Musique: bénéfices d'une bonne stratégie internet [fr]

[en] This is a description of the benefits a musician or singer can find in implementing a sound internet ("web2.0-ish") strategy (blogs, social software, online presence...). It's lifted from a project proposal I sent a client recently, but it's in my opinion general enough to be of interest to other people. Oh, and check out SellABand.

Pour une personne faisant carrière dans le monde de la musique, avoir une bonne stratégie internet apporte un certain nombre de bénéfices non-négligeables. J’entends ici par “bonne stratégie internet” le fait de s’ouvrir à la dimension sociale et participative de l’internet vivant (blog, outils de social networking, sites communautaires, etc.) et de se “mouiller” dans cette culture. Expliquer ce genre de chose fait partie de mon travail de [consultante en blogs ou spécialiste(!) de la culture en ligne](http://stephanie-booth.com) (je cherche encore et toujours un moyen concis et efficace de décrire ce que je fais…)

Ce qui suit est une description des bénéfices auxquels pourrait s’attendre un chanteur ou un musicien s’il décide d’investir dans ce média intelligemment. En fait, cet argumentaire est repris presque tel quel d’une [proposition de projet](http://climbtothestars.org/archives/2007/02/07/martin-roell-getting-started-in-consulting-lift07/) que j’ai envoyée récemment à un client. Je le reproduis ici car il est assez général et peut à mon avis intéresser autrui.

#### Un site web facile à mettre à jour et bien référencé

Aujourd’hui, il est indispensable d’avoir un site web qui soit bien référencé et facile à garder à jour. Les outils de blog comme WordPress sont des systèmes de gestion de contenu légers et techniquement relativement faciles à manipuler.

Ils permettent à une personne n’ayant pas de compétences techniques particulières de publier et d’organiser le contenu du site et de le faire croître au fur et à mesure. Le site ainsi construit contient donc aussi bien une partie “blog” (organisée chronologiquement, qui donne en tous temps et un coup d’oeil les informations les plus fraîches) et une partie “classique” organisée hiérarchiquement (pages “contact”, “bio”, “discographie” etc.). Quelques sites construits sur ce modèle: [le blog du CRAB](http://crablog.net), [Groupe Vocal Café-Café](http://cafecafe.ch) et [Vibrations Music](http://vibrationsmusic.com).

De plus, ces outils séparent complètement le design du contenu du site: il est donc très aisé de changer la ligne graphique du site sans avoir besoin de toucher au contenu lui-même. La structure des pages est également telle qu’elle encourage un bon référencement par les moteurs de recherche (accessibilité, balisage sémantique), sans avoir recours à des techniques de SEO (“Search Engine Optimisation”) parfois douteuses.

En deux mots, gérer un site internet avec un outil de blog permet de le mettre à jour soi-même très facilement et garantit un bon placement dans les moteurs de recherche, en fonction du contenu du site bien entendu.

#### Tirer profit de la dimension sociale d’internet pour la promotion

Internet n’est pas juste une plate-forme de publication, à la différence d’un média traditionnel. C’est un lieu de vie, d’échanges, de relations, de bouche-à-oreille et de conversations. Cette dimension d’internet est souvent encore mal comprise et son importance sous-estimée. Avoir un site permettant les commentaires du public en regard des publications (une des caractéristiques du blog) est un premier pas. Il existe des également des dizaines de services, centrés ou non autour de la musique, qui permettent d’avoir un pied-à-terre virtuel dans diverses communautés en ligne. En comprenant les dynamiques sociales en jeu, on peut augmenter encore sa visibilité sur internet et lui donner une dimension plus humaine et personnelle.

Rassembler une communauté sur internet autour de soi ou de son travail ajoute un double bénéfice: la communauté est visible, ce qui peut attirer l’attention de personnes extérieures (médias traditionnels ou organisateurs d’événements) et encourager autrui à la rejoindre; d’autre part, les membres de la communauté sont eux-mêmes au centre de leur “réseau personnel”, leur propre communauté, dans laquelle ils jouent un rôle d’influenceur. Cette dynamique existe hors internet bien évidemment, mais elle est décuplée sur internet par l’absence d’obstacles géographiques et la facilité avec laquelle on peut faire circuler des informations dans le monde numérique.

