Security Fail (Big Time) [en]

[fr] Quand on dit que les questions de sécurité sont le maillon faible... Voici un exemple magnifique en action. Visiblement implémenté par quelqu'un n'ayant à disposition qu'un demi-cerveau.

Sometimes I come across stuff online that makes me really mad. Like this:

Security Question Weak Link

And it gets better (yeah, they tell you this after you’ve tried defining your password, of course):

Oh yeah, ask stupid security questions and be tough on your password criteria

Honestly, what were they thinking?! Answer: they weren’t thinking. This was clearly designed by somebody with half a brain. And approved by somebody with half a brain.

This is the online equivalent of putting three locks on your door and leaving the window wide open just next to it.

Anybody with about 5 minutes to spare can easily find my answer to any of these three “secret questions” (aha!) by digging around a bit online.

This is just plain STUPID.

Apprendre à se dire non [fr]

[en] Saying no to others (when you don't want to do something) is one thing (it requires dealing with one's fear of displeasing the other), but saying no to yourself is another (which requires learning to deal with frustration). I'm not too bad at the first one, and on the way there with the second.

Dire non, ça se divise pour moi en deux catégories:

  • savoir résister à la pression d’autrui qui désire nous faire accepter quelque chose que l’on n’a pas particulièrement envie de faire (consciemment ou non)
  • savoir résister à ses propres élans de se lancer dans des choses nouvelles, que ce soit en réponse à la demande d’autrui ou par désir d’entreprendre (ses propres projets).

Il y a une limite un peu floue entre les deux (comme quand on veut rendre service — quoique), mais grosso modo, cette distinction permet d’appréhender le problème intelligemment.

En effet, dans le premier cas de figure, ce qui nous retient est la peur de déplaire à l’autre. Dans le deuxième cas, c’est la difficulté à se frustrer.

En ce qui me concerne, je n’ai maintenant plus trop de peine à dire non quand je veux dire non (premier cas de figure). Je crois qu’un pas important sur le chemin a été de refuser de donner une réponse “à chaud”, et de dire quelque chose comme “laissez-moi regarder ça, et je vous donne réponse dans 24h” ou bien “a priori je te dépanne volontiers, mais laisse-moi te dire demain si c’est vraiment possible pour moi ou non”. Vous voyez l’idée.

Par contre, me dire non à moi, c’est beaucoup plus difficile. Je suis d’ailleurs en plein dedans, là. J’ai toujours plein d’idées de choses à faire, la vie est pleine de choses fascinantes à entreprendre, et régulièrement, j’ai les yeux plus gros que le ventre de mon agenda.

Et alors il faut faire le tri. Accepter que je dois renconcer à faire certaines choses que j’aimerais beaucoup faire, pour pouvoir faire celles auxquelles je tiens encore plus. Cela demande d’être au clair de ses priorités. Si on refuse de hiérarchiser, on finit par vouloir le beurre et l’argent du beurre (sans mentionner le désormais incontournable fils de la crémière).

Warning Signals [en]

With the years, I’m getting better and better at identifying early warning signs. Human beings (I’m no exception) have this tendancy to dig themselves into holes now and again, but not realise they’re digging them or even inside them until the waters are closing on over their heads.

For the past month I’ve been looking at my calendar with increasing dread. I’ve barely been blogging. Things haven’t been spinning out of control, though, but I’ve been tired and more stressed than I like and kind of thinking “gosh, how am I going to manage all this”. At the same time, I’ve been refusing to make some hard choices regarding the things I want to do. Dropping one or the other was not an option.

I’m talking mainly about non-work things here. And things I do for me (as I might have mentioned somewhere before, I’ve become reasonably competent at not saying yes when I want to say no to other people, so I don’t end up with commitments I’d like to wriggle out of as often as I did a few years ago).

Yesterday, I realised that I was setting myself up for a couple of inhuman weeks before the end of the year, but that I was refusing to consider that I might have to let go of something. This is the cousin of “I really need a break now but there’s no way I can manage to take one“.

Something clicked. I realised that I was wanting to do everything. That clearly there was too much on my plate, that I was not Superwoman, but that I was refusing to set priorities between all these different things I wanted to do. So, I knew what I had to do: accept that I have to sit down and decide what is most important for me, and what is less important. I did that, decided to let go of something, and though it really saddens and frustrates me not to be able to do it (in addition to the umpteen other things I’m already doing), I feel better.

The important point here is the warning signals. If I look back at the journey of these last years, one constant for me has been to learn to spot warning signals that I’m leading myself somewhere I don’t want to go, and spot them earlier and earlier. And figure out what to do when I spot them.

And I’m happy to say I’m getting pretty good at it!

What about you? How good are you at recognizing your warning signals? When you recognize them, do you know what to do to keep things from going further downhill?

Facebook et le web sans se casser les dents [fr]

[en] A prezi for a conference I gave to 17-20 year olds in Monthey.

