Heatwave [en]

It’s 9am, Sunday morning. I’m back in my flat to check the temperature. It’s creeping up already. I close everything up and shed a tear.

I got the temperature under 27°C this morning. Downstairs, in the coworking space I’m lucky to be able to hang out in, it’s nearly 1°C cooler, but also rising. At 8:30, it was already too hot to have breakfast on my balcony, like I usually do.

Lausanne is hardly the worst-hit place. I guess the lake helps a bit. Other parts of the country are suffering way worse. France, Spain… India of course.

I’ve dealt with worse heat than now when I was in India, of course. But buildings here aren’t designed for heat. My flat covers the south side of the building. Even at night when the temperature goes down (not that far down) the walls are still packed with heat they ate up during the day. The bathroom downstairs is close to 30°, though it’s on the inside of the building, because it shares a wall with the heating room.

The heating room is an oven. Now I understand (maybe) why in India we just heat the water we need when we need it, instead of having permanent hot water running around in the taps. But that’s not all of it: a few days ago I realised the radiators weren’t cold. I’d turned of the central thermostat, but clearly, the central heating was still keeping them warm. I turned them all off manually, of course, but WTF. Shouldn’t central heating be turned off in June when we already had troublesome heat in May? SMH.

I remember my first real heatwave here, back in 2003. I was writing (dictating) my dissertation. I was living and sleeping on my balcony. It was exciting.

For a few years now, we’ve had these “exceptional heatwaves” every summer. They are not exciting at all now. It’s clear they are not going away. I bought a portable A/C two years ago. I have a bunch of fans. I’m seriously thinking about putting up a ceiling fan in my bedroom. I’m wondering if heat will drive me up in the mountains ten, fifteen years from now. The fact that this will not get better is sinking in.

Until recently, I’d managed to not feel too panicky about climate change. Not that I was in denial that it was happening, but rather that I had other stuff to get worked up about. I know that solutions to a global problem like this are not individual but collective, and there are people fighting the fight. But it’s not working. I read an opinion piece the other day that actually helped me understand Extinction Rebellion – particularly the “unauthorised demonstration” part that I previously looked upon rather disapprovingly. Governments and institutions need public pressure to prioritise climate change. It’s sad, but that’s how it is. Those whose interests do not go in the direction of protecting the environment have their own ways of putting pressure on governments, and they are not shy of using them.

So today, as I closed the windows in my flat to keep the heat out, some of the hope I used to have rolled down my cheeks.

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Il y a mouvement et mouvement [fr]

J’ai toujours vu dans mon rapport au corps et au mouvement un paradoxe: autant je suis parfaitement à l’aise dans le sport, autant quand il s’agit de danser ou de marcher en rythme, c’est une toute autre histoire.

Ça ne se résume pas juste à la question de “sentir”, comme on pourrait croire. Quand on dévale une piste de ski à toute allure, ou qu’on est dans un combat de judo, on n’a pas d’autre choix que de sentir le mouvement. Le sien, celui de l’autre.

J’adore la musique, j’adore chanter, mais il y a quelque chose du registre de “sentir le rythme” et le manifester à travers mon corps qui m’est très difficile.

Ce soir, lors d’une discussion de fin de cours avec ma prof de chant (on avait justement fait un exercice très difficile pour moi, bouger et chanter en même temps), j’ai mis le doigt sur une caractéristique qui distingue ces deux sortes de mouvements, ceux qui me sont faciles et ceux qui me rendent toute pataude. Dans le mouvement sportif, ou le mouvement de tous les jours, on est dans du mouvement “intentionnel”. On cherche à faire quelque chose. Une action. A amener notre corps ailleurs ou autrement dans l’espace. C’est, d’une certaine façon utilitaire.

Quand on danse ou qu’on marque un rythme avec ses pieds et ses mains (une forme de danse, en fait?), on est dans un mouvement qui est plutôt expressif, je dirais. On ne cherche pas à accomplir quelque chose, on cherche à accompagner, soutenir ou marquer quelque chose d’intérieur.
Tiens, je me dis que ça doit sûrement exister, des typologies du mouvement.

Je me demande aussi s’il y a un élément “neuropsy” dans mon rapport très différent à ces deux familles de mouvements. Je sais, par exemple, qu’un exercice particulièrement difficile pour moi est de maintenir ma vigilance durant des temps morts de longueur variable, et d’agir ou non ensuite en fonction d’un stimulus (une lettre apparaît à l’écran: appuie sur la barre d’espace; si c’est un X, n’appuie pas). Je me suis demandé si ça pouvait avoir un lien avec ma difficulté de sens du rythme.

Par exemple, quand je chante une chanson, à moins d’être très entrainée, je rate tous les départs. Une fois dans la phrase, le rythme ça va. Mais savoir quand commencer, c’est toujours un problème. Si je tape des mains et que je chante en même temps je perds très vite le rythme des mains – ou alors je me concentre sur les mains et j’oublie de chanter.

