Bloggy Friday vendredi 5 septembre prochain [en]

[fr] Bloggy Friday in Lausanne next Friday, September 5th. Sign up in the comments!

Un petit mot très rapide (car je suis très à la bourre) pour vous confirmer que le Bloggy Friday de septembre aura bien lieu à Lausanne, dès 20h quelque part au centre-ville chez Rony.

Inscrivez-vous dans les commentaires, créez un event Facebook si vous le voulez bien (je pars offline pour le week-end dans une heure, là), faites passer le mot, Tweetez, bref.

On se voit dans une semaine, je me réjouis!

Présents:

– bibi
– [Marco](http://downtowncreator.wordpress.com/)
– [Richard](http://www.main-vision.com/richard/blog/)
– [Julien](http://julienhenzelin.typepad.com/) (en principe)
– [Virginie](http://mistressoftheweb.wordpress.com/)
– j’ai oublié quelqu’un?

C’est [sur Facebook](http://www.new.facebook.com/event.php?eid=29005725387), aussi — merci [Raph](http://www.bonpourtonpoil.ch/)!

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Bloggy Friday ce vendredi 4! [fr]

[en] Another blogger/social media meet-up this Friday in Lausanne.

**ATTENTION comme il y a le festival de la Cité, l’Evéché était plein. On va donc se retrouver juste de l’autre côté du Pont Bessières, Chez Rony, Chenau-de-Bourg 17.**

**Après, direction la Cité pour ceux qui veulent!**

Annonce expresse: Bloggy Friday ce vendredi, 20h à L’Evêché Chez Rony à Lausanne. Vous pouvez vous inscrire dans les commentaires de ce billet ou [sur Facebook](http://www.facebook.com/event.php?eid=19070748028) (d’ici jeudi svp).

Pas besoin de faire partie d’un club ou de connaître du monde pour venir… c’est justement l’occasion de se familiariser avec de nouvelles têtes!

Cette rencontre est née à l’époque où les blogs occupaient le devant de la scène en matière de “social media”, d’où son nom. Mais le but est de réunir les personnes de la région qui s’intéressent aux nouveaux médias et vivent la culture “connectée” au jour le jour. Si vous vous retrouvez dans cette description, ou que vous avez un blog, ou êtes simplement curieux… venez!

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Communauté Coworking Léman [fr]

[en] In the process of gathering a community of people interested in coworking, in the Lake Geneva area. I have a concrete possibility of setting up a coworking space in Lausanne, but need comitted people to make it happen. Join the mailing-list and introduce yourself so we can talk about it. There is also a blog and a Facebook group you may join and tell your interested friends about.

Il existe depuis quelque temps [une mailing-liste](http://groups.google.com/group/coworking-leman/) et un [blog](http://coworking-leman.net) pour parler de coworking et partage de bureaux en région lémanique. Depuis cet après-midi, on a même [un groupe sur Facebook](http://www.facebook.com/group.php?gid=50136055054). Si la question vous intéresse, [rejoignez-nous](http://groups.google.com/group/coworking-leman/)!

D’où ça sort, tout ça? Petit retour en arrière.

En avril de l’an dernier (2007), je suis à Leeds et je m’apprête à faire la connaissance d'[Imran Ali](http://imran.ali.name/), découvert via [un ami commun](http://twitter.com/ikisai) sur [Twitter](http://twitter.com). Je feuillette ce que [Chris Messina](http://factoryjoe.com/blog/) et [Tara Hunt](http://www.horsepigcow.com/) ont publié au sujet du coworking (je me prépare à aller passer un bon mois à San Francisco chez eux, donc je fais mes devoirs), et je réalise qu’Imran s’est inscrit sur la page [Coworking Leeds](http://coworking.pbwiki.com/CoworkingLeeds) du wiki. Amusante coïncidence.

*Imran ouvrira, avec l’aide de Linda Broughton et le soutien de la Leeds Metropolitan University, l’espace de coworking [met:space](http://www.oldbroadcastinghouse.com/coworking/); c’est entre autres grâce à cette communauté que [Going Solo](http://going-solo.net) prendra place le 12 septembre prochain à Leeds, dans le même bâtiment!*

En mai de la même année, comme mon départ pour les USA se rapproche, je retourne me renseigner un peu sur mes hôtes (Chris et Tara), qui ont passablement contribué à populariser le principe du [coworking](http://en.wikipedia.org/wiki/Coworking), en particulier à travers leur espace de coworking [Citizen Space](http://citizenspace.us/). Je visite le site, je lis un petit peu, je découvre, j’aime, et je me dis: “ce serait cool d’avoir quelque chose comme ça à Lausanne.” J’envoie un petit mail très court à deux personnes, je m’inscris sur la [liste de discussion coworking](http://groups.google.com/group/coworking), mais ça s’arrête là.

En juillet, je suis à San Francisco (et peut-être même installée dans le canapé de Citizen Space!) quand Olivier écrit [Et si on co-travaillait?](http://b-spirit.com/blogollie/?p=2140) — on est au moins deux à avoir le même genre de bonne idée à peu près au même moment… les temps sont mûrs en Suisse Romande, ou le seront bientôt. Quelques e-mails sont échangés, une poignée de vaudois sont intéressés, mais rien d’assez solide pour véritablement aller de l’avant.

