Project With Technorati API [en]

[fr] J'ai un projet de répertoire de blogs suisses construit sur Technorati. Je cherche un développeur pour la partie PHP/MySQL/TechnoratiAPI et un designer/graphiste pour l'interface web. C'est un projet non lucratif mais qui peut rapporter visibilité et célébrité à  ceux qui y prendront part!

You might have heard that blog.ch is for sale. As we all could suspect, Matt unfortunately and understandably doesn’t have time for SwissBlogs and handed it back to me a few weeks ago.

I have plans for SwissBlogs, which involve a complete make-over and using “what’s out there” as much as possible. I think it’s silly to spend energy re-inventing the wheel. I won’t go into details here, but my idea involves building on all the data already available through Technorati. I mentioned this idea on the bloggerbosse list but got the feeling everybody was just interested in building something from the ground up.

I have the ideas, but not the time (and my limited skills would make the necessary time long) to implement it. I’m looking for a developer who could do the PHP, MySQL and Technorati API stuff, and a designer to take care of the web part. The directory I have in mind would be a public service, and would be strictly non-profit. I want people who are in the directory to not worry about their data being sold or distributed as part of a list for marketing purposes.

If you’re interested in participating, and have time and energy to spend on the project, drop me a line or leave a comment. Credit will be given, of course, which means fame awaits you if everything goes as planned.

Lecteurs de 24 Heures, bienvenue! [fr]

[en] An article about me in the local newspaper.

Portrait de Steph. Un petit mot rapide pour souhaiter la bienvenue aux lecteurs de 24 Heures qui découvriraient aujourd’hui ce site. Laissez un petit mot dans les commentaires!

Il y a pas mal d’écrits techniques qui vous passeront peut-être par-dessus la tête dans mon blog, mais si vous prenez le temps d’explorer un peu vous verrez que je ne me limite pas à  parler des rouages du web. Enfin, j’espère!

Une piste ou deux pour ceux qui se sentiraient appelés à  bloguer:

Je n’ai pas pu trouver de version en ligne de mon portrait — merci de laisser l’adresse en commentaire si vous avez pu mettre la main dessus!

Addendum: pour ceux qui aiment l’histoire, visitez ce petit historique de la blogosphère francophone, des origines jusqu’à  mi-2004. Laurent, ce serait cool de mettre à  jour cet historique, qu’en penses-tu?

Addendum bis: mis la main sur la version en ligne. On se dépêche, ça restera pas en ligne éternellement! (Et non, je n’avais pas vu la photo avant publication…)

Bloggy Friday demain: partants ou pas? [fr]

[en] Yikes! Bloggy Friday tomorrow night. Anybody interested? 20h00 at the Café Romand.

Arghl! On vient de me rappeler péniblement que demain est la date du Bloggy Friday de mars. Ça peut encore se faire! Je suis libre, après mon entraînement de judo, donc vers 20h00 au Café Romand.

Qui serait partant? C’est ouvert à  tous même si on se connaît pas et même si vous êtes jamais venus.

Edit: ah oui, si quelqu’un pouvait venir avec Netizen numéro 2 😉

Trackbacks: une erreur courante [en]

Lorsque l’on fait un lien vers un billet dans du texte, il ne faut pas utiliser l’adresse de trackback pour cela. On utilise le permalien — l’adresse permanente du billet sur le web.

L’adresse de trackback (sous WordPress, cette adresse ressemble à  mondomaine.com/2006/01/27/mon-billet/trackback) doit être entrée dans le champ “Trackbacks” du formulaire de rédaction du billet.

Attention!

D’un point de vue technique, ce n’est pas la même chose. Le permalien est une adresse web que l’on visite avec son navigateur, et l’adresse trackback est une adresse de “ping”, à  laquelle notre outil de blogging va envoyer une petite notification.

Comment faire des tags? [fr]

[en] An explanation on how to tag, manually, using my plugin, or by using a blog editor like Ecto.

Virginie me demande en passant dans un e-mail comment faire des tags. Elle a suivi mes bons conseils comme une grande et a maintenant un profile Technorati, et elle aimerait tirer le meilleur parti de ce moteur de recherche spécialisé dans les blogs.

Je me rends compte, du coup, que même si je parle beaucoup des tags, c’est souvent en anglais.

C’est quoi, un tag?