Voilà. quelques réflexions que je voulais capturer. Si c’est un sujet que vous connaissez, je serais ravie d’en apprendre plus, j’avoue.

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Vivre de son art? [fr]

Des fois, il y a des choses sur lesquelles on change d’avis. Parfois, ça se fait graduellement, presque insensiblement. Un jour, au détour d’un chemin, on se rend compte qu’on ne pense plus comme avant. Mais depuis quand? Et parfois, ça se fait quasi instantanément, à une occasion précise, qui fait déménager notre avis dans l’appartement d’à côté ou la maison d’en face.

Au début de la pandémie, quand tout s’est arrêté, un des enjeux était le soutien à la culture. Je me souviens très clairement de quelqu’un (mais qui?), quelque part (mais où?), qui disait quelque chose de cet ordre: que ceux qui pensent que les artistes et acteurs culturels n’avaient qu’à faire un autre travail, au lieu “de leur kif”, peut-être même un “vrai travail”, pour gagner leur vie, se voient dès à présent entièrement privés de musique, de films, de lecture, et de concerts… histoire de voir si les productions culturelles et artistiques sont si “facultatives” que ça dans la vie, et pour notre société.

J’avoue m’être sentie un peu honteuse, parce que je me suis reconnue un peu là-dedans. Non pas que je pensais (ou aie jamais pensé) que la culture et l’art ne méritaient pas d’être soutenus. Mais parce que mine de rien, je trouvais quand même que l’ambition de “vivre de son art”, surtout dans notre petit coin du monde, eh bien, ce n’était pas très réaliste, et que les gens feraient mieux de lâcher un peu leurs rêves de grandeur et d’accepter que leur activité artistique resterait quelque chose de non-profitable, d’accessoire. On fait de l’art parce qu’on aime ça, finalement. Tout le monde ne peut pas être une superstar.

Mouais. Je suis pas super fière en écrivant ça aujourd’hui.

Sans être une passionnée absolue de culture, comme beaucoup de monde, j’aime aller au cinéma, voir un concert de temps en temps, lire un livre, écouter de la musique, chanter, regarder mes séries et même, pourquoi pas, aller à une expo. Ce que j’apprécie n’a pas toujours été produit par quelqu’un qui “arrive à en vivre”. Et on connaît tous les histoires des créateurs au succès aujourd’hui interplanétaire, mais qui ont galéré à se faire reconnaître ou entendre durant des années, et même parfois de tout leur vivant. S’ils ne s’étaient pas accrochés à leurs rêves, pendant qu’ils étaient dans l’ombre, ils ne rempliraient pas des stades aujourd’hui et ne verraient pas leurs livres transformés en films.

Le travail des acteurs culturels est important et mérite plus de reconnaissance et de valorisation. Il n’est pas normal que ceux qui animent nos loisirs, nos moments de détente, qui donnent une couleur à notre quotidien ou font vibrer d’émotion les moments importants de nos vies soient pris dans un modèle économique où ils arrivent à peine à joindre les deux bouts, à moins de percer et de basculer (en tous cas de l’extérieur ça ressemble à ça) dans le monde surréaliste du succès.

Tout ceci est très certainement un peu simpliste, comme analyse. Je n’ai pas tellement de solutions à offrir, juste une prise de conscience – et un respect croissant pour celles et ceux qui prennent la peine de créer, inlassablement.

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The Shattering of my Faith in Our Future [en]

I was always very optimistic regarding the future of the world. The resilience of civilization and humanity. The faith that in the long run, things would turn out OK.

I had some of this optimism for myself, too. Faith that things would improve. That bad times would pass. That I would end up finding a way.

It has served me well.

But this is not about me. This is about the world. When I was younger I wanted to believe in God. Or at the very least, in some spiritual realm that gave meaning to life and all that goes with it. I failed at believing, and at some point came to terms with it.

The world is as we see it, matter and energy as defined and measured by physics. There is magic in my world, but that is a topic for another day. It’s probably not the kind of magic you imagine.

I believed in some kind of self-regulation of the huge systems that are our societies, and even humanity as a whole. I believed that things could not, on a global scale, become fundamentally worse. That there would only be improvement, even though we would witness what looked like setbacks.

I do not believe this anymore. I have lost my optimism, over the last years. My faith has been shattered.

It started with Brexit, and the election of Donald Trump. Those were the big blows. I did not see either one coming, comfortable in my little idealistic bubble. Oh, I knew they were on the table, but I never in a million years believed they could happen.

After that, I would often think, or say, “remember Iran”. You know, those photos from the seventies? Yes. And now. Things can get much worse. Things can go “backward”. Meaningful freedoms can be lost.

Of course all this also has to do with my age. I’m closer to 50 than 40 now. When you’re a young adult, the world you’re living in is the world you’re most familiar with. Your child and teenage eyes turn into adult eyes, and you finally see things as they are, you think, doors open in front of you and you walk forward in life, hopefully with a smile, but at least with a sense of order in the world. Well, that’s how it was for me, in any case.

