Barcelone, la ville de Gaudí [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Barcelone, m’avait-on dit quand j’ai annoncé mon séjour là-bas, c’est la ville de Gaudí. En grande inculte, j’avais certainement demandé “C’est qui, Gaudí?” et on avait dû me répondre quelque chose de l’ordre de “Le type qui fait des drôles de maisons.”

Bref, autant dire que je me suis pris Gaudí en pleine figure dès le moment où j’ai commencé à arpenter les rues de Barcelone à la recherche d’un endroit où passer la nuit.

Jamais dans ma vie je n’avais imaginé qu’on pouvait construire des maisons pareilles. Complètement organiques d’apparence, on a l’impression qu’elles ont poussé toutes seules. “Je veux habiter ici!” me disais-je, en visitant la Casa Batlló.

Alors j’ai fait le plein de Gaudí. J’ai pris des tas de mauvaises photos avec mon super appareil numérique de l’époque (rien de présentable, je vous rassure). J’ai acheté un livre plein de magnifiques photos. J’ai visité le Parc Güell (assez surpeuplé), le Palais Güell, La Casa Vicens, et bien entendu la Sagrada Família, cathédrale toujours en construction qui m’a un peu déçue, dans le genre chantier plutôt bruyant.

Sur Flickr, il y a des tonnes et des tonnes de photos des oeuvres de Gaudí, et j’avoue avoir de la peine à choisir. J’ai envie de tout vous montrer! Mais pardi… c’est presque possible, allez, avec un petit diaporama:

Je ne suis allée à Barcelone qu’une seule fois, mais c’est une ville qui m’a marquée comme peu d’autres, et c’est en grande partie la faute à Gaudí. Au détour d’une rue, hop, on se retrouve devant une maison de contes de fées. Même les pavés sont “Gaudí”.

La prochaine fois que j’y vais, promis, je ferai le plein avec mon appareil de photo. Va falloir organiser ça, maintenant!

Encore la radio! Couleur3, cette fois [fr]

[en] On the radio again this evening, to talk about eclau.

Eh oui, eh oui, après Fréquence Banane hier soir (c’était très sympa et intéressant, et je me réjouis de pouvoir vous mettre le mp3 de l’émission à disposition), vous pourrez m’entendre parler de l’eclau tout à l’heure sur Couleur3 (dès 17h00 environ si ma mémoire est bonne).

C’est la semaine radio, mais ça s’arrête là, ouf!

Fréquence Banane: Internet rend-il stupide? [fr]

[en] On the radio tonight -- and tomorrow night. In French.

Ce soir, de 20 à 21h, je serai l’une des invités de l’émission “La langue de bois” de la radio universitaire Fréquence Banane. Le thème: Internet rend-il bête? 🙂

Grande question pour un débat qui, j’imagine, sera animé (sauf si nous sommes tous d’accord avec moi!), avec Lyonel Kaufmann et Olivier Glassey.

Donc, ce soir, branchez-vous sur 94.55 si vous êtes dans le coin, et sinon, écoutez l’émission en streaming sur le site de Fréquence Banane!

(Je serai à nouveau sur les ondes demain, mais sur Couleur3, pour y parler de l’eclau lors de l’émission Saperlipopette, à 17h30 si ma mémoire ne me fait pas défaut.)

Barcelone: un peu de nostalgie voyageuse [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Cela fait un bon moment que j’ai envie d’écrire un article sur Barcelone. J’ai visité cette ville une fois, et je l’ai adorée, et j’ai envie de vous faire envie.

Je suis allée fouiller un peu dans mes archives personnelles pour voir si je n’avais pas des photos présentables à vous montrer, ou même un article ou deux sur mon blog. Hélas, non: c’était il y a bien des vies de cela, il y a presque exactement six ans.

Du coup, je vais me permettre un peu de nostalgie voyageuse avant de vous offrir l’article sur Barcelone en personne.

