Les blogs : au delà  du phénomène de mode [fr]

Mon article sur les blogs pour Flash Informatique est en ligne.

[en] My article on blogs for Flash Informatique (a publication of the EPFL) is now online.

Les blogs : au delà  du phénomène de mode, mon article sur les blogs pour Flash Informatique (EPFL), est en ligne. La version papier sort à  la fin du mois.

En contrepoint aux articles parfois alarmistes, parfois simplement utiles, qui mettent en avant les dangers liés aux blogs, voici une approche du “phénomène blog” qui cherche à  clarifier tout ce qu’ils ont à  apporter de positif, aussi bien à  la société qu’à  l’individu.

Stephanie Booth, Les blogs : au delà  du phénomène de mode

Je me suis battue pour rétablir les guillemets autour de “phénomène blog” au lieu des italiques, parce qu’à  mon sens ça ne véhicule pas la même distanciation, mais je me suis cassée le nez sur la charte typographique du magazine…

Cosmos Technorati: voir qui parle de cet article.

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Pas de Bloggy Friday… [fr]

Birthday Barbecue ce mois-ci au lieu de Bloggy Barbecue.

[en] No Bloggy Barbecue this month, but a Birthday Barbecue on the 7th. Come and join us if you feel so inclined!

Pas de Bloggy Friday en juillet, mais je fête mon anniversaire la semaine suivante au bord du lac, et vous êtes les bienvenus pour vous joindre à  nous si le coeur vous en dit.

Date: jeudi 7 juillet (c’est le jour même, pour une fois!) dès 18h00

Lieu: Vidy-Parc Bourget, dans la zone située près de la “place au petits chevaux” (près du château d’eau) après le premier rideau d’arbres côté Genève; on évite ainsi le doux parfum de la STEP.

Amener: sa propre viande à  griller, ainsi qu’autre chose à  partager (salade, apéro, boissons, dessert…)

Tendres moitiés et enfants tout à  fait bienvenus!

Merci de me laisser un mot (commentaires, e-mail ou autre) si vous pensez venir

Mise à  jour 03.07.05: réservez déjà  le vendredi 5 août pour le mois prochain!

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Interview (bis) [fr]

Encore une apparition dans la presse! J’en profite pour partager avec vous quelques réflexions au sujet du fonctionnement de la presse et de la nature de l’interview.

[en] Believe it or not, I'm in the papers again! Here are also some thoughts on the influence the internet (e-mail and blogs) has on the way journalists work, and on the "interview" format often used by the press.

Si vous n’avez pas encore acheté Le Matin Dimanche, il est encore temps. On y trouve une interview (oui je sais, les journalistes, ça devient un peu une habitude) de ma petite personne sur les blogs et les ados (ça devient aussi une habitude…). Mention spéciale au photographe qui souffrait assez violemment du rhume des foins.

Cette interview accompagne un article sur la problématique des sites web racistes, parmi lesquels on trouve également des blogs d’adolescents. On déplorera bien entendu qu’une fois encore, la presse s’intéresse au côté “sombre” ou “alarmant” des blogs. Je tiens tout de même à  mettre un bémol à  cette réaction, pour une fois.

En effet, il est normal que la presse parle de “ce qui ne va pas”. C’est ainsi qu’elle fonctionne, ce n’est pas propre à  la question des blogs. J’irai même plus loin, ce n’est pas propre à  la presse: on m’avait reproché de ne mettre en avant dans mes aventures indiennes que les aspects négatifs de mon expérience. En discutant avec une amie, j’avais compris que si mauvais moments font les meilleurs souvenirs, ceux que l’on raconte, c’est parce que les mésaventures se prêtent mieux à  être racontées, tout simplement. Si l’on ramène ceci à  la presse, ce qui est positif dans la vie et dans le monde, c’est le plus souvent ce qui est sans histoires — comment donc le raconter?

Donc, oui, encore un article “négatif” sur les blogs, mais c’est normal (bien qu’un peu regrettable) que la majorité des mentions du blog dans la presse concerne les domaines où il pose problème.

Pour en venir à  l’interview proprement dite, je remercie grandement le journaliste Ivan Radja de m’avoir donné l’occasion de la relire avant publication. Comme il me le disait au téléphone, internet à  rendu le travail des journalistes de plus en plus pénible, puisque tout un chacun veut maintenant pouvoir relire les articles où il est question de lui (moi la première!) et pinailler sur l’utilisation de tel ou tel terme. C’est vrai, c’est pas marrant. Mais d’un autre côté, cela oblige à  faire son travail proprement.

Comme je le dis de temps un temps, un effet qu’a la généralistation des blogs (et la démocratisation de l’expression qui va avec), c’est de pousser les différentes institutions maniant la parole publique à  plus de transparence — et la presse en fait partie. On ne peut pas écrire n’importe quoi sans que les gens impliqués aient l’occasion de réagir, et avec moins de limites que celles imposées par le traditionnel courrier des lecteurs.

Donc, oui, je conviens que “l’opération relecture” que permet facilement internet rajoute une étape au travail du journaliste, et que les “clients difficiles” doivent rendre la rédaction d’un article pénible. En même temps, c’est aussi une garantie pour la personne interviewée qu’elle se retrouvera dans les paroles qu’on lui attribue, et dans l’ensemble, il me semble que cela pousse à  une plus grande qualité d’article.

