LeWeb'12 Paris Official Bloggers: Selection Underway [en]

[fr] C'est le moment de vous porter candidat pour être blogueur officiel à la conférence LeWeb à Paris. Lisez l'annonce sur le blog de Frédéric.

LeWeb - Register Now!Here we go! Selection for official bloggerdom at LeWeb’12 in Paris (4-6 December 2012) is underway. Time to apply if you haven’t heard from us and think you would make a good addition to the team. Time, also, to pass this around to all the various international and “rising star” bloggers and podcasters around you!

Read the announcement on Arne’s blog.

Loading…

Here’s a link to the form if you can’t see it above. Please tweet/facebook it.

Here are some banners and badges for your blog.

See you in Paris in December!

Facebook: on s'est pris une machine à remonter le temps dans la tronche [fr]

[en] Musings on the Facebook "private message bug" hysteria.

Hier soir, vous avez peut-être entendu qu’il y avait un “bug” Facebook qui faisait apparaître des messages privés dans la timeline. Rassurez-vous, jusqu’à nouvel avis, il n’en est rien: allez vite lire ce super petit compte-rendu de 20minutes.fr sur l’hystérie collective qui nous a frappée dans la nuit.

Pour les sceptiques, je vais faire comme 20minutes: si vous avez une preuve matérielle qu’il y a effectivement bug (à savoir, une message apparaissant dans votre timeline accompagné de l’e-mail vous annonçant que vous avez reçu un nouveau message privé), balancez-moi ça et je rectifierai. Et bien sûr je ne publierai pas votre message privé :-p

Je ne résiste toutefois pas à faire quelques commentaires, un peu en vrac. Début de tartine, allez chercher un jus d’orange.

Notons d’abord que les médias (et non pas les “internautes anonymes”) sont les grands coupables dans la génération et la propagation de cette rumeur. Et ça me fait penser à l’instant à cet excellent article de Titiou Lecoq, à lire aussi: “Ma réponse aux élites qui ‘détestent’ internet“.

PEBCAK. Problem exists between chair and keyboard. Le problème ici, c’est nous et notre mémoire faillible, nos codes sociaux mouvants, notre compréhension partielle des outils avec lesquels on jour, notre recherche incessante (et inconsciente) de ce qui confirmera nos croyances (ici: Facebook sont des gros méchants irresponsables).

(Vous noterez en passant mon “confirmation bias” à moi: rares sont les “vrais méchants”; les médias — et certaines personnes — aiment se faire peur et faire peur; on a tendance à sombrer dans des théories du complot face à ce monde qui nous échappe — au moins quelqu’un maîtrise la situation, ouf; le monde est plus complexe qu’on ne le croit et on cherche toujours un coupable pour ce qui ne va pas; et j’en passe…)

Revenons à la mémoire. Ah, la mémoire. Vous chercherez les articles vous-mêmes, sur ce coup, si vous voulez plus d’explications. Mais on sait bien aujourd’hui que la mémoire est extrêmement plastique. Ce n’est pas un enregistrement sur un disque dur. Et je ne parle pas que des “fausses mémoires”.

A chaque fois qu’on se souvient de quelque chose, on reconstruit le souvenir à partir des bribes de contexte et d’éléments “enregistrés”. Le présent et nos émotions du moment s’y mêlent. Et après ça, le souvenir est “réenregistré”, écrasant la première version. A chaque fois qu’on fait appel à un souvenir, on le change. Effrayant, non? Et en plus, c’est même pas des souvenirs complets, c’est des machins partiels qu’on réinvente à moitié.

J’ai vu arriver sans surprise le démenti initial de Facebook. Mais quelques personnes de mon entourage soutenaient qu’elles avaient trouvé chez elles la preuve du bug. Des personnes que je respecte, et qui savent faire la différence entre un message privé et public.

Alors je suis allée regarder chez moi. Consternation! J’ai trouvé dans ma timeline des messages passablement personnels. Oh, pas de quoi fouetter un chat ou briser mon couple. Mais quand même, étonnant. Pour en avoir le coeur net, j’ai consulté ma Mémoire: GMail. Comme l’a très bien dit David Labouré dans notre conversation Facebook sur le sujet, “ta mémoire s’appelle GMail”.

Eh ben, stupéfaction: c’était bien tous des messages du mur. Oui, même les machins qui commençaient avec des salutations, se terminaient avec des xoxo, et qui suggéraient qu’on se voie pour une pizza la semaine prochaine. J’ai fouillé, fouillé, et rien trouvé.

Allez, sautons dans la machine à remonter le temps. 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006… Y avait-il des messages privés vraiment privés à l’époque? Je ne m’en souviens plus, honnêtement. Par contre ce dont je me souviens, c’est qu’on écrivait des choses sur les murs des gens. Il y avait même, à une époque, la vision “mur-à-mur” qui affichait sous forme de conversation les messages qu’on s’était laissés sur nos murs respectifs. Le mur, c’était le truc sur lequel nos amis laissaient des messages. Ecrire sur son propre mur, ça ne se faisait pas. (J’ai même posté des choses sur mon mur pour dire ça, c’est dire!)

J’en déduis (parce que là, ma mémoire me fait défaut, enfin, un vague souvenir, mais il est vague) que poster un statut ce n’était pas la même chose que publier sur son propre mur.

Je me souviens avoir dû rendre attentifs les gens (lors de conférences, formations) au fait que ce qu’ils publiaient sur le mur d’autrui, ils ne savaient pas qui pourrait le lire. Les amis du destinataire… c’est quelque chose qu’ils ne contrôlaient pas. Et surtout, ils ne contrôlaient pas si le mur était visible aux amis, aux amis d’amis, aux amis et aux réseaux (vous vous souvenez du réseau “Suisse” dans les débuts?) Avec les commentaires, on avait le même problème. Je me souviens d’élèves qui écrivaient des choses “privées” dans les commentaires de leurs amis, sans réaliser que ces amis étaient peut-être amis avec des profs 🙂

Aujourd’hui encore, je vois que la distinction entre message privé et message sur le mur est loin d’être évidente à saisir pour des internautes débutants, tant sur le plan conceptuel que technique.