Il y a six ans, si j’avais déjà un blog depuis belle lurette, je n’avais pas d’ordinateur portable, et je découvrais la photographie numérique avec mon révolutionnaire (à l’époque) SPV, généreusement offert par mon employeur d’alors, qui m’envoyait d’ailleurs également à Barcelone participer au Forum Avaya. Comme aujourd’hui encore, je me baladais avec un cahier/carnet en papier dans mon sac, mais à la différence d’aujourd’hui, j’y écrivais parfois des textes avec l’intention de les retaper une fois près d’un clavier.

titre barcelone

Je suis allée déterrer le cahier de l’époque, et j’ai regardé (en frémissant d’horreur) les photos que j’avais prises avec mon fidèle téléphone (terriblement rudimentaire six ans plus tard — non je ne vous les montre pas, si vous avez le lien, tant mieux pour vous!). J’ai relu mes notes gribouillées, et je me suis souvenue…

En 2003, on était bien avant mes années de “terrible voyageuse”, 2006-2008. Oui, j’avais vécu en Inde et fait des vacances ici et là, mais bon. Alors partir à Barcelone quelques jours, c’était une grande aventure. Et j’avais fait ce que font de nombreuses personnes qui ont l’occasion de voyager professionnellement: rajouter quelques jours sur place à ses propres frais, quitte à payer la différence de prix du billet d’avion.

J’étais donc une voyageuse novice (voire débutante) et j’ai commis l’erreur fatale de ne pas réserver d’hôtel pour les nuits qui étaient à ma charge. Couchsurfing n’existait pas encore, et je me suis retrouvée à trimbaler ma valise (à roulettes heureusement) à travers le centre-ville chaque matin à la recherche d’une chambre pour la nuit durant les quatre premiers jours de ma visite. Dans le genre, on fait mieux!

barcelone hotel 1

A me replonger dans ces souvenirs, je réalise combien de chemin j’ai fait entre-temps, en tant que voyageuse. Si je refaisais ce voyage aujourd’hui, qu’est-ce qui serait différent?

  • J’aurais des contact locaux sur place: soit que je connaîtrais des autochtones (mon réseau international est bien plus fourni aujourd’hui qu’alors), soit que j’en trouverais via Twitter, Facebook, ou surtout, Couchsurfing.
  • Couchsurfing, justement: je ne vivrais pas le calvaire de la recherche d’hôtel, parce que j’aurais déniché auparavant un logement chez l’habitant via ce réseau social (si mon réseau ne l’avait pas déjà fourni).
  • J’aurais préparé un peu ma visite grâce à WikiTravel (qui démarrait tout juste en 2003) — voir leur page consacrée à Barcelone. J’aurais aussi fait un tour sur la page Barcelone de Wikipédia, et je me serais renseignée un peu à l’avance sur Gaudí et son oeuvre.
  • Je partirais avec mon MacBook et mon appareil photo numérique (digne de ce nom), je mettrais en ligne mes photos sur mon compte Flickr, et avec un peu de chance je publierais quelques articles durant mon séjour sur mon blog (plus facile avec un ordinateur portable que lorsque l’on est tributaire des cafés internet).
  • Je donnerais régulièrement des nouvelles (à coups de photos aussi) via mon compte Twitter, sans pour autant faire péter la baraque avec les frais de roaming pour les transferts de données.
  • Je stockerais dans Evernote les adresses des bons bistrots que j’aurais trouvés, en photographiant leur carte de visite avec mon iPhone.

Comme vous pouvez le constater, une grande partie de mon “évolution de voyageuse” tient à l’évolution technologique. On pourrait palabrer longtemps là-dessus (mon année en Inde, en 1999-2000, se déroulerait tout autrement si elle avait lieu aujourd’hui, avec téléphones mobiles, ordinateurs portables, et bancomats Maestro à tous les coins de rues).

Est-ce qu’il y a des innovations technologiques qui ont radicalement changé votre expérience de voyageur ou voyageuse au cours des dernières années?

(Oui, promis, je vous parle de Barcelone et de Gaudí tout bientôt. Avec des photos. Mais pas les miennes, promis aussi.)

Love [en]

A couple, mid-thirties, obviously love-struck.

– So, where’s the catch? She asks.
– There isn’t one, darling.
– Oh no, there always is: attraction comes with a special variety of hell built-in.

Hand in hand, they make it to hell and back many times, love twinkling in their eyes to the very end.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.

Donner 80%, ou la loi de Paréto appliquée aux métiers des idées [fr]

On est tous familiers avec la loi de Pareto: 20% d’effort pour 80% de l’effet, etc.

L’an dernier, à SoloCamp, Dennis Howlett nous en a proposé une application en réponse à la question (qui torturait plusieurs d’entre nous): sachant que donner gratuitement est une forme de marketing très efficace, surtout dans les métiers des social medias, où mettre la limite? Combien donner? Quand commencer à faire payer? Comment ne pas se faire avoir, sans pour autant devenir radins?