Comme j’ai tenté de l’expliquer à  mes élèves lors de notre travail en classe sur l’interview, celle-ci est très souvent la reconstruction d’une conversation. Sa forme donne l’impression d’un dialogue en questions-réponses, quand le plus souvent, il s’agit de la mise en scène d’une conversation plus libre. Il faut donc garder à  l’esprit, lorsque l’on lit une interview, qu’il ne s’agit pas d’une reproduction fidèle des paroles de la personne interviewée, mais d’un format pratique pour présenter un certain nombre d’informations. Certaines interviews par e-mail font exception — celle que j’ai accordée à  Tarik Essaadi, par exemple, reproduit fidèlement tout ce que je lui ai écrit. Cette “construction” de l’interview n’est pas un problème lorsqu’on en est conscient (elle est propre au genre), mais elle peut l’être si les lecteurs prennent au mot chaque parole reproduite dans l’interview.

Pour en venir, donc, à  l’interview qui nous intéresse maintenant: dans le fond, le journaliste a bien su reproduire ma position. Dans la forme, il y a bien entendu quelques imprécisions, ce qui est inévitable dans ce genre d’exercice. (Il faut garder à  l’esprit que nous avons parlé près de 30 minutes, et que la place consacrée à  l’interview sur la page est limitée! On n’échappe pas à  certains raccourcis.) En particulier pour quelqu’un comme moi qui aime expliquer sa position en long, en large, et en travers, qui craint un peu pathologiquement d’être mal interprétée ou que ses paroles soient plus radicales que les nuances de sa pensée, il y aurait des pages de commentaire à  écrire pour chaque ligne de n’importe quelle interview (bon, j’exagère un peu, quand même…) Je vais m’abstenir, parce que je pense que mes commentaires concerneraient des aspects de surface, et qu’ils n’ajouteraient pas grand-chose à  ce qui a été dit. Je demanderais simplement à  mes lecteurs d’avoir à  l’esprit ce que j’ai précisé plus haut, si ce que je dis dans l’interview les heurte!

Le mot de la fin, si tout ce que vous avez déjà  lu ne vous décourage pas, sera publicitaire (maintenant que tout le monde sait qu’il n’y a que l’argent qui m’intéresse, je peux me lâcher): je donne des conférences sur les weblogs, que ce soit pour des ados (intervention ou prévention dans des classes ou associations), des enseignants, des responsables, ou encore des parents. N’hésitez pas à  me contacter à  ce sujet!

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Interview [en]

Reproduction of the e-mail interview I gave Muris Bajrica for the NZZ.

[fr] Reproduction d'une interview donnée par e-mail à Muris Bajrica pour la NZZ. En français, filez voir celle que j'ai accordée à Tarik Essaadi de Emarrakech.

Some time back, I was interviewed by the Austrian journalist Muris Bajrica, who was preparing an article for the NZZ, a widely-read German-language newspaper.

Muris interviewed me by e-mail, and as his questions gave me a chance to say quite a lot of things, I’m reproducing it here. The questions are in German, and as I’m feeling a bit too lazy to translate them, you’ll have to brush up Goethe’s language a little. Thanks to Matthias, the questions have been translated from the original German into English.

Do you want to influence people with your blog?
Möchtest du mit deinem Blog Einfluss üben?

Well, I’m one of those people who hope they will change the world. I mean, I’ve always been like that. When I was a kid, I knew I’d write a book someday (I haven’t done it yet, but I’m still certain that I will). So, of course, my blog fits in with the rest of my life. I’d like to contribute to the world, and I hope to leave a trace in the people around me. I didn’t become a teacher by chance 😉

When I started my website in 1999, I was hoping to bring information to few people who read it. With the blog, over a year later, I had already slipped into a “publishing online and being read is fun” frame of mind. I like writing. I like having readers. Do I hope to change the world with my blog? No, I’ve come down to much more realistic expectations as the years have gone by. But obviously, people who read my blog find some interest in it, and I’m happy with that.

I’m happy when people link to me, or respond to what I’ve written. It means that as a blogger, I have a certain influence. But it’s not that big an influence. Most of what I write goes totally unnoticed by the community at large, and that’s not a problem.

I’m happy to see that the number of visitors to my blog gradually goes up with the years. Of course. But all that is not my sole purpose in blogging — it’s a pleasant side-effect of an activity which has a much more existential meaning to me.

What influence have your postings had on other users or media (Switzerland or Europe)?
Welchen Einfluss hatten deine Eintragungen auf andere Nutzer oder Medien (CH od. Europa)?

It’s hard to tell what influence what I write has on others. I get feedback, of course, sometimes. I know I have an international audience. I know how many visitors I have. But what influence does my writing have? I think that is a question which cannot be answered now, if we’re thinking of influence in a historical way.

I’m clearly not a squad leader — I can’t post something and hope it’s going to be all over the internet just because I’m the one who posted it (and I wouldn’t want things to be like that, either).

Why do you blog?
Warum schreibst du Blogs?

I’ve answered a bit above: I like writing, always have written, and probably always will write. If I were not writing online, I would be writing more offline. My blog is a great place to store (almost) all the stuff I write, and have it handy when I want to find it again.

Writing online is a great occasion to be read. I treasure that. In some way, it changes a lot to be writing stuff which is actually read, rather than stuff that stays in a note-book. When I do something, and I’m proud of what I’ve done, I want other people to see it too.

But more than just a medium for writing and being read, I think blogs are a medium for social interaction. My blog is the nexus of my social life online. It helps me attract people who have ideas and values similar to mine and get in touch with them.

Aside from these personal motivations of mine, I think blogs and blogging are an important social phenomenon. A blogger can suddenly have an important impact on what happens in the world (think Dan Rather, think WEF blog and Eason Jordan) — but I’m not sure it can be planned. One can’t really decide to have an impact. It happens, or it doesn’t.

I think blogs are changing the way certain corporations and institutions communicate, and in a good way. I think it’s fascinating to watch, and I’m glad to be (a small) part of it.

When is a blog relevant for the general public?
Wann ist ein Blog für die Allgemeinheit relevant?