When you’re in your forties, you see the world change. You slowly use the world of your youth, the one you thought was “the world how it is and is supposed to be”. As years go by I find myself slowly starting to struggle with some of the changes our society is going through. I find myself looking back upon the “good ol’ times”. I pinch myself when that happens.

Brexit and Trump also finished shattering some of my beliefs about technology and the resistance to exploitation of the systems built upon it. I was aware, of course, of the plague of those who would always try to “game the system” in social networks. But I never thought – or wanted to see – that the real-world, political implications, could be so dire. I saw what good could be done, but closed my eyes to the evil. Optimism. Blame the seduction of the full half of the glass.

Then there was the pandemic. If Trump’s election made me fear for the turn our world could be taking when it came to politics, and the value of Truth, the pandemic was here. Here, there, and everywhere. I had seen things going on in Wuhan, but naively didn’t think it could hit us. It hit us hard. It hit me hard. I remember. I was at my chalet with a friend. The first cases had been detected in Switzerland. Friday, March 13th, 2020. We watched the federal government’s announcement. Schools closed. That shook me. It shook me badly. I remember thinking that the world as we knew it was over.

That was two years ago. Here in Switzerland, for most people, we’re gently trying to drift back into the “normalcy of before”. It’s a façade, of course. We know there’s no going back. But life feels back on track. Not quite, though. As if we were in a slightly alternate reality.

I think of those for whom these last two years were “formative” years. It’s not the same thing to go through two years of pandemic when you’re 45, 25, 15 or 5. I think of those, children in particular, for whom post-covid life will be “just life”. For us, older ones, there is before and after covid. The old world, and the new world. But for children, and teenagers, there will pretty much just be a world after/with covid, when it comes to the story of their lives. Just as for me, coming of age in a world where AIDS was already an established threat, the only world I know is a world where AIDS exists.

The pandemic shook me because or the disruption in our lives, the death, the exhausted medical staff, the economic impact – immediate and long-lasting. We are not out of it. And worse that that, it shook me because it brought home the fact that pandemics were possible. This one was bad. But it could have been worse. And there is no guarantee the next one is not waiting around the corner. Actually, it is – just like this one had been waiting around the corner for decades, jumping from bat to bat.

As if the craziness of the first three years of Trump’s presidency hadn’t been enough to drive home that we were living in a post-truth wold, the pandemic allowed us all, wherever we lived, to witness the damage wrought by cognitive bias, conspiracy theories, and capitalist media together.

And now Russia has invaded Ukraine.

I thought the pandemic was bad and would change our world forever. This is worse. Far worse. I never thought WWIII could happen. Now I’m not so sure. And even if it doesn’t, however this ends, the balance of power in the world is going to undergo a major shift. There will be “before”, and “after”, just as with the pandemic. I was 15 in 1989. I remember listening to “France Infos” radio, which gave news every 15 minutes, as the Berlin Wall and Nicolae Ceaușescu fell. The world felt like it was opening. Now it feels like it’s unravelling.

As I listen to news about Ukraine and cry, I realise I’m also grieving for the world I lost, a world I thought had a certain stability I could rely on, a world where autocrats don’t win, pandemics don’t kill six million people and leave so many others broken, where civilians and maternity hospitals don’t get bombed, and where truth prevails.

This shattering is not easy, as I look at it through the lens of my personal life. But however discomforting it is, it also tells me that I have the luxury of such philosophical considerations, rather than fleeing for my life in the cold and fear, and for that I am infinitely grateful.

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Quintus, 1 an [fr]

13.12.2021, 21:20

Demain, le 14 décembre, cela fera un an jour pour jour que j’ai dit adieu à Quintus. J’ai récupéré ses cendres, comme je l’ai fait pour mes autres chats, et depuis, il y a une petite boîte sur ma table de nuit, tout près du coin du lit où il a passé une grande partie de ses dernières années.

Je n’avais pas le coeur de le mettre ailleurs. Alors le projet, c’est d’aller disperser ses cendres dans le jardin, comme je l’ai fait pour Bagha, Safran, et Tounsi avant lui. Alors c’est dur tout court, de faire ça, mais là, doublement dur parce que ses dernières années de vies étaient tellement peu dehors.

Mais je veux me souvenir aussi des années où il passait des heures installé sous le buisson devant l’immeuble, où on se promenait avec Tounsi autour du bâtiment, où il courait à travers le gazon, chassait, et grimpait même aux arbres.

Alors demain, je prendrai mon courage à deux mains, même si je ne suis absolument pas prête, et je ferai un pas de plus dans ma vie sans Quintus.

