Article dans Le Matin d'aujourd'hui [fr]

[en] My first big hairy troll, following an article in Le Matin. Enjoy it if you understand French, but please refrain from feeding it.

The gist of the article is that, probably due to the excessive media attention teen blogs are getting around here, businesses, celebrities, and other politicians (as well as normal people) have trouble viewing blogs as a medium for communication and collaboration. They are stuck in the "personal journal" vision of blogging, which is IMHO a little limited.

On l’attendait pour vendredi, puis samedi, et c’est aujourd’hui qu’il sort: Blogs: les Romands largués! (on admire les nuances habituelles de la vitamine Orange dans le titrage — à  leur décharge, la première page dit “à  la traîne”, ce qui est à  mon avis bien mieux).

Je remercierais d’abord mes lecteurs (qui, je l’espère, me connaissent un peu) de ne pas nourrir le gros troll poilu qui est allé s’installer dans les commentaires de la page presse de ce site. (On peut ne pas être d’accord avec ce que je dis, mais ce serait la moindre des choses d’argumenter un tantinet, merci beaucoup.)

Bien sûr, c’est Le Matin, ça peut manquer un peu de nuances. Comme toujours, on parle 30-45 minutes avec un journaliste (fort sympathique) et nos paroles se trouvent résumées en quelques citations retravaillées. Il faut connaître les limites inhérentes au média en question, et les conditions dans lesquelles travaillent les journalistes.

En gros, mon point de vue est le suivant: à  force que la presse nous rabâche les oreilles avec les blogs d’ados, la Romandie ne voit le blog que comme un journal personnel sans application “sérieuse”. Je pense que la place grandissante des blogs (dans le monde Anglo-Saxon, en France…) prouve amplement que c’est une vision étriquée du blog, et que celui-ci a un rôle à  jouer dans notre monde. (Je vous épargne l’argumentaire par paresse, si cela s’avère nécessaire, je m’y collerai peut-être une fois.)

Disclaimer (comme on dit):

  1. Je sais que j’ai une petite tendance à  penser que “le blog va sauver le monde” — donc, je suis un brin idéaliste.
  2. Je ne suis pas (de loin pas) une spécialiste du “blog-dans-le-business”.
  3. Comme ceux qui étaient à  la table ronde de la SISR ont pu le voir, ma tête passe encore les portes (si vous ne savez pas de quoi je parle, ne vous inquiétez pas).

Complément d’information (11:20)

Si l’article peut en effet donner cette impression, je ne pense nullement qu’il n’existe pas (assez) de blogs “adultes” en Suisse Romande. Je sais qu’il y a des tas de personnes qui font des choses intéressantes, parfois dans leur coin, parfois en petits groupes. Je connais plusieurs personnes qui font “bouger” les blogs par ici, ce n’est pas parce que la presse s’adresse souvent à  moi (pour une question de dynamique “cercle vicieux” ou “cercle vertueux”, selon le point de vue) que je suis la seule personne à  avoir quelque chose à  dire sur les blogs ou que je me prends pour “la référence” en la matière en Romandie.

Ce que je pense, par contre, c’est que ces blogs “sérieux” manquent de visibilité, et par conséquent, je crois que le public en général a une méconnaissance de ce que peuvent apporter les blogs sur un plan autre que celui du “personnel-relationnel” du “blog privé”.

Pour remettre l’article en contexte, la demande initiale du journaliste Jean-François Krähenbühl concernait les blogs de célébrités romandes. J’ai été bien empruntée, comme l’a très justement deviné Jérôme, et la conversation a dévié sur diverses choses, entre autres mon hypothèse pour l’absence de “blogs de stars” dans notre région — hypothèse que vous retrouvez dans l’article.

Blogs Can Hurt Reputations [en]

[fr] Mena Trott parle d'une situation ou une accusation erronnée contre une entreprise demeure néanmoins numéro deux dans les résultats Google pour le nom de ladite entreprise.

While the reason why Zawodny received the mail and everything else was more or less amicably sorted out, the original post is now the number 2 result in Google for “Krause Taylor.” And throughout a number of weblogs, the post was linked to by its original title “Krause Taylor spams weblogs.”