Dur-dur pour nos petits cerveaux de mammifères d’appréhender comment circule l’information dans un espace numérique semi-privé.

Il y a six ans ou même quatre ans, on n’utilisait pas du tout de la même façon les messages sur le mur des autres. Aussi, à l’époque, on avait bien moins de contacts. Ce qu’on était prêt à mettre sur le mur de quelqu’un en 2006 ou en 2008, on ne le mettrait plus aujourd’hui.

Même si le réglage est resté “amis seulement” durant toutes ces années, sa signification a évolué. Quand on publie quelque chose aujourd’hui, on peut avoir une relativement bonne idée de qui le lit. Mais on n’a aucune idée qui le lira dans le futur. C’était déjà un enjeu important avec les blogs, lorsque le web était moins “mainstream”. On publiait des choses sur l’internet public, pour son public actuel, en oubliant que dans six mois ou six moins son patron pouvait débarquer dans le monde en ligne et lire nos écrits immortels.

Facebook n’est pas complètement blanc dans l’histoire: les paramètres de confidentialité ont changé de nombreuses fois, parfois de force. On est bien pardonnables d’avoir perdu le fil. Comme le rappelle mon ami Kevin Marks, danah boyd a très bien expliqué l’importance de prendre en compte les codes sociaux et la perception des utilisateurs, et en particulier notre tendance à nous reposer sur “privacy by obscurity”. C’est “privé” parce que peu de gens le trouvent, même si les droits d’accès le sont moins. Avec timeline (et d’autres évolutions de la plate-forme avant ça, comme l’apparition du newsfeed, qui avait provoqué une véritable révolution — les francophones ne l’ont pas vécu, c’était très tôt), Facebook fait remonter à la surface et rend facilement trouvable des choses qui étaient auparavant relativement cachées.

Ma politique générale de publication (“tout ce que tu mets en ligne risque de finir dans les journaux”) me paraît bien saine, du coup. (Et non, je n’applique pas ça littéralement-tout-le-temps-sans-exception. Il y a des choses que je publie sur Facebook que je préférerais ne pas voir apparaître dans les journaux. Quand même. Mais je sais que tout ce que j’y mets court un risque de devenir un jour un peu plus public que ce que je pensais au départ.)

Pourquoi sommes-nous si prêts à croire à une magistrale bourde de Facebook? C’est vachement grave, quand même, de rendre public des messages privés. C’est arrivé à Twitter et c’était pas joli. Si je concevais un système comme ça, je m’assurerais bien que les baquets dans lesquels on stocke le privé et le public ne se mélangent pas trop côté code. Je suis pas développeuse ni ingénieur, mais d’après ce que nous dit Facebook, quand ils disent que ça peut pas arriver techniquement, c’est à ce genre de chose qu’ils font référence. (Quelqu’un qui sait mieux que moi peut peut-être expliquer.)

Facebook, ces temps, c’est la grosse méchante entreprise. Celle qui est évaluée à des montants astronomiques et qui a fait une entrée en bourse générant bien du schadenfreude chez ses détracteurs. C’est le Big Brother de 2012. Notre Microsoft. La sale entreprise qui fait un profit indécent sur le dos de nos photos de chats. Un service qui devrait être d’utilité publique mais qui est au mains de Zuck. En même temps, on adore passer du temps sur Facebook. On est accro. Amour-haine, quoi. Donc oui, s’il y a l’occasion de dire qu’ils se sont plantés grave, on va sauter dessus! Scandale! Outrage! Drame! Catastrophe!

On est un peu susceptibles. On monte aux barricades pour un oui ou pour un nom. Cf. le fameux statut qui a recommencé à faire ses rondes, mais qui n’est rien d’autre qu’un message en chaîne à côté de la plaque: “Attention, avec la nouvelle version de Facebook, les gens peuvent voir des trucs privés qu’ils devraient pas pouvoir voir, merci de vous bander les yeux quand vous regardez mon profil histoire que vous ne les voyiez pas!”

L’être humain n’aime pas trop le changement. On réagit négativement, on menace de tout quitter. Rappelez-vous les révoltes lors de chaque nouvelle version de Facebook: on est toujours là, et même tellement là qu’on en a oublié comment c’était avant, au point de croire en toute bonne foi que les messages “privés” sur nos murs ne peuvent pas en être, parce que jamais on aurait fait des choses pareilles.

On réagit “contre” parce que c’est du changement. Son contenu importe moins. J’ai d’ailleurs pris l’habitude d’attendre quand quelque chose change et que je n’aime pas. Je sais qu’une bonne partie de mon “je n’aime pas” c’est juste parce que ça a changé. J’ai des nouveaux embouts dans mes appareils auditifs. Ça remplit mes oreilles. Ça change le son. Je n’aime pas. Mais j’attends quelques semaines avant de décider que vraiment je n’aime pas et que je veux revenir en arrière. Parce que ce que je n’aime surtout pas, là, c’est juste que “c’est pas comme j’ai l’habitude”. Bon, moi je suis un cas un peu particulier, parce qu’avec un léger trouble de l’adaptation, j’ai dû me pencher sur ces questions avec beaucoup d’attention. Mais je ressens juste un peu plus fort ce que “tout le monde” ressent face au “nouveau imposé”.

Si on résume?

  • les médias ont bien chauffé la salle
  • on utilisait Facebook bien différemment il y a 4-5 ans
  • notre mémoire est plastique et faillible
  • Facebook a changé ses paramètres de confidentialité de nombreuses fois, et dans le processus certaines choses “un peu plus cachées” sont devenues “un peu plus publiques” (comme les messages du mur)
  • on aime bien taper sur Facebook ou tout autre grand méchant monopole profiteur
  • les espaces numériques semi-publics, c’est pas facile de s’y retrouver (même pour les pros)

 

Life and Trials of a Social Media Consultant [en]

[fr] Le marché et l'industrie des médias sociaux a beaucoup changé depuis que j'en ai fait ma profession (c'était en 2006, pardi!). Petit regard en arrière sur le chemin parcouru et où je me situe par rapport à la pléthore actuelle de services tournant autour des médias sociaux. Un profil de généraliste avec deux domaines de prédilection, les blogs et les indépendants.