14.12.2021, 18:08

Il y a des moments où il faut aller de l’avant avec la vie, même si ça fait mal. Se souvenir que le chat qu’on aimait, avec son corps si chaud, ses poils si doux, son odeur, sa truffe humide, son ronron et ses coups de langue, et bien maintenant, c’est un petit tas de poussière dans une boîte. Que c’est fini, qu’il n’est plus là, qu’il est mort, pour toujours. Qu’il est temps d’aller de l’avant dans la vie, sans le chat.

Alors j’ai regardé cette poussière, qui n’est plus rien du chat que j’aimais, qu’un souvenir, et bien moins vivant que celui qui est dans mon coeur, quelques grammes symboliques que je vais rendre au jardin qu’il aimait, avec quelques larmes, la mémoire des précieuses années ensemble, la poussière qui s’envole et le sable qui tombe au sol.

Et puis, renter à la maison, faire un câlin au chat qui est là, tout chaud, tout vivant, et qui un jour aussi, si on a de la chance, sera un petit tas de poussière et de sable, au fond d’une boîte.

Ecouter: partie 1 | partie 2

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Avoir un animal est une charge financière qu’il faut pouvoir assumer [fr]

[en] Having a pet is a financial responsibility. Get health insurance for your pet or start a "health savings" account for them. They will fall sick and die someday, inevitably. See your vet at least once a year for a check-up and head to the clinic early if you suspect something is going on.

Je viens de regarder la vidéo ci-dessous et je souhaiterais reprendre certains des conseils de l’oratrice aux propriétaires de chats et de chiens – auxquels je m’associe:

  • prenez une assurance-maladie pour votre animal – ou bien prévoyez un compte-épargne pour lui, afin de ne pas vous trouver dans la situation où il a besoin de soins que vous ne pourrez pas vous permettre
  • voyez votre vétérinaire au moins une fois par an pour un contrôle, et le plus tôt possible en cas de suspicion de problème
  • ne donnez pas d’animaux en cadeau, même dans la famille: un animal est non seulement une charge financière mais aussi une charge niveau temps, et le maître doit prendre cette charge en connaissance de cause.

Un animal, même si on l’adopte petit, va tôt ou tard tomber malade ou avoir un accident, vieillir, et finalement mourir.

Outre le groupe de chats diabétiques que je gère, je suis dans nombre de communautés “chats” en ligne. Et tous les jours ou presque, je vois des situations passer où les soins à l’animal sont compromis par l’aspect financier. Je sais, ce serait moche de devoir dire “si t’as pas de thunes, tu peux pas avoir un animal”, mais un animal ça coute, et il faut tenir compte de ça quand on décide d’adopter.

Il y a des gens qui renoncent à avoir une voiture car ça coûte trop cher. Il y a des gens qui renoncent à avoir un enfant de plus pour des raisons financières. Il y a des gens qui renoncent à vivre dans une plus grande maison ou un plus grand appart car ça coûte trop cher. Et il y a des gens qui renoncent à prendre un animal, de plus ou tout court, parce qu’ils ne pourront pas assumer financièrement les frais inévitables qui pointeront le bout de leur nez.

Pour info, en Suisse, pour assurer mes vieux chats, je paie environ 350.-/an. Les associations demandent des frais d’adoption, et ce n’est pas juste pour couvrir les frais engagés pour l’animal jusque-là. Si vous ne pouvez pas payer les frais d’adoption ou la prime annuelle d’assurance, il faut vraiment vous poser la question si la charge d’un animal est quelque chose que vous pouvez assumer financièrement.

Cette année, Oscar et sa bouche ont généré pas moins de 4000.- de frais vétérinaires (heureusement, remboursés par son assurance). D’aucuns diront: je ne paierais jamais autant! Sauf que c’est pas “tu te pointes chez le véto, et on te fait un devis à 4000.-“. C’est d’abord 500. Puis 300. Puis 700. Puis 1000. A quel moment tu dis “OK là j’arrête les soins que j’ai démarrés et je renonce à faire la chose de plus qui a une chance de régler la situation, et j’euthanasie mon animal”? Parce que laisser souffrir un animal malade, j’espère que tout le monde est d’accord que ce n’est pas acceptable.

Je connais maintenant plusieurs vétérinaires. Je gère aussi un groupe dans lequel il y a environ 300 vétérinaires – le groupe n’est pas très actif, mais tout de même, “l’envers du décors”, comme vous l’entendrez dans la vidéo, si vous l’écoutez. Je vous préviens, c’est dur. C’est pas pour rien que la profession vétérinaire affiche un taux de suicides record. J’entends dans les groupes souvent des paroles très dures envers les vétérinaires, et c’est régulièrement dans des situations où le détenteur de l’animal n’a pas les moyens pour les soins qu’il faudrait, ou a longtemps tardé à consulter par peur des frais, pour se retrouver finalement dans une situation critique et bien plus onéreuse.