Un tag, c’est comme une étiquette ou un mot-clé que l’on collerait sur un billet ou un blog. Cela nous aide à  nous y retrouver, et ça permet à  d’autres de trouver nos billets. Technorati est très utile pour cela. Ce n’est pas la même chose que les catégories, qui devraient rester plutôt génériques (les miennes ne sont pas un exemple à  suivre, allez donc voir plus loin). Pour les choisir, facile: on pense à  ce qu’on a écrit et on laisse venir l’inspiration.

Comment je fais?

Trois solutions. A la main, avec mon plugin WordPress, ou bien en utilisant un programme qui comprend les tags, comme ecto, pour publier ses billets.

Je développe.

A la main

Technorati va se promener sur les blogs à  la recherche de tags. Un tag, pour technorati, c’est un lien comprenant l’attribut rel="tag". Le dernier morceau de l’URL du lien est considéré comme le “tag” lui-même, le mot qu’il va indexer. Les liens en question peuvent se trouver n’importe où dans le billet. L’usage veut qu’on les collectionne en fin de billet, mais ce n’est pas nécessaire.

Quelques exemples:

<a href="http://technorati.com/tag/romandie" rel="tag">Romandie</a>
<a href="http://technorati.com/tag/romandie" rel="tag">la Suisse Romande</a>
<a href="http://monsite.com/romandie" rel="tag">Romandie</a>

Ces trois liens seront tous interprétés par Technorati comme le tag Romandie et le billet les contenant apparaîtra sur cette page. Vous noterez que le lien n’a pas besoin de pointer vers Technorati (mais le dernier morceau de l’URL doit être le nom du tag) et que le texte lié est libre.

Donc, si on veut, on peut parsemer son texte de liens-tags. Mais c’est fastidieux.

Bunny’s Technorati Tags

J’ai écrit un plugin WordPress pour pouvoir taguer facilement nos billets. Pour cela, passez d’abord à  la dernière version de WordPress.

Ensuite, copiez dans le répertoire “plugins” de votre site le fichier contenant le plugin. Activez-le dans l’espace d’administration de WordPress. Vous verrez ensuite dans votre formulaire d’écriture de billet un champ supplémentaire intitulé “tags”. Quand vous écrivez un billet, jetez-y quelques mots, et ils seront automatiquement convertis en tags pour Technorati.

Magique!

Ecto

On n’est pas obligé de passer par l’interface d’administration de son blog pour publier des billets. On peut aussi installer sur son ordinateur un programme qui permet de faire tout ça “à  distance”. Ecto en est un, très bon, qui permet d’ajouter des tags à  nos billets. Il est en anglais et n’est pas gratuit même si on peut le tester durant quelques semaines gratuitement. A essayer!

Pas clair?

Il vous faut plus de précisions? Demandez!

Je teste les blogs de Romandie.com [fr]

[en] Testing a Swiss blogging platform.

J’ai finalement ouvert un blog chez Romandie.com afin de jouer un peu avec la plate-forme, et de donner du feedback (pour autant qu’il soit entendu!) pour son amélioration. Il y a du bon, voire du très bon, et du moins bon, voire du franchement pas bon.

Vous trouverez mes réflexions, conseils et aventures sur le blog lui-même.

Cercle de la Presse: 20minutes bientôt en Suisse Romande [fr]

[en] Some thoughts on a presentation I attended about the launch of a free daily newspaper in the area.

Anne Dominique m’a invitée à  venir au dîner du Cercle de la Presse afin d’assister à  une présentation-débat sur le lancement du quotidien gratuit 20minutes en Suisse Romande le 8 mars prochain.

20minutes

Ce qui m’a frappée en écoutant la présentation de Joseph Crisci, c’est à  quel point l’approche de 20minutes rejoint ce qui se passe actuellement sur le web. Plusieurs “canaux” sont à  disposition pour rendre accessible l’information qu’ils rédigent chaque jour: le journal papier, le web, un portail mobile. Accéder à  l’information ne coûte rien au lecteur, car tout est financé par de la publicité. La tranche d’âge ciblée est jeune (15-35 ans, c’est pratique pour les annonceurs, aussi!), et la stratégie de distribution consiste à  placer le journal dans des endroits où il pourra presque littéralement tomber dans les mains des lecteurs.