Since I went freelance over six years ago, a lot has changed. We weren’t talking of social media back then. I was a “blogging consultant” and what I told people about was “the living web”. At some point what we did was “social software”. Somewhere along the line “social media” showed up (who still speaks of “web 2.0” nowadays?), and it’s become a pretty well-accepted umbrella term for all sorts of stuff from “viral videos” to “facebook marketing” to blogging to digital strategy to online communities… And all the rest.

At some point here in Switzerland, the social media industry matured. I went from being one of the very few people in the French-speaking part of Switzerland who could come and give a talk on “blogs and the living web” (when I started out) to one of the many fish in a larger and larger pond (including, sadly, some sharks). In other words, there are now people who specialize in creating marketing campaigns for facebook pages, others who are experts at Twitter, yet others who are full-time community managers.

I realized a couple of years ago that there was no point in me trying to compete with marketing/advertising agencies. Or community managers. I’m not a marketing expert. Or a community manager. Or many of the specialized roles that have appeared over the last couple of years. Today there are people who have full-time corporate jobs with “social media” in their job title — good luck finding any of those in 2004-2006.

You might remember my specialist/generalist series of articles. In today’s industry, I have a generalist profile (it’s a question of point of view of course, I’ll always be a “social media specialist” to the outside world). That makes me a great person to bring in during early stages of social media adoption/development (one reason I work with lots of freelancers and small organisations) and in situations where a wider view of the field is necessary to break through what are becoming the social media silos. It also makes me a good social media course director, because I have this global overview 🙂

There are, however, areas that I am specialized in — or have specialized in, over the years. I started out being a web standards advocate (Pompage.net and the associated mailing-list live on). I gave a whole bunch talks (and wrote some code) around the question of languages and multilingualism online. Until recently (and still sometimes, actually!) another area of expertise of mine was teenagers and the internet (I’ve lost track of the number of talks I’ve given in schools, but it’s probably somewhere around 50).

Today, the two areas I “expertise” in are blogging and freelancers/freelancing. I’ve been doing quite a bit of soul-searching as I prepare the much-needed revamped version of my professional website, which I won’t even link to here, it’s so horribly painfully out of date. Maybe once the new version is up I’ll come back here and add all the relevant links 😉

Blogging: I’ve been blogging since July 2000. Blogging is my thing. It’s in my DNA. I’ll probably never stop, even though I am blogging less than I used to, because there are now other channels of communication and self-expression that were not there in the early days of blogging. I’m a blogger. Professionally, that means it’s a tool I love, and that if you need somebody to get you started in the world of blogging, or help you progress along the way, I’m your person.

I’ve been playing around with WordPress since forever (even written a bunch of plugins). I’ve been the editor of the French-language ebookers travel blog for three and a half years. Last year I helped get the Paper.li community blog off the ground (not even mentioning the countless others amongst my more “modest” clients). I’ve advised and coached companies as varied as Intel (2007), Fleur de Pains (2008) or Solar Impulse (2010) on their blogging, and developed services in blogger relations for Web 2.0 Expo Europe, LeWeb, Solar Impulse, and now Orange. And how could I forget Bloggy Friday Lausanne!

Enough with the list. I’ve been doing this blogging stuff for a long time, and doing quite a lot of it.

Freelancers/freelancing: the freelance ride has not been smooth for me, though I’ve made it. I’m somebody who self-analyzes a lot, and so I have spent a lot of time reflecting on how to manage one’s life and job when one freelances. The first outcome of this trend was the Going Solo conference (now a group on facebook), and then the eclau coworking space in Lausanne. For many years I have also had lots of freelancers amongst my clients: people who have little or no web presence and want to get started, or learn how to blog, or use social media to make themselves more visible. All this ties together nicely, and I appreciate it goes beyond social media: business strategy, productivity, negotiating and dealing with relationships, work-life balance…

So, there we go. I initially wanted to speak about the wisdom (or not) of specializing in “blogging” nowadays, but the introduction of this post took on a life of its own, so there you are! I’ll keep that question for another post.

Life in Pictures [en]

[fr] Photos et commentaires.

This is a lazy post. Posts have to be lazy most of the time, or they don’t happen. I have hundreds of photographs waiting to be sorted and uploaded. But I have other things to do like fight fungus on my cherry tomato plants, cuddle kitties, earn money, and prepare for a couple of week-ends abroad.

Anyway. What I did is I picked a bunch of photos from the last month or so that I liked, and dumped them together in a set. They tell bits of my life — the parts I’ve photographed. Lots of cats and plants 🙂

I almost just embedded the slideshow here. But you’re lucky, here are the photos, with comments underneath.

Smelly Bus Stop

I was waiting for the bus to go to my audiologist’s (who is lovely but works quite far out for somebody travelling by public transport like me) and was really disturbed by the smell of rubbish. I was grumbling about people who throw rubbish on the railway tracks or something, when I turned around and noticed the train that was parked right behind us: a garbage train. That kind of explained the smell.

My balcony, early July, with Quintus

When I came back from England with Quintus I was amazed at how much my tomatoes had grown. Here’s what the balcony looked like back then, early July. Not much compared to today. You can see Quintus peeking out.

Stormy Lake

I love the lake, and find it particularly beautiful when it’s stormy. I’ve been sailing a fair number of times this summer, but haven’t taken many photos. I have a facebook group for people interested in going sailing on the Farrniente. (Not my only active facebook group as you’ll soon discover.)

Quintus in Love With Corinne the Cat-Sitter

Corinne is in Switzerland these days, so she’s been over regularly to visit, and agreed to cat-sit for me while I was in France end July. It was love at first sight between her and Quintus. Corinne has recently redesigned my professional site. I’m very happy with the result and just need to write a little content (hah!) before it can go live. I’m quite excited to have an up-to-date professional site again, particularly as I’m now clearer about what aspects of my work I want to develop (hint: blogging/freelancers).