Eh bien, sa réponse m’a stupéfaite, j’avoue, et bien tranquillisée. D’après lui, quand on est dans les métiers de la “propriété intellectuelle” (en gros, ce qu’on offre à nos clients, ce sont principalement des idées), une bonne ligne de conduite est de considérer qu’on va donner gratuitement (ou presque) 80% et faire payer (cher) les 20% restants.

Donner 80%!

Je suis presque tombée de ma chaise.

Puis, sachant que Dennis est quelqu’un qui réussit plutôt bien en affaires, que j’avais depuis un moment le sentiment désagréable que je donnais de moins en moins et que mon business en pâtissait, je me suis un peu détendue, et j’ai décidé de garder en tête ce principe.

Et si j’y réfléchis et que je fais un peu l’inventaire de mon “travail gratuit”, je me rends compte qu’on y est assez vite:

– tout ce que je publie sur ce blog et ailleurs sur internet
– les Bloggy Fridays
– l’eclau
– les repas, pots, “petites discussions” où je fais du “consulting gratuit” en échange d’une pizza ou de la reconnaissance éternelle de mon interlocuteur
– organiser Going Solo et SoloCamp (c’était pas censé, mais ça a fini par l’être, du travail “gratuit”)
– les personnes que je dépanne à l’oeil, en ligne et hors ligne
– les interviews accordés aux journalistes, participations non rémunérées à tables rondes et autres événements…

Je pourrais continuer encore la liste.

Bien entendu, il y a un retour sur investissement, là. C’est mon budget marketing, si on veut, toute l’énergie que je mets dans ces diverses activités. C’est “ce qui me fait”, aussi, et j’en suis bien consciente. Mais rien de tout ça ne remplit directement le compte en banque: ça fait partie des 80% grosso modo de mon temps-énergie que je ne facture à personne, et durant lequel je “travaille gratuitement”, suivant quelle définition on donne à “travailler” et “gratuitement”.

Me voici donc à répondre enfin à M. Fontana d’Universal, mon interlocuteur contradictoire lors du “débat” sur le piratage à la RSR1 il y a quelques mois, lorsqu’il demandait (ironiquement et sûr de sa réponse) si j’avais l’habitude de travailler à 100% et de n’être payée qu’à 50%. (L’homme de paille favori de mes détracteurs concernant les questions de partage de fichiers semble être que je ne veux pas que les artistes soient payés pour leur travail…)

Oui, oui, Monsieur — et même plus que ce que vous imaginez. C’est comme ça que ça fonctionne, dans mon métier.

Vous me voyez venir: si l’on accepte de sortir d’une mentalité d’employés (ou pire, de rentiers), on pourrait sans beaucoup de difficulté appliquer ce genre de raisonnement au monde des oeuvres de l’esprit en général, y compris la musique. Pour les détails, il faudra repasser, car je ne les ai pas (j’en entends déjà qui hurlent) — mais n’y a-t-il pas là quelque chose à creuser?

Six Twitter Tools [en]

[fr] Une série d'outils/sites autour de Twitter que vous trouverez peut-être utiles.

This is just a small list of links to more or less useful Twitter tools and sites, that you can use (amongst other things) to figure out if this or that new (or old) follower is a spammer or not. I find that kind of information useful when deciding to publish or not “Twitter comments” here (they come in through BackType Connect). None of these ask your your Twitter password, they all use OAuth (you should not be handing out your password to any third-party service, by the way).

  • TwitBlock goes through your followers and tells you (with extensive details) how likely it is that they are spammers or bots. You can block them directly from the site (be careful!) You can also just ask it to check one specific account (this is how I know that there is very little likelyhood that @stephtara is a spammer, cool!)
  • Tweet Blocker also goes through your followers to chase for spammers, giving each of them a grade (I’m an A+ student). I find the explanations given for each evaluation less clear than with TwitBlock. Again, you can block people directly from their site — don’t go overboard.
  • Foller.me gives you information about a given Twitter account, which can also come in handy when trying to figure out if somebody is ham or spam. Again, example with @stephtara.
  • Follow cost is rather basic, and will tell you how “chatty” a given user is. This is how I know that I average 13.6 tweets a day (ouch!).
  • Favstar is interesting, as it centres on favourites, telling you which of your tweets (or any user’s, for that matter) were favourited by whom. I’m less excited by their “100+, 50+, …” leaderboard (the popular just get more popular).
  • When did you join Twitter? tells you exactly that. (Me? December 8th, 2006.)