A firm like KTA, which has been around for years, can luckily rely on its positive reputation to lessen the blow of an inflammatory weblog post. But regardless of the circumstances or reality of the situation, they still have to deal with this post being a part of the permanent Google record.

Mena Trott

As I say in French in my previous post about Google and the use of full names in blogs, we bloggers have power, and with that power comes responsability. Are we really prepared for it?

Google et les noms [fr]

Citer le nom de quelqu’un sur un blog n’est pas un acte anodin. Sommes-nous préparés à  la responsabilité qui va avec le pouvoir de la parole publique? Quelques exemples de situations… embarrassantes.

[en] Mentioning the name of somebody in one's blog can have embarrassing consequences. People with less web presence than the blogger might find their official site behind a blog post that mentions them in passing when they google their name. How do you know if people will be happy to get your google juice or not? Bloggers are always happy with google juice... but what about the non-blogging crowd?

As people with the power to express themselves in public, bloggers have responsabilities they might not be well-prepared for. Here are a few embarrassing experiences I made: for exemple, unintentionally google-bombing people I had no hard feelings against, or not giving google juice when it would have been appreciated.

Tagging adds to the difficulty for the blogger, as tags are often chosen for private reasons, but as they are links that are indexed, they have an impact on the online presence of other people when they are of the firstname+name form.

Depuis quelque temps, je médite sur la responsabilité du blogueur qui nomme dans son blog d’autres personnes que lui, particulièrement si celui-ci a passablement de “google juice”, comme on dit en anglais. En effet, si je nomme une personne dans mon blog, il y a de fortes chances que mon article se retrouve en position assez proéminente lorsque l’on recherche le nom de cette personne.

Si vous cherchez mon nom dans Google, la grande majorité des liens sur les deux ou trois premières pages m’appartiennent — je suis responsable de la présence de mon nom dans ces pages. C’est le cas, bien entendu, parce que je suis quelqu’un qui a une très forte présence en ligne et une vie sociale “internautique” importante. (Je rassure les lecteurs qui ne me connaîtraient pas assez… ma vie sociale “non-internautique” se porte également très bien!)

Ce “pouvoir” que me donne mon blog peut être utile lorsque quelqu’un désire obtenir plus de visibilité sur le net (hop! un petit lien, ça donne un coup de pouce au référencement d’un site qui se lance, par exemple), mais c’est surtout une petite bombe qui peut se déclencher de façon involontaire si je ne fais pas particulièrement attention. Par exemple, je suis allée mercredi à  un concert que j’ai apprécié. J’évite de mettre le nom de l’artiste dans le titre de mon billet, de peur qu’il n’arrive ce qui arrive à  l’école d’arts martiaux dans laquelle je m’entraîne: en cherchant le nom de l’école dans Google, mon article est placé avant le site officiel de l’école. C’est un peu embarrassant!

Il y a encore bien pire: reprenons le cas de l’artiste de mercredi, dont j’écoute les chansons régulièrement depuis quelque temps. J’ai un compte LastFM, qui établit des statistiques sur les morceaux que j’écoute avec iTunes. Je publie sur la première page de Climb to the Stars la liste des derniers morceaux écoutés; cette liste renvoie aux pages consacrées aux morceaux en question sur LastFM (par exemple: We Will Rock You (Queen). On peut y lire combien de personnes ont écouté le morceau, et encore bien d’autres choses fort sympathiques. Si on cherche le nom de l’artiste (LB) dans Google, on voit que la page LastFM qui lui est consacrée (et qui existe par ma faute, si on veut) sort droit derrière son site officiel. Limite embarrassant, également!

Donc, je ne mets pas son nom complet dans ce billet. Premièrement, cet article ne lui est pas consacré en tant qu’artiste, ce qui m’embarrasserait triplement s’il finissait bien placé dans Google pour une recherche sur son nom. Deuxièmement, mon Cheese Sandwich Blog est bien plus récent que Climb to the Stars, moins bien référencé, et avec un peu de chance il le restera, puisqu’il est consacré à  mon petit quotidien plutôt qu’à  des questions d’importance nationale comme celle que vous êtes en train de lire maintenant. Une mention “en passant” du nom de LB dans le corps d’un article ne porte pas à  conséquence sur mon “petit blog”, mais qu’en serait-il dans celui-ci? Je ne veux pas prendre le risque.

