Blog pour les nuls [en]

Un dénommé Petzi, lecteur de ce blog, a laissé ici un commentaire me demandant quelques conseils pour blogueur débutant. Je tente de répondre à sa demande ici. (Soit dit en passant, merci à mes lecteurs d’éviter à l’avenir squatter les commentaires de n’importe quelle page pour des communications générales — à la différence de Robert Scoble, je reçois une quantité tout à fait gérable d’e-mail, même si je tarde parfois un peu à y répondre…)

Tout d’abord, Petzi me demande si j’ai un livre à recommander. Personnellement, je n’ai pas lu beaucoup de livres sur les blogs, mais ce que j’ai lu de Blog Story était tout à fait bien. C’est une bonne intro générale au “phénomène blogs”. Mais ce n’est pas exactement un livre de recettes.

Quel que soit le blog que l’on désire faire, je crois que mes conseils principaux vont se résumer à ceux-ci:

  • parlez de quelque chose qui vous passionne
  • si vous êtes dans les domaines politiques ou professionnels, évitez la langue de bois, la poudre aux yeux, le language marketing — bref, parlez comme un être humain et non pas comme une agence de comm’
  • encouragez la discussion: lisez d’autres blogs, commentez, réagissez, interpellez vos lecteurs

Ensuite, un peu d’étiquette:

  • soyez respectueux des autres blogueurs, que ce soit dans leurs écrits sur leurs blogs ou dans vos commentaires
  • ne “cassez” pas la conversation en effaçant commentaires ou billets auxquels d’autres auraient pu réagir (trolls exceptés)
  • évitez trop d’auto-promotion directe

Quelques infos techniques:

Et un mot de prudence:

  • n’oubliez pas que tout le monde peut techniquement lire votre blog (sauf si vous lui mettez un mot de passe!) — n’y écrivez donc rien qui vous mettrait dans l’embarras si vos parents, amis, voisins ou employeurs tombaient un jour dessus!

Voilà , Petzi — j’espère avoir un peu répondu à ta question. Quant à te donner un exemple de blog suisse comme modèle… je suis un peu empruntée, parce que je ne comprends pas assez clairement ce que tu désires faire comme blog. Mais tu peux toujours aller fouiller sur SwissBlogs ou blog.ch.

Happy blogging!

Mise à jour: Il y a de longues années, j’avais écrit Conseils Premier Blog sur SpiroLattic. C’est un peu basique, mais c’est encore actuel…

Revue de presse pas si expresse [fr]

[en] Updated my press page. Complaint about the sorry state of some journal online archives and sites. La Liberté seems to get it right, though. All this smattered with early Sunday afternoon ramblings.

Tout d’abord, un grand bonjour aux lectrices et lecteurs de Femina qui passeraient par ici pour la première fois. Je vais être d’une originalité déconcertante en disant que j’espère que mon blog vous plaira. Si le technologie vous rebute et que vous préférez les photos, j’ai aussi un certain nombre d’albums en ligne.

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire bonjour — je vous promets, même si c’est la première fois ça ne fait pas mal.

Passons aux choses plus graves. J’ai mis à jour la page presse du mieux que j’ai pu. Je commence à me retrouver citée dans les journaux sans le savoir. C’est d’ailleurs la deuxième fois que Raph me l’apprend — “(12:39) ah ben c’est ça, la popularité, machin”. Et dans le même ordre d’idées, Stéphane Le Solliec m’informait que mon nom figure dans le dernier Joël de Rosnay… Bref.

Si vous avez lu dans La Liberté que j’ai dit que la Suisse avait un net retard dans l’utilisation des blogs en politique… disons que je n’ai pas été aussi catégorique. J’ai plutôt dit quelque chose comme “euh… oui… ben je disais il y a quelque temps qu’on était un peu à la traîne, mais là il me semble depuis quelques semaines qu’il y a vraiment des choses qui sont en train de démarrer, enfin ça bouge, donc on a un peu de retard, c’est clair, mais il me semble que c’est en train de changer…” Bref, moins catégorique. Et comme j’ai précisé à la journaliste, je ne suis vraiment pas une grande spécialiste du blog politique. Parce que moi et la politique… ça fait plus qu’un.