#### Mettre de la musique à disposition en ligne et favoriser ainsi sa diffusion

Mettre à disposition sa musique en ligne favorise de façon générale sa diffusion, et donne l’occasion à des personnes qui ne l’auraient pas eue autrement de l’écouter et de l’apprécier. C’est la popularité d’un artiste auprès de son public qui va influencer les ventes de CD, et non le contraire. Il est donc intéressant d’une part d’utiliser internet comme véhicule ouvert de diffusion de la musique (afin d’augmenter visibilité et popularité), et également de permettre l’achat de CDs ou d’autres produits via internet, ce qui libère le public des contraintes géographiques. L’utilisation de licences adaptées ([Creative Commons](http://creativecommons.com)) permet de protéger les droits commerciaux tout en encourageant le partage et la diffusion de la musique.

Des sites comme YouTube, consacrés à la publication et au partage de vidéos, ou MySpace, ont déjà eu un impact considérable dans le lancement d’artistes, parfois avec des moyens extrêmement limités. La promotion du matériel ne coûte rien, elle est faite par le public qui lui trouve une valeur suffisante pour le partager avec son réseau.

#### Se former aux nouveaux médias afin d’être autonome et adéquat

Internet est un média (ou une collection de médias) dont une des caractéristiques principales est de contenir une dimension conversationnelle ou participative. Ces médias sont nouveaux et encore relativement mal maîtrisés en général, et ceci d’autant plus que l’on a pas eu l’occasion d’y être exposés passivement en grandissant. Ces nouveaux médias ont également comme caractéristique de remettre l’individu (avec sa personnalité propre) au centre, de favoriser le contact direct en libérant des intermédiaires, et de mettre en avant les valeurs de transparence, d’authenticité et d’honnêteté. Une formation sérieuse à l’utilisation adéquate de ces médias permettra d’en faire un usage efficace et autonome, et également d’éviter des faux-pas dûs à une méconnaissance de la culture en ligne.

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Multilingual Proposals (Reboot, BlogCamp) [en]

The famous conference [reboot](http://www.reboot.dk/listpublish-63-en.html) will take place in Copenhagen on 31.05-01.06. [I’ll be attending](http://www.reboot.dk/person-471-en.html).

I’m also going to make a proposal for a talk (as the [(un)conference format](http://www.reboot.dk/article-203-en.html) encourages this). I’m being a bit shy about [putting it up on the reboot site](http://www.reboot.dk/listpublish-189-en.html) before I’m happy with the title and description, so for the moment it’s a Google Doc tentatively titled While We Wait For The Babel Fish.

Those of you who know me won’t be very surprised to learn that it’s about multilingualism online. By “multilingualism” online, I’m not only talking about [localisation](http://climbtothestars.org/archives/2007/02/24/english-only-barrier-to-adoption/) or [stupid default languages](http://climbtothestars.org/archives/2007/03/04/not-all-switzerland-speaks-german-dammit/), but mainly about what happens when one wants to get off the various monolingual islands out there and *[use more than one language](http://climbtothestars.org/archives/2004/07/11/multilingual-weblog/)* in one place, for example. How can we help multiple languages coexist in a given space or community, as they do at times in the offline world? Can the tools we have help make this easier?

Another thing that interests me is this “all or nothing” assumption about knowing languages (when you have to check boxes): I wouldn’t check a box saying I “know” Italian, but I can understand some amount of it when it’s written, if it’s necessary. What are we capable of doing with that kind of information? [Read the draft](http://docs.google.com/Doc?id=ddcrwvm8_16d3fhsz) if you want more.

I’m also proposing a session at Saturday’s [BlogCamp in Zürich](http://barcamp.ch/BlogCampSwitzerland) which will be around similar issues, but which will focus precisely on the topic of [multilingual blogging](http://climbtothestars.org/archives/2004/07/11/multilingual-weblog/).

Feedback on these ideas (and anything here) is most welcome. Is this interesting?