For me, this question is already biaised. I don’t think blogs are there to be relevant for the general public — that isn’t their purpose. They are not mass media. They are about expression, recognition, individual networking, communicating with individuals.

The strength of a blog (as I remember saying, but I’m not exactly sure when or where) is the strength of the relationship it creates with its readership. It’s not whether the “general public” find what you write interesting — apart a very small number of exceptions, they won’t. It’s about how what you have to say has meaning for those who read you, and how your personal voice gives colour and personality to your writing.

I tend to think that to be very popular, a blog has to tone down its originality to some extent. There are exceptions, of course, but it’s not possible to please everyone, is it? The blogosphere is composed by a myriad of little micro-communities, and that’s what makes it what it is. A mosaic.

In other words, what makes a blog relevant?
Oder, was macht einen relevanten Blog aus?

This is a more interesting question. What makes a blog relevant is what makes it relevant to its readers. And in particular, I’d say that it’s personality, originality, a sense of humour, intelligence, or good connections which bring about hard-to-find information.

There is no general rule. I think that one thing that we can observe in the blogosphere (and which is true outside too) is that trying to set absolute scales for comparison and evaluation is a very tricky task, and that it does not necessarily yield useful or interesting results. I mean, how far do popularity contests (the “best blog” thing), link counts, googlerank, and number of visitors take us?

Are your postings being read?
Werden deine Postings gelesen?

Yes 🙂

And by whom?
Und von wem?

All sorts of people. Lots of geeky people, I suppose. Geeky people with a taste for arts and human sciences, hopefully. As I said above, it’s a pretty international crowd. My blog is bilingual, and I’m happy to say my readership reflects this. I try to act as a bridge between the francoblogosphere and the angloblogosphere at times, and some people appreciate my blog for that.

In your opinion, what makes a star blogger? Are there star bloggers in Switzerland?
Was ist für dich ein Star-Blogger? Gibt es so einen in der CH?

Stardom is no different in blogland than in the offline world. I think stars are first and foremost a media construction. Journalists like having “stars” or “specialists” to talk about. So I’d say stars, in general, are defined by media coverage. But from my point of view, media coverage is just media coverage. You can be very good at what you do and not get any media coverage. You can be very average at what you do, and because you have media attention, you get more media attention. Well, I guess you know better than me how the world of journalism works…

Stars also have a (positive, when it is not perverted) role to play for the general public, as a kind of ideal image of humanity, or of themselves, or role-models. You know, I have this total identification thing going on with Jennifer Garner in Alias 😉

So, I guess the answer depends on who is looking for the star blogger. You can be a star in your community and unknown outside it. What is most relevant? The way your community sees you, or the way the general public sees you? Or the way the media see you, the part they have you play?

Do you want to be one?
Möchtest du einer sein?

Ah… well. That’s a very personal question. This last couple of years, I’ve realised that there is a part of me who would have wanted to be a famous actress, or a singer, or a well-known writer (oh wait… what did I say earlier about wanting to write books?) I know that this desire stems from my very big thirst of recognition, and I know that even though the spotlight can be nice, it is not there that I will quench my thirst.

So, as far as blogging goes, I enjoy the recognition I get, and I enjoy the media attention too. But I’m very wary of starification. As I said in Basel, I think it’s much more fit to call me the “Dinosaur of Swiss blogging” (though there are some who started before me!) than the “Queen of Swiss blogging”, or whatever the silly joke was 🙂

So to answer your question, yes, of course, a part of me would like to be a blog star, like I would like to be a famous actress or singer. But it’s not a desire I take seriously. There are many much more important things in life, and fame has its downsides, too.

What’s your opinion on advertising and pay-pal buttons on blogs?
Was hältst du von Werbung und Pay-pal Buttons auf Blog-Seiten?

I don’t mind the PayPal buttons, or Google AdWords if they are discreet. I don’t like graphical ads, though, or anything that pops up in my face or moves — it totally puts me off.

What I’m more sensitive to is the attitude of the blogger about this. Does the blogger tell his readers to make donations every two days to show him they like him? Or is it there just in case somebody felt like it? I think it’s possible to be very childish about asking money from readers, but it’s also possible to do it in a mature way.

Would you donate money to a blogger?Sind sie sinnvoll? Wärst du bereit, einem Blogger eine Spende zukommen zu lassen?

I think it can make sense. I haven’t done it on my blog, and I haven’t planned on doing it, but it’s not something I’ve completely ruled out. I’ve never donated money to a blogger, but I have done so for software and to support an online comics artist. I think I’m more likely to give money to people who are doing stuff I’m not doing myself. As a blogger, I’d find it a bit weird to be donating money to another blogger (and if I was asking for donations myself, imagine!)

What do you expect of yourself and your blog?
Welchen Anspruch stellst du an dich und dein Blog?

I’m not sure how to answer this question. I like my blog as it is! I’m always tinkering with it to improve it, but I’m happy as things are.

Do you think bloggers in Switzerland would hesitate to write critically about politics?
Hast du das Gefühl, dass Blogger in der CH Hemmungen hätten, über kritisch über Politik zu schreiben?

Gosh, not the faintest idea about that. I’m not very interested in politics (not enough, actually, my bad), and so I wouldn’t really read any politically-oriented weblogs. But well, swiss people having cold feet easily, I can imagine they might be a bit “cautious” about being overly critical in their writings about politics.

If any of my German-speaking readers has the courage to translate the questions (I understand them enough to answer them, but maybe not to translate them correctly), I’ll put them in the post.

While I’m in the chapter of interviews, you might want to head over to Morocco and read the interview I gave Tarik Essaadi for Emarrakech.info — if you understand French.

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Sans commentaire [fr]

Une réaction à  une interview.

[en] A reader's reaction to an interview of me published on Emarrakech.