On notera en passant que sur le site de La Liberté, on peut faire des fouilles assez efficaces dans les archives web (une fois qu’on a trouvé le minuscule lien dans la colonne de gauche). En utilisant la recherche par date, je trouve sans problème toute la liste des articles “Régions” du 17.02.2006, par exemple. En mettant mon nom dans les mots-clés, on trouve deux articles — mais pas celui-ci, bizarrement? Donc, bravo La Liberté, c’est bien mieux que d’autres que nous ne nommerons pas ici!

On notera également en passant (je vois bien que je suis incapable de publier quoi que ce soit “d’express”) que la romandie compte maintenant enfin une star blogueuse: Marie-Thérèse. J’ai voulu ouvrir un blog chez Romandie.com, pour voir, mais alors là … Un gros cactus, allez — vous avez vraiment envie de donner votre adresse postale quand vous ouvrez un blog, vous? Allez plutôt chez WordPress.com. Même si pour le moment c’est en anglais, il y a plein de blogs en français là -bas, c’est joli, il n’y a pas de pub, on vous demande juste une adresse e-mail pour vous inscrire, et c’est une super plate-forme. Laissez l’adresse en commentaire si jamais vous décidez de vous lancer à l’instant, et j’irai jeter un oeil!

Je termine ce billet avec un autre gros cactus, pour Femina. Eh oui. (Rien à voir avec l’article, qui est très gentil et flatteur.) En allant chercher la version en ligne de l’article en question pour ma collection, j’ai vu que le site de Femina avait été refait. Peut-être il y a longtemps, je n’y vais pas souvent. Bon. Alors. D’abord, intro Flash avec son, non. On ne me donne même pas le choix d’y échapper. Et si j’étais en train d’écouter la radio pendant que je surfe, déjà ? Ou ma chanson préférée? Me flanquer du son dans les haut-parleurs de mon iBook sans me demander, c’est vraiment malpoli.

Ensuite, recherche d’articles. D’abord, c’est tout en je-sais-pas-quoi-j’veux-pas-l’savoir, et puis il faut s’inscrire avant de pouvoir voir quoi que ce soit. Au revoir, moi j’essaie même pas. C’est quoi le problème avec un bon vieux répertoire d’archives en HTML (valide, si possible)? Je crois vraiment qu’il faut arrêter d’essayer à tout prix de rendre l’accès à l’information difficile…

Bonne fin de dimanche!

Intégrer coComment sur votre blog [en]

Vous savez probablement que je ne jure que par coComment, dans la genèse duquel j’ai eu la chance de jouer un petit rôle.

Ça sert à quoi?

Ça sert principalement à choses pour l’instant:

  1. collectionner ses commentaires faits sur différents blogs en un seul endroit, comme on peut le faire en les bookmarquant avec del.icio.us, mais de façon bien plus pratique;

  2. voir facilement si quelqu’un d’autre a répondu à un de nos commentaires — mais attention, ceci ne marche pas très bien pour l’instant, car coComment est seulement capable de suivre les commentaires de gens ayant un compte coComment.

S’inscrire

Ouvrir un compte, c’est super facile, il suffit de donner nom et e-mail et de choisir un nom d’utilisateur et un mot de passe.

On notera qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un blog pour trouver une utilité à coComment. Il y a des personnes qui participent activement à la blogosphère à travers leurs commentaires, sans pour autant être blogueurs. CoComment est pour vous!

Rendre coComment plus pratique

Une fois le compte ouvert, coComment vous fournit un bookmarklet, une sorte de lien “favori” que vous pouvez faire glisser dans la barre d’outils de votre navigateur ou dans vos favoris. Ensuite, quand vous laissez un commentaire chez quelqu’un, vous cliquez sur le bookmarklet dans votre navigateur avant de publier le commentaire.