**Update 19.03.2007: [proposal is now on the reboot site!](http://www.reboot.dk/artefact-773-en.html) Don’t hesitate to leave comments there.**

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Addicted to Technology! [en]

[fr] Une longue tirade, malheureusement pas vraiment traduisible vu l'heure et la longueur, sur la dépendance à internet, qui est à mon avis un faux problème. J'y parle de notre définition de la technologie (une voiture, c'est aussi de la technologie, et on ne s'alarme pas des gens qui seraient "dépendants de leur voiture" comme on le fait de ceux qui sont "dépendants de leur ordinateur"), de la valeur (petite) généralement accordée aux rapports humains qui passent à travers un ordinateur, de l'insuffisance de la "déconnexion" pour résoudre un problème d'utilisation excessive de cet outil, puisqu'il reste un outil valable et même indispensable pour certains, même si c'est un lieu privilégié de fuite.

Help! we’re all becoming [addicted to technology](http://climbtothestars.org/archives/2007/02/09/technological-overload-panel/ “Panel on technological overload which concluded by asking for the best way to unplug.”)! Think of it… we’re soon going to be merged to our computers and cellphones, and we already have a hard time living without them. Heck, we can’t even spend a day without chatting or checking our e-mail! Or our blog comments! Where is the world going?

#### What technology?

Let’s take a few steps back, shall we? First of all, please define technology. Do we consider that we are “addicted” on our cars? Our clothes? Our flats? The postal system, goods manufacturing and distribution, the newspaper? Oh, but those things are actually *necessary*, not superfluous like all this internet/computer/techy stuff. *That’s* what we mean by “technology”. People could communicate very well without IM and cellphones and e-mail, couldn’t they? So, shouldn’t we strive to remember that “real” human relationships happen outside the realm of all this “technology-mediated” communication?

Wrong.

Cars are technology. The banking system, and similar infrastructures our world relies on, are in their way a form of technology, and certainly, built upon technology. People who argue that cars, fixed landlines, or shoes are more “necessary” than IM are simply stuck with [views on what “technology” is and its value that are dictated by the state of the world when they came into it](http://climbtothestars.org/archives/2005/11/11/you-and-technology/). (Read [original material by Douglas Adams](http://www.douglasadams.com/dna/19990901-00-a.html).)

We consider things like fixed phones and the postal system like something we *need* because they have been around for so long that our society and the individuals inside it have completely adapted to having them around, relying upon them, and using them. It is “normal” to feel uncomfortable or jittery if your phone landline is cut or if your watch breaks down. But somehow, it is not “normal” to feel uncomfortable or jittery when we can’t check our e-mail for 24 hours.

Computers, the internet, and the various programs we use are *tools*, like the phone and our vehicles. They allow us to get things done, interact and connect with others, and also enjoy some recreation. Of course, they can be over-used. Of course, some people will have an unhealthy or even pathological utilisation of them. But they differ from the classical objects of “addiction”, like drugs, which (usually) do not serve a directly constructive purpose.

#### Addicted to our cars

I find it very problematic to speak about “addiction” regarding computers or the internet, partly because it makes it look like the problem is with the tool (instead of the person), and partly because it is very difficult to draw the line between healthy and unhealthy use of the tool without taking in many environmental and personal factors.

I think that making a comparison between computer and car usage is quite enlightening in that respect. They have in common that they are a form of technology, they have a use, and can be abused. Yet we worry about addiction to computers, but not so much about addiction to cars. Let’s have a closer look.

A car is not a vital necessity. Before cars existed, humanity managed to survive for quite a long time, and wasn’t necessarily worse off (I guess that judgement depends on one’s view of progress). However, nowadays, depending on where you live and what your lifestyle is, it’s hard to get by without a car (though [possible](http://twitter.com/stephtara/statuses/5426092) by making some arrangements). Would we consider somebody who uses their car everyday “addicted”? Most certainly not, because probably the main reason the car is needed is to commute to work. But what if one likes going to drive around in the countryside every week-end? Or takes the car to drive to the store when it is 5 minutes away on foot? Or uses the car for comfort, when public transport could be used? What about the distress one can end up when a car breaks down and has to be taken to the garage? Would anybody dream of speaking of addiction here?