Dans le groupe Diabète Félin, il y a une règle stricte interdisant ce qu’on appelle le “véto-bashing”. J’y tiens. On peut être en désaccord sur des décisions, on peut même considérer qu’un praticien n’a pas offert une prise en charge adéquate (quand ça touche au diabète félin, je vous assure qu’il y a souvent à redire). Mais l’agression, le mépris, les insultes: cela n’est jamais acceptable.

Comme le dit l’oratrice, le milieu professionnel vétérinaire a ses problèmes. Mais une partie de ce qui influe sur la pénibilité de la profession est entre nos mains à nous, maîtres-détenteurs-propriétaires-domestiqués. Et nous pouvons y remédier relativement simplement, en incluant dans notre planification budgétaire de quoi subvenir aux besoins médicaux de nos animaux, d’une façon ou d’une autre.

Ainsi, on prend soin de son animal, de soi, et de son vétérinaire.

https://www.youtube.com/watch?v=objP3E625Xo

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Témoignage musical [fr]

En 2005, j’avais fait un long chemin entre “je ne sais pas chanter” et “en fait, j’adore chanter”. Ça avait bien dû prendre une décennie. On m’a parlé d’un choeur sympa où chantait une collègue. C’était Café-Café.

J’ai été gâtée pour mon premier concert, à Chéserex. Quatre soirs de suite. C’était magique.

Les concerts se sont enchaînés, les années aussi, et j’ai eu un plaisir fou non seulement à chanter, mais aussi à côtoyer toutes ces belles personnes qui, au milieu des notes de musique, respiraient avec moi en harmonie.

En 2013, j’ai dû prendre la décision déchirante d’arrêter Café-Café. J’avais d’autres activités qui me tenaient très à coeur, une vie professionnelle complexe, et l’incapacité fondamentale et malheureuse d’être à plusieurs endroits en même temps.

Il n’y avait pas de bonne solution. Durant quelques années, j’ai tenté de mener tout de front, à grands coups de compromis, jusqu’à ce que ça devienne intenable. Mon départ s’est fait dans les larmes, et pas comme j’aurais voulu. La faute à personne, juste à la vie et au temps.

Je suis allée revoir mes camarades de choeur en concert après ça. Une fois, peut-être deux. Mais c’était trop dur. J’en pleure encore aujourd’hui.

S’en est suivi une période de plusieurs années où je n’écoutais presque plus de musique – entre autres parce qu’elle me faisait quasi systématiquement fondre en larmes. C’était plus facile d’éviter.

‘2019. J’avais peut-être vaguement vu sur facebook que Pierre avait eu “un souci de santé”, mais cela ne m’avait pas interpellé plus que ça. J’ignorais qu’il était malade. J’ai appris son décès, je ne sais plus ni quand ni comment, et à son enterrement, dans la peine des derniers adieux, j’ai retrouvé mes amis de Café-Café. Et aussi une évidence: tout cela m’avait bien trop manqué.

Quand j’ai su qu’un spectacle serait en préparation pour rendre hommage à Pierre, je n’ai pas hésité très longtemps. Je sortais d’une opération qui avait élagué mon agenda pour l’année à venir et je ne travaillais pas: j’allais donc en profiter pour chanter.

Une pandémie et presque deux années plus tard, nous y voilà: nous sortons d’un week-end incroyable d’émotions, de musique et d’amitié. Une célébration de Pierre et de son oeuvre, et aussi de tous ces liens qui se sont tissés autour de lui, entre nous, et qui lui survivent.

Ces dix derniers jours ont été éprouvants. La musique, et ça je l’ai bien compris maintenant, elle vient chercher directement nos émotions. Impossible de se cacher. Et depuis le week-end dernier où nous avons commencé à mettre ensemble choeur, orchestre et solistes, c’est le raz-de-marée qui n’est allé que crescendo, jusqu’au dernier accord majeur de “Sang pour sang” dimanche soir.

Pour moi il y avait, en plus de tout ce que charriait cet hommage, l’émotion de me retrouver sur scène avec Café-Café après presque 10 ans d’absence. Egalement, la perspective d’un nouveau choix “impossible” entre ma famille musicale et les vents du Léman, puisqu’un avenir se dessine, sous une forme ou une autre, avec Elodie, qui a brillamment relevé le défi de nous diriger jusqu’à cet hommage. Elle l’a fait avec humanité, humour et humilité, nous offrant ainsi l’espace de guérison dont avaient tant besoin nos âmes musicales après les épreuves traversées. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir été conquise et à vouloir continuer la route avec elle.
Ma décision restera difficile, mais peut-être que cette fois, je choisirai le chemin de la musique… et de l’amitié.

Ce billet a été initialement publié sur facebook

Crédit photo Ariane Dorsaz

Crédit photo François Clair

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La vie avec deux doses [fr]

J’ai eu ma deuxième dose de vaccin le 5 juin. J’ai morflé, comme beaucoup, mais qu’est-ce que je suis heureuse d’être vaccinée et plus détendue dans ma vie. Déjà après la première dose, les jours puis les semaines passant, j’ai senti que mon irritation envers les gens qui tiennent à porter leur masque sous le nez (voire à faire les rebelles en le gardant sous le menton) diminuait.