Ça, ça devient très vite barbant. On oublie de cliquer sur le bookmarklet. Du coup, notre commentaire n’apparaît pas sur notre page de conversations coComment. Il paraît qu’on peut maintenant cliquer sur le bookmarklet après avoir envoyé le formulaire, mais personnellement je n’ai pas testé.

Les commentateurs peuvent faire quelque chose pour se simplifier la vie. Les auteurs de blogs peuvent faire quelque chose pour simplifier la vie de leurs commentateurs.

Plus pratique pour moi qui laisse des commentaires

Pour ça, il faut utiliser Firefox. Deux solutions s’offrent à vous.

  1. Le script GreaseMonkey. Ce script vous évite de devoir cliquer sur le bookmarklet à chaque fois. Vous pouvez donc oublier coComment quand vous laissez vos commentaires, c’est tout automatisé. Sympa, non?

    Script, GreaseMonkey, chinois? Pas peur, instructions pour les nuls. D’abord, installer l’extension GreaseMonkey (non, ça fait pas mal). Pour ça, on commence par s’assurer que l’on a Firefox 1.5 (voir lien ci-dessus), puis on va sur le site de l’extension GreaseMonkey. Une fois là -bas, on cliquera sur le lien qui s’appelle “Install GreaseMonkey” dans la deuxième moitié de la page. On dit oui à tout ce que nous demande Firefox (oui on veut installer l’extension, oui, oui, OK on ferme le navigateur et on le rouvre…)

    Ensuite, on clique sur ce lien-ci qui va installer le script et on dit également oui à tout.

    Voilà ! C’est fait 🙂

  2. L’extension Firefox pour coComment. Même chose que plus haut, on clique sur le lien, on clique ensuite sur “Download coComment! for Firefox”, et on dit oui, amen à tout ce que nous demande notre navigateur chéri. L’extension me paraît moins utile que le script GreaseMonkey, car elle ne fait qu’ajouter le bookmarklet coComment au menu contextuel qui apparaît lors d’un clic droit (ou long clic pour les personnes qui ont un Mac). Mais il paraît que c’est utile parfois lorsque les commentaires sont dans une fenêtre pop-up. Personnellement, j’ai vu que ça ne marchait pas tout le temps, mais j’essaie quand même.

    Note: j’ai désactivé l’extension Firefox vu que je ne l’utilise pas. A vous de voir si elle vous sert.

Plus pratique pour moi qui ai un blog

Si vous avez un blog, vous pouvez faire en sorte que vos commentateurs, s’ils ont un compte coComment, n’aient pas besoin de cliquer sur le bookmarklet, même s’ils n’ont pas installé l’extension GreaseMonkey décrite ci-dessus. Cool, non? Pour cela, il faut rajouter du code javascript pas trop loin du formulaire de commentaires.

Le code est fourni à la fin de ce billet par Merlin. Comme j’utilise une version assez standard de WordPress, je n’ai eu personnellement qu’à copier-coller ce qui était donné dans le billet. Bon, faut encore voir si ça fonctionne 😉 Attention, donc, si vous avez un autre outil de blog, il faut peut-être adapter le code. Cet autre billet explique plus précisément quel rôle joue chaque ligne et vous aidera certainement à modifier le code si nécessaire.

Attention! Pour le moment, j’arrive pas à faire marcher ça. Plus de nouvelles dès que c’est réglé. Ça marche maintenant, mais il faut faire attention aux guillemets malins pas si malins quand ils sont dans du code

Oui mais… DotClear, autres plateformes de blog, etc…?

Pas de panique. Premièrement, il faut savoir que les gars de coComment bossent d’arrache-pied pour augmenter le nombre de plate-formes avec lesquelles ils sont compatibles. Si votre blog n’est pas compatible avec coComment, mais que vous pouvez modifier votre formulaire de commentaires, tout n’est pas perdu.