L’expérience me rend prudente. Il y a quelques mois, on m’a demandé de retirer un nom de mon blog. La personne en question avait fait des photos de moi pour l’article dans Migros Magazine, et m’avait gentiment autorisé à  les mettre en ligne sur Flickr. Comme je considère qu’il faut citer ses sources et l’annoncer lorsqu’on utilise le travail de quelqu’un d’autres, j’avais consciencieusement mis son nom dans mon article et également dans les tags des photos en question. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que ces photos, qui ne sont pas forcément représentatives de son travail, et qu’elle m’a laissé à  bien plaire mettre dans mon album photos en ligne, se retrouveraient en première position lorsque l’on cherchait son nom dans Google. Ma présence en ligne étant plus forte que la sienne, j’ai littéralement fait mainmise sur son nom sans m’en rendre compte. Bien entendu, j’ai immédiatement fait de mon mieux pour réparer les choses quand elle me l’a demandé (à  juste titre!), et si j’en crois ce que je vois dans Google, les choses sont maintenant rentrées dans l’ordre. Néanmoins, expérience embarrassante (j’ai déjà  utilisé ce mot aujourd’hui?)

La généralisation des folksnomies pour catégoriser et classer l’information, à  l’aide de “tags” ou “étiquettes”, ajoute encore des occasions de commettre des impairs malgré soi. Sur Flickr, par exemple, il est souvent d’usage d’accoler un tag nom+prénom lorsqu’une photo représente quelqu’un. Mais lorsque je mets en ligne une série de photos passablement floues prises après le concert dont j’ai parlé, est-ce que je vais mettre le nom et le prénom de chaque personne sur chacune des photos? Du coup, j’ai commencé à  être un peu plus parcimonieuse dans ma distribution de tags: nom+prénom pour un petit nombre de photos, et un prénom ou un diminutif pour les autres. Le problème avec les tags, c’est que je les utilise surtout pour pouvoir m’y retrouver dans les 4000+ photos que j’ai mises en ligne. Mais en même temps, les tags sont également des liens, et sont également indexés par Google. Ma façon d’organiser mes photos va avoir un impact sur la présence en ligne d’autres personnes. Potentiellement embarrassant quand il s’agit de noms de personnes!

Comment peut-on deviner si une personne donnée préfère que son nom soit mis en avant sur le web, ou pas? Dans le doute, mieux vaut s’abstenir — c’est le message que je tente de faire passer aux ados lors de mes conférences. Ces conférences, en passant, c’est très bien pour moi: à  force de répéter les choses aux gens, je suis forcée d’y réfléchir, et des fois je me rends compte que ma position à  certains sujets est en mouvement…

Cependant… s’abstenir n’est pas une solution sans risques. Plus récemment, alors que je préparais un site dans lequel on parlait du parcours de quelques personnes, j’ai justement évité de mettre en ligne des pages vides (ou presque) ayant pour titre le nom de quelqu’un lorsque je n’avais rien de précis à  y mettre. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que l’absence de page signifiait également l’absence du nom dans ce qui ressemble à  la “table des matières” du site et créait un déséquilibre dans la présence en ligne des différents acteurs — ce qui m’a été reproché (à  juste titre également).

A moins que la personne nommée ne soit un blogueur, je dirais que mettre un nom dans un billet est une chose délicate. Plus ou moins délicate, selon que le nom est dans le corps du billet, sur du texte lié, dans le titre du billet, ou pire, dans le titre de la page. Plus ou moins délicat également selon la visibilité du blog dans lequel c’est fait.

Les gens vont-ils nous en vouloir d’avoir cité leur nom? Vont-ils nous en vouloir de ne pas l’avoir fait, ou pas assez? Il n’est pas toujours possible de vérifier auparavant avec la personne en question. De plus, même si on vérifie, la personne est-elle pleinement des conséquences de l’une ou l’autre route? Une vérification sérieuse ne pourra manquer de s’accompagner d’une explication du fonctionnement du référencement, ce qui risque de crisper certains… à  tort.