Bonjour,

En lisant le e-marrakech, je trouve l’article sur ce que vous essayiez de faire gober aux gens. Vous ne faîtes pas la différence entre ce que c’est un blog et le business. Encore une suissesse qui s’intéresse au franc-suisse. Il n’y a que l’argent qui compte et votre coeur c’est aussi du franc-suisse.

Eric

C’est en réaction à  cette interview de moi publiée sur Emarrakech.

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Affaire Erard: épilogue [fr]

Le fin mot de mon aventure avec le Quotidien La Côte, suite à l’article de Luc-Olivier Erard sur le spam pornographique trouvé sur mes blogs d’élèves.

[en] My reaction to the article about comment spam in my school blogs was published, and I'm happy about that. However, there is still no link (and there probably will never be) to my explanations on the online version of Luc-Olivier Erard's article.

Vous êtes bien nombreux à m’avoir demandé comment s’était finie l’affaire Luc-Olivier Erard. En exclusivité sur votre écran, voici la suite (et la fin) de cette aventure médiatique.

Le lendemain de ma réaction à son article, soit jeudi, M. Erard répondait au mail que je lui avais envoyé mardi soir pour m’informer qu’un droit de réponse m’était ouvert. Il se mettait à disposition pour une interview (avec moi, ou un(e) collègue si je préférais) dont nous définirions ensemble les modalités.

Le temps de finir la semaine et de discuter brièvement avec mon directeur et le responsable informatique, j’ai envoyé le mail suivant à M. Erard et à son rédacteur en chef:

M. Erard, M. Vallat,

je vous écris suite à la parution dans l’édition de mercredi de La Côte de l’article intitulé “Les élèves du bourg risquent le pire d’internet”.

Cet article mettant en cause aussi bien ma personne que le projet que j’ai mené avec mes élèves, je désire faire valoir mon droit de réponse, à titre personnel. En revanche (vu la tournure des événements) je ne souhaite pas accorder d’interview à M. Erard, comme il me l’a proposé.

La réaction relativement exhaustive que j’ai publiée sur mon site internet (et que vous avez sans doute lue — http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23 ) est certainement trop longue pour un droit de réponse, comme me l’a fait remarquer M. Erard. Je propose donc la chose suivante:

1.- ajout sur la page http://www.lacote.ch/art.asp?ID=17220 d’un lien bien visible et cliquable vers ma réaction http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23 , le texte du lien étant “Réaction de Stephanie Booth à cet article, et clarifications”.

2.- publication dans la prochaine édition à paraître (lundi?) de l’encadré suivant, sur la même page que l’article initial:

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Droit de réponse: article inutilement alarmiste (Saint-Prex)
====================================

*Réaction de Stephanie Booth à l’article intitulé “Saint-Prex: Les élèves du bourg risquent le pire d’internet (un site pour élèves suscite l’inquiétude), signé Luc-Olivier Erard (Mercredi 23.02.05)*

L’article de M. Erard est alarmiste et véhicule une image inexacte des faits dont il est question. En un mot, on peut même parler de désinformation. J’ai réagi à titre personnel sur mon weblog afin d’apporter un certain nombre de clarifications. J’invite donc les lecteurs de /La Côte/ à prendre connaissance de cette réaction à l’adresse internet suivante (vos commentaires y seront les bienvenus): http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23

Stephanie Booth
————————————————————————

Je ne me fais aucune illusion quant au fait qu’un droit de réponse n’est jamais aussi visible et frappant que l’article qui l’a suscité. Je compte néanmoins sur vous pour faire faire en sorte qu’il soit assez mis en évidence pour attirer l’attention des lecteurs qui se seraient intéressés à l’article de M. Erard.

Si vous devez apporter des modifications à ma proposition, je vous prie de m’en informer au plus vite, de façon à ce que je puisse vous confirmer qu’elles me conviennent avant la publication.

Avec mes salutations distinguées,

Stephanie Booth

J’ai voulu mettre en copie le rédacteur en chef du Quotidien La Côte, M. Vallat, mais je n’ai malheureusement pas deviné correctement son adresse e-mail.

Le lundi, je recevais un accusé de lecture automatique de la part de M. Erard. Comme je n’avais toujours pas reçu de réaction de sa part à mon courrier, j’ai appelé directement le rédacteur en chef M. Vallat. Celui-ci s’est montré tout à fait aimable, et m’a dit que M. Erard ne lui avait pas transmis mon e-mail. Je lui en ai donc envoyé une copie, et il m’a rappelé aussitôt pour me proposer de développer quelque peu ma réponse (1000 signes environ), afin que mon droit de réponse paraisse dans le courrier des lecteurs (page 2 de l’édition de vendredi, “page la plus lue selon les sondages”).

Une bonne heure plus tard, grâce au soutien via ICQ de Flippy et Frédoche (mille mercis), d’une petite rallonge de 300 caractères de la part de M. Vallat, et d’un délai de bouclage relativement souple, j’avais pondu la petite chose suivante:

De la pornographie dans une école! Voilà une occasion à ne pas manquer si l’on désire “susciter l’inquiétude”. D’autant plus si l’enseignante responsable semble avoir soigneusement caché, lors de son passage à la TV, qu’elle exposait ses élèves chaque semaine depuis le début de l’année scolaire à de la pornographie zoophile sur internet.

La réalité, bien moins scandaleuse, n’aurait mérité qu’un entrefilet déplorant l’âpreté de la lutte contre les pollueurs de commentaires. Adieu, article juteux et grands titres accrocheurs en première page!

Les commentaires qui ont choqué M. Erard se trouvent sur des sites que les élèves n’alimentent plus, très rarement visités. Ces “spams de commentaires” (cousins germains des spams d’e-mail) frappent tous les blogs. Un petit nombre d’entre eux échappent au filtre.