Le dernier billet que j’ai mentionné explique comment faire. Il faut donc rajouter un certain nombre de lignes javascript dans le formulaire, et voilà ! Je suis certaine que DotClear fournit toutes les informations nécessaires mais avec d’autres noms que ceux auxquels s’attend coComment. Il suffirait donc qu’un(e) DotClearien(ne) prenne le taureau par les cornes et adapte le javascript aux variables de DotClear (la version publiée utilise les variables WordPress). Si vous faites ce travail, rendez-le public sur votre blog, et je lancerai un lien dans se direction! Qui s’y colle?

Mise à jour: Nicolas propose en commentaire le code à intégrer à DotClear. Quelqu’un peut confirmer que ça marche?

DailyMotion Problems Solved: View Robert's Video Now [en]

[fr] La vidéo de Robert Scoble que j'ai faite à LIFT'06 est maintenant réparée et visible dans le billet initial.

Finally! With help from Olivier of DailyMotion, I’ve solved the DailyMotion problems which prevented the wild videocast of Robert Scoble from playing correctly in the post I’d written.

I had copied the code from another video I’d embedded in a post on my Cheese Sandwich Blog, and changed the video ID. The only problem is that DailyMotion code includes a key which is blog-specific, so people were getting an error message when they tried to play the video on the blog. I tried republishing the video here using their “blog this” feature, but that didn’t embed it properly. Finally, Olivier pointed me to the “manual” option — which I hadn’t seen, although it was what I was looking for! — which simply spits out code for you to copy-paste into your blog.

So, if you gave up earlier, or didn’t have a chance to see it, go and watch Robert being podcasted by two swiss guys at LIFT’06.

Anonymat et blog intime [fr]

[en] My reaction to a new French-speaking blogger who desires to remain anonymous because he will be dealing with private stuff on his blog.

I consider that it is not possible to blog anonymously in the long run. As you create relationships with readers, temptation to let out your real name to some of them will be great, and at some point somebody may let your name slip. Or if that doesn't happen, somebody who knows you might come upon your blog by chance and recognize you through the contents of your writing.

Writing with a pseudonym to keep oneself from unknown stalkers is fine. But when the pseudonym is there to keep people who know you from recognizing you, the consequences to face when it does happen may be very uncomfortable

Saturnin says his "blogging rule" is to not write anything he wouldn't be willing to stand up for if he was discovered. I ask him, then, what his anonymity adds to his blogging enterprise, apart from the fact he won't be easily googled for. If being anonymous helps him write more freely then if he was signing with, say, his first name, then maybe being anonymous is a trick he's playing on himself, and he might be brought to regretting it someday.

Saturnin entre en blogosphère il y a dix jours, avec un billet dont le contenu m’interpelle. Il nous annonce un blog intime, anonyme, et il nous en donne les raisons:

La condition : l’anonymat, quoi qu’on en pense. Impossible en effet de m’attacher à exprimer mes pensées et mes sentiments les plus secrets, impossible de livrer ma vie intérieure profonde sous mon vrai nom. Je suis enseignant. J’ai des élèves et des étudiants, que je vois chaque jour. Imagine, mon lecteur, que mes étudiants lisent mon blogue quotidiennement et sachent, avant même que j’entre en classe, dans quel état j’erre. Impossible.

Saturnin fait référence dans son billet à ma théorie des deux anonymats, et je sens justement dans son dernier billet, intitulé le droit à l’anonymat, un mélange un peu flou entre les deux.

Là où je rejoins entièrement Saturnin, c’est sur le fait que l’anonymat n’est pas mauvais en soi. Edicter une règle du style “Tu ne blogueras point anonymement” est inévitablement réducteur et ne tiens pas comptes des motivations du blogueur qui cherche à protéger son identité. Dans le passage reproduit ci-dessus, Saturnin nous dit clairement pourquoi la solution de l’anonymat s’est imposée à lui. Il désire parler de choses privées, intimes même, et ne désire pas être reconnu par un partie de son entourage (ses élèves en particulier — comme je le comprends).