Décembre de la même année, le sujet coworking revient brièvement sur le devant de la scène lors [du premier Website Pro Day](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/17/wwpad-wpd/). On se retrouve à quatre chez l’un d’entre nous pour travailler chacun de son côté sur sa présence en ligne professionnelle ([Website Pro](http://climbtothestars.org/archives/2007/10/31/une-journee-pour-bosser-sur-nos-sites-pro-website-pro-day/) Day!), et c’est vachement sympa. Donc on reparle de coworking. Dans la foulée, je crée un compte Basecamp et un [wiki](http://coworking-leman.pbwiki.com/), qui péclotent un peu et finissent par se mourir, comme nos discussions sur le sujet (en tous cas en ce qui me concerne: je commence à être très prise par [Going Solo](http://going-solo.net)).

Plus tôt cette année, dans les mois précédant Going Solo, il a semblé à deux reprises qu’un local pour y créer une communauté de coworking m’était tombé dans les bras. Réflexion faite, ce n’était pas réaliste, mais ces fausses alertes m’ont (sérieusement) relancée sur le sujet. D’autant plus que je me retrouvais sensibilisée à la problématique du travail en indépendant par la préparation de Going Solo.

Après la deuxième fausse alerte, j’ai décidé qu’il fallait commencer par se concentrer sur la communauté. Trouver un local, ce n’est pas le plus difficile. C’est trouver les gens, le problème. J’ai donc créé [la liste de discussion par e-mail Coworking Léman](http://groups.google.com/group/coworking-leman/) ainsi que [le blog associé](http://coworking-leman.net/), que j’anime seule pour l’instant mais que je voudrais également pouvoir remettre en d’autres mains.

Et là… il y a quelques semaines, bonne surprise: les 3 artistes/artisans (dont la céramiste [Sylvie Godel](http://syldavie.ch/)) occupant les bureaux du rez inférieur de mon immeuble cherchent à remettre leur local. Il y a donc une [possibilité concrète de coworking à Lausanne](http://groups.google.com/group/coworking-leman/browse_thread/thread/72d5699f1c3eb8e5) pour la fin de l’été ou cet automne.

Bon, fini l’histoire. En pratique?

Vous avez besoin d’un bureau de façon irrégulière — ou fixe — en compagnie d’autres personnes sympathiques, ouvertes à la collaboration et au partage, mais avec qui vous ne travaillez pas forcément?

Ça vous intéresse peut-être mais vous n’êtes pas vraiment sûr?

Vous travaillez principalement sur ordinateur ou chez vos clients?

Le [coworking](http://coworking-leman.net/coworking/) est peut-être pour vous.

Pour en savoir plus, [inscrivez-vous](http://groups.google.com/group/coworking-leman/subscribe) à notre [liste de discussion](http://coworking-leman.net/liste-de-discussion/) et envoyez si le coeur vous en dit un bref e-mail pour vous présenter et poser vos questions!

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Bloggy Friday vendredi 4 avril 19h30 à Lausanne [fr]

[en] Next Friday, 7.30pm at Café de l'Evêché in Lausanne, Bloggy Friday meetup for bloggers and other social media people. Please let me know if you're coming or not!

Cela fait bien longtemps, dites donc! Comme je suis à Lausanne un premier vendredi du mois, même si c’est le début du [festival de Jazz de Cully](http://www.cullyjazz.ch/), c’est le moment de refaire un Bloggy Friday. Rendez-vous donc à toutes les personnes immergées dans la culture numérique (blogueurs, twitteurs, podcasteurs, seesmiqueurs et autres social media people) pour une petite fondue informelle au [Café de l’Evêché](http://maps.google.com/maps?f=l&hl=en&geocode=&q=caf%C3%A9+de+l%27%C3%A9v%C3%AAch%C3%A9&near=lausanne,+switzerland&sll=46.519588,6.632116&sspn=0.248053,0.617294&ie=UTF8&latlng=46521848,6636002,4059911234198340347&ei=KGfuR5XkIIi-ogPY0cWzCQ&cd=1) à 19h30.

C’est gratuit (enfin, faut payer sa croque!), c’est ouvert à tous, mais il faut s’inscrire. Il faut s’inscrire parce que je vais réserver, et vous connaissez la Suisse, on aime la précision 😉

Envoyez-moi un [message sur Twitter](http://twitter.com/stephtara), une vidéo sur Seesmic, ou laissez simplement un commentaire. Je laisse tomber Facebook et Upcoming, juste là, parce que franchement, on finit par avoir plus de boulot à essayer de consolider toutes les inscriptions provenant de ces sources multiples qu’en maintenant simplement une liste toute bête à la main.

Et si vous pouvez pas venir, dites-le aussi — comme ça je sais que vous avez vu l’invit et ça m’évite de venir vous harceler pour rien.

Tag: bloggyfriday042008.

Seront là:

– [Stephanie Booth](http://climbtothestars.org)
– [Sylvie Freymond](http://sfreymond.name/)
– [Alain Hubler](http://alainhubler.wordpress.com/)
– [Claude Vedovini](http://vedovini.net/)
– [Sylvain Côte](http://e-plumevision.com/)

Seront pas là (+ bonne excuse):

– [Virginie P](http://mistressoftheweb.wordpress.com/) — *seesmeetup à Paris le lendemain!*
– [Sylvain ;-)](http://letamtam.ch/) — *cluedo géant oblige*
– [Hélène et Momo](http://www.angrymum.com/) — *vernissage à Cully (je crois?)*
– [Graham](http://graham-lawrence.com/wp/) — *encore une fois, ça joue pas :-(*

Peut-être, s’il en reste quelque chose après l’armée:

– [Julien Henzelin](http://julienhenzelin.typepad.com/)

Peut-être, si son meeting finit pas trop tard:

– [Olivier Tripet](http://b-spirit.com/blogollie/)

Peut-être, si elle est libre:

– [Anne Dominique Mayor](http://annedominique.wordpress.com/)

Il risque!