C’est un journal pour pendulaires. De l’information, pas de commentaire. Une ligne éditoriale claire, une maquette vivante, beaucoup d’images. De l’actualité très fraîche, et une présence web qui a l’air bien fichue: la version romande utilisera exactement la même technologie que la version suisse-allemande. Celle-ci a l’avantage de présenter des liens permanents pour chaque article (et ils sont “jolis”, cela plaît à  la maniaque de l’URL que je suis). Il paraît qu’il y aura moyen de faire des commentaires, mais j’imagine qu’il faut s’inscrire pour ça. (Je ne veux pas m’inscrire sur la version allemande, vu mon allemand déficient, et le fait qu’il faut donner son numéro de téléphone mobile. Dans ces conditions, je veux pouvoir bien lire tous les termes de l’inscription.) J’ai soufflé au conférencier que ce serait bien de mettre des trackbacks pour être blogger-friendly. Rêvons!

Concurrence pour Le Matin Bleu

Une question qui s’est posée est celle de la concurrence avec Le Matin Bleu, quotidien également gratuit et qui n’a que quelques mois d’existence. Chose intéressante, j’ai appris au cours du débat qu’initialement, 20minutes et Edipresse étaient censés s’associer pour produire ensemble un quotidien romand gratuit. Semblerait qu’il y ait eu rupture de discussions et décision de faire cavalier seul… S’en mordront-ils un jour les doigts, ou bien la concurrence aura-t-elle un effet bénéfique? L’avenir nous le dira.

Pour la blogueuse que je suis, je relève que Le Matin Bleu a un pas d’avance sur 20minutes: ils ont un blog (malheureusement alimenté par l’entité “la rédaction” — voir à  ce sujet ma critique de la promesse de blog de Femina) qui turbine fièrement sous WordPress (version 1.5.1.2, par contre, faudra penser à  faire la mise à  jour vers la version 2.0.1, comme Femina. Je vous renvoie à  la critique citée plus haut.

20minutes a, a-t-on laissé entendre, un tour dans sa poche pour favoriser sa distribution, mais impossible d’avoir des détails. On sait cependant qu’il ne s’agira pas de distribution dans les boîtes aux lettres: ce n’est pas à  l’ordre du jour, même s’il ne faut jamais dire jamais.

Un bon journal

Un point qui m’a interpellée est celui de la définition d’un “bon journal”. Inévitablement, face à  la menace de l’information gratuite (qu’elle soit sur papier ou sur le web, le résultat est le même), la presse payante se demande ce qu’il lui reste. Peut-elle couvrir des domaines qui ne seront pas abordés par les quotidiens gratuits? S’adresser à  une autre tranche de la population? Prétendre à  plus de qualité?

“Je suis blogueuse”

Mise à  part l’excellente nourriture (vous connaissez ma devise: “s’il y a à  manger, je suis là !”), une autre chose que je retiens de cette réunion est l’effet que semblait produire mon statut de blogueuse. En effet, je circule en général dans des cercles où soit (a) il est tellement normal d’avoir un blog que personne n’en parle, soit (b) personne n’en a quoi que ce soit à  faire. Là , non-journaliste au milieu de tous ces journalistes, j’ai senti des oreilles se dresser lorsque j’ai dit que j’étais blogueuse. Curiosité, intérêt… un peu de méfiance, peut-être? Les blogueurs sortent d’internet, ils existent dans la rue, mangent, respirent et rient comme des gens normaux. Ils sont là , et ensuite, ils écrivent des billets comme celui-ci sur leur blog.

J’ai passé un très bon dîner, appris des choses intéressantes, apprécié les discussions et le thé de menthe. Je reviendrai, si Anne Do m’invite à  nouveau. Peut-être à  bientôt!

De l'inutilité des blogs [fr]

[en] A local editor/journalist wrote an article in which he basically says blogs are useless noise. My reactions to some of the (IMHO) unfair attacks he makes towards blogs.

Dans son article Bloghorrée saisonnière, Philippe Barraud lance un certain nombre d’attaques à  mon sens injustifiées contre les blogs. Impossible de rester de marbre, je sors mon clavier et réagis. Je n’ai pas la prétention de convaincre M. Barraud de quoi que ce soit, mais le processus produira peut-être un billet intéressant pour mes lecteurs.

Ce n’est en tout cas pas un journal intime, puisque par définition il n’est pas intime, mais mis à  la disposition de la planète entière. Enfin, théoriquement. Pauvre planète, qui devrait subir chaque jour les états d’âme ou les soucis intestinaux de 50 millions de blogueurs!