Just as the car allows us to easily cover long distances, the computer allows us to do things we could not normally do without. It’s technology. Now, if the way we live tends to require or expect us to do these things, the technology becomes “necessary”, and not “superfluous”. Makes sense?

#### Nurturing online relationships has little value (not)

One problem with applying the reasoning I did for the car to the computer has in my opinion been touched upon in the [LIFT’07 panel I mentioned previously](http://climbtothestars.org/archives/2007/02/09/technological-overload-panel/): the blurring of the distinction between what is “work” (ie, “necessary”) and “personal” (“not that necessary”). Aimlessly chatting on IRC can actually be very important for my professional life. In general, taking care of one’s network (really: taking care of the relationships we have with other human beings we know) is something which should not be considered “superfluous”. During the panel, Stefana Broadbent mentioned that technology allowed us to actually keep alive (“manage”) a greater number of relationships than what we would be capable of without. Which leads us to the second problem: human relationships which take place “through the internet” are less valued in today’s world than the “real” ones which take place face-to-face.

What’s missing here is that “virtual” (how I hate that word in this context) interaction is not there to “replace” face-to-face interaction, or traditional communication technologies like the written letter, the fax, or the phone. IM, chat, blogging and e-mail most often keeps people in touch when they would *not* be communicating at all. I would not be keeping friendships alive across the Atlantic without my computer. And some of these friendships are no less valuable than the relationships I have with people I get to see in the flesh more often because they live in my hometown.

But more than that, these “poorer” channels of communication open up different dimensions in the way we relate to others. I’ve heard this said twice recently (though I’ve been aware of it through personal experience for years). First by [Regina Lynn](http://www.reginalynn.com/wordpress/) in her (well worth reading) book [The Sexual Revolution 2.0](http://www.reginalynn.com/wordpress/?page%20id=2). At some point, she explains that for those who are used to texting and IMing in the context of a romantic relationship, the absence of these “channels” makes it feel like there is something missing in the relationship. Second, Stefana Broadbent (again on the LIFT’07 panel, link above) mentioned that the arrival of Skype and VoiP did not kill chat — people are still chatting even though they could use the richer communication channel and actually talk.

This is not surprising. We know that some things are easier to say or more adapted to this or that communication channel. It’s not news either — using letters or the phone rather than face-to-face is not always a choice made for questions of distance or availability.

#### If not addiction, then what?

Of course, as I mentioned, there are unhealthy uses of computer technology. And computer technology has [characteristics that help us get “hooked”](http://headrush.typepad.com/creating_passionate_users/2006/03/clicker_trained.html), so it won’t be surprising that people might use it compulsively or excessively. And for people who for a reason or another (and I at times can include myself in that lot) need to “escape” life/reality/pain, goofing around aimlessly online or chatting for hours with random strangers can be used as an alternative to getting drunk/stoned/passing out in front of the TV/reading all Harry Potter books cover-to-cover without interruption. But is it right to talk about “addiction” in such cases?

Whatever you call it, the problem here is that you can’t just tell the people to “unplug” as a solution. For most people who have built part of their life around the internet, the computer is a valuable tool for work and social life. And anyway, even with substance abuse addictions, [going “cold turkey” does not solve the real problem](http://climbtothestars.org/archives/2002/09/22/games-people-play-alcoholicaddict/), though it’s usually better for your health. (I have personal experience from “the other side”, here: I have never in my whole life even tried smoking a cigarette, because I sense that if I did, there are high chances I would turn into a heavy smoker. I’m not free. One could say I have an addiction problem, even though it is not manifest in substance abuse. It’s latent and finds an expression in total abstinence.)

If the computer is used excessively, it is necessary to address the *real* underlying problem. The “thing” that makes people need to escape to somewhere. Because the line between “normal use of the tool” (I need to chat to some extent to keep in touch with my friends/family/collegues) and “excessive use” (I spend all my free time chatting, forget to eat, and don’t go out anymore) is drawn in *quality* rather than *quantity* and does not comprise a clear border like a different environment, schedule, or tool, the “easy” solution of “quitting” does not work.