– [Vincent Bifrare](http://www.cinemag.ch/)

Euh bon, les autres geeks du coin, vous êtes où?

N’oubliez pas qu’ils ne prennent que du cash!

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Come to LIFT'08 [en]

[fr] Si vous ne pensiez pas aller à LIFT dans deux semaines, j'aimerais vous encourager à vous inscrire pour nous y rejoindre.

J'avoue qu'une des raisons que j'entends souvent de la part de gens qui me disent ne pas y aller, c'est le prix. Un peu plus qu'un iPhone, et moins qu'un vol à destination de San Francisco (à plus forte raison, meilleur marché également que deux grandes conférences technologiques ayant récemment eu lieu en Europe: Web2.0Expo et LeWeb3).

LIFT est un événement extraordinaire. 3 journées dont une de workshops, la fondue, deux événements supplémentaires gratuits (venture night et sustainable dev), ainsi que la fête -- et vous repartirez proprement "liftés". LIFT est une conférence qui change la vie des gens. Elle est au carrefour des questions de société et de la technologie, d'une pertinence incontestable par rapport aux problématiques de notre temps.

J'explique dans cet article plus en détail pourquoi je vous encourage absolument à venir à LIFT (il est encore temps). C'est un investissement qui sera largement récompensé. Quel que soit le domaine dans lequel vous travaillez, prendre 3 jours sur l'année pour s'informer à la source sur les problématiques de notre société liées à la technologie n'est pas un luxe.

The [LIFT Conference](http://liftconference.com) is taking place in just two weeks from now in Geneva.

If you’re free on those dates and haven’t considered attending, I’d like to encourage you to [register](http://www.liftconference.com/lift08-registration) and come and join us. It’s really worthwhile. And if [the price tag](http://www.liftconference.com/pricing-students-etc-etc#comment-15) is making you hesitate, think again. Here’s what’s included in your registration fee for this three-day event:

– a full day of [workshops](http://www.liftconference.com/lift08-workshops)
– [two days of conference](http://www.liftconference.com/lift08-program-thursday-friday) (more about that below)
– nice buffet lunches (upgraded since last year!), [fondue](http://www.liftconference.com/lift08-program-thursday-friday#fondue) evening, open bar [party](http://www.liftconference.com/lift08-program-thursday-friday#fondue)
– [venture night](http://www.liftconference.com/lift08-venture-night) and [sustainable dev](http://www.liftconference.com/lift08-program-thursday-friday#wattwatt) sessions
– [lots of WiFi](http://www.liftconference.com/wifi-ugrade)

So, here we are. 850 CHF (that’s $781.50, 530.80€ or £396.30 [as of today](http://www.xe.com/ucc/convert.cgi)) for three days. Even though it is a sizeable chunk of money for many people (I’m not talking about you lucky ones who get sent to great events like LIFT by their employers), it’s not that expensive, when you think of it (just a little perspective):

– an iPhone: 399€
– the MacBook Air: $1799
– LeWeb3 (Paris): over 1000€
– Web2.0Expo (Berlin): over 1000€
– a cheap flight to San Francisco: $800 (you spend only 2 days on the plane, and it’s way less fun)

Now, as that is out of the way, let’s get to the meat. Why is LIFT worth so much more than what you pay for it? I’d like to add my two cents to [what the organizers already say](http://www.liftconference.com/12-reasons-come-lift):

– **new speakers:** the LIFT team goes to great lengths to introduce speakers that you haven’t already heard at all the other conferences you go to. I’m told it’s becoming a habit for other conference organizers to do their “speaker shopping” at LIFT. (Insider scoop, from Laurent himself: Eric Favre, the inventor of Nespresso, is one of the latest confirmed additions to the speaker list.)
– **great talk quality:** heard of [TED Talks](http://www.ted.com/talks)? They gather the best speakers around the world, and last year, started including talks from partner conferences. [LIFT is one of the four events](http://blog.ted.com/2007/11/talks_from_part.php) they chose to select talks from.
– **at the crossroads of Life and Technology:** this, I think, I the top reason I really love LIFT. It’s about technology, but it’s also about people, society, and the world we live in. It lacks the dryness of the all-tech conference. It’s visionary. It blows your mind and lifts you up. It changed my life, and I’m not the only one.
– **non-commercial:** though I’m not against profit ([Going Solo](http://going-solo.net) is, after all, a [commercial event](http://going-far.com/2007/11/13/im-starting-a-company/ “A little background.”)), the fact LIFT is a non-profit labour of love does reflect in the overall atmosphere and quality of the event. No pitches or sponsors on stage. It’s about ideas and about us. It’s friendly and welcoming and human.
– **more than the stage:** LIFT is about what happens during breaks, in corridors and doorways. Yes, the most value one gets out of an event is generally in networking. LIFT has however taken this awareness a step further, investing a lot in [LIFT+](http://www.liftconference.com/2007/lift+/), activities and exhibits that populate the “in-between” spaces.