Ma mise en garde contre l’anonymat qui cherche à préserver une intimité, c’est-à -dire à cacher ses écrits de personnes que l’on connaît, provient du fait que celui-ci peut s’écrouler. Sur le web, deux phénomènes peuvent précipiter cet écroulement (ou cet éclatement, suivant comment les choses se vivent).

  1. Le blog crée des conversations (comme celle-ci!) puis des liens entre le blogueur et ses lecteurs. Ces liens peuvent être forts, surtout dans le cas d’écrits intimes qui risquent de toucher profondément les lecteurs. Des correspondances par e-mail sont à prévoir. A un moment donné, le blogueur va peut-être donner sa véritable identité à quelqu’un dont il se sent proche. Des fuites sont alors possibles.

    J’ai vécu cela lorsque j’ai commencé à chatter en 1998. Mon identité véritable était un secret d’état. Assez rapidement cependant, je me suis fait des amis proches via le chat. On a échangé des mails. Vient un moment où l’on désire dire qui l’on est et ne plus se cacher derrière un pseudonyme. On résiste beaucoup la première fois, moins les suivantes. Un jour, par pure maladresse et sans aucune mauvaise intention, sans réaliser que c’était un problème pour moi, une fille avec qui je correspondais lâche mon nom complet en public, dans le chat. Bingo.

  2. Lorsque l’on écrit sur le web, les écrits ont tendance à s’accumuler. Il peut arriver, un jour, par hasard (et cela arrive!) que quelqu’un de notre entourage tombe sur nos écrits. Là , c’est le contenu de nos écrits qui nous trahit. Un billet ne trahira personne. Dix-huit mois de récit de vie, de cogitations, et d’états d’âme, oui.

Conclusion: l’anonymat sur le web n’est pas une chose sur laquelle on peut véritablement compter à long terme. Se pose alors la question de ce qui arriverait (les conséquences) s’il devenait connu publiquement que nos écrits précédemment anonymes nous appartiennent.

Quand je m’adresse à un public d’adolescents, clairement, il s’agit de prévenir des délits punissables par la loi ou des indiscrétions graves qui pourraient leur faire du tort. Beaucoup d’adolescents se sentent véritablement protégés par leur “anonymat” sur le web, qui est au fond très fragile.

Saturnin n’est plus un adolescent, par contre 😉 et ne va donc pas se croire “tout permis” parce qu’il ne signe pas de son nom. Même caché, il veut écrire de façon responsable:

Ma règle, c’est de fausser les noms et de ne rien publier que je ne pourrais assumer si j’étais découvert.

C’est fort bien. Assumer n’a ici pas une consonnance juridique, mais personnelle. Si Saturnin parle de sa vie sentimentale sur son blog, et que par un concours de circonstances encore inconnu, son nom devient public, alors il devra assumer face à son entourage ce dont il a parlé. Entourage qui inclut ses élèves.

Ma question à Saturnin: si ton anonymat “responsable et lucide”, comme j’ai envie de l’appeler, te fait choisir de n’écrire que des choses que tu es prêt à assumer face au monde, connu et inconnu, ton anonymat t’apporte-t-il réellement autre chose que la certitude qu’on n’aterrira pas sur ton blog lorsque l’on jette ton nom en pâture à Google? S’il te permet de te livrer plus qu’un simple “anonymat-discrétion” ou qu’une signature de ton simple prénom, n’est-il pas en train de te jouer un tour?

Nuit du Journal Intime: quelques paroles [fr]

[en] Excerpts of an interview I gave last week to the DRS with other participants to "la Nuit du Journal Intime". I speak of intimacy (what it is for me, are we losing intimacy), blogs and private diaries on the web (not viable in the long run, in my opinion), and of what I don't say about myself on my blog (a lot!)

Comme je l’ai raconté, nous avons été interviewés par la DRS après le débat ouvrant la Nuit du Journal Intime. J’ai reçu le CD et fait une compilation de ce que j’ai dit à cette occasion, avec quelques commentaires.