L’auteur ne fait ici pas bien mieux que la presse romande dont il critique plus haut la lenteur et les grosses ficelles. Si un blog n’est pas intime, c’est uniquement parce qu’il est exposé sur internet? Ça ne pourrait pas être (grands dieux non!) parce que les blogueurs ne parlent justement pas de leurs états d’ame ou soucis intestinaux?

MEL, LLM, Giussani, Scoble, ils nous parlent de leurs troubles digestifs? Raph, Eolas, Marc-O, ou encore Random Acts of Reality, ce n’est rien d’autre que des états d’âme?

Certes, je mentionne ici des blogs “populaires”, avec des lecteurs, et tout. Alors deux choses:

  • il y a des blogs moins lus, moins connus, qui parlent d’autre chose que leur nombril;
  • ce n’est pas parce qu’il sont moins lus qu’ils ont nécessairement moins d’influence: comme le disent Robert Scoble et Shel Israel dans Naked Conversations, si mon blog politique n’a que trois lecteurs, et que ce sont les dirigeants des Etats-Unis, de la Russie, et de la Chine, ai-je vraiment besoin d’autre chose?

On ne va pas le nier, la plus grande partie de la blogosphère francophone, c’est Skyblog. Mais là , on regarde les nombres, pas l’influence. Si j’ai bien compris Philippe Barraud, la blogosphère “personnelle”, celle qui me tient à  coeur parce qu’elle me permet de rester en contact avec mes amis par-delà  les océans, ça ne l’intéresse pas. C’est son droit. On va donc se concentrer sur les blogs “qui comptent”, comme on dit. Ce n’est pas sur Skyblog qu’on va les trouver. Il faut aller explorer le monde, un peu.

La supercherie, c’est qu’on tend à  nous faire croire que tout cela est lu, que chacun peut prendre la parole, que le débat démocratique renaît, […]. D’abord, et c’est un obstacle colossal, personne ne saura que votre blog existe.

Pardon? Ne savez-vous pas que pour peu qu’on utilise une plateforme de blogs pas trop “underground”, chaque billet alerte Technorati de la mise à  jour. Le blog est listé sur leur site, et si on utilise des tags et des catégories, il se retrouve également sur les pages de tags. Les gens peuvent trouver le blog, et Google peut trouver le blog. Après, si il a des choses à  dire qui sont intéressantes pour d’autres personnes (pas forcément le monde entier!) le blogueur va gentiment se faire une place dans la niche où se trouve son public.

Là , franchement, erreur factuelle. Dès sa mise en existence, un blog est publicisé.

Etre lu, ou pas. Voilà  la question. Comme je dis plus haut, ce ne sont pas les nombres qui comptent, c’est qui lit un blog qui est important. Certaines personnes chez Microsoft ne pensent pas que ce que fait Robert Scoble est important pour la boîte, parce qu’il n’a que (!) 20’000 lecteurs quotidiens. Pour un blog, c’est énorme, mais pour une grosse entreprise habituée aux chiffres marketing, c’est un pet de lapin. Robert dit très justement que ces personnes n’ont pas saisi qu’internet est un réseau, et à  quelle vitesse les informations peuvent s’y propager. Même si l’on n’a que cinq lecteurs, on peut théoriquement voir une idée géniale publiée sur son blog faire le tour de la blogosphère en quelques heures. Bien sûr, avec plus de lecteurs, on facilite le phénomène, mais ce n’est pas requis — de loin pas.

Quant à  prendre la parole… Allez réagir à  quelque chose qu’a écrit DSK sur son blog. Vous l’avez, la parole. Il suffit d’avoir quelque chose à  dire.

[…] ce mode de communication s’autodétruit, par son abondance même: qui a donc le temps d’aller explorer des millions de blogs, voire seulement une dizaine par jour?

Ça, c’est un problème général: la surcharge d’information. Solution? Il faut trier. J’y arrive tout de suite.

[…] pour un blog intelligent ou talentueux qui vous apporte quelque chose, il y en a 100’000 d’insignifiants.