I hope it’s obvious from what I’m describing: LIFT is truly an event beyond all others. It’s well-organized and touches topics which are over-important for understanding the world we live in: technology has taken an increasing place in our society (all societies, actually), and this is a chance for geeks and “humanists” both to take a few steps back and think about the “big picture”.

Still not 100% sure you want to [register](http://www.liftconference.com/lift08-registration)?

If you’re used to the conference circuit: LIFT will be a welcome change from what you’re used to.
If you don’t usually go to conferences: if you go to one event this year, it should be LIFT. (Well, you should give Going Solo a go too, but it’s [a rather different kind of conference](http://going-solo.net/2007/12/14/announcing-going-solo/).)

If you are attending, it’s still time to spread a bit of [link love](http://climbtothestars.org/archives/2008/01/22/going-solo-venues-open-stage-and-link-love/) for LIFT — have you done it yet?

I’m looking forward to seeing you there. I’m part of the [electronic media crowd](http://www.liftconference.com/electronic-media-crowd), though, so if you see me [live-blogging](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/01/on-liveblogging/) like mad, don’t be [offended](http://blog.nicolamattina.it/?p=536) if I’m [not very chatty](http://climbtothestars.org/archives/2007/10/06/too-many-people/).

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Quelques pages en français [fr]

[en] I've added some French content to stephanie-booth.com. One page describing my standardized offer for blogging in business (of course, other packs can be negotiated -- this is mainly to help my clients get started). Another detailing private classes I offer individuals (not my main business, but I like doing it and I'm regularly asked to). A description of the "Get Started with Blogging" seminar -- I'm doing it as a workshop at LIFT, but I also plan to organize these regularly here in Lausanne (or elsewhere if there is enough interest).

I'd like to announce a first blogging seminar end of February -- but I'm a bit concerned about how I'll get the word out about it. You see, I'm pretty good at communicating stuff using new media, but I do sometimes feel a bit at loss with more traditional ways of promoting events or business initiatives. Any advice or assistance in that department would be greatly appreciated.

Chers lecteurs francophones (si vous êtes encore par là!), j’aurais besoin de vous. Dans le cadre de l’opération “[mettre vaguement à jour stephanie-booth.com](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/28/quest-ce-que-je-fais-au-juste/)”, j’ai ajouté un peu de contenu au site francophone. Alors bon, comme d’habitude, c’est un peu brouillon (mais j’ai quand même réfléchi un peu à ce que j’écrivais) et c’est déjà en ligne. Mais votre avis sur ce que j’ai écrit m’intéresse. Bien? Pas bien? Détails à corriger? Problèmes de fond? Mauvaise stratégie? Parfait-y’a-rien-à-retoucher?

Vous voyez l’idée.

Les pages en question sont les suivantes:

– [Blogs et entreprises](http://stephanie-booth.com/fr/entreprises/blogs/) — j’essaie de “standardiser” un peu mon offre pour que les clients puissent s’y retrouver. Il y en a pour tous les budgets, et bien sûr, on peut toujours discuter de formules particulières. Mais il me semble qu’offrir 2-3 “packs” est une bonne chose.
– [Cours pour particuliers](http://stephanie-booth.com/fr/particuliers/cours/) — ce n’est pas mon business principal, mais il faut bien que je me rende à l’évidence, on me demande pour ça. J’essaie d’expliquer dans quel contexte je fournis ce genre de service.
– [Cours d’initiation aux blogs](http://stephanie-booth.com/fr/particuliers/initiation/) pour particuliers — il s’agit de la fameuse [idée de cours](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/17/trois-heures-pour-se-mettre-a-bloguer/), que je propose dans deux semaines [sous forme de workshop à LIFT](http://www.liftconference.com/get-started-blogging) (si vous allez à LIFT, profitez-en).

Concernant cette dernière offre, j’aimerais fixer une date pour un premier cours à Lausanne toute fin février, mais j’avoue que ce qui me fait un peu souci, c’est comment communiquer là autour. Voyez-vous, je suis une spécialiste de la communication *nouveaux médias*, et les personnes à qui s’adresse ce cours ne s’alimentent probablement pas quotidiennement sur les blogs.

Il faudrait recourir à des moyens de promotion plus “traditionnels” que je maîtrise mal: annonces, affichettes, mailing-listes un peu “pushy” (oh horreur!), alerter mes contacts journalistes, mon entourage offline, faire passer des infos dans écoles ou entreprises… Tout conseil ou coup de main dans ce domaine serait bienvenu. Merci d’avance.

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Désinformation en 20 secondes: Google Reader [fr]

[en] A brief note about the Google Reader Shared Items problem in a local free newspaper gives the impression that Google is sharing all subscribed feeds with our chat buddies. I can't stand by and watch this kind of stuff without reacting.

Lundi 31 décembre 2007. Je suis dans le bus. Comme souvent lorsque je suis dans le bus, je feuillette le journal gratuit 20 minutes. J’arrive à la page multimédia, que je lis généralement avec intérêt, car elle me donne un point de repère : qu’est-ce qui est « mainstream », qu’est-ce qui ne l’est pas ? Soudain, mes yeux tombent sur la dépêche suivante, qui me fait littéralement bondir :

> **Google encore épinglé**

> Le moteur de recherche a mis en place une fonctionnalité intrustive qui partage automatiquement les listes de flux RSS de Google Reader avec les contacts Google Talk d’un membre. Malgré les protestations, Google refuse pour l’heure de modifier le système.