A votre disposition en format MP3, 3.4Mb pour 7 minutes d’audio (oui, j’ai des progrès à faire, suggestions bienvenues): DRS Interview (extraits + commentaires)

J’y parle:

  • de ma conception de l’intimité et de sa perte éventuelle
  • de la viabilité et de la possibilité d’un journal intime sur internet
  • de la mise en scène de soi dans le monde “online”
  • de ce dont je ne parle pas dans mon blog…

Si je fais référence à des choses dans ce “podcast” et que vous voulez des précisions, des liens, etc… n’hésitez pas à demander des compléments: les commentaires sont là pour ça!

(Et question subsidiaire pour ceux qui sont abonnés à ce blog: est-ce que le fichier MP3 apparaît comme un “enclosure”?)

(Et question subsidiaire pour ceux qui s’y connaissent: comment je peux faire apparaître un slider audio dans le billet pour que les gens puissent écouter juste en cliquant sur le bouton “play”?)

History of Online Life [en]

[fr] J'ai beau dire dans mes conférences que ce que l'on met sur le web est hors de notre contrôle, et risque de devenir permanent, je suis de plus en plus confrontée à  la disparition de l'histoire numérique. Quelques réflexions sur l'histoire de Kaycee Nicole Swenson, l'adolescente fictionnelle qui mourut de leucémie en mai 2001.

I’m having a chat with Kevin (who should blog more!) about some past things, and he’s hunting around in the Internet Archive for photos and stuff. A lot of it (2003, 2004) is already gone. Can’t be found.

During my talks to teenagers, I always stress that something you put on the web is out of your control, and that you cannot “remove” it. In some cases you might, but you can’t be sure there isn’t a copy lying around somewhere.

Another thing I tell the kids I talk to is the Kaycee Nicole Swenson story — the young leukemia patient who died; she blogged for two years, was active in online communities, exchanged phone calls and presents with other bloggers and chatters, and was even interviewed for the New York Times — but never existed. Her original blog has been taken down, and a lot of stuff I referred to at the time when I wrote about the story. I googled for her to see what came up. Amongst various results came this blog entry from 2004. It ends like this:

Debbie Swenson did something that few writers have done before: she brought a character into the world of the living, gave her a working heart and soul, and affected real people’s lives with her work.

In my opinion, that should be the purpose of all writing: to make a real difference. So in this case, my hat is off to Debbie for her skill and wisdom.

Pardon me? Duping people is “wisdom”? Please allow me to disagree strongly. I wanted to post this comment and although it appears in coCo, it didn’t get posted to the original blog because of some MovableType templat problem. Here it is:

Well, maybe we (because I was one of Kaycee’s readers) can cherish the memory of many cancer patients, but we can also cherish the memory of having been duped.

If I’m going to put energy in a relationship, I want it to match reality, somewhat. Otherwise it makes no sense.

Have you seen The Matrix? Maybe we should all eat little pills that make us happy — if we don’t know we’re not living in reality, where’s the damage?

Some of my thoughts on the topic, in French:

And in English:

All this happened in May 2001. It makes me feel like such an old-timer. Was anybody else around? Who remembers Kaycee Nicole?

Power Laws, Popularity, Authority, A-Lists and the Rest… [en]

Things are colliding in my mind and slowly falling into place. A word of warning, however: contents may have settled while shipping. Here are the ingredients:

Popularity begets popularity

Neige et lune 13When the photograph you see here suddenly ranked number twelve in Flickr “interestingness” for the day it was taken, I got a bunch of very appreciative comments about it. But something bothered me: it’s a nice photograph, but it’s certainly not the best photograph I’ve taken. However, it was attracting all the attention. And as it was attracting attention, it was becoming more and more “Flickr-interesting”.

Then I stayed stuck on the WordPress.com home page for a couple of days, and watched my traffic soar up and come right back down again. I was getting visitors because I had been labeled as “fast-growing” or whatever, not because I had suddenly become brilliant. Proof being the decrease in traffic after the peak. What’s popular becomes more popular, or stays popular, because it’s popular. At some point, just being popular is enough.