Oui, il y a du bruit dans la blogosphère. Mais ce qui est du bruit pour moi n’est pas forcément du bruit pour vous. Des goûts et des couleurs, comme on dit. Allez, on dégaine son aggrégateur RSS/atom et on s’abonne aux blogs qui nous intéressent. Même Commentaires.com, qui n’est pas un blog, attention, surtout pas (puisque les blogs c’est inutile) a son fil RSS. Comment? Vous n’utilisez pas d’aggrégateur? On file direction BlogLines, iFeedYou ou Gregarius.

Ce ne sont pas des blogs précis, mais des thèmes qui vous intéressent? Direction PubSub ou Technorati, on crée un compte, on crée des watchlists auxquelles on s’abonne… Vous voulez la Romandie? Des recettes de cuisine?

Robert Scoble garde ainsi un oeil sur plusieurs centaines de blogs (7-800 aux dernières nouvelles). Est-il besoin de tout lire? Certes non. Mais surveiller une grand nombre de blogs, surtout quand c’est utile pour son métier? Bien sûr que c’est possible.

Ça prend du temps bien sûr. Si l’on pense que c’est du temps perdu, il vaut mieux s’abstenir — car il le sera effectivement.

Ce qui montre que tout travail d’écriture exige une discipline rigoureuse; et qu’à  l’inverse, l’écriture paresseuse du blog ne débouche neuf fois sur dix que sur des textes médiocres, bâclés et non indispensables.

Je sens ici un peu de snobisme d’écrivain. Faut-il être indispensable pour mériter l’honneur d’être rendu accessible au public? J’espère bien que mon blog n’est pas indispensable — mais j’espère aussi que de temps en temps il peut être utile à  quelqu’un.

Ai-je le droit de vivre si je ne suis pas indispensable?

Femina: une promesse de blog [en]

Malgré tout le mal que j’ai pu dire du site de Femina, il s’y trouve une page qui me paraît fort prometteuse: nos potins.

A premier coup d’oeil, ça ressemble à  un blog — enfin, ça en a la mise en page. C’est joli, c’est aéré, on a envie de lire. Le ton est personnel, assez informel, authentique, comme celui du magazine, d’ailleurs.

Si on regarde de plus près, cependant, on remarque qu’il manque un certain nombre d’éléments pour que cette “promesse de blog” (dixit Anne Do) puisse être véritablement un blog digne de ce nom. Ce n’est pas juste une question d’appellation (surtout pas, en fait!) mais de rôle que devrait pouvoir jouer une telle publication.

A quoi peut donc bien servir un “blog de la rédaction” pour une publication comme Femina? Un blog, c’est bien pour un certain nombre de choses:

  • communiquer de façon transparente, directe et immédiate avec le “public” (les clients, les lecteurs, les électeurs…);
  • créer du dialogue, de la conversation avec le “public” et d’autres acteurs de la blogosphère (qui ne sont pas nécessairement des lecteurs du journal, par exemple) — ce qui renforce la “communauté”;
  • indirectement (car c’est une conséquence du succès dans les deux points mentionnés ci-dessus), augmenter sa visibilité dans les moteurs de recherche, avec toutes les conséquences réjouissantes que cela peut comporter.

Pour qu’un blog puisse mener à  bien cette mission, il y a un certain nombre de pré-requis, techniques et éditoriaux:

  • chaque billet doit avoir une adresse web stable et unique pour qu’on puisse y référer (le fameux “permalien”);
  • idéalement, les visiteurs doivent pouvoir laisser des commentaires ou au moins indiquer qu’ils ont écrit une réaction sur leur propre blog au moyen d’un trackback;
  • le billets doivent pouvoir être rattachés à  leur auteur (un être humain!), plutôt qu’être anonymes ou “collectifs” (on tombe alors dans la situation peu agréable où c’est l’institution ou l’entreprise qui parle);
  • le balisage (HTML et CSS) doit être structural (et non présentationnel) afin d’accomoder les moteurs de recherche comme Google, mais aussi les outils plus spécifiquement axés “blogs” comme Technorati, coComment, TailRank, ainsi que les divers annuaires répertoriant les blogs;
  • le blog devrait également être disponible sous forme de fil RSS/atom afin qu’on puisse s’y abonner et le suivre sans devoir se rendre sur le site lui-même;
  • être très ouvert par rapport au contenu du blog et des commentaires: éviter la censure ou les lourdeurs éditoriales MarCom ou RP;
  • la rédaction et la tenue du blog prend du temps; il faut prévoir du temps à  y consacrer pour qu’il reste vivant.