Très clairement, la personne qui a rédigé cette dépêche n’a pas pris plus de 20 secondes pour vérifier ce qu’elle était en train de raconter. Difficile de faire mieux en matière de désinformation primaire.

Des explications ? Mais bien sûr. [Je l’ai même déjà fait ici](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/26/granular-privacy-control-gpc/) (c’est un article en anglais, mais il y a un résumé en français assez complet).

À en croire 20 minutes, ce que fait Google Reader, c’est de partager sans autre forme de procès toute la liste des flux RSS auxquels vous est abonnés avec vos partenaires de chat. Ça, ce serait effectivement scandaleux !

En réalité, Google ne met à disposition de vos partenaires de chat **que** les articles, parmi tous ceux que vous recevez via vos flux RSS, que vous avez **expressément** choisi de partager via vos [“Shared Items”](http://www.google.com/help/reader/sharing.html). En pratique, cela ressemble à ça. Si vous voyez un article qui vous plaît, vous cliquez simplement sur “Share”:

Google Reader Shared Items

Pas tout à fait la même chose !

Il reste bien entendu le problème que cette « page publique » est accessible via une adresse compliquée, et donc pas si privée que ça… Mais c’est [un autre problème](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/26/granular-privacy-control-gpc/).

Un cactus pour 20 minutes, donc, pour avoir contribué à la désinformation ambiante au sujet des technologies du Web.

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Qui prendrait des "cours de blog"? [fr]

Tout d’abord, merci à tous pour vos commentaires sur mon projet de [cours d’initiation aux blogs](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/17/trois-heures-pour-se-mettre-a-bloguer/). Ils me sont très utiles, donc continuez à me dire ce que vous pensez! Je me rends compte que je n’ai pas du tout défini assez clairement *à qui* s’adresserait ce cours et *pourquoi*. Je vais essayer de remédier ici à ce manquement.

Tout d’abord, il s’agit d’un cours d’initiation au **blog personnel**. Comme je l’explique dans [les conférences que je donne au sujet des blogs en entreprise](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/07/blogs-en-entreprise-un-peu-en-vrac/), le blog est à la fois un outil (technologique), une culture, et une stratégie de communication.

Dès qu’on commence à parler de **blog en entreprise** (même TPE ou pour un indépendant), en milieu associatif, ou politique, on ne peut échapper à la discussion sur le blog-comme-stratégie-de-communication. Et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire. On se retrouve très vite à faire ce que j’appelle du “Cluetrain 101”, c’est-à-dire expliquer les transformations en profondeur qu’internet (et les blogs, qui sont une manifestation visible et médiatisée d’un bouleversement plus fondamental) a amené dans la façon de concevoir la communication. Ça prend vite des heures, voire des jours. On parle de transparence, d’authenticité, de comment écrire comme un être humain au lieu d’une brochure marketing, de quoi on va parler, comment on va réagir aux commentaires négatifs, de lire d’autres blogs et y réagir. Il y a des peurs, des réticences, des soucis plus ou moins justifiés. C’est une opération qui peut transformer en profondeur la façon dont on communique, et même dont fonctionne l’entreprise à l’interne. “Ouvrir un blog”, c’est la pointe de l’iceberg.

Pour ce genre de service, il faut compter des journées entières de consulting et de formation, avec un suivi qui peut durer des mois. (Si on veut faire les choses bien, il va de soi.) C’est un service personnalisé qui dépend de l’entreprise ou de l’association en question, des personnes impliquées, et qu’il est impossible à packager en une demi-journée. Le [cours sur deux journées](http://formationblogs.wordpress.com/) qu'[Anne Dominique](http://annedominique.wordpress.com/) et moi-même avons mis sur pied représente un premier pas dans ce processus, une initiation.

**Il s’agit donc ici de faire quelque chose de tout à fait différent.**

Je désire donner un cours de blog-outil. On n’abordera pas la stratégie de communication, juste l’outil et un peu de la culture. Quand on approche les choses ainsi en entreprise, c’est en général la recette pour avoir un blog qui ne fonctionne pas. Pour l’individu, le particulier, par contre, c’est parfait.

Le blog est un très chouette outil d’expression personnelle. Si on a le désir de raconter des choses, de partager une passion, de pousser des coups de gueule, de rentrer en contact avec des personnes partageant des intérêts similaires aux siens, franchement, cela vaut la peine d’avoir un blog: un petit espace à soi sur internet, que l’on peut alimenter à sa convenance, qui ne coûte rien, et ne demande pas beaucoup plus de maîtrise technique que celle requise pour envoyer un e-mail avec hotmail ou bluewin.

Mais, me direz-vous (et on me le dit!) — bloguer, c’est tellement facile que y’a pas besoin de cours!

Erreur.

Ceux qui disent cela sont des personnes que j’appelle des “blogueurs naturels”. Des gens comme moi, ou comme vous qui avez déjà un blog. Vous avez ça dans le sang, si on peut dire. On est assez à l’aise avec notre ordinateur pour aller s’inscrire sur WordPress et se lancer tout seul. Tenez, [je vous explique même comment faire ça dans mon blog](http://climbtothestars.org/archives/2006/07/20/bloguer-avec-wordpress-cest-facile/). Allez-y. Ouvrez votre blog. Lancez-vous à l’eau. Si ces quelques indications vous suffisent, alors vous n’avez pas besoin de [mon cours d’initiation pour apprendre à bloguer](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/17/trois-heures-pour-se-mettre-a-bloguer/).