And, as I was already hinting in my previous post on the subject, it’s normal. That’s the way things go. I found confirmation of what I suspected in this article on hit songs. They explain that we are more likely to say we like a song if we see that others have already said they like it. Yeah, it’s not a part of us we like looking at, but we’re influenceable. It’s human. They set up an experiment with two groups which have to rate songs. One group can see ratings of other group members, but the other cannot.

In the independent condition, participants chose which songs to listen to based solely on the names of the bands and their songs. While listening to the song, they were asked to rate it from one star (“I hate it”) to five stars (“I love it”). They were also given the option of downloading the song for keeps.

.[…]

In the social influence group, participants were provided with the same song list, but could also see how many times each song had been downloaded.

Researchers found that popular songs were popular and unpopular songs were unpopular, regardless of their quality established by the other group. They also found that as a particular songs’ popularity increased, participants selected it more often.

So, let’s say it so it’s said: it’s normal that the most “popular” blogs get the most visibility, links, and visitors. That happens because they’re popular. They don’t totally suck, of course, or they wouldn’t have got “popular enough” for the feedback loop to work in the first place, but they are helped in remaining popular by the fact they are popular. Which maybe puts pressure on some to keep the quality level up.

Popularity or authority?

Popular? Visited, linked, or some combination thereof. People hear about it, talk about it, go and see it. That’s popular. Popularity is pretty close to things you can measure, like how many visitors a site has (that’s the numbers you see in news articles), or how many incoming links it has (that’s what Technorati tracks).

But is that what we really want? People who blog clearly want recognition of some sort (otherwise, we wouldn’t take the trouble of writing in a public space), but is recognition in numbers really what we’re after? At LIFT’06, I heard Robert say that it wasn’t the number of readers of his blog that mattered, but who these people were. Is your readership going to come and leave without a word, or react, start conversations, influence the people around them? What matters is how your audience scales. But in some way, we’re still thinking about numbers, here: “how can I have the most influence?”

I think that what we’re really after isn’t recognition by numbers, because somewhere inside we know that numbers are fake. I can be hugely popular but still not feel recognized for who I am or what I’m worth or what I’m saying. I suspect that what we want to be recognized for is more along the lines of authority in a certain field (ie, what we write about). We want people to see that we have something valid to say. That we have ideas that are original or provocative or that help things move along. That we know what we’re talking about. That, for me, is authority. And that cannot be measured by incoming links, visitors, or even conversational indexes.

This is why I find it increasingly disturbing that Technorati is calling (and has been calling “authority” something which is in fact much nearer to “popularity”. It gives us the impression it’s measuring what we want (authority) when in fact it’s measuring something which is maybe more superficial (linkedness-popularity) but more measurable. So we get all worked up by the A list popularity problem, and gatekeepers, and stuff like that — when in fact being in the A list probably isn’t really what most people want. It’s confusing something qualitative (authority) with something quantitative (number of links).

Quality and visibility

Robert wrote a post giving tips for joining the A list, and Stowe Boyd responded with tips of his own, saying Robert’s were a bit superficial.

Both posts have valid tips and insights, but they run along two different lines. Robert’s post is more about “how to be more visible/become more popular” and Stowe’s is more about “being a good blogger”. Both are important. You can be a good blogger, have a good blog, but stay in the shadows more than you deserve because you’re not visible enough. And you can make yourself visible all you want, all that agitation isn’t going to bring you recognition if you don’t have “good content” (in the wide sense).

A list thoughts

People often think that getting mentioned in some high-traffic blog will automatically bring visibility. Not true. Robert mentioned me twice in his blog during the last week (and he actually said really nice things about me), but that just made a bump in my stats. Not a huge peak with server overload and comments pouring in and hundreds of other links. Just a little bump. (And it’s not like I already have 5’000 readers anyway.) On the same day, Robert talked about coComment, also saying really nice things , and as a result, all hell broke loose and in a matter of hours, coComment was all over the blogosphere. Well, that’s because coComment is a major advancement for the blogosphere, and I’m not. It’s not being linked which is important — it’s what you are. (So, if you’re a post or a blog, whether you’re an interesting post or blog.)