Then, how does one determine if one’s use of the computer is *excessive*? I like to say that the main defining criteria for this kind of problem is **pain**. Is the intensity with which one uses the computer (or cellphone, or whatever) a source of suffering? Does the person feel that it’s out of control, and would like to do something about it? Is it having concrete effects like work loss, strain on relationships, or is there dissimulation regarding the time spent at it, hinting at a general unease about the time that is used on the computer? The secondary criteria would be **purpose**. Addiction or escape serve a purpose (shields one from something). Is it the case? What is this purpose? It’s not a simple question, and it often doesn’t have a simple answer, and addressing it might even involve a therapist.

#### Not that addicted…

I find that the mainstream press and certain specialists (doctors or teachers I’ve met) are a bit quick to shout “addiction” when faced with the importance the computer and the internet have taken in our lives. I’m not an “addict” because I get uncomfortable if I haven’t accessed my e-mail in 24 hours. I’m not an “addict” because I chat to my friends from the other side of the pond every day. I’m not an addict because when I think of something interesting, I feel an urge to write about it on my blog. I’m not an addict because I need my computer to take notes during a conference, rather than a paper and pen with which I’m illegible and which [hurts me](http://climbtothestars.org/tms “I can type OK and be readable if I have very mild pain, but handwriting hurts a lot and is just useless.”). I’m not an addict because I sometimes choose to stay in and catch up with what people I know are saying on their blogs rather than go out clubbing.

Yes, when I’m not doing too well I will easily turn to my computer to escape from the world or myself. Before I had a computer and a social life on the internet, I used to turn to the TV in such occasions, or drown myself in books or music. One isn’t better than the other. But here, clearly, the problem is me, and not the nasty technology.

*If you’ve read all this, let me know what you think. I suspect I might have taken a few shortcuts here and there, and I’ll be more than happy to make them explicit if you point out what isn’t convincing.*

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Tomorrow Will LIFT You Up! [en]

[fr] Demain commence la conférence LIFT à Genève. Deux questions capitales: est-ce que la conférence sera retransmise en direct, et y a-t-il un backchannel officiel?

Yes, [the LIFT conference](http://liftconference.com) will be taking place in Geneva from tomorrow Wednesday until Friday. If you’re there and want to meet up, [drop me a line](http://www.liftconference.com/2007/people/participant/48) — and if you’re not there, you can [drool over the program](http://www.liftconference.com/2007/lift/program) and vow that you’ll be there next year.

[Kevin](http://epeus.blogspot.com/), who is taking that vow as we speak, asked me two important questions:

– will the talks be streamed? (this, by the way, is the [only situation streaming really makes sense](http://epeus.blogspot.com/2006/04/video-on-net-is-solved-problem-many.html))
– what is the backchannel? (just in case, we’ve joined #lift07 on [freenode](http://freenode.net/))

**Update:** I’ve just [announced the backchannel](http://www.liftconference.com/flow/?p=12) on the collaborative [LIFT Flow blog](http://www.liftconference.com/flow/).

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Web 2.0 … The Machine is Us/ing Us [en]

[fr] Une vidéo qui vaut vraiment la peine d'être regardée (si vous comprenez l'anglais).

I really enjoyed this video and want to share it with you.

Thanks to [Joi](http://joi.ito.com/) for pointing it out on IRC.

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Interview Online at BloggerView [en]

[fr] Hugo m'a interviewée par e-mail et a publié le résultat sur son blog.

[Hugo](http://blog.lisbonlab.com/category/en/) interviewed me by e-mail last week (or was it the week before?) I wrote up some answers during the jetlag time I had in Portland, so I really hope they make sense and I won’t be biting my fingers when I re-read the interview.

Head over to [lisbonlab](http://blog.lisbonlab.com/category/en/) to [read the interview online](http://blog.lisbonlab.com/2007/01/17/bloggerview-13-stephanie-booth/).

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Getting Rid of www [en]

[fr] Une recette pour faire disparaître magiquement ce satané "www" des noms de domaines que j'héberge...

I personally hate having “www” in front of a domain name. It’s redundant. If we’re visiting a website, we’re on the web anyway. It also brings no end of problems when people start writing for the web and creating links, because they think that what makes something a “website address” is the “www” in front if it, instead of “http://”. That’s how they end up with links like “http://example.com/www.yahoo.com” on their sites. But I digress.