Je pense à toutes les autres personnes, celles qui ne lisent pas ce blog, ou celles qui le lisent mais ne sont pas assez sûres d’elles sur un ordinateur ou internet pour faire le pas sans assistance. Tout le monde (ou presque) est capable de tenir un blog, mais encore faut-il le croire. Si vous avez des doutes, ou si simplement vous trouvez plus confortable de faire ça accompagné, je suis là pour vous.

Durant ces dernières années, je suis régulièrement approchée par des personnes (de mon entourage ou d’ailleurs) qui veulent que je leur apprenne à bloguer, ce que je fais volontiers. Ces personnes existent donc. Il y a un besoin. J’ai aussi compris, avec le temps, que toutes ces choses qui nous semblent évidentes, à nous les blogueurs naturels, ne vont pas forcément de soi pour le commun des mortels. Il est normal de devoir passer par une phase d’apprentissage ou d’apprivoisement pour se mettre à quelque chose de nouveau. On prend des cours de sport, de peinture, de poterie, de massage, d’informatique, ou d’anglais. On peut aussi apprendre à utiliser internet, et les blogs en particuliers.

En plus des amis et des membres de ma famille que j’ai accompagné lors de leurs premiers pas dans la blogosphère, j’ai appris à bloguer à toutes sortes de personnes, que ce soit lors de séances particulières ou de cours en groupe: indépendants, enseignants, hommes politiques, camarades de chant, employés d’entreprises petites et grandes, journalistes… Oui, il y a un besoin pour ce genre de formation. (Je l’ai déjà dit… je me répète?)

Donc, les particuliers. Pourquoi paieraient-ils pour quelque chose que “n’importe qui” peut leur montrer comment faire? Ben justement, parce que “n’importe qui” ne pourra pas le faire aussi bien que moi (ouh là là, elle est gonflée, non mais, vous avez vu ça?). En fait, c’est la vieille rengaine: suffit pas de savoir faire quelque chose pour être capable de l’enseigner — et j’aime à penser que c’est une chose que je ne fais pas trop mal. Aussi, (je fais ma pub, attention!) apprendre avec moi, c’est tout de même une garantie qu’on partira dans le droit chemin, et que je serai en mesure de répondre à toutes les questions qui risquent de se poser. Je dis pas qu’il n’y a pas dans le coin d’autres personnes aussi capables, hein, mais c’est tout de même autre chose que la nièce de Gérard qui a un [Skyblog](http://www.skyrock.com/m/blog/)…

Un autre avantage dans le fait de prendre un cours c’est qu’on bloque le temps nécessaire. Souvent, on a envie de faire des choses (“ah ouais, ce serait cool d’avoir un blog, j’en ouvrirais bien un un de ces quatre, mais bon je suis pas tout à faire sûr comment faire, on verra ça…”) mais on ne s’y met pas. Le cours d’initiation, c’est l’occasion de donner le coup d’envoi, avec de nouveau (la satanée garantie) qu’on va pas y passer la soirée pour se retrouver avec rien entre les mains à la fin parce que ça aura foiré.

Bon, trève de plaisanteries, je récapitule. **Voici à qui s’adresse mon cours:**

– des personnes qui ont envie d’avoir un blog, ou un espace à elles pour partager sur internet des pensées, une passion, des textes, des critiques de films… peu importe — mais a priori, quelque chose de non-professionnel (“qu’est-ce qui vous intéresse dans la vie?”)
– des personnes qui ne sont pas des cracks d’informatique, mais qui savent envoyer un e-mail
– des personnes qui veulent un blog mais ont besoin d’un petit coup de pouce (rassurant ou organisationel) pour donner le coup d’envoi
– bref, n’importe qui ayant le désir d’avoir un blog personnel, mais n’ayant pas toutes les cartes en main pour se lancer sans aide.

Donc:

– où annoncer mon cours pour toucher ces gens? (sur mon blog, clairement, c’est pas le meilleur endroit)
– comment présenter le cours pour qu’ils sentent que c’est à eux que je m’adresse?

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Headache: Picking a Date for an Event [en]

[fr] Une journée de conférences nécessite un lieu et une date. Le lieu étant fixé, la date a été source de quelques maux de tête -- en particulier pour choisir le jour de la semaine.

Je me suis arrêtée sur vendredi, qui est un jour léger côté business, en général, et qui permet aux personnes faisant le déplacement de rester à Lausanne pour le week-end, rentabilisant ainsi le voyage. Je trouverais également bien que l'on organise un barcamp à cette occasion.

Concrètement, je pense au 9 mai. Voyez-vous des conflits? Y a-t-il des choses prévues à Lausanne à cette date, déjà? 1000 paires d'yeux valent mieux qu'une. Je compte sur vous pour me dire si j'ai raté quelque chose.

When you [organise an event](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/14/announcing-going-solo/), not only do you need a [location](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/16/picking-a-city-for-an-event-lausanne/), you also need a date. You know, things happen at the intersection of time and space.

A rough glance at the calendar made me choose early May, as it’s far away enough to give us time to put things together (some people have gasped at how short it was, but I’m sure we can pull it off), and it’s also kind of empty on the conference front. I’ve asked around and gone through upcoming, and that time of the year seems pretty conflict-free.

Then, the trouble starts. We decided to go for a one-day event to start with. This means that we expect people to fly in for **a day**, which… well, might seem “not worth it” to some.