Any other ones you find useful? Link to them in the comments. (Yeah, there’s a wave, too. Who’s going to write a plugin which creates and links post-related comment waves automatically?)

Extracting Web Apps From the Browser: Fluid and Prism [en]

[fr] Prism et Fluid sont des applications OSX qui vous permettent de créer des mini-applications qui sont en fait une fenêtre de navigateur (Firefox ou Safari) qui n'ouvre qu'une seule URL. Pratique si vous avez l'habitude de consulter Gmail, Twitter, Digg etc. via leur interface web.

This has been a productive morning for a lazy Saturday. A tweet from Tom Morris put me on the track of Fluid, and then Prism. (This is for Mac users, by the way.)

Fluid and Prism are both site-specific browsers, the first based on Safari, the second on Firefox. If you’re the kind of person who always had a Gmail tab open in their browser, and maybe another for Twitter, and for blog comments, and Google Docs, and for Friendfeed, and god knows what, you’ll like this.

Personally, the reason I like desktop clients is that they separate the web service I’m using from the browser. I can Cmd-Tab to it. I don’t see it all the time when I’m in my browser. I don’t lose the tab when my browser crashes.

Site-specific browsers basically allow you to create a simple application which is in fact a single browser window that opens up one single web page. Links in that web page, when clicked, get opened in your default browser.

I have now created “apps” for Identi.ca, Wave, and Gmail, so far. It’s as simple as filling in a small form with URL and title fields.

My only gripe is that I haven’t yet figured out how to replace the URLs favicon by another larger one as the app’s icon. Blown-up favicons are really ugly. I’ve found some sources of icons online, but am not finding all those I need, and clearly not managing to “install” them (I’m sure I don’t need to re-create my apps).

Playing with Google Wave [en]

[fr] Histoire de s'amuser un peu avec Google Wave, j'ai créé une wave autour de mon dernier article, histoire de voir ce que le contexte "Wave" peut changer à la discussion qui s'ensuit.

My Wave invite arrived this morning (thanks! I actually got two!) and I’ve been playing around with Wave since I got up. It’s fun. It’s a bit buggy. But I find it really exciting.

In the spirit of experimentation and trying things, I’ve decided to create a wave around my last post, Google Identity Dilemma.

A few notes about Wave:

  • big waves make my Firefox so slow that I downloaded Chrome for OSX to run Wave in it — seems much zippier
  • shift+enter “closes” your blip
  • there are public waves around to help get you started — ask me in Wave or ask your contacts about them (love your network!)
  • to make a wave public, for the moment, add [email protected] to your contacts (hit enter, ignore the error message) and then add it to your wave (this might stop working)
  • invites take a while to “arrive” — between the moment people invited me and I got the notice in my inbox, I think a good week went by.

So, if you are one of the lucky ones on Google Wave already, head over to my Google Identity Dilemma wave, add it to yours, invite your friends, and have a wave-fest!

Google Identity Dilemma [en]

[fr] Depuis des années, j'utilise une identité "fantaisiste" pour tous mes services Google. C'est mon identité principale (vous voyez de laquelle je parle si on est en contact). J'aimerais passer à prénom.nom comme identité principale (je la possède aussi) mais tous les services Google sont rattachés à la première, et je ne vois pas vraiment comment m'en sortir. Idées bienvenues!

When I created a Gmail address all these years ago, I chose a “funny-cute” name that was easy to remember for most of the people I knew. I was on IRC all day back then, and my nickname was bunny(wabbit_), and people knew I was Swiss.

I didn’t really think my Gmail address would become so central to my online identity, you see.

Of course, I also registered firstname.lastname and redirected it onto my main e-mail address and identity.

As years went by, Google added all sorts of services that got tied onto this identity (not to mention the 2.5Gb of archived e-mails and chats). Google Talk, Google Profiles, and recently, Google Sidewiki and Google Wave.

These last weeks, I’ve been wondering if I shouldn’t “make the switch” and use my more serious “firstname.lastname” e-mail address as my main identity. Actually, to be honest, I’d like to. But there are obstacles — oh, so many.

First, all my contacts are linked to my current account. All my e-mail is stuck in it. My Feedburner and Google Reader settings are linked to it. My blogger blog is. My calendar. Everywhere I use my Google identity for a third-party service, here we go.

And Google does not allow you to link one Google account to another (sure, you can redirect mail, but that doesn’t solve anything).

So, do you see my problem? If you have any bright ideas, I’m listening. I would really like a solution.