Bon, ce n’était pas dramatique, car je ne croisais pas souvent des gens. Au travail, c’est masque chir pour tout le monde, on est drillés, et franchement bons élèves. Dehors, c’est dehors: 20 fois moins de risque que dedans. Les transports publics, le nombre de fois que je les ai pris ça se compte sur les doigts d’une main. Mais soyons honnête, ça me gonflait quand même de me retrouver “potentiellement exposée” comme ça. Et surtout, ne voulant pas faire courir de risque à des personnes vulnérables de mon entourage, ma vie sociale se trouvait d’autant plus réduite à néant.

Que mes parents soient vaccinés a déjà été un gros soulagement: je peux aller les voir, manger avec, sans stresser. L’arrivée des autotests aussi, même si je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de les utiliser. Mais j’ai senti le soulagement que c’était de ne pas avoir derrière la tête cette crainte, après une rencontre, d’être infectée ou d’avoir infecté. De guetter d’éventuels symptômes. C’est un peu comme si je retrouvais ma tranquillité d’esprit d’avant. Pour moi et les autres.

Mon entourage, les gens qui me sont proches, sont très largement en train de se faire vacciner, à quelques exceptions près. Honnêtement, c’est comme une libération. Je sais qu’il y a un certain taux d’échec vaccinal, mais ça reste vraiment microscopique comparé à “sans”. C’est un risque qui commence à rentrer dans mes “risques acceptables de la vie” – alors que le covid sans vaccin ne l’était pas.

Maintenant, si les gens dans le bus laissent pendre leur nez sur leur masque, si les gens participant à la même activité que moi décident de l’enlever, “parce que”, je m’en fiche. Et franchement, c’est très agréable.

Ma préoccupation a basculé de la préservation de ma santé à celle de “suivre les règles”, être la bonne élève. J’ai tendance à suivre les règles. J’ai aussi tendance à avoir du mal avec les règles que je trouve inutiles ou insensées, comme tout le monde j’imagine. Evidemment que les consignes sanitaires actuelles s’appliquent à tous, vaccinés comme non vaccinés (car tout le monde n’a pas encore eu l’opportunité d’avoir ses deux doses), et donc on se trouve dans des situations un peu cocasses comme être dans une réunion de travail entre personnes vaccinées et garder malgré tout le masque sur le nez. Ou de prendre part à une activité théoriquement avec masques, mais en pratique sans, à me demander quel sens ça a que je porte le mien (outre faire la bonne élève) car au final, même si un cas positif se déclare, non seulement je cours très peu de risques de contamination, mais en plus, administrativement, je ne serai pas mise en quarantaine. On attend que les consignes sanitaires rattrapent la réalité du terrain. Et en attendant, on voit bien que ça va devenir de plus en plus difficile d’imposer le port du masque à des personnes vaccinées en nombre croissant.

Mais voilà, en attendant, ma vie retrouve de la légèreté. J’ai déjà mangé plusieurs fois au restaurant — en terrasse, mais finalement je serais aussi prête à manger dedans, s’il fallait. C’est marrant, les restaurants ne m’ont pas plus manqué que ça durant leur fermeture, mais maintenant qu’ils sont ouverts, je suis hyper contente de pouvoir y aller. Et j’y dépense de l’argent en très bonne conscience, me disant que ça vient mettre un peu de baume au coeur de leurs chiffres d’affaires bien malmenés par la crise.

Je commence à retourner à mes cours de chant, et au judo. Je planifie ma prochaine sortie bateau. Il fait beau. Je vais bien.

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Quintus: 6 mois [fr]

Quatorze décembre, 14 juin. Six mois. Six mois que j’ai dit adieu à ma vieille boîte à ronrons. Je ne pleure plus, enfin je ne pleurais plus avant de commencer à écrire ces mots. Il me manque, mais je suis aussi tellement soulagée de ne plus vivre dans le stress constant qu’il lui arrive quelque chose, d’être libérée de la charge de me soucier de lui et de le soigner au quotidien.

Pourtant, je l’ai fait de bon coeur. Je me sens presque coupable d’apprécier autant ma liberté. Juste là, je donnerais beaucoup pour pouvoir le tenir encore quelques minutes dans mes bras, sentir sa tête contre la mienne, entendre son ronron.

Mon Quintus. 💔

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Comment on attrape le covid? [fr]

Je remarque régulièrement que beaucoup de gens n’ont pas une “bonne” représentation, dans leur tête, de comment fonctionne la transmission du virus. Le résultat c’est une mauvaise évaluation des risques: on a trop peur des mauvaises choses et pas assez des bonnes choses. Un peu comme si, pour faire un parallèle avec le sida dans les années 80-90, on refusait de serrer la main aux gens mais on couchait sans capote.