Nails done professionally for the first time in my life

A couple of months ago I met Claire. I first noticed her on Twitter (@CBertol) — she was nice, a blogger and a cat person (meet @LoupiCat and his blog). She came to Bloggy Friday (yes, there’s a facebook group for that!) and I immediately noticed her nails. Turns out she’s a part-time nail artist. My brother’s wedding was coming up, and I figured it would be a good excuse to use her services.

So anyway, a few weeks later, I trekked to the other end of the canton and had my nails done. I suck at taking hand photos, I do.

Nails done professionally for the first time in my life -- toes

I don’t think my foot photos are much better :-p

Quintus and Tounsi in the garden

Here’s Quintus exploring the garden, with Tounsi not far behind. Did I mention they both have facebook pages? Follow the links.

At my brother's wedding

There we are, here I am at my brother’s wedding. That white jacket is the most expensive item of clothing I’ve ever bought, but it was worth it. Now I need to wear it 🙂

The wedding was a really nice wedding. All weddings are nice (well, hopefully), but this one was nice in the sense that it was relaxed, sprinkled with a few nice Ukrainian traditions, there wasn’t any drama, and suddenly it was 1am and neither me nor my grandparents (who are well in their eighties!) had seen time go by.

Quintus and Tounsi cohabitating

Here are the cats again. They don’t love each other, but they tolerate each other quite well. I don’t often see them this close though, and it usually doesn’t last long, so I take a photo when it happens. Quintus started out by actively impressing Tounsi with low menacing meows when he arrived. End result: Tounsi started being afraid of Quintus — I’d actually never seen Tounsi be afraid of anything or anybody before!

Things are calming down now. Tounsi has realized that Quintus is mostly talk and not much walk, so he’s starting to stand up to him more. But Quintus is still clearly top cat.

Quintus lounging outside eclau

The top cat in question, lounging on the window sill at eclau. Quintus prefers to stay in the flat, but I’m encouraging him to spend time at eclau and outside. Outside, he has his favourite spot hidden under the concrete path. It’s hollow underneath and there are two neat cat-entrances. He usually makes a beeline for it when he’s outside, and would rather be outside than hang out at eclau.

Things are changing though. He’s starting to nap at eclau and get to know the coworkers, and I’m spending a bit of time with him (and treats!) outside to encourage him to explore.

Which reminds me (I should have blogged about this already, but I haven’t, of course): we had an emergency photo shoot the other day at eclau to illustrate an article in the Financial Times I had given Ian Sanders an interview for. (That is one ugly sentence, sorry.) The photo ended up not illustrating a little feature about eclau alongside other coworking spaces, each with its little photograph, but being the main photo for the article! The link above to the article is behind a registerwall, se here’s the PDF of the article if you want to see what it looks like. Yay eclau and thanks Ian!

Quintus and Tounsi closer than usual

Back to the kitties, sharing the bed in an almost symmetrical manner.

After three kitty photos in a row, it’s no use hiding that I’m a crazy cat lady (not too old for the moment), and that there is a (francophone) facebook group for crazy cat ladies (and guys), and that I’m pretty active there posting photos of Quintus and Tounsi and liking photos of the cats responsible for the other 200 or so humans in the group.

Overgrown balcony

Back to the balcony: that’s more like it! Sharing my balcony plant photos on facebook led me to create a group for people into growing stuff. Yes, another facebook group. And it’s not finished.

Beautiful sunflowers in the garden

These sunflowers are not from my balcony, but in the garden just below. They grew to about 3 meters — I kid you not. The concierge himself was amazed — told me he’d never seen them grow that tall. I guess they liked the combination of good soil (on the compost heap) and lots of sun.

A yummy meal with veggies I don't normally buy

This was a yummy yummy meal I made, with green beans, which I never buy. I ended up with green beans because I signed up for a weekly basket of veggies while somebody from the coop was on holiday. And ended up with a bunch of veggies I never buy — which was exactly the point for me!

I’ve also changed the way I eat, eating a full “normal” meal at breakfast (fat + carbs, mainly), another good meal at lunch (less carbs), and a light meal in the evening (salad or the like + protein). I started doing it after being advised by a naturopath friend of mine (he’s the director of the EPSN in Lausanne). I was having trouble going to bed at night and getting up in the morning (sound familiar?). Swapping my meals around has helped a lot: I’m waking up earlier and going to bed earlier without much effort.

And when you think of it, it makes sense: you do not need huge piles of energy at night when you’re sleeping. Why eat your main meal just before going to bed? You need energy in the morning and the afternoon. Skipping breakfast or having a light breakfast doesn’t make much sense physiologically. In addition to that, it seems we have a peak of something in the morning that helps us digest fat. So, sausages and pasta in the morning, here we come!

As a perpetually hungry person, I’ve also found that I’m less hungry this way. I have a better morning because my tummy is full, I do not start starving at 10:30 am, but reach noon quite content, happy to eat again but not too hungry. And in the evening, instead of being (again) starving-waiting-for-my-main-meal, I’m barely hungry. What a change!

First balcony cucumber -- tasty!

In addition to cherry tomatoes, I’m growing cucumbers on my balcony. This is the first one. They are absolutely delicious. They actually taste of cucumber. (Not cucumber-flavoured water. Proper cucumber.)

I have two cucumber plants. Since they started producing fruit, I’m having trouble keeping up. Good thing I love cucumber, because it’s close to one a day!

Basket of veggies, delivery -- a lot for one person

Ah, here’s one of my veggie baskets from Le jardin potager. The closest delivery point is just across the road.

This is the second one. Note the beetroots? I hate the red stuff they try and put in your salad every now and again. I thought I didn’t like beetroot. I never ever buy beetroot. I tried this dead simple recipe and discovered that I actually love beetroots. I’ll be buying more!