On [one of the sites I manage](http://cafecafe.ch), we have a restricted members-only area. However, our users started reporting that when they used “www” in front of the domain name, they were being asked for the password twice. I tried myself, and I was simply asked for the password *ad aeternam*. Probably a server configuration glitch somewhere.

Anyway, I decided the simplest solution was to redirect all “www” requests to the non-www domain. I know I had that in place for CTTS at some point, but the setting must have got lost at some point. Instead of [sticking rewrite rules in .htaccess as no-www.org suggests](http://no-www.org/faq.php), I modified my vhost configuration slightly so that it looked like this:

ServerName example.com
DocumentRoot /home/example/www/
ErrorLog logs/example-error
CustomLog logs/example-access combined

ServerName www.example.com
Redirect permanent / http://example.com/

Try it!

[http://www.cafecafe.ch/](http://www.cafecafe.ch)

*Many thanks to those who gave suggestions and nudged me along the way to this solution.*

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Comment faire connaître un cours sur les blogs en Suisse Romande? [en]

Voilà une question qui nous taraude depuis quelque temps, [Anne Dominique Mayor](http://annedominique.wordpress.com) et moi-même, ainsi que le responsable de [Romandie Formation](http://www.romandieformation.ch/index.lasso?ID=1).

Nous avons un joli [cours sur les blogs](http://www.romandieformation.ch/index.lasso?ID=14&Course=2318), destiné aux patrons (ou responsables communication) de PME, qui aura lieu dès septembre (le 6 et le 13, pour être précise). Mais comment le remplir? Comment le faire connaître? Nous avons organisé [une séance d’information en juin](http://mjjones.net/mjj_blog/index.php/site/les_blogs_effet_de_mode_ou_revolution/), mais même là, difficile de remplir la salle.

Pour le moment, quand on dit “blog” aux gens, leur réaction est souvent de l’ordre “beurk, non, j’ai pas besoin d’un journal intime en ligne, ça va pas la tête!” Quand on a une chance d’expliquer, là, tout d’un coup, ils sont beaucoup plus intéressés.

Laissez-moi le répéter encore haut et fort: le blog est une technologie, une (des!) culture(s), une machine à ouvrir le dialogue. Ce n’est pas un journal intime. Il *peut* être utilisé pour faire un journal intime en ligne, mais ce n’est qu’une des nombreuses utilisations possibles de cet outil.

Il peut être utilisé pour faire une “page de news” dopée afin de faire passer des infos aux clients. Il peut être utilisé à l’interne, pour mieux communiquer, collaborer, et stocker l’information utile pour l’équipe. Il peut être utilisé “dans l’autre sens”, c’est-à-dire qu’on peut écouter ce qui est dit de notre produit ou service, [comme Robert encourage Nestlé à le faire](http://scobleizer.wordpress.com/2006/07/10/the-next-web-is-the-human-web/), et comme [je le fais](http://climbtothestars.org/archives/2006/04/13/im-working-for-cocomment/) pour le service [coComment](http://cocomment.com).

Le blog est peu cher, prend certes du temps, mais nous offre une prise directe sur ce que l’on montre sur la toile, et un vrai canal de communication avec “l’extérieur”. Les personnes que j’assiste dans la mise en place de leur blog sont en général bluffées par la simplicité de la publication. C’est *vraiment* facile, pas juste “facile-pour-informaticiens”. On veut changer une virgule, rajouter une phrase? Pas de problème. Inutile de déranger le webmaster pour cela.

Je sais qu’un tel cours (et d’autres, on est déjà en train de comploter) a sa place, mais je me demande si on n’est pas un peu tôt… Et vous, qu’en pensez-vous? Un cours comme celui-ci vous paraît-il adapté? Et éternelle question, comment aider ceux qu’il pourrait intéresser à nous trouver?