Il y a sûrement d’autres choses, mais avec ça, c’est déjà  bien parti. Difficile? Non. Il suffit d’utiliser pour son blog un outil de blogging, plutôt que de s’amuser à  vouloir réinventer la roue. La plupart des outils de blogging ont derrière eux plusieurs années d’existence et des équipes de développeurs enthousiastes — il est un peu illusoire de penser qu’on peut faire mieux seul dans son coin, surtout si l’on ne baigne pas déjà  dans la blogosphère. Donc, si on ne désire pas une solution hébergée comme WordPress.com ou TypePad, on installe sur le serveur de son site WordPress, DotClear ou encore MovableType (liste non exhaustive, bien sûr). Comme ça, on est sûr d’avoir sous la main le kit du parfait petit blogueur.

Je reviens à  Femina. Voici ce qui manque à  mon avis cruellement à  la jolie promesse de blog pour qu’elle puisse déployer ses ailes et occuper la place qu’elle mérite dans la blogosphère romande:

  • des permaliens
  • la possibilité de laisser des commentaires et des trackbacks
  • le nom de la personne qui a écrit le billet
  • côté “derrière la scène”: fil RSS/atom, balisage correct, service de ping…

Ce qu’il y a déjà ?

  • un ton de proximité, où l’on sent bien que ce sont des gens qui parlent
  • une jolie mise en page
  • la volonté de faire un blog 🙂

Alors, Femina — si tu relevais le défi?

SpiroLattic Resurrection [en]

[fr] En 2001, j'ai créé ce qui était (à ma connaissance) le premier wiki qui soit à la fois conforme aux standards web, joli, et partiellement francophone. Je fais dans ce billet l'historique du wiki, des pages marquantes qu'il a hébergées (dont la page qui a donné naissance à SwissBlogs.com!), de sa mort par le spam, et de sa lente résurrection. J'ai récupéré certaines pages dans l'archive internet.

In November 2001, I discovered wikis. I decided to set one up for myself and the people I was gravitating around with: SpiroLattic. The wiki died due to spam and is now up again. Prepare for a trip down memory lane.

Back in 2001, I was all a-buzz about web standards, after the “browser push” campaign. Who remembers those times? It seems like so long ago, now. I first thought about it, translated “To Hell With Bad Browsers” and launched Pompage.net in the process, before converting my site to a tableless layout and publishing a tutorial which soon became pretty popular. As I understood very recently during an interview, I’m interested in doing what not many people are doing. I like the cutting-edge stuff. So at the time, it was web standards — because people needed evangelising and convincing that you could do great stuff with CSS, and that producing standards-compliant markup was important. Now, most people are sold on the topic, so I’ve moved on. I guess that when nobody wonders if they need a blog or not, or what blogs can do for them, I’ll have moved on to something else too.

So, anyway. That’s for the historical context. At the end of 2001, there were hardly any French-language wikis (I think I found a couple), and wikis were bland-looking and didn’t validate.

So, I downloaded PHPWiki, because it was in PHP and I knew I could hack it, dug through lines and lines of code, and finally ended up with a wiki engine which output valid HTML. Then, with the help of Stephanie Troeth, who came up with the neat background graphic and kept my bad design sense in check while I did the CSS, I came up with what was, to my knowledge, the first pretty standards-compliant wiki.

We had fun for a moment with it. It was bilingual, like CTTS. We talked about hiding one’s real name, about education. I wrote one of the first articles on what a weblog was in French on SpiroLattic: C’est quoi un weblog?. Sometime in May 2002, I started collecting all the Swiss blogs I could lay my hands upon, and that list grew and grew, to finally become SwissBlogs.

So, what happened?

Well, first, the wiki never reached critical mass, so contributions slowly dwindled away. Then, spam. Some of the pages on the wiki were very popular and became the target of ugly spambots. At some point, I got tired of cleaning up all the spam and decided to pull the site down and install another engine. Which I did. It just took time.

So, dating from today, SpiroLattic is back into existance. As transferring the pages from PHPwiki to MediaWiki proved a monstrous problem, particularly as I don’t have a working install of PHPwiki anymore, I’ve hunted through the internet archive for clean versions of some old pages that I’ve either transferred into the new wiki or just collected on a special page.

I know it won’t reach critical mass or even attract much public, but at least I have a wiki playground for whenever I need it!