Voici à  mon sens démontrée une nouvelle fois l’utilité d’une forte présence en ligne. Vous pouvez mettre mon nom où vous voulez, ça ne me dérange pas, car je sais que sur Google, c’est moi qui possède mon nom.

Ce que démontre également ce genre de situation, c’est la responsabilité qui va avec ce que j’appelle la “parole publique”. La parole publique est un pouvoir, et avant internet, ce pouvoir était en principe limité aux personnes dont c’était le métier (journalistes, politiciens, écrivains). Avec internet, ce pouvoir se démocratise, et c’est une bonne chose. Mais nous sommes peu préparés à  la responsabilité qui va avec. Avec la façon dont fonctionnent les moteurs de recherche comme Google, on ne peut plus écrire sans avoir présent à  l’esprit les conséquences que cela pourrait avoir pour le référencement d’autres sites.

Kit d'installation de WordPress en français [fr]

Quelques liens et instructions très sommaires (un pense-bête, plutôt) pour installer Wordpress en français.

[en] A few links and very brief instructions to install WordPress in French "my way".

Avertissement: WordPress 2.0 sort bientôt, et la suggestion présentée ici sera très certainement caduque à  ce moment-là .

Il vous faut:

Côté réglages:

  • chmod 775 (ou 777, j’ai un doute) sur le répertoire wp-content/plugins ainsi que wp-content/themes
  • uploader un .htaccess vide, chmod 777
  • dans les options, copier-coller l’exemple donné pour les permaliens
  • activer le plugin Markdown (et les autres plugins qu’on a installés)

Deux rencontres lausannoises [fr]

[en] Two upcoming meet-ups in Lausanne: the habitual Bloggy Friday, and a Flickr meetup.

Deux rencontres d’internautes lausannois ROMANDS, tout prochainement:

Rencontre Flickr Lausanne, le jeudi 8 décembre à  20h00 (voir le lien pour informations)
– Bloggy Friday comme d’hab au Café Romand, à  20h00, le vendredi 2 décembre. Merci de vous annoncer par commentaire ou trackback afin que je puisse réserver.

Au plaisir de blablater de vive voix!

You and Technology [en]

[fr] Tout ce qui existait déjà dans le monde avant notre naissance est simplement normal; les innovations techniques faites entre ce moment-là et jusqu'à nos trente ans sont incroyablement excitantes et créatives, et avec un peu de chance on pourra faire carrière avec; tout ce qui est inventé après nos trente ans est contre-nature et sonne le glas de la civilisation telle que nous la connaissons, jusqu'à ce que ça ait été là une dizaine d'années, quand ça devient graduellement OK, en fin de compte. (Paraphrasé d'après Douglas Adams.)

A lot of truth in what Douglas Adams says here:

  1. everything that’s already in the world when you’re born is just normal;
  2. anything that gets invented between then and before you turn thirty is incredibly exciting and creative and with any luck you can make a career out of it;
  3. anything that gets invented after you’re thirty is against the natural order of things and the beginning of the end of civilisation as we know it until it’s been around for about ten years when it gradually turns out to be alright really.

Douglas Adams

How old are you?

Thanks to Kevin for pointing me there.

Blogs, émeutes, radio (RSR1) ce matin [fr]

Plutôt des skyblogueurs inconscients qu’un noyau dur d’organisation des émeutes. Interviewée par la RSR1.

[en] I gave a phone interview for the RSR1 yesterday evening, about the skybloggers arrested in the context of the Paris riots. Without much direct information on the affair, my point would be that even if blogs are useful for organising communities, this is probably just another occurrence of teenagers being unaware of how public their blog is (something I've had a chance to note again and again when I give conferences for teenagers on the risks related to blogs).

Interviewée hier soir par téléphone, mon intervention a passé à  la radio ce matin à  6h30 (je ne sais pas si elle sera rediffusée).

Mise à  jour 12h20: interview disponible en ligne (page HTML avec lien vers enregistrement RealPlayer).