Tounsi in Quintus's basket, holding his ground

The round basket is Quintus’s place. He sleeps there most of the time. Tounsi snuck in at some point, and stood his ground as Quintus tried to tell him off.

Khaly, my stepmom's adorable puppy

This cute baby is my stepmom’s new puppy, Khaly. Isn’t she a darling?

Basel

I went to Basel last week-end to visit a friend who has been there for the last four months or so. I have a pile of photos to sort and put online of course, so here’s already one which I particularly like.

Very classy

I stole this pic of a guy in the tram in front of us. I thought the cigarettes behind both ears were nearly as classy as the unlit dangling cigarette some addicts tend to have permanently glued to their mouth.

Balcony, mid-August

My balcony seen from outside, mid-August. It’s nice and shady on my balcony-couch.

Tounsi at eclau being silly

Tounsi, at eclau. 🙂

Quintus in the garden

Quintus relaxing in the garden.

3rd and last basket of veggies for the summer

My third basket of veggies. Help!

Tounsi and his "look"

Tounsi giving me his “OMG you found me!” look.

Tounsi curled up in his tight new spot

Curled up in his new spot — I didn’t think he’d fit in there.

Quintus basking in the sunshine

Cute nose contest.

Quintus light and dark

Basking in the sunshine.

Pallet garden, end of August version (too much had died)

I bought some new plants yesterday for my pallet garden. It’s been through various stages since the beginning: some plants died, some were happier elsewhere, some were simply bad choices (dangly plants kill those beneath them because they cover them up). My pallet has been looking a bit drab lately, so I bought some heather and pansies and a few other plants to fill in the gaps. Fingers crossed. Watering a pallet garden is definitely a challenge — if I were starting a pallet from scratch I would build irrigation in.

Tomatoes after pruning (had fungus)

I spent all afternoon yesterday removing fungus-ridden leaves from my tomatoes. I’d bunched them up way too tightly, and hadn’t pruned them enough, and the fungus loved it. Oh well, first-time tomato-grower — I’m learning. You can now see through the tomato plants.

Tomatoes

Here’s one of the little plants. (The pot is too small, but I had extra plants, so I thought “better a small pot than kill the plant”).

Cucumbers

Close-up of my cucumbers.

More Tomatoes

More tomatoes.

Indoor Jungle

I still have an indoor jungle. I have too many plants. I think I may be a bit of a hoarder. Anybody want to adopt some of my excess plants? Let me know if you’re around Lausanne and can come and pick them up.

I’ve had a hard time putting the plants where Tounsi won’t get at them (he’s improved, but the yucca for example is irresistible for his claws) and still leave enough space for the cats to walk around on the furniture (giving them a bit of a 3D indoor space).

Fallen tomatoes

The tomatoes that fell off while I was pruning and reattaching the plants yesterday. Have been looking for ideas for a small quantity of green cherry tomatoes. Fried?

Quintus cuddling in the morning

Quintus cuddling this morning. He likes to sleep curled up next to my ear, so I go to sleep to the music of purring kitty, which is nice. Less nice is that he makes noises when he sleeps. Voice noises. “Mmmh” each time he breathes. Some squeaky snore? A closed-mouth meow? I don’t now, but it wakes me up. So I pet him to try and get the purring started again, but as soon as I stop he drifts off again and starts squeaking.

Tounsi at the top of the bookcase

Tounsi taking advantage of some 3D-space I set up.

Reorganising the kitchen -- all useful stuff

One thing I finally got around to doing today is I started reorganizing my kitchen. Wow, if my memory serves me right, the kitchen cupboard space was last allocated in 2003, when I wrote “Living Space as User Interface“! I’ve added shelves and stuff since then, and cleaned out cupboards, but the kitchen is way overdue for a spring-clean and a complete re-think.

This is the cupboard above my sink, reorganized.

Reorganizing the kitchen -- not quite done yet

These are the shelves next to the sink. Not final, but at least I have somewhere for the great set of pans I brought back from Aleika’s.

Reorganizing the kitchen -- stuff I never use

Here’s a box filled with things I removed from the cupboard. Most of them have been outside the cupboard today for the first time in years. Need to sort through them, see what I get rid of, what I keep, and where I put what I keep.

Writing this last bit about the kitchen, I realize I’ve been quite good at keeping my weekends for “house stuff” (or leisure). In the Going Solo group (yup, another facebook one, remember the Going Solo conference?) we were talking the other day about setting time aside for one’s own projects. Half a day, for example.

I fear that if I do that I will quite quickly either let that half-day be taken over by work (if I’m stressed), or by “I don’t want to do anything, let me put my feet up”. I manage to not let work encroach on my week-end even when I’m “normally” stressed (I make exceptions in crisis situations of course). How can I recreate that level of “protection” for a slice of my time, but during the week? Food for thought.

Well, I hope you enjoyed the pictures and the snippets of news. Have a nice week!

Améliorer — indianiser — les plats tout prêts [fr]

[en] Fusion food, my style. How to indianize "ready-made" stuff.

Si je faisais les choses bien j’illustrerais cet article avec une série de photos. Mais ce soir, j’opte pour “faire” plutôt que “ne pas faire, mais bien”.

J’aime faire la cuisine. Parfois, cependant, il faut faire vite, et les rösti tout prêts de la Migros, c’est vachement pratique. Avec quelques petites épices indiennes, on peut égayer ces plats “tout prêts” achetés au supermarché. Toutes les épices (sauf si je précise) se trouvent dans votre petit supermarché indien du coin.

Quelques exemples.

Purée de pomme de terre en flocons

Au lieu de faire chauffer l’eau avec le beurre, faire fondre le beurre doucement dans la casserole. Faire revenir 30 secondes des graines de cumin (toujours cumin d’Orient, attention, le cumin noir n’a rien à voir avec!), des graines de moutarde noire, un peu de urid daal. Ajouter un oignon de printemps coupé en rondelles, des tiges de coriandre hâchées (ça se congèle bien) et un peu de turmeric. Saler. Ajouter l’eau, faire bouillir comme normal, ajouter le lait, puis les flocons.