Je suis bien consciente que ce billet (que j’ai envie d’écrire depuis plusieurs semaines), publié alors que [24heures parle de blogs et de “yours truly”](http://www.24heures.ch/vqhome/edition/ls/blogs_200706.html), et que [les employeurs de la Petite Anglaise viennent de se ridiculiser en la virant à cause de son blog… bien inoffensif](http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/07/18/404-petite-anglaise-viree-pour-son-blog “Maître Eolas est en pétard.”), c’est déjà un premier bout de réponse à la deuxième question…

PS: si jamais, messieurs-dames journalistes et autres, c’est Stephanie sans accent. J’ai des origines britanniques et comme c’est à peu près le seul endroit où ça se voit, j’y tiens 😉

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Franchement, PostFinance! [fr]

[en] I tried to open a Post Office account online. Filled in a bunch of forms. Now, a few days later, I finally receive a letter telling me I need to go to the office itself and fill in the forms. Great. The website could have told me that. Had I known, my account would have been open by now.

Inspirée par l’exemple d'[Anne Dominique](http://annedominique.wordpress.com/), j’ai décidé d’ouvrir un [Compte Jaune](http://www.postfinance.ch/pf/content/fr/seg/priv/pay/account/chf.na_priv.html “Conservez précieusement ce lien, mettre la main dessus a été un parcours du combattant.”).

C’était samedi. D’abord, j’ai pensé que j’allais faire simple, et faire un saut à  la poste du quartier. Mais, doute. Quelles étaient les heures d’ouverture? Après avoir perdu près de quinze minutes sur le site à  chercher l’information (je sais qu’elle y est, je me souviens l’avoir trouvée il y a quelques mois), j’ai renoncé et appelé le numéro de service. Ouverture de 9h-11h, j’étais un peu tard.

“Tant pis!” me dis-je, je vais faire ça en ligne. J’ai donc [rempli des tas de formulaires](https://www.postfinance.ch/pf/content/fr/seg/priv/pay/account/chf/openaccount.na_priv.html) pour demander l’ouverture d’un compte.

Aujourd’hui, mercredi, je reçois un courrier de la poste. Génial, c’est sans doute le contrat à  signer et renvoyer! Que non. Un tas de documentation, et une très gentille lettre qui me remercie de mon intérêt et qui m’annonce qu’il n’y a rien de plus simple que d’ouvrir un Compte Jaune. Il suffit de compléter les documents d’ouverture (lesquels? je refais trois fois le tour du contenu du courrier, rien en vue) et de les remettre à  un guichet de poste en présentant une carte d’identité.

Ben franchement, pour qu’on me dise ça, il n’y avait pas besoin de me faire remplir trois formulaires. J’aurais préféré que le site me dise tout de go qu’il fallait que j’aille au guichet. Ce serait fait, maintenant, si j’avais su. Grmph.

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Cercle de la Presse: 20minutes bientôt en Suisse Romande [fr]

[en] Some thoughts on a presentation I attended about the launch of a free daily newspaper in the area.

[Anne Dominique](http://annedominique.wordpress.com) m’a invitée à  venir au dîner du Cercle de la Presse afin d’assister à  une présentation-débat sur le lancement du quotidien gratuit [20minutes](http://20minutes.ch “Version romande… tout soudain.”) en Suisse Romande le 8 mars prochain.

**20minutes**

Ce qui m’a frappée en écoutant la présentation de Joseph Crisci, c’est à  quel point l’approche de 20minutes rejoint ce qui se passe actuellement sur le web. Plusieurs “canaux” sont à  disposition pour rendre accessible l’information qu’ils rédigent chaque jour: le journal papier, le web, un portail mobile. Accéder à  l’information ne coûte rien au lecteur, car tout est financé par de la publicité. La tranche d’âge ciblée est jeune (15-35 ans, c’est pratique pour les annonceurs, aussi!), et la stratégie de distribution consiste à  placer le journal dans des endroits où il pourra presque littéralement tomber dans les mains des lecteurs.