Prise un petit peu à  froid (la journaliste m’a appris l’arrestation des trois skyblogueurs), nous avons bavardé un bon moment avant d’enregistrer une petite interview. Je n’ai pas entendu le montage, donc je ne sais pas ce que ça donne, maisJe n’ai pas dit trop d’idioties, mais quand même, voici quelques précisions après avoir fait mes devoirs (comprendre “quelques lectures sur internet”), mangé ma pizza, et dormi.

Est-ce que les blogs sont la “centrale d’organisation” des émeutes? Je ne pense pas. Le blog est un outil puissant pour mettre en place des communautés, communiquer, s’organiser, mais son gros (dés)avantage est qu’il est sur la place publique (pas le choix chez skyblog). Pas si futé pour mettre sur pied des activités illégales.

Par contre, ce que je sais d’expérience, c’est que même si les jeunes connaissent la leçon (“ce qui est sur internet est accessible à  tous”), ils ne prennent pas la mesure de ce que cela signifie concrètement pour leurs blogs.

Quand, lors d’une conférence, j’énumère les personnes qui sont englobées dans “tout le monde” (les parents, les copains, les grands-parents, les profs, le directeur, la police…), je suis inévitablement témoin de quelques yeux ronds, quelques regards échangés, et une petite vague d’inquiétude qui traverse certains jeunes. Ils n’y avaient simplement pas pensé! Pas réalisé que leur modeste skyblog, visité au quotidien par une dizaine de copains, était aussi accessible par ces personnes.

En ce qui concerne les skyblogueurs arrêtés, je ne m’avancerai pas trop vu les maigres informations à  disposition, mais je pense qu’il s’agit plutôt d’un simple cas “d’inconscience”, où l’on retrouve sur les blogs ce qui se dit généralement en privé, parce que les auteurs n’ont pas réalisé que mettre quelque chose sur un blog, c’est l’équivalent de le placarder partout en ville.

Liens en rapport, en vrac:

Si vous trouvez le lien direct vers mon intervention sur le site de la RSR1, merci de le mettre dans les commentaires.

Mise à  jour 12h20: mal réveillée ce matin, j’ai oublié l’essentiel. Comme le dit bien Cyril, les téléphones portables sont certainement bien plus efficaces pour les blogs pour coordonner les actions des émeutiers (pensez smart mobs).

La chanson, bande-son de nos vies [fr]

Une citation de Jean-Jacques Goldman.

[en] Jean-Jacques Goldman: songs are the soundtracks of our lives.

Récemment, je disais à  un journaliste que la chanson
n’était pas forcément ce qu’on appelle un art majeur, un art qui
termine dans des musées, qui est fait pour la pérennité, pour la
postérité, mais que par contre, c’était un outil de l’immédiat,
qu’aucun autre art ne pouvait remplacer. Je disais que moi j’étais un
peu, enfin, que nous étions un peu comme le papier peint des gens,
c’est-à -dire on était la bande-son de leur existence. On met pas du
papier-peint dans des musées, et nous, c’est pareil. Peut-être que
cette musique ne restera pas, peu importe, mais je sais que les gens
se rencontrent, se regardent, se touchent, font l’amour, font des
enfants, se marient, sur ces musiques-là . Moi, personnellement, ça me
suffit (rires).

Jean-Jacques Goldman, 24.04.1998(interview radiophonique)

Le rire [fr]

[en] We don't just laugh when we're happy. We sometimes also laugh when we're uncomfortable, or to try and pacify a potentially agressive person.

Extrait d’un petit “speech” fait à  mes élèves cette semaine, suite à  un incident de mobbing:

L’être humain ne rit pas juste parce qu’il est content ou parce qu’il trouve quelque chose drôle. L’être humain rit quand il est mal à  l’aise ou gêné. Vous le faites tous, par exemple quand je vous interroge et que vous ne savez pas quoi répondre.

L’être humain rit également pour désamorcer l’agressivité de l’autre, pour tenter de le pacifier. Le rire est donc un très mauvais indicateur de l’adéquation de ce que l’on fait subir à  autrui.