My initial idea (which, after much detours, I’ve come back to) was to hold the event on a Friday, so that people could stay an extra day or two during the week-end to make the trip worth it. I even thought about motivating the local [barcamp community](http://barcamp.org/) of the city we’d be holding the event in to place a barcamp on that week-end.

Then, the headache started. Maybe Friday wasn’t such a good day after all, because with a week of work behind them and stuff creeping up to be dealt with before the week-end, we would suffer lots of defections. So, how about Monday? Well, Monday is usually a heavy business day, and people are all sluggish from the week-end, so they might drop out too. So I sent out a quick poll on Twitter, asking people what seemed the best day to organise an event for freelancers.

Needless to say roughly each day of the week and week-end was suggested, along with very good reasons for or against each one.

In the end, I listened to the voice of reason, impersonated by [Suw](http://chocolateandvodka.com/), telling me there was no perfect day and that the most important thing was to put on a great event, with valuable content that would make it worth the trip for people to come, and that this would be the deciding factor for people rather than the place and day of the week.

In addition to that, I got feedback from a couple of tech event organisers who said that Friday could be quite good for one-day events. So, Friday it will be.

Let’s get practical: I’m looking at Friday May 9th, but before I set it in stone and we book a venue for that date, I’d like to know if you see any conflicts (1000 pairs of eyes are better than one). Is there anything with that date I haven’t thought of?

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Opérations médiatiques: marre [fr]

[en] Sick and tired of being asked to do stuff for free particularly when it's a media stunt. I rant about two recent situations where I've been contacted for "unpaid work" which is obviously going to benefit "the client" more than me.

Deux opérations médiatiques auxquelles j’ai été conviée de participer me laissent songeuse — et un peu inconfortable. Laissez-moi d’abord vous en dire quelques mots, puis on verra où part ce billet (j’avoue ne pas très bien le savoir moi-même).

**La première, “Tapis rouge pour les APEMS”**, a eu lieu pour moi hier (il y a aussi un [vernissage de l’expo ce soir](http://www.lausanne.ch/UploadedASP/21155/34/F/Event.asp?DocId=21155&numEvent=4004) à Lausanne, mais vu mon état, je n’y serai pas). D’après ce que j’ai compris, il s’agit d’un événement monté par [l’agence Plates-Bandes](http://plates-bandes.ch/) pour faire mieux connaître [les APEMS](http://www.gauchebdo.ch/article.php3?id_article=433). Les APEMS sont une structure d’accueil lausannoise pour les enfants de première à quatrième primaire, avant et après l’école ainsi que durant la pause de midi. L’événement comporte deux volets: une exposition à l’hôtel de ville (un APEMS éphémère y est recréé) et la visite de personnalités de la région dans les différents APEMS durant la journée, sous forme “d’invités suprise” pour les enfants (“Devine qui vient aujourd’hui?”).

Voici l’essentiel de l’invitation que j’ai reçue par e-mail il y a quelques mois:

> “Devine qui vient aujourd’hui” invitent 20 personnalités de la région à venir
passer un moment (soit le petit déjeuner, soit le repas de midi, soit le
temps de jouer ou les quatre heures), avec les enfants, dans un des 20 APEMS
de Lausanne. Cette action sera fortement médiatisée.

> Votre nom est ressorti dans les invités souhaités par les enfants ou les
professionnels des APEMS et nous aurions grand plaisir à vous associer à
cette journée.

Hier midi, je suis donc allée dîner à l’APEMS de Pierrefleur. C’était une expérience assez perplexante. J’avoue que je ne savais pas trop ce que je faisais là (les indications que j’avais reçues disaient simplement qu’il suffisait que je m’y rende, l’idée étant que je passe un moment là-bas avec les enfants) — et pour tout dire, le personnel de l’APEMS ne semblait pas avoir reçu beaucoup plus d’informations que moi à ce sujet.

Dans un premier temps, j’ai eu une conversation tout à fait sympathique avec la responsable de l’APEMS (après avoir été chaleureusement accueillie). Nous avons parlé de nos parcours respectifs, du fonctionnement de l’APEMS, de [ce que je faisais professionnellement](http://stephanie-booth.com “Le site n’est plus trop à jour, mais c’est un début.”).

Au fur et à mesure que les enfants arrivaient et que le temps passait, mes doutes quant au choix de ma petite personne comme “invitée surprise” pour ces enfants grandissaient. Ils n’ont jamais entendu parler de moi, et c’est bien normal. Je ne travaille pas avec leur tranche d’âge (ils ne chattent pas, ne bloguent pas, vont peut-être sur Internet, mais franchement, ce que j’ai à leur raconter à ce sujet ne les intéresse sans doute guère). Les trois garçons de quatrième année avec qui j’ai partagé une table de repas ont parlé entre eux des jeux vidéos et films qu’ils appréciaient (“Le silence des agneaux”, à neuf ans, avec bénédiction parentale?!). J’avoue que cette partie de l’expérience avait pour moi un désagréable goût de flash-back, me renvoyant à quelques traumatismes scolaires de cette époque (mais bon, ça, c’est mes histoires, hein).

D’une opération annoncée comme “fortement médiatisée”, on est passé à “la presse a été prévenue, peut-être qu’ils viendront” et finalement à “ben non, sont pas venus”.

Je ne suis pas certaine de saisir les tenants et aboutissants de cette opération médiatique, mais j’avoue qu’elle me laisse avec la relativement désagréable impression d’être allée faire acte de présence (et un peu tapisserie) dans une APEMS afin que mon nom puisse figurer sur une liste transmise aux médias pour un coup de pub, accompagnée d’autres noms plus ou moins connus de la région.