Voici le prezi que j’ai utilisé ce matin pour ma conférence à l’attention des élèves de l’ECCG de Monthey.

Le prezi est un peu laconique bien entendu (ce qui était important, c’est ce que je disais) — mais pour ceux qui étaient là, ça vous donne accès aux liens, et pour ceux qui n’y étaient pas… ça vous donne une vague idée!

Je sais, je sais, les jours passent et je ne blogue pas. Ça va revenir ne vous en faites pas, je commence à sortir la tête de l’eau. Je commence.

Kickstarter: un modèle pour financer les projets créatifs [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping. This one is about Kickstarter -- and I strongly encourage you to back my friend Suw Charman-Anderson's Argleton project (writing, bookbinding, and geo-location game all in one!)

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Dans ma chronique de la semaine dernière, je vous invitais à écouter Dan Pink parler de motivation. Je résume très grossièrement: une fois que la paie pour une tâche (ou un travail) règle les préoccupations monétaires de base (avoir “assez d’argent pour vivre”), ajouter plus d’argent à l’équation tend à réduire la qualité et l’efficacité du travail (à moins que celui-ci soit de nature purement mécanique ou machinale). Les véritables motivateurs sont intrinsèques (autonomie, maîtrise, sens).

Je vois ceci appliqué pratiquement un peu partout sur le web et dans mon milieu professionnel. De ma décision personnelle (et celle de bien d’autres!) de ne pas avoir de tarif horaire à des projets comme Kickstarter, le message est clair: du moment qu’on s’y retrouve financièrement, c’est autre chose qui nous pousse à faire ce que l’on fait.

Je voudrais m’arrêter aujourd’hui quelques instants sur Kickstarter (et ses frères). Etes-vous le genre de personne qui rêve d’entreprendre un projet créatif (écrire un livre, faire un film, partir en reportage à l’autre bout du monde, enregistrer un album, ou développer un programme extraordinaire…) — seulement voilà, pour réaliser votre projet, il vous faudrait prendre trois mois de congé non payé ou réduire votre pourcentage de travail, ce que vous ne pouvez pas vous permettre?

Kickstarter prend quelque chose qui existe (le mécénat collectif, le soutien financier de parents, amis et fans) et le formalise. Voici comment ça marche:

  • le porteur de projet inscrit celui-ci dans Kickstarter
  • il définit le montant dont il a besoin pour pouvoir mener à bien son projet, et une date-butoir
  • il crée un certain nombre de “packs”: par exemple, si vous contribuez 5.- ou plus au projet, vous recevez une version électronique du livre, si vous contribuez 50.-, vous recevez une copie du livre autographiée, etc. (c’est là qu’il faut être créatif!)
  • les personnes désirant soutenir un projet font une promesse de versement via le site
  • dès que le montant total de financement est atteint, toutes les versements promis sont débités (ainsi, les “backers”, comme le site les appelle, ne risquent pas d’investir de l’argent dans un projet qui ne verra pas le jour)

Bien entendu, il n’y a rien de magique là-dedans: il faut un bon projet, convaincre autrui d’y contribuer financièrement, et remercier correctement les contributeurs. Parmi bien d’autres, Robin Sloan a trouvé près de 600 personnes pour soutenir l’écriture de son petit roman Annabel Scheme. Quatre étudiants en informatique récoltent près de $200’000 (20 fois plus que ce qu’ils attendaient) afin de pouvoir consacrer leur été à la finalisation de diaspora, un réseau social décentralisé qui se présente comme une alternative ouverte et non-commerciale à Facebook.

Et sans grande surprise, dans ces deux projets (et bien d’autres que vous trouverez), le produit final est mis gratuitement à disposition au public.

A ceux qui se lamentent sur la désagragation des modèles économiques traditionnels des “industries créatives” (quel oxymore!), il y a à mon avis beaucoup d’inspiration à trouver pour l’avenir dans des initatives comme Kickstarter.

Update 31.05.2010: mis en route ce dimanche par mon amie Suw Charman-Anderson, un projet d’écriture et de jeu collectif à soutenir: Argleton.

Cascais, les pieds dans l'Atlantique [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

J’ai profité de ma dernière journée entière à Lisbonne (26°C) pour aller faire un saut du côté de Cascais (prononcer “cache-caillche” — comme cache-cache mais avec un “y” vers la fin). J’avais envie de voir l’océan et d’y tremper mes orteils.

(Je sais, je vous avais promis l’Océanarium lors de mon dernier article sur Lisbonne, mais comme Nathalie est passée par là avec l’aquarium de Barcelone, je préfère ne pas vous assomer d’articles aquatiques et pisciformes. En attendant, vous pouvez toujours jeter un oeil aux photos.)

Donc, Cascais. Pas loin de Lisbonne (10-20km), petit village de pêche à l’origine qui s’est bien touristisé, et qui ne semble pas encore complètement pourri par le processus, en tous cas à cette période de l’année.