Je vais donc essayer d’expliquer ça, de façon que j’espère compréhensible.

Le covid se transmet par voie aérienne. C’est un virus respiratoire. Ça veut dire qu’on s’infecte en le respirant, par le nez ou la bouche. Ça veut aussi dire que si on est malade, on l’expire à chaque fois qu’on respire, parle, tousse, etc. Il faut imaginer les virus comme des petites poussières qui volent dans l’air, comme on peut voir un jour d’été dans un rayon de soleil. Ou de la fumée de cigarette.

En fait, je simplifie un peu (évidemment). Le virus est “porté” par des particules plus ou moins grosses qu’on expire. Les “grosses” c’est les gouttelettes. Elles ne sont pas assez légères pour aller voler dans toute la pièce, et ont tendance à tomber au sol à 1.5-2m quand on respire et parle normalement. (La fameuse “distance de sécurité” vient de là.) Les “petites” c’est les aérosols. Ce sont eux qui vont voleter partout dans la pièce et qui sortent quand même un peu du masque: on sent bien quand on expire que l’air “sort” par les côtés du masque – les aérosols aussi. Pour essayer de me représenter leur comportement, je pense à une odeur persistante qui flotte dans l’air. La fumée de cigarette ou un parfum fort, par exemple.

Le virus peut être transmis par les gouttelettes et les aérosols. Au début de la pandémie on se focalisait presque uniquement sur les gouttelettes. Mais c’est maintenant très clair que la transmission se fait aussi par aérosols. Donc “garder la distance” dans un lieu fermé, ça marche seulement jusqu’à un certain point. A plus forte raison si on crie, rit, fait du sport, chante, tousse… Plus on passe de temps, plus la quantité d’aérosols augmente.

Et les masques? Ils retiennent bien les gouttelettes (attention au nom, ça ne veut pas dire que c’est visible) et un peu les aérosols. Ils servent surtout à bloquer la sortie mais aussi un peu l’entrée – si une personne contagieuse ne porte pas de masque mais la personne à qui elle parle oui, cette personne sera moins protégée que si c’était la personne contagieuse qui portait le masque. Donc le masque joue un plus grand rôle à protéger les autres qu’à se protéger soi-même, même s’il fait les deux. (Je ne rentre pas dans l’histoire de la qualité des masques, ce serait un autre article, mais de façon générale, préférer un masque chirurgical à un masque en tissu.)

Il faut parler des surfaces, parce que beaucoup de personnes ont bien trop peur des surfaces. Le virus ne pénètre pas par la peau! Si une personne malade respire ou tousse proche d’une surface, on peut s’attendre à retrouver des virus sur cette surface. Mais n’oublions pas qu’il faut quand même respirer le virus, ou au moins le mettre en contact avec nos muqueuses (bouche-nez-poumons – et yeux il semble), et ne assez grande quantité (j’y viens plus bas) pour avoir une infection. Donc à moins d’aller sniffer les surfaces, ou si quelqu’un tousse dans sa main, saisit une poignée, qu’on la touche dans les minutes qui suivent, et qu’on se fourre direct le doigt dans le nez derrière, il faut arrêter de faire une fixette sur les surfaces.

Les études qui montraient des particules virales présentes sur les surfaces après des jours mettaient des quantités de virus énormes sur une surface et trouvaient ensuite des traces de matériel génétique, ce qui n’est pas la même chose que des virus en bonne et due forme et quantité suffisante pour infecter quelqu’un.

Donc oui, se laver les mains, si qqn de malade crache sur une table, nettoyer, mais voilà.

Le risque c’est l’air qu’on respire, bien plus que les surfaces qu’on touche.

Je crois que ce qui n’aide pas c’est qu’on a tous instinctivement une notion de “sale”, “contaminé”. Oups j’ai touché un truc, je me lave. C’est concret. Un virus invisible qui se balade dans l’air, c’est beaucoup plus abstrait. On ne voit pas l’air, on ne le “sent” même pas.

On en arrive à l’infection. Il ne suffit pas d’inspirer “un virus” pour tomber malade. Il en faut beaucoup. Assez pour qu’ils réussissent à s’installer et prendre racine suffisamment pour créer une infection. On voit donc que la durée et l’intensité de l’exposition compte. Si je vois une personne infectée sans masque 5 fois 5 minutes dans la journée, ça va me faire une exposition significative. Si on “garde les distances” mais qu’on reste 3h ensemble, idem. Si on est enfermés dans une voiture avec les masques pendant 1h, c’est pas sans risque. Par contre si on croise quelqu’un à la Migros ou dans la rue… les chances qu’on réussisse à absorber direct assez de virus pour être contaminé sont assez faibles.