Devant l’impossibilité d’offrir aux élèves un internet 100% stérilisé, faut-il interdire les weblogs? L’e-mail? Internet tout court? Ou bien faut-il outiller nos élèves pour affronter le monde réel?

Internet fait peur, mais c’est un outil précieux, qui permet par exemple de réagir face à la désinformation. J’invite donc les lecteurs de ‘La Côte’ à lire en ligne l’entier de ma réaction à l’article de M. Erard: http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23

Mon texte a paru comme prévu (à quelques virgules près) dans le courrier des lecteurs de vendredi. J’apprécie d’ailleurs que La Côte ait reproduit dans mon droit de réponse la saisie d’écran qui illustrait le fameux article — un rappel visuel pour les lecteurs de l’article original.

Ce mercredi, par contre, j’étais toujours sans nouvelles (malgré un rappel à ce sujet envoyé à M. Vallat le jour de la parution de mon droit de réponse) concernant ma demande qu’un lien vers ma réaction plus complète en ligne soit ajouté à la version en ligne de l’article de M. Erard.

J’ai donc appelé une nouvelle fois M. Vallat, qui m’a donné le sentiment que l’édition en ligne de son journal n’était pas une chose très présente à son esprit. Là , franchement, il m’a paru un peu moins coopératif. Certes, un rédacteur en chef a beaucoup de responsabilités, mais quand on publie du contenu en ligne, il faut assumer! D’après ce qu’il m’a expliqué, la version en ligne de La Côte est gérée entièrement par une entreprise externe, et ils n’ont aucune prise directe sur le contenu. Les articles sont ajoutés au site de façon automatisée, et changer quoi que ce soit au contenu de l’un d’eux une fois qu’il est mis en ligne relève de la mission impossible.

Face à mon insistance, il a dit qu’il regarderait avec eux “ce qu’on pouvait faire”. Comme on peut le constater, rien n’a bougé, et puisqu’il a refusé net de me tenir au courant du résultat de ses démarches (me faisant comprendre par là même que l’affaire était classée et qu’il serait plutôt malvenu que je revienne à la charge), je ne sais pas si quoi que ce soit a été entrepris ou non. Techniquement, il s’agit très certainement d’apporter une légère modification au contenu d’un champ texte dans une base de données — loin d’être la mer à boire, si vous voulez mon avis.

Bref, voilà , une fin un peu en queue de poisson. Je tiens à remercier toutes les personnes qui se sont exprimées sur cette histoire (même si parfois c’est allé franchement trop loin), en particulier Mario et les élèves de l’Institut St-Joseph au Québec. Mes collègues et moi avons été époustouflés par les qualités d’écriture de ces enfants, bien supérieures à celles de la plupart des élèves vaudois ayant quelques années de plus!

Le mot de la fin, pour ceux qui se seraient inquiétés à mon sujet: sachez que mon entourage professionnel n’a nullement mordu à l’hameçon du scandale tendu par M. Erard, et donc que je n’ai eu à souffrir aucune répercussion négative suite à cette histoire. Je remercie d’ailleurs les personnes concernées de savoir faire preuve d’un peu plus de maturité que certains journalistes!

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Réponse à  Luc-Olivier Erard (La Côte) [fr]

Un article relativement peu flatteur pour le projet de weblogs scolaires que j’ai initié avec mes classes est paru ce matin dans La Côte. Voici ce que j’ai à  en dire.

Jusqu’à  maintenant, je n’ai pas eu à  me plaindre de mes contacts avec les journalistes. J’ai eu affaire à  des professionnels respectueux et soucieux de faire au mieux leur travail d’information.

L’article au sujet des weblogs de Saint-Prex paru ce matin dans La Côte et signé Luc-Olivier Erard semble en revanche tomber quelque peu dans le piège du sensationnalisme. Sans vouloir accorder une importance démesurée à  cet article, je tiens à  clarifier certains points, face à  ce qui m’apparaît friser la désinformation.

Je ne réponds pas ici en tant que porte-parole de mon établissement ou du département, mais à  titre personnel; d’une part parce que je suis mise en cause (j’ai particulièrement apprécié le montage qui illustre l’article, pour lequel on a soigneusement inséré un morceau de saisie d’écran en bas à  droite qui ne joue clairement aucun rôle à  part rendre mon nom visible), et d’autre part parce qu’il est question d’un sujet (et d’un projet) que je connais bien, et que je ne peux pas laisser passer un article pareil sans faire entendre un autre son de cloche.

Pas interviewée

Précisons tout d’abord que je n’ai pas eu le plaisir de parler avec Luc-Olivier Erard. Celui-ci, comme nombre d’autres personnes, m’a envoyé un e-mail dès la fin de l’émission Mise au Point. J’ai tardé à  lui répondre (comme à  tous ceux d’entre vous qui m’avez écrit) car il se trouve que j’ai une vie en-dehors d’Internet, qui consiste entre autres à  donner des cours aux élèves de St.-Prex (la rentrée scolaire était lundi).

M. Erard, si vous me lisez, veuillez donc accepter mes excuses de ne pas vous avoir répondu plus tôt. Je l’ai fait mardi soir (mon directeur m’ayant informé dans la journée que vous sembliez très anxieux de me parler) — mais j’ignorais à  ce moment que votre article était déjà  sous presse. Je déplore cependant qu’il ait paru plus important de publier rapidement cet article que d’attendre de pouvoir me parler directement.

Les weblogs des élèves suscitent l’inquiétude!