Cascais 02

Cascais 05

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Carotte et créativité ne font pas bon ménage [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Plutôt que de vous parler de la nouvelle boulette (je suis gentille) de Facebook au sujet de nos vies privées (le sujet me sort par les oreilles, pour être honnête), je vais faire une petite digression pour vous parler de motivation.

Le monde connecté, ce n’est pas que la technologie (j’espère ne pas vous avoir donné l’impression que c’était le cas). C’est aussi le hasard des rencontres qui n’auraient jamais eu lieu sans cette technologie. C’est les réseaux et les communautés, dopés par ce qu’on appelle aujourd’hui les médias sociaux (rassurez-vous, demain on aura trouvé un autre nom). C’est les choses intéressantes qui vous tombent entre les mains d’on-ne-sait-où, sans qu’on les ait cherchées. Le réseau qui vous les offre en cadeau.

J’écris cette chronique de Lisbonne. J’ai bravé le nuage de cendres pour aller donner une poignée de conseils pour indépendants lors de la conférence SWITCH à Coimbra — conférence mise sur pied par Ricardo Sousa, 17 ans, et son équipe à peine plus âgée. A SWITCH, j’ai fait quelques rencontres marquantes, dont , sur le blog duquel j’ai fait un saut en début d’après-midi après avoir retrouvé mon wifi lisbonnais.

Et c’est là que je tombe sur cette vidéo, que Zé nous dit de regarder et regarder à nouveau. Elle est en anglais — je vous encourage à braver la barrière linguistique durant 10 minutes, et à revenir ensuite ici. Je ne bouge pas.

Dan Pink, l’orateur que vous entendez dans la vidéo, nous apprend qu’il a été scientifiquement démontré (je pèse mes mots) que les récompenses monétaires élevées ont un effet néfaste sur le travail lorsque celui-ci fait appel un tant soit peu à nos forces créatives. Les meilleurs motivateurs sont intrinsèques: l’autonomie, la maîtrise, et le sens. Quand on réalise que le monde du business fonctionne en grande partie sur des principes que la science a démontré comme erronés…

A mon avis, on peut appliquer tout ceci à l’utilisation des médias sociaux en entreprise, et surtout à la volonté hypertrophiée de tout mesurer — parfois à tort et à travers — afin de savoir si on en retire réellement quelque chose. Mais c’est pour un autre jour!

Si je vous ai donné envie d’écouter Dan Pink mais que votre anglais pédale un peu dans la choucroute, vous pouvez voir ici sa conférence TED sur la motivation, avec sous-titres français. C’est beau le web, non?

SWITCH Conference, Coimbra: José Fontainhas [en]

Running notes from the SWITCH conference in Coimbra. Are not perfect. Feel free to add info in the comments, or corrections.

Jazz and the art of Chaos

About how José became a better musician. Everything not in English at Automattic has something to do with José. But first and foremore, he is a drummer.

Where it began: a few years back, José decided he wanted to be his own boss. Wanted to develop ideas that don’t thrive well in the online world. Generic websites. Found WordPress: open source, easy to use, and named for jazz musicians. Started WordPress-Portugal.

Playing solo doesn’t work for all musicians. Freelancing felt a bit like playing solo, studio work. He came across Automattic.

Automattic does WordPress.com, but many other products: Akismet, BuddyPress, VideoPress, etc. 11 mio blogs on wp.com.

1200 servers running across a whole bunch of data centres. The service speaks more than 60 languages, and this is where José comes in. Portuguese is the third most popular language after English and Spanish.

He sent in his application, and a few months later got an answer. Whee! Felt like getting a positive response from Mick Jagger saying he’d love to play in the band or something 🙂

He thought they would be like other companies, but they’re crazy! Same kind of craziness as him, however.

  • work is completely distributed, everybody works from home (50 people!) — 12 US states, 10 countries
  • everybody sets their own work hours
  • no offices (Pier 38 in SF though, but it’s more a space/lounge rather than an office) — used as a coworking space, open to others
  • communicate using p2; IRC channel, conversations logged, indexed and archived, but it became too busy => but afterwards, moved to p2 (they use e-mail, but really not that much)
  • in-person meet-ups every six months or so, to see each other’s faces, etc.; weeks with fun activities and small projects and workgroups to be delivered at the end

Point: the system is chaotic. No titles. No diagrammes. No PAs. But there are responsibilities. Each person needs to be grown-up enough to find his or her place in the journey.

They push code changes live to production upto 20 times a day. Direct from dev to live.

It’s a jam. Embrace the chaos, don’t fight it. Improvisation. Be a better musician. He is the master of his instrument, and his band mates know he is and trust him to use it the best.

*Here’s a video of Zé’s talk (minus a little bit when my memory card was full, oops!) if you want to listen to it.*

SWITCH Conference, Coimbra: Didgeridoo Demonstration [en]

I shot a quick video of the didgeridoo demonstration we were given at the SWITCH conference (which you can follow live, by the way). Unfortunately my batteries gave out and I was not able to film the second part of demo with the toilet-roll didgeridoo 😉