search and replace for two spaces, then copied the formula results back onto the original cells.
  6. I now have a two-column spreadsheet with the filenames (whitespace included) in the first column, and the second column has the base filename with leading whitespace stripped off.
  7. I export as CSV after having removed extra columns and empty cells
  8. In Lightroom, I go back to my selected photos, and Import metadata with LR Transporter: I map the “file base name” field to a metadata field that I don’t use, but that can be used as an “ingredient” in a file renaming preset. I chose “Instructions”.
  9. After import, these files should all have their future filename base listed in the “Instructions” field.
  10. Rename the files, composing the new name with the metadata field that has been used to store the whitespace-stripped base filename (in my example, “Instructions”)
  11. After that, just empty the “Instructions” metadata field if you wish!

Hope this might come in handy to someone!

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Moving From Apple Photos to Adobe Lightroom Classic CC [en]

God have mercy on me. A few months ago I decided I was coming back to Lightroom. Now is the time to actually move my stuff out of Apple Photos and into Lightroom. It’s not so much emptying Apple Photos that concerns me as transferring albums, favorites, and editing over to Lightroom.

I had foreseen the headache, and so I am documenting what I’m doing here first of all for myself (because I might end up abandoning halfway through, as usual, and picking up six months later, having forgotten everything), and also for other poor souls out there who might be in the same situation.

First, the easy part: exporting from Apple Photos.

  1. One thing I wanted to “export” was my albums. I went through each album I wanted to keep, selected all the photos in it, displayed information and added a keyword like “my cats album” to all the photos. Kludgy and a little tedious, but does the trick.
  2. When viewing photos Apple lets you display “only edited” photos. This allowed me to export both the edited photo and the unmodified original for photos I had edited in Apple Photos. I then exported the unmodified originals of photographs I hadn’t touched in Apple Photos separately.
  3. I exported these photos into three separate folders, without any subfolders: “Apple edited”, “Apple originals”, “Apple unedited”. I renamed the edited photos to avoid file name conflicts later on, but left the originals/unedited file names untouched, in the hope it would help Lightroom detect duplicates/updated photos later on.
  4. For the original files, I told Apple Photos to write IPTC to XMP. This works great for RAW files (Lightroom grabs the metadata from the XMP sidecar) but not for JPG originals (who are not supposed to have a sidecar). After fumbling around I found my solution: a simple command-line command for exiftools. The person posting had pretty much the same problem as I did, and I just used the solution offered as-is. It throws some errors (when XMP files don’t have anything interesting in them, I think) but works fine.

Now for the real fun: importing into Lightroom.

  1. For this, I used a temporary working catalog, rather than mess up my master catalog directly. I made the working catalog by exporting some photos as a catalog from the master catalog, and then removing those photos from the temporary catalog (not the files though, beware!)
  2. I started with the edited photos, followed by their original files. I moved them into a month-based folder structure parallel to the one I use for my main library (in a folder called “Apple import”). Upon importing, I gave each batch a keyword to be able to figure out who was who later on (“appleedited” and “master of apple edited”).
  3. I ran Find Duplicates 2 on those photos and it turned out quite a pile of them. Not that surprising. I decided to have a look, and saw that there were indeed a lot of “edited” photos that were so close to the original (or unimportant) that I wasn’t going to bother importing a bloated redundant JPG of those “edits”.
  4. I proceeded to cull those “duplicates”. I started out by giving all those photos a keyword to recognise them later (see how I abuse keywords?). I then rejected all the “mess” (screenshots, photos of bank statements…) that comes with exporting photos from your phone.
  5. I then went painstakingly (but as efficiently as possible) through the unflagged photos and used a label to identify those where I was indeed going to keep both the edited version and the master. I could have skipped this but I figure less bloat is better.
  6. Amongst the unflagged and unlabeled photos with the “duplicate” keyword, I filtered for those with “edited” in the file name (remember how I renamed the edited photos upon export from Apple Photos? handy; I could also have used the keyword I attributed the edited versions upon export, come to think of it. Oh well.) I rejected all those edited photos I decided not to keep.
  7. Similarly, I selected the originals for those photos and changed their keyword to indicate they were not a master photo for an edited version anymore. I also removed the duplicate tag and then cleaned up my mess of coloured labels.
  8. I am not deleting any rejected photos until I get everybody back into my master catalog. Hopefully this will clean up a bit of the “smartphone mess”…or not.
  9. I then proceeded to import the photos from Apple Photos which hadn’t been edited. Just 20k of them. It was loooooong.