Ce thème est repris au fil de l’article (surtout dans les titres et les légendes de photos). En ce qui me concerne, j’attends encore de savoir qui est inquiet. Le journaliste, très certainement. Je ne vais pas démonter mot par mot cette rhétorique alarmiste, mais je relèverai tout de même une phrase: Si son utilité n’est pas clairement justifiée, l’activité proposée à  Saint-Prex, une parmi d’autres, devra s’arrêter. C’est une affirmation un peu gratuite. Qui a dit ça? Quand? Dans quel contexte? D’après ce que m’a dit mon directeur ce matin, cela n’a rien de vrai. A notre connaissance, le projet weblogs ne semble pas menacé par une quelconque censure — hormis celle que nous imposons au spam de commentaires.

Le spam de commentaires

Parlons-en, justement, du spam de commentaires — car c’est bien de ça qu’il s’agit ici.

Chacun sait que lorsqu’on possède une adresse e-mail, on reçoit des messages publicitaires non sollicités. Du spam: pornographique, pharmaceutique, financier… tout y passe. Dit-on pour autant que l’e-mail est un outil dangereux dont on doit protéger nos enfants?

Les weblogs, comme les adresses e-mail, sont les cibles des spammeurs. Ceux-ci écrivent des programmes qui vont automatiquement soumettre des commentaires abusifs à  tous les weblogs qui se trouvent sur leur chemin. Ces commentaires ne passent même pas par le formulaire qu’utilisent les êtres humains qui désirent laisser un message sur un blog — ils s’attaquent directement à  la partie de l’outil de weblogging qui insère les commentaires dans la base de données.

Le spam de commentaires est donc un fléau au même titre que le spam d’e-mails. En l’occurence, les weblogs de Saint-Prex ne sont nullement visés en tant que tels. Ils sont, comme la grande majorité des weblogs que l’on peut trouver sur internet, les victimes d’une énorme opération de marketing. La cible principale de cette opération de marketing, c’est le moteur de recherche Google, et non pas les personnes qui tomberaient en passant sur ces commentaires parfois peu ragoûtants: en indexant les weblogs spammés, Google indexe également les liens vers les sites des spammeurs, et fait grimper ceux-ci en tête des résultats pour les recherches en rapport.

Lutte contre le spam

Sommes-nous impuissants? Non. Il existe des outils qui filtrent les commentaires, tout comme il existe maintenant des filtres à  spam pour les adresses e-mail. Les outils ne sont bien entendu jamais parfaits, et doivent sans cesse être mis à  jour. Certains spams passent entre les gouttes.

Qu’avons-nous fait pour les weblogs des élèves? Tout d’abord, précisons que durant la période “active” du projet (la première période), nous n’avons pas été confrontés au spam de commentaires.

M. Erard s’émeut donc dans son article du fait que nos élèves soient confrontés au spam de commentaires, mais il omet de préciser que les élèves ne se retrouvent plus à  travailler sur ces weblogs chaque semaine. De plus, ces weblogs sont très peu visités. Un bref coup d’oeil sur les statistiques de visite pour le mois de janvier montre entre 50 et 70 visites par jour pour l’ensemble des weblogs (une bonne trentaine). En regardant de plus près, les weblogs d’élèves les plus visités comptent deux ou trois visiteurs par jour, y compris les moteurs de recherche. Pas de quoi en faire un fromage.

Lorsqu’on a attiré mon attention sur le fait que nous étions victimes de spam, j’ai pris un certain nombre de mesures pour minimiser l’impact de ces attaques. L’article de M. Erard laisse entendre que les weblogs de Saint-Prex sont de véritables nids à  spam — la réalité est bien moins dramatique.

Les blogs de Saint-Prex tournant avec une installation modifiée de WordPress, je ne peux malheureusement pas utiliser les meilleurs outils anti-spam disponibles aujourd’hui. Je peux par contre lancer à  la main une opération automatique de “nettoyage” de commentaires (un filtre basé sur des mots-clés), ce que je fais régulièrement. Certains passent entre les gouttes. Je n’imaginais honnêtement pas que l’on puisse faire un foin pareil pour quelques spams de commentaires sur des blogs inactifs et presque pas visités (sinon, j’aurais passé quelques nuits à  modifier l’installation pour pouvoir utiliser des solutions anti-spam plus musclées).

Le volet “scolaire” de mon activité sur le web.

Stéphanie Booth, spécialiste des «blogues» romands, n’a pas souhaité aborder le volet «scolaire» de son activité sur le web. Il existe pourtant.

Quel effet ça fait, une entrée en matière pareille? Comme je l’ai expliqué aux journalistes concernés (qui l’ont d’ailleurs très bien compris), j’ai en effet demandé que l’on laisse de côté mon activité professionnelle lors des interviews.

La presse s’est intéressée à  mon activité de blogueuse et à  mes compétences en la matière. C’est une activité que j’effectue à  titre personnel. Ma vie professionnelle est une autre histoire. Pour commencer, j’ai un devoir de réserve vis-à -vis de mon travail. Je ne suis porte-parole officiel de rien du tout, et je n’ai pas l’intention de donner dans la presse des détails sur le travail que je fais avec mes élèves — que ce soit sur internet ou durant mes cours de maths.

Cela n’a rien à  voir avec la nature des activités, leur succès, ou la présence de spams de commentaires dans les weblogs de mes élèves. C’est une question de principe. De même que je ne raconte pas dans mon blog mes expériences en classe avec mes élèves, ou les opinions que je puis avoir sur l’enseignement vaudois ou le collège dans lequel je travaille, de même, je ne le ferai pas dans la presse. J’espère que cela clarifie la raison pour laquelle je n’ai pas souhaité aborder le volet ‘scolaire’ de [mon] activité sur le web lors de mon interview pour Mise au Point, ni pour aucune autre interview.

Et les parents…?

Luc-Olivier Erard termine son premier paragraphe ainsi:

[L’activité] organisée depuis le début de l’année scolaire, qui consiste à  fournir à  chaque élève de deux classes de huitième son weblog (ou blogue) risque de ne pas plaire aux parents vaudois.