Il faut comprendre aussi qu’être dehors c’est beaucoup moins risqué qu’être dedans, distance ou pas, car l’air circule, dehors. J’ai vu passer “20 fois moins risqué” à plusieurs endroits, même si je ne sais pas si c’est une donnée très solide. Donc vraiment, vaut mieux se voir dehors que dedans, surtout dans nos apparts sans vraie ventilation. Dans un avion, l’air est changé 20 à 30 fois par heure… encore une fois notre intuition nous trompe en nous faisant craindre l’avion: pendant un souper avec des amis chez soi, je doute qu’il y ait autant de changements d’air!

Il vaut nettement mieux se voir dehors que dedans, surtout si c’est un lieu avec peu de changement d’air.

Quand est-ce qu’on est contagieux? Ça non plus c’est pas super intuitif. On a tendance à penser que malade = contagieux. Mais aujourd’hui tout le monde sait (j’espère) qu’on peut être positif (et contagieux) au covid sans avoir le moindre symptôme. Certaines personnes ne font jamais de symptômes.

Et pour les personnes qui font des symptômes, entre le moment où on se fait infecter et le début des symptômes il y a la période d’incubation. Le virus sont tranquillement en train de monter leur camp dans nos cellules et de se multiplier. Au début ils sont en sous-marin, si on veut. On ne les voit pas, on ne les sent pas, ils sont bien cachés et encore en petit nombre. En tellement petit nombre que même si on fait un test (je parlerai plus bas des tests) on ne peut pas le détecter: le test ressort négatif. Cette période d’incubation peut durer jusqu’à 14 jours, généralement moins de 10 (d’où la durée de la quarantaine), et généralement autour de 5.

Puis, quand les virus ont fini leurs préparations et lancent la fiesta, là, les symptômes débarquent! Et comme les symptômes sont en grande partie la réaction de notre système immunitaire au virus, il y a un petit temps de décalage entre le début de la fiesta des virus et la mise en branle de notre système immunitaire accompagné de tous ces symptômes. En gros, la fête commence, le temps que les voisins se plaignent et que les flics débarquent pour tenter d’y mettre fin… il y a généralement deux jours.

Ça veut dire que deux jours avant les symptômes, les virus sont déjà partout (la charge virale est haute) et on est contagieux (magnifiquement contagieux) et on sortirait positif au test. Et comme on se sent en forme durant ces deux jours avant le début des symptômes, on ne fait pas particulièrement attention, on voit ses amis, on porte son masque sous le nez, on l’ôte 15 minutes pour boire son café au travail, etc… et on contamine possiblement des gens. En général, 10 jours après le début des symptômes (pour une forme légère ou moyenne de la maladie), on n’est plus contagieux (d’où la durée de l’isolement).

Et les tests, alors? Je vais finir avec ça, avant une petite synthèse en guise de conclusion. On a deux types de tests, ici: les PCR et les tests rapides à antigène.

Le PCR amplifie un morceau de matériel génétique du virus qu’on recherche. C’est un processus qui est long et cher: on fait quelques dizaines de cycles d’amplification pour avoir un résultat. Plus on doit faire de cycles (CT) moins il y a de virus. C’est très sensible – c’est pour ça que deux mois après une infection, le PCR est encore capable de détecter des petites miettes de particules virales dans notre organisme et de sortir un résultat positif.

Le test rapide ne cherche pas le matériel génétique du virus lui-même, mais un antigène, c’est-à-dire quelque chose que notre corps produit au début de l’infection. Si on le fait trop tôt, il peut être négatif car on n’a pas encore produit assez d’antigènes. Mais si on est bien contagieux, il sera normalement positif.

On comprend donc qu’un test négatif ne signifie pas qu’on n’est pas en train d’incuber le virus! On peut l’avoir attrapé mais n’être pas encore contagieux. Dans ce cas-là on a toutes les chances d’être négatif. Si on a une exposition connue et pas de symptômes, c’est bien d’attendre une semaine avant de se faire tester.

En résumé:

  • ce qui est risqué c’est de respirer le même air que quelqu’un qui est contagieux
  • on est contagieux avant l’apparition des symptômes
  • mettre un masque diminue grandement le risque, surtout si c’est la personne contagieuse qui le porte (le mieux: les deux!)
  • c’est bien plus risqué dedans que dehors
  • un virus ne suffit pas, il en faut une quantité (on vous tousse dans la figure ou vous passez longtemps avec la personne contagieuse; croiser quelqu’un dans la rue ou 20 secondes à la Migros ça n’est pas grave; plus l’exposition est longue et plus le risque est grand)
  • c’est pas une poignée de porte qui va vous donner le covid, mais la personne avec qui vous buvez un café ou partagez une pièce sans masque (les repas: le “pire”!)
  • un test sera négatif avant qu’on soit contagieux, pendant la période d’incubation (5 jours généralement, mais ça peut aller sans souci jusqu’à 10), et un test rapide sera probablement négatif une fois qu’on n’a plus de symptômes
  • et finalement, limitez vos contacts, ça facilitera le travail de traçage! 😅

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