Another interesting thing about most of these so-called “A list blogs” is that I barely read them (OK, I barely read any blogs, but that’s another story). The only reason I drop by on Boing Boing every now and again is because it’s “blog number one” and people talk about it all the time. It’s not on my A list. (Which isn’t to say it’s bad — it isn’t — it’s just not a compelling read for me.) Robert’s blog was exactly the same for me until recently. I’m reading it now, but that’s because I met him at LIFT’06 and discovered he’s a really sweet person. I read his blog because I appreciate him as a person, and I’m generally interested in reading what people I like are writing.

Maybe I’m a weird blogger who doesn’t know how to recognize a great blog and only reads blogs of people she knows. I see this trend in my reading habits, I’ll be honest about that. I think Random Acts of Reality is one of the rare exceptions to this rule. I remember when the “A list complaining” was about Megnut, Evhead, Kottke and the like, in the good ol’ Blogger days. None of these blogs really attracted me as a reader, their popularity put aside.

Wrap-up

I’m not sure many of you will have had the patience to trudge through this long, rambling post, so I’ll try to summarize things for you:

  • being popular helps you stay popular; it’s a normal thing, because we tend to like what other people like; nothing wrong with that, just be aware of it;
  • popularity is not authority; popularity is easy to measure, it’s quantitative; authority is qualitative; maybe we think we want popularity, but what we really want is recognition for our authority;
  • being a good blogger and being a visible blogger are not the same thing, though they can work together well; different tips apply;
  • a link on an A list blog is not going to drive tons of traffic your way and put you in the limelight unless you really deserve it; A list blogs aren’t necessarily fascinating for all readers — remember part of their popularity comes from being popular, so don’t fret if you don’t understand what all the fuss is about.

As a final note, I’m pretty happy where I am:

  • in the Swiss French media, I have what amounts to “popularity which begets popularity”, and it’s not always all that great: I often feel I get called for interviews more because my name is all over the place than because the journalist has read stuff I wrote and wants to know more about what I have to say on this or that topic;
  • I’m not certain I’d like to have 20’000 readers ready to tear apart every post I made;
  • I don’t think I’d like people gravitating around me in the hope I’d “out” them and bring them their well-deserved popularity;
  • and I certainly wouldn’t like having resident trolls!

Thanks for reading (or skimming), and feel free to react to what I say here. I’m aware some of it is probably a little clumsy or beside the point. Show me where.

Video Complaints [en]

[fr] Souvent pas facile de voir les jolies choses vidéo qu'on nous met à  disposition sur le web. Je me plains un peu.

Stupid user or balkanisation?

I’m listening to a video from LIFT’06. First of all I got a pop-up window which looked like a “go no further, you don’t have what it takes to view this” message. Actually, there’s a RealPlayer link in there. OK, cool. They have a partial podcast of the event, but I can’t open it in iTunes. What a shame!

At LIFT’06, I learnt that part of Robert Scoble‘s job is barging into people’s offices with a camcorder and saying “hi there, what do you do at Microsoft?” So I headed off to Channel9 to try and listen to some. My first impression upon landing on the site, I have to say, was “ew, what a mess! Where do I find Robert’s stuff in there?” OK, I found one: Jenny Lam – Designing Experiences at Microsoft. Click, click. Launches VLC. Doesn’t work 🙁 Quicktime usually works. Ah, damn, Quicktime is an Apple thing, isn’t it?

Yep, I’m running OSX, Firefox, and I’m not exactly a Microsoft fan. I’ve been very positively impressed, though, from what I learnt that Microsoft was doing in the transparency department. Aren’t I precisely the kind of audience Channel9 could be interested in catering to? Make it easy for me, please 🙂