Précisons d’entrée que les parents sont parfaitement au courant de ce projet. Avant de donner aux élèves les “clés” de leur weblog, nous avons passé plusieurs périodes à  réfléchir avec les élèves sur l’implication d’une publication sur internet. Les parents ont co-signé la charte de publication avec leurs enfants. Nous n’avons à  ce jour reçu aucun écho négatif au sujet de ce projet.

Il y a eu quelques infractions à  la charte en début de projet, et nous avons réagi en conséquence.

Un grand nombre d’élèves ont également des Skyblogs, et des adresses e-mail. Il est certes malheureux qu’ils aient pu être confrontés au “côté sombre” d’internet dans le cadre d’une activité scolaire, mais faut-il (comme le laisserait presque entendre l’article) réglementer de façon encore plus draconnienne les activités scolaires sur internet? Le rôle de l’école n’est-il pas justement d’outiller les élèves pour qu’ils puissent affronter le monde?

En guise de conclusion…

…et pour ceux qui n’auraient pas la patience de tout lire.

L’article de M. Luc-Olivier Erard peint une image déformée et très alarmiste de la situation. Je n’ai pas pris la peine de relever toutes les inexactitudes de cet article, ni les raccourcis et sous-entendus un peu douteux que l’on retrouve au fil des lignes.

Le projet de weblogs de Saint-Prex n’a rien de bien extraordinaire, et les quelques spams de commentaires qu’a pu rencontrer M. Erard, non plus (bien que ce soit regrettable que les spammeurs de commentaires n’épargnent pas les projets pédagogiques). Ce projet a été mené avec l’accord de la direction, et en ayant informé les parents. Ce n’est de loin pas la première fois que des élèves publient des choses sur internet dans le Canton de Vaud, et ce n’est certainement pas la dernière.

Si on désirait être constructifs plutôt que sensationnels, je pense qu’il y a deux problématiques en rapport avec le contenu de cet article qui mériteraient un traitement plus en profondeur:

  • le spam de commentaires en général, et les mesures que l’on peut prendre pour minimiser leur impact sur les projets pédagogiques qui s’y exposent;
  • la prévention faite dans les écoles au sujet d’internet aborde-t-elle assez les activités privées des élèves sur internet? Je sens souvent un grand décalage entre ce que les enfants font sur internet à  la maison, et ce qu’ils font à  l’école. En particulier, internet est de plus en plus un lieu d’expression et de relations humaines, et non pas une simple encyclopédie.

Concernant ce dernier point, nous sommes à  Saint-Prex en réflexion constante au sujet de nos activités “internautiques” avec les élèves, et (je crois être en mesure de le dire) assez en avance dans ce domaine. Par exemple, nous avons en ce début d’année modifié la charte internet générale de l’école pour inclure les activités de publication.

Je suis un peu désolée de voir encore une fois la presse peindre une image sinistre et dangereuse d’internet. Je crois que le grand public est déjà  assez méfiant concernant ce média, et que l’on a plutôt besoin de mettre en avant tout ce qu’il a de positif et de constructif. Les ados l’utilisent, que ce soit avec ou sans nous. Peut-être pouvons nous leur montrer qu’il y a sur internet autre chose que Skyblog et MSN?

D’autres ont réagi à  l’article dans La Côte.

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Post-TV [fr]

L’école reprend, je répondrai donc aux commentaires et apporterai quelques précisions concernant ce que j’ai dit à  l’antenne d’ici quelques jours.

[en] The TV show is online for your viewing, if you are ready to sell your soul to Real. As school is starting, I don't have time to comment on it now, unfortunately.

Merci à  tout le monde pour vos commentaires et vos e-mails suite à  l’émission, que vous pouvez maintenant visionner en ligne. Je suis très contente de la façon dont ça s’est déroulé!

L’école reprend aujourd’hui, je n’ai donc pas le temps de répondre à  toutes vos remarques, et surtout, de préciser tout ce que je n’ai pas eu le temps de préciser à  l’antenne. 10 minutes de direct, c’est court, et je me rends compte en écoutant l’émission que j’ai pris quelques raccourcis qui méritent développement. Aussi, en lisant quelques réactions, je me rends compte que la situation d’interview n’a pas toujours été bien interprétée (entre autres, je n’ai pas été une pauvre chose impuissante manipulée par l’affreux journaliste!)

Donc, quelques jours de patience, et je répondrai à  vos e-mails et commentaires. En attendant, vous pouvez toujours écouter mon interview à  la Radio Suisse Romande ou aller voir mes photos de vacances… si vous les trouvez!

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Télévision et lancement [fr]

N’oubliez pas de regarder Mise au Point ce soir sur la TSR. Je lance Stephanie-Booth.com, mon site “business”.

Il y a des moments dans la vie où les événements semblent s’être donné le mot pour vous pousser gentiment dans la bonne direction. Ces temps, je crois que c’est le cas pour moi.

Aujourd’hui, je me retrouve pour la première fois de ma vie à  la télévision (et en direct, s’il-vous-plaît!) dans l’émission Mise au Point (TSR1, 20h00). Et aujourd’hui, j’ai l’honneur et l’avantage de vous présenter Stephanie-Booth.com. Je m’explique.

Le journalisme et le consulting indépendant sont deux voies professionnelles qui m’attirent depuis longtemps. Outre le fait que je suis ces jours au bénéfice d’un petit peu de “célébrité médiatique”, je me retrouve de plus en plus régulièrement à  présenter internet et les weblogs à  des gens qui désirent faire leur site web. Tout le feedback positif et les encouragements que j’ai reçus ces derniers temps sur mes activités m’incitent à  prendre la balle au bond, si on peut dire, et à  me lancer.