Rösti

Dans une petite casserole, faire revenir graines de cumin et de moutarde noire, feuilles de curry (ça se congèle, comme ça on en a toujours en stock), puis pâte au gingembre et à l’aïl (idem), oignon hâché, et finalement un peu de goda masala (j’en ai un stock si vous voulez) et de la poudre de piment. Ajouter tout ça aux rösti une fois qu’ils sont presque prêts.

On peut bien sûr aussi les égayer “à la suisse”: rajouter lardons, oignons, morceaux de Gruyère (au dernier moment, sinon ouh là le fromage fondu partout dans la poêle), oeuf…

Raviolis en boîte

Mettre du beurre dans la casserole, faire revenir graines de cumin, graines de moutarde noire, feuilles de curry. Ajouter du turmeric et quelques gousses d’aïl en petits morceaux. Ajouter les raviolis, les faire chauffer, et terminer avec beaucoup de feuilles de coriandre.

Chicken Tikka Masala tout prêt

Je trouve la plupart des repas indiens tout prêts de la Migros un peu fades, mais le Chicken Tikka Masala est pas mal. Une fois que vous avez réchauffé le plat, ajoutez un oignon de printemps, une échalotte, ou un petit oignon rouge hâché, un peu de jus de citron, et des feuilles de coriandre. Miam!

Autres idées

On n’est plus dans le “tout prêt”, là, mais quand je fais une saucisse à rôtir ou une sauce bolo, je l’indianise aussi.

Pour la saucisse à rôtir, j’ajoute des graines de cumin et des graines de coriandre en plus de l’oignon et de l’aïl à caraméliser.

Pour la sauce bolo, je commence avec une base cumin + moutarde noire + feuilles de curry et oignons + piments verts + pâte au gingembre et à l’aïl avant d’ajouter la viande, la tomate, etc.

Pour les soupes, idem. Balancer quelques épices “exotiques” au moment opportun lors de la préparation, ce n’est pas compliqué et ça donne une “super bonne soupe”. Ajouter bêtement du curry en poudre “suisse”, si vous n’avez pas les bonnes épices sous la main, est aussi un bon truc (y compris dans la bolo).

Vous voyez un peu l’idée? Le choix des épices, il faut expérimenter un peu. Le trio de base c’est graines de cumin, graines de moutarde noire, feuilles de curry — mais on peut en enlever un ou deux, ajouter d’autres choses, bref.

Amusez-vous bien!

Discuter avec le chef du service clientèle d'Orange Suisse [fr]

[en] Orange Blogger Relations, phase 3: meet and chat with the VP of Customer Care on september 27th! (In French...)

Après avoir invité des blogueurs au Caprices Festival et à OrangeCinema, Orange Suisse propose aux blogueurs et podcasteurs de venir rencontrer et discuter avec le vice-président responsable du service clientèle.

Cette rencontre a un petit goût de “portes ouvertes”. Cela se passera dans les bureaux d’Orange à Renens, et on prévoit une bonne heure de discussion ouverte (avec “refreshments”) sur tout ce qui touche au service clientèle.

Les blogueurs et podcasteurs conviés à cette discussion seront bien entendu libre d’en rendre compte comme bon leur semble: photos, vidéo, tweets, articles, facebook, enregistrements… pendant et après.

J’aime beaucoup mettre sur pied ce genre “d’accès privilégié” pour blogueurs. En 2008, lors de la conférence Web 2.0 Expo à Berlin, on avait mis sur pied une table ronde entre Tim O’Reilly et une trentaine de blogueurs. Depuis cette année-là également, chaque conférence LeWeb à Paris démarre par une visite “derrière la scène” avec Loïc et Géraldine Le Meur, les organisateurs. Avec Solar Impulse, on a organisé des petits-déjeûners blogueurs avec André Borschberg et Bertrand Piccard.

Ces initiatives sont toujours fort appréciées tant par les blogueurs que par les “invités de marque” 🙂

Chez Orange, on a donc décidé de démarrer ces Orange Expert Interviews. On projette d’organiser chaque mois une rencontre entre des blogueurs intéressés et un expert internet à Orange. On commence avec le service clientèle, et restez à l’écoute pour la suite!

Si vous désirez faire partie des blogueurs invités pour cette première discussion, portez-vous candidat en remplissant le formulaire ci-dessous. On se voit le 27 septembre?

On s'habitue [fr]

[en] A few words on habituation and hearing aids.

billet rédigé à Trigance, le 2 août 2012

On a une capacité incroyable à s’habituer. J’y pense maintenant, alors qu’après une journée sans appareils auditifs (je faisais de la randonnée en montagne, toute seule), je range mes cheveux derrière mon oreille après les avoir remis. “Scritchhhh scrtichhh!” — le bruit maintenant familier de mes cheveux qui frottent sur le micro. Ça ne me choque plus. C’est normal. Je suis habituée.

En avril, lorsque je me suis retrouvée pour la première fois avec des appareils sur les oreilles (la tentative avortée de mon adolescence était “intra” ;-)), j’ai été immédiatement horrifiée par le bruit ambiant. Le bruit de mes vêtements, mes cheveux quand je tournais la tête, ma respiration, et surtout, quand j’essayais de ranger une mèche derrière l’oreille.

Heureusement, mon audioprothésiste ne m’a pas laissée longtemps avec ce réglage “optimal selon le fabricant” et a réduit de 8 décibels (!) mon amplification. Assez pour que j’entende mieux que sans appareils, et assez peu pour ne pas être trop gênée par le bruit de fond du monde (et le bruit de fonctionnement de l’appareil).

Si vous m’aviez demandé ce jour-là si j’imaginais un jour pouvoir tolérer ce bruit, je vous aurais probablement répondu “non”. (Bon, j’admets que sachant ce que je sais sur l’habituation, j’aurais probablement concédé que ça faisait partie du possible, même si je peinais à l’imaginer.)