C’est un journal pour pendulaires. De l’information, pas de commentaire. Une ligne éditoriale claire, une maquette vivante, beaucoup d’images. De l’actualité très fraîche, et une présence web qui a l’air bien fichue: la version romande utilisera exactement la même technologie que [la version suisse-allemande](http://20minuten.ch). Celle-ci a l’avantage de présenter des liens permanents pour chaque article (et ils sont “jolis”, cela plaît à  la maniaque de l’URL que je suis). Il paraît qu’il y aura moyen de faire des commentaires, mais j’imagine qu’il faut s’inscrire pour ça. (Je ne veux pas m’inscrire sur la version allemande, vu mon allemand déficient, et le fait qu’il faut donner son numéro de téléphone mobile. Dans ces conditions, je veux pouvoir bien lire tous les termes de l’inscription.) J’ai soufflé au conférencier que ce serait bien de mettre des [trackbacks](http://climbtothestars.org/archives/2004/03/15/trackback-quest-ce-que-cest/) pour être blogger-friendly. Rêvons!

**Concurrence pour Le Matin Bleu**

Une question qui s’est posée est celle de la concurrence avec [Le Matin Bleu](http://www.lematin.ch/nwmatinhome/le_matin_bleu_-_blog.html “Le blog du Matin Bleu.”), quotidien également gratuit et qui n’a que quelques mois d’existence. Chose intéressante, j’ai appris au cours du débat qu’initialement, 20minutes et Edipresse étaient censés s’associer pour produire ensemble un quotidien romand gratuit. Semblerait qu’il y ait eu rupture de discussions et décision de faire cavalier seul… S’en mordront-ils un jour les doigts, ou bien la concurrence aura-t-elle un effet bénéfique? L’avenir nous le dira.

Pour la blogueuse que je suis, je relève que Le Matin Bleu a un pas d’avance sur 20minutes: ils ont un blog (malheureusement alimenté par l’entité “la rédaction” — voir à  ce sujet [ma critique de la promesse de blog de Femina](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/26/femina-une-promesse-de-blog/ “On pourrait améliorer ça!”)) qui turbine fièrement sous [WordPress](http://wordpress.org “A mon avis la meilleure plateforme de blogging actuellement sur le marché… et gratuite!”) (version 1.5.1.2, par contre, faudra penser à  [faire la mise à  jour vers la version 2.0.1](http://xavier.borderie.net/wp-fr/2006/02/05/wordpress-201-en-francais/ “La dernière version de WP à  ce jour, en français s’il-vous-plaît.), les gars!) Par contre, je constate que Le Matin Bleu utilise pour ses archives électroniques [le désolant e-paper](http://epaper.lematin.ch/ee/lematinbleu/default.php?pSetup=lematinbleu “Faut s’inscrire et c’est lourd…”), comme Femina. Je vous renvoie à  la critique citée plus haut.

20minutes a, a-t-on laissé entendre, un tour dans sa poche pour favoriser sa distribution, mais impossible d’avoir des détails. On sait cependant qu’il ne s’agira pas de distribution dans les boîtes aux lettres: ce n’est pas à  l’ordre du jour, même s’il ne faut jamais dire jamais.

**Un bon journal**

Un point qui m’a interpellée est celui de la définition d’un “bon journal”. Inévitablement, face à  la menace de l’information gratuite (qu’elle soit sur papier ou sur le web, le résultat est le même), la presse payante se demande ce qu’il lui reste. Peut-elle couvrir des domaines qui ne seront pas abordés par les quotidiens gratuits? S’adresser à  une autre tranche de la population? Prétendre à  plus de qualité?

**”Je suis blogueuse”**

Mise à  part l’excellente nourriture (vous connaissez ma devise: “s’il y a à  manger, je suis là !”), une autre chose que je retiens de cette réunion est l’effet que semblait produire mon statut de blogueuse. En effet, je circule en général dans des cercles où soit (a) il est tellement normal d’avoir un blog que personne n’en parle, soit (b) personne n’en a quoi que ce soit à  faire. Là , non-journaliste au milieu de tous ces journalistes, j’ai senti des oreilles se dresser lorsque j’ai dit que j’étais blogueuse. Curiosité, intérêt… un peu de méfiance, peut-être? Les blogueurs sortent d’internet, ils existent dans la rue, mangent, respirent et rient comme des gens normaux. Ils sont là , et ensuite, ils écrivent des billets comme celui-ci sur leur blog.

J’ai passé un très bon dîner, appris des choses intéressantes, apprécié les discussions et le thé de menthe. Je reviendrai, si Anne Do m’invite à  nouveau. Peut-être à  bientôt!

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