Stephanie-Booth.com est donc mon site “orienté business”. Il donne accès à  mes diverses activités en ligne, à  mon profil “professionnel”, et présente les services que j’ai l’intention d’offrir. N’hésitez pas à  me demander des détails où à  me donner du feedback sur ce nouveau site (sauf si c’est pour critiquer le rose).

(Ah oui, j’allais oublier: je ne quitte pas l’enseignement! A terme, j’espère combiner un poste à  temps partiel dans l’enseignement avec une activité indépendante.)

Edit 13h20: L’émission sera en ligne une demi-heure après la fin de la diffusion. Merci de mettre l’URL en commentaire pour les autres si vous trouvez où c’est!

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Infimes précisions [fr]

Je n’ai pas écrit Blog Story. Remise en contexte d’une remarque que je commente dans Journal Infime. Allumez vos téléviseurs dimanche à  20h00, je serai l’invitée de Mise au Point sur la TSR1. Quelques commentaires sur mes aventures avec les médias.

[en] A clarification about something said in the second part of my radio interview. Aside from that, I'll be on TV Sunday evening. I'll try to find out if it can be viewed online.

Si vous avez écouté Journal Infime aujourd’hui, vous aurez sans doute noté que suite à  une petite maladresse de la présentatrice, je me suis retrouvée propulsée auteur de Blog Story. Je vous rassure, rien n’a changé, ce sont toujours bien Cyril et Emily qui en sont les auteurs.

Il y a un point dans l’interview d’aujourd’hui qui mérite un commentaire. Martine Galland m’invite à  parler d’une remarque que je fais dans mes réflexions blogosphériques:

N’allez pas chercher plus loin qu’une famille “à  secrets” pour saisir mes motivations profondes…

Revenons au contexte dans lequel je fais cette remarque. En fait, j’essaie d’expliquer d’où vient la tendance, parfois très marquée chez moi, à  décortiquer les discours, les événements ou les idées, à  vouloir traquer “l’erreur” et la désinformation, casser les mythes et les illusions.

La problématique du secret n’eclaire à  mon sens pas vraiment, comme la structure de l’interview le laisse entendre, mes motivations profondes à  vouloir partager ainsi [ma] vie avec des milliers de lecteurs. Ma remarque, remise dans son contexte, concernait mes motivations à  décortiquer (et critiquer) les articles parus sur les weblogs. Face à  ce qui me paraissait être une forme de désinformation, je montais sur mon cheval de bataille pour clâmer au monde que la vérité n’était pas celle qu’on leur avait servie, poussée par un élan qui pour moi prend clairement sa source dans ce que j’ai vécu, enfant, dans ma famille.

Ce qui me pousse à  partager mes idées et quelques morceaux de ma vie sur internet, c’est à  mon avis plus un besoin d’exister, d’être entendue, reconnue. Je n’y vois pas tant un besoin de mettre au grand jour ce qui est caché en moi qu’un besoin assez primordial d’expression. En écrivant ces lignes, toutefois, je me rends compte que ce besoin d’expression pourrait être interprété comme un refus de jouer le jeu du secret — du silence. Est-ce lié? Possible… mais pour moi le lien n’est pas clair, et je ne le faisais certainement pas lorsque j’écrivais mes Réflexions blogosphériques.

Vous venez en passant d’avoir une démonstration, en direct, du besoin impérieux qui m’habite de m’assurer que j’ai bien été entièrement comprise…

Je poursuis ce billet coloré “presse” en vous proposant de regarder Mise au Point dimanche à  20h00 sur la TSR1. (Je ne vous donne pas plus de détails, z’avez qu’à  regarder… ou lire la suite!)

Après le petit couac concernant Migros Magazin, j’ai été heureuse d’apprendre le fin mot de l’histoire au sujet de ma mésaventure avec Le Temps. En effet, j’avais été interviewée pour un article, que la (fort sympathique) journaliste m’avait ensuite soumis pour relecture et feedback (quelques échanges de mails). Quelle n’a pas été ma surprise, lorsque, lisant le dossier consacré aux blogs dans les pages 2 et 3 du Temps le 2 février dernier, j’ai pu constater la totale absence de cet article que j’avais pourtant vu à  plusieurs reprises!

La journaliste qui m’avait interviewée étant à  ce moment-là  en vacances à  l’autre bout du monde ou presque, elle n’a pas été en mesure d’éclairer ma lanterne quant à  la raison exacte de cette disparition. C’est maintenant chose faite, et c’était un peu ce que je soupçonnais: manque de place, on a sacrifié un article. La journaliste n’avait malheureusement pas les lignages exacts pour réduire ses articles avant de partir en vacances. Ce sont des choses qui arrivent.

Sur le moment, cela m’avait d’autant plus déçue que la parution de ce dossier dans Le Temps avait incité la production de Mise au Point à  changer l’angle du reportage sur les blogs, renonçant à  m’interviewer pour pouvoir aborder plus longuement la question des adolescents skyblogueurs. J’avais passé plus de 6 heures à  parler avec le réalisateur, on avait fixé un jour de tournage, il m’avait montré un premier jet de scénario… double déception. Mais, comme je vous l’ai dit, les choses finissent bien pour moi (enfin, je trouve!) puisque je serai l’invitée du plateau de fin d’émission.

J’avoue une certaine excitation à  l’idée de “passer à  la télé”, et j’ai réalisé en en parlant autour de moi que tout le monde ne réagirait pas ainsi. Et vous, chers lecteurs — ça vous plairait, une apparition télévisuelle, ou bien c’est plutôt le genre de chose que vous préféreriez éviter? Je suis curieuse de vous entendre à  ce sujet.

Mise à  jour 17.02.2005: extraits cités par Mireille Galland dans la troisième partie de l’interview:

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