Aujourd’hui, 5 décibels de plus qu’en avril (et un changement de modèle, la gamme d’au-dessus — bobo le porte-monnaie), ces bruits de frottement ne m’incommodent pas. Ni même le bruit de fonctionnement de l’appareil, auquel vraiment j’imaginais ne jamais pouvoir m’habituer, et qui à ma stupéfaction m’est même agréable — quand je l’entends: lorsque je mets mes appareils le matin, et lorsque je suis dans un environnement très silencieux.

Je m’habitue aussi à entendre mieux. Marrant, ça. Il y a des gens dans mon entourage avec qui j’avais une communication très limitée, et je me rends compte maintenant que c’est parce que je les comprenais très mal. J’ai maintenant pris l’habitude de pouvoir interagir confortablement avec elles.

Une catégorie de personnes avec qui c’est flagrant, ce sont les enfants. Je soupçonne que les adultes s’adaptent (peut-être sans s’en rendre compte) au fait que j’entends mal, mais que les enfants ne sont pas vraiment (encore) équipés pour le faire. Ils ne réalisent pas que j’entends mal. Ils parlent doucement, sans me regarder, sans avoir mon attention. Ce sont des enfants. Eh bien depuis que j’ai des appareils, j’ai réalisé que j’interagissais beaucoup plus avec des enfants (connus ou inconnus). La seule explication que je vois, c’est que je suis maintenant en mesure de les comprendre suffisamment pour avoir des échanges significatifs.

Si j’oublie de mettre mes appareils, je me retrouve soudainement dans des interactions où les paroles de l’autre atteignent mon cerveau sous forme de choucroute inintelligible. Il me faut quelques secondes pour comprendre ce qui “ne va pas”: j’ai oublié de mettre mes oreilles! C’est presque inimaginable pour moi de penser que je me suis débrouillée toutes ces années en entendant si peu. Bref, j’ai complètement perdu l’habitude d’entendre mal (enfin, plus mal que maintenant) et de devoir faire les efforts nécessaires pour compenser. Ça se sent d’ailleurs: si je suis sans appareils, mon cerveau fait la grève — je suis probablement moins performante (moins entraînée!) pour compenser.

On s’habitue donc à la présence de quelque chose: des appareils dans mes oreilles auxquels je ne pense plus, d’avoir un univers sonore élargi, comprenant le bruit du frottement de mes cheveux sur mes micros. Mais on s’habitue aussi à l’absence: absence d’efforts à faire, absence de difficulté. On s’habitue aux choses agréables, et aussi à celles qui le sont moins.

J’ai déjà parlé du rôle de l’habituation dans notre recherche du bonheur: c’est cette formidable capacité de s’adapter qui fait que nos circonstances de vie comptent pour si peu (un misérable 10% dit la recherche!) dans notre bonheur. Nos circonstances de vie? Le travail qu’on a, si l’on vit ou non avec le Prince Charmant, pouvoir s’offrir de super vacances ou la dernière TV écran plat, une jolie voiture, vivre dans la maison de ses rêves… Tout ceci est bien joli, mais on s’y habitue.

Quelques mois ou peut-être un an ou deux après avoir fait l’acquisition du dernier objet de nos convoitises, on l’a intégré à notre vie et on n’y prête plus attention. On s’y est habitué. On se marie, on est sur le petit nuage rose, puis ça devient “normal” et si on n’y prête garde, notre bonheur ne s’en nourrit plus. Dans le cadre du couple, on connaît bien le problème de la “routine”: ce n’est que ça, la fameuse habituation. Pour éviter de s’habituer aux bonnes choses, il y a un effort conscient à faire.

On s’habitue aux bonnes choses, et on peut trouver ça dommage, mais le revers de la médaille, c’est qu’on s’habitue aussi merveilleusement bien aux mauvaises choses. Pourquoi faudrait-il s’habituer aux mauvaises choses? Pour pouvoir continuer à aller de l’avant quand le malheur frappe. Pour ne pas être terrassé par l’adversité. Pour survivre. Des exemples? Il y en a partout. Ce sont les cas où l’on dit que le temps fait son oeuvre. Après la mort de son conjoint ou d’un être cher, la vie reprend un jour le dessus. Lorsque notre corps fonctionne moins bien qu’avant (par accident ou maladie), on finit par s’y habituer. Heureusement! Imaginez si chaque jour était comme le lendemain de celui où le malheur débarque! La vie serait insoutenable!

Tout comme la résistance au changement est une réaction naturelle, celle de s’y habituer l’est aussi. Il faut se donner le temps, et souvent le temps suffit. (J’en conviens que ce n’est pas toujours le cas, mais ce sera le sujet d’un autre article.)

Etre conscient de sa capacité naturelle à s’habituer et lui faire confiance permet d’aborder le changement avec plus de sérénité, lorsque l’on sait que l’on devra l’accepter — ou qu’on le désire. Ce n’est pas très compliqué, et on s’économise beaucoup d’agitation inutile.

A quoi vous êtes-vous habitué?

Mon interview "Orange Blogger Dialog" [fr]

[en] An interview I gave at the end of the last year on blogging, and blogs, and me and blogging, and me and my blog.

L’an dernier, j’ai été interviewée pour le “Orange Blogger Dialog” — une discussion très sympa par téléphone sur mon blog, les blogs, pourquoi je blogue, etc. Ça m’a donné un peu l’occasion de plonger dans le passé, et j’ai beaucoup aimé! De plus, j’ai trouvé que Sabine (avec qui je travaille maintenant dans le cadre de mon mandat Orange “relations blogueurs”) était une excellente intervieweuse.

“Orange Blogger Dialog” avait été mise sur pied entre autres pour faire connaître HD Voice, lancée à l’époque par Orange. Vous entendrez d’ailleurs dans mon interview qu’à un moment donné on perd le HD Voice, puis on le récupère. Comparaison en direct de la différence de qualité!

Alors voilà, si vous avez une demi-heure tranquille, je vous invite à écouter cette interview.

Et ensuite, pourquoi pas, écouter celle de Xavier Bertschy (mais oui vous connaissez!), et si vous êtes assez à l’aise en Allemand, ceux de Hans Fischer (technikblog) et Mirjam Herms (chic & schlau).