Now… how to merge all this back into the master catalog without losing any information and without multiplying photos excessively… I’m not sure I have the solution, and I’m going to err on the side of not losing data. I can always hunt for duplicates later.

I picked a year where I had only a couple of hundred Apple photos, and exported a working catalog from the Apple import catalog for only that year. I then imported those photos into my master catalog, without moving the files. To my dismay Lightroom didn’t recognize any as duplicates or updated files. After looking at things manually it’s clear there are duplicates and I was very wise to not try and move the files to their right place in the catalog yet (filenames are identical!)

I set Find Duplicates loose on all the photos for that year. As I’ve previously cleaned up my whole catalog of duplicates, and marked “fake duplicates” with a keyword that allows me to filter them out, I end up with a shortlist of duplicates between my newly imported photos and those that were already in the master catalog. The “edited” photos in the duplicates are not much of a problem, as they are strictly speaking “fake duplicates”. The master photographs are more of a problem: I’d like to retain the keywords from the new photo and whatever keywords/ratings were on the old photo. I can do that by manually synchronising metadata, but it’s super tedious.

For the time being I’ll just mark those duplicates “appledupes” until I can figure out what to do with them.

Next in line:

  • moving those photos into the “final” folders (will involve renaming the Apple photos)
  • trying a year with more photos.

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Don’t read if you can’t cry now [en]

No, not this post. But it’s a warning I’ve used twice in the last hour. I keep reading stuff that makes me cry. Because there’s that kind of stuff around, like my friend who just lost her dog, or this piece on the ugly truth behind kill shelters (tl;dr: people who let their pets reproduce, buy rather than adopting, and discard them when they become inconvenient). Cats who die in the diabetic cat group I manage.

Yeah, animal stuff, because the human stuff is worse and right now I can’t take it.

I’m spreading myself thin, too thin, the not enough butter on too much bread thing. A lot to do at work, a lot to do out of work, and a slippery slope I keep crawling back up and sliding back down where I struggle to set aside time and space and peace to recuperate.

I’m doing OK, though. A minor (minor? major?) crisis landed on my lap on Monday, and I didn’t disintegrate. So, I’m still winning against the slippery slope. But I know I have to be careful. Very careful. And I am being careful. I’m taking active measures to slow down, give myself “default mode” time, curb compulsive behaviours. But it’s not easy.

And all around me everybody seems overworked, stretched too thin, running after time and bandwidth. Is it worth trying to resist, or is this just how life is?

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Lecture d’été: Ma belle-mère s’appelle Rex [fr]

Pour ces journées caniculaires à ne pas mettre un chat sur le balcon, Sir Quintus vous recommande vivement la lecture de Ma belle-mère s’appelle Rex (aussi: amazon, fnac, page facebook — il est bien sûr dispo en kindle).

Un vétérinaire convaincu que sa belle-mère (un brin problématique, la belle-mère) s’est réincarnée dans le berger allemand que sa femme a adopté pour se remettre du décès de celle-ci. Est-ce qu’il débloque sous le coup du stress, le pauvre véto, ou bien est-ce que l’auteur (véto lui-même) veut véritablement nous embarquer dans une aventure surnaturelle? Vous le saurez en lisant le livre!

C’est une histoire pour les gens qui aiment les animaux, vous l’aurez bien compris, drôle et légère, idéale pour cette période où l’on désire se distraire sans se prendre la tête ou faire un grand huit émotionnel. Une lecture d’été 🙂

Et si les animaux c’était pas votre truc… pensez aux gens de votre entourage!

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