Ah oui, avant que vous disiez quoi que ce soit: la mise en ligne sur SoundCloud est encore un peu rustique, on le sait. A l’origine les interviews n’étaient disponibles qu’à l’intérieur de Facebook, et il nous a paru important de les mettre sur le web public. Pour le moment, on est concentrés sur OrangeCinema, mais on viendra bientôt rajouter des liens et des descriptifs jolis là où il faut. Merci de votre patience!

Indépendants, lisez (et faites lire) le blog de l'eclau! [fr]

[en] I'm writing about freelance life in French on the eclau blog.

Vous le savez, j’ai ouvert en novembre 2008 un espace coworking, l’eclau (premier de Suisse!), après avoir organisé en mai de la même année une conférence pour indépendants, Going Solo. (Oui je sais, le site est plein d’avertissements, faut que je règle ça. Oups.)

En tant qu’indépendante, la façon dont on mène sa vie d’indépendant est un sujet qui me fascine. Comment on s’organise, comment on gère sa vie et ses clients, comment on se construit en tant que professionnel…

J’écris sur ces thématiques assez régulièrement sur le blog de l’eclau. Il faut lire le blog de l’eclau, oui oui! Et dire à vos amis indépendants de le lire! Le compte Twitter de l’eclau est un peu moins actif, mais il tweete chaque article du blog à publication, ce qui vous donne une chance de les voir. Sinon, il y a toujours la possibilité de s’abonner par e-mail pour être sûr de ne pas rater d’article.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici les articles un peu “vie indépendante” que j’y ai publié:

Sur le feu: une réflexion sur comment se positionner en tant que “patron” face à ses clients, et une autre idée pour donner un bol d’air frais à son cerveau (faire du troc de temps avec un collègue).

Bonne lecture!

 

 

Pêle-mêle de début juillet [fr]

[en] A bunch of random stuff.

Je n’arrive pour le moment pas à m’organiser pour prendre le temps de bloquer “correctement”. Je vous fais du coup le coup (!) de l’article “nouvelles en vrac”. Old-style.

Quintus au balcon sur fond de tomates

C’est le moment d’acheter votre billet pour la conférence Lift à Genève les 6-7-8 février 2013, avant que le prix ne prenne l’ascenseur. Lift, c’est à ne pas manquer. (Si vous avez participé à une édition précédente de Lift, vous avez reçu un code pour le prix “super early bird” de 625 CHF, valable encore un jour ou deux! Ne laissez pas passer le délai!)

C’est aussi le moment, si le coworking est quelque chose qui vous parle, de prendre votre billet pour Coworking Europe, qui aura lieu cette année à Paris les 8-9-10 novembre. Je suis à l’affiche d’un des panels du premier jour.

La Muse ouvre les portes de son espace lausannois, avec pique-nique tous les mardis.

Toujours au chapitre coworking, il y a de la place à l’eclau, tant pour des indépendants/freelance que des startups. Venez visiter!

J’ai pris part pour la première fois à En ligne directe, émission de la RTS qui démarre la veille au soir par un débat sur Twitter (hashtag #EnLD), repris dans le direct du matin avec des invités. Je trouve le concept génial. Le sujet du soir où je suis restée pendue à Twitter (plus que d’habitude) était “faut-il interdire/punir le téléchargement illégal“. Vous imaginez la suite. Pirater n’est pas voler, c’est toujours valable en 2012. Je suis effarée par la mauvaise foi et/ou le lavage de cerveau dont font preuve les “opposants”. Croire que le monde dans lequel on évolue (physique, numérique) et ses caractéristiques ontologiques n’est qu’un point de détail pour débattre d’éthique ou d’économie, qu’économie de rareté vs. économie d’abondance ne change rien à la morale, c’est faire preuve d’une naïveté et d’une simplicité de réflexion affligeante. Le tout repris par Magali Philip dans un Storify magistral.

Le Port de Vidy fait très fort avec ses nouvelles portes high-tech sécurisées.

Un chouette Bloggy Friday a eu lieu en juillet, après celui de juin. Les gens d’internet qui se rencontrent offline, il paraît que c’est le truc nouveau super-tendance de l’été. (Les rencontres IRC d’il y a 15 ans ça compte pas, hein. Ni les rencontres blogueurs, pendant qu’on y est. Ni les rencontres Twitter qui existent depuis des années.) Quelqu’un se lance pour faire l’hôte ou l’hôtesse pour le mois d’août? Ce sera durant ma semaine de déconnexion.

Hercule Poirot cherche toujours un nouveau foyer en Angleterre. Quintus, lui, s’installe bien en Suisse et explique au jeune Tounsi comment respecter ses aînés avec pedigree.

Les plantes sur mon balcon et dans mon appart poussent bien. J’ai des piles de photos, à mettre en ligne et à commenter ici pour vous. En attendant, il y a un groupe Facebook “Petites plantes de balcon et d’ailleurs“, si c’est votre genre.

Ah oui, c’est aussi le moment de vous inscrire pour la troisième session menant au diplôme SAWI de Spécialiste en médias sociaux et communautés en ligne. Dernière séance d’info le 21 août.

Et aussi le moment de postuler (jusqu’au 16 juillet!) si vous pensez être la personne qu’il faut pour prendre la tête du SAWI en Suisse romande. Et je suis toujours ouverte à des candidatures de blogueurs motivés pour le blog de voyage ebookers.ch.

Côté boulot, je suis pas mal bookée, mais j’ai encore de la place pour un mandat long terme de “blogueuse en chef” (ou “redactrice en chef de blog”, si vous préférez).

Inspiration, sur Kickstarter: Bridegroom et Amanda Palmer.

Google aménage ses cafétérias pour encourager ses employés à manger plus sainement. Fascinant.

La plaie des infographies.

Pourquoi les femmes ne peuvent (toujours pas) tout avoir.

Passer du temps à ne rien faire, pour mieux faire.

Et pour finir: l’été de mon chat. (Non, pas le mien, celui du journaliste du Temps.)