Déformation professionnelle oblige: m’est avis qu’un bon site web, bien référencé et vivant, présentant les APEMS et leurs activités (il existe peut-être mais j’ai été [incapable de le trouver](http://www.google.com/search?q=apems+lausanne)) serait déjà un bon moyen de rendre cette structure d’accueil plus visible. (Là, je parie, ça va faire le coup classique, comme d’habitude: cet article va se retrouver sur la première page de Google pour le mot-clé “APEMS” d’ici peu.)

Voilà donc pour ma première “opération médiatique”.

**La seconde, c’est “Le Temps des femmes”.** Le journal [Le Temps](http://letemps.ch/) fête ses 10 ans en début d’année prochaine, et s’offre (et offre à ses lecteurs) un numéro spécial entièrement rédigé par des femmes influentes dans divers domaines en Suisse Romande. Idée fort sympathique, même si je doute que ce genre d’opération fait vraiment avancer la cause des femmes (je ne peux m’empêcher de penser qu’on donne ainsi un jour de congé aux hommes en offrant aux femmes le “privilège” de venir travailler). Il me semble que c’est tout bénéfice pour le journal — rien dans l’invitation n’indique que les bénéfices de ce numéro spécial seront reversés à une organisation faisant avancer la cause des femmes, par exemple (et on pourrait encore bien sûr débattre de l’utilité d’une telle action).

Mais là n’est pas vraiment la question. Mon malaise est ailleurs. Voyez-vous, le ton de l’e-mail (et de l’invitation Word à imprimer et renvoyer par fax!) est assez clair: je suis *invitée* à participer à cette journée de rédaction du numéro spécial, ainsi qu’au débat qui aura lieu le lendemain, et on espère que la proposition m’aura “séduite”. Après un rapide e-mail pour plus d’informations, je comprends que ce qu’on me propose de faire, c’est le “making-of” de la journée, en la bloguant. Du live-blogging d’événement, en somme.

Vous voyez où je veux en venir? Je me demande si Le Temps réalise qu’en m’invitant ainsi, ils sont en train de me demander de venir travailler pour eux une journée? Car oui, c’est du travail. Mettre au service d’une entreprise (ou de tout autre organisme) mon expertise dans le domaine des blogs, c’est ce que je fais pour gagner ma croûte. Bloguer, ce n’est pas juste “écrire dans un outil de blog” — je caresse l’espoir qu’un jour le monde comprenne que c’est [une compétence spécialisée qui s’apprend](http://climbtothestars.org/archives/2006/11/26/video-necessite-dune-formation-blogs/).

En m’invitant à venir couvrir leur événement online, Le Temps s’assure les services d’une blogueuse qui sait vraiment ce qu’elle fait (en d’autres mots, on appelle ça une “professionnelle”). Mettez aux commandes de la couverture live une personne qui sait écrire mais qui ne connaît pas aussi bien le média “blog”, et vous n’aurez pas quelque chose d’aussi bon. Ça ne viendrait à l’idée de personne de penser que “journaliste” est un métier ou une compétence qui s’improvise, alors que sans cesse, on imagine que “blogueur” est un boulot à la portée de n’importe qui. Oui, ça l’est — d’un point de vue technique. Tout comme n’importe qui peut utiliser Word ou PageMaker pour publier un journal. Comme partout, il y a des gens qui sont capables d’apprendre “sur le tas” et qui d’amateurs autodidactes, deviennent des pros. Mais ça n’est pas donné à tout le monde — et ça prend du temps. Des blogueurs francophones qui font ça depuis bientôt huit ans, vous en connaissez beaucoup?

**Je m’emporte, hein. Ben voilà, on vire au coup de gueule.** J’avoue que ces temps-ci j’en ai un peu ma claque. Ma claque qu’on sous-value mes compétences et ce qu’elles peuvent apporter, ma claque d’avoir de la peine à me “vendre” et de trouver si difficile le côté “business” de mon activité professionnelle, et ma claque aussi de ces tentatives répétées de venir me faire travailler gratuitement, sous prétexte qu’on a pas de budget (ce qui peut être vrai, mais c’est pas à moi de me serrer la ceinture à cause de ça), sous prétexte (et c’est pire) que “ça m’apportera de la visibilité” et donc que j’y gagne. Oui, messieurs-dames, la plupart de mes activités professionnelles sont “visibles”, et c’est pour cette raison que je peux me permettre de ne pas facturer le double afin de financer mon budget marketing/pub. (Je sais, je suis en train de râler, mais qu’est-ce que ça fait du bien, de temps en temps!)

Donc, bref, me voilà une nième fois devant le même problème: comment expliquer à quelqu’un qui me contacte pour une participation bénévole (que ce soit une stratégie un peu puante pour obtenir les gens à bon marché ou le résultat d’un manque de conscience honnête et peut-être pardonnable n’y change pas grand chose) que oui, volontiers, mais il faudra ramener les pépettes? Parce que je l’avoue, c’est pas une position très agréable: “ah oui, sympa votre invitation et votre projet, je participe volontiers mais faudra me payer!” Ça me rappelle furieusement cette grosse entreprise européenne qui a invité mon amie [Suw Charman](http://www.suw.org.uk/) à donner une conférence chez eux… et qui ne s’attendait pas à la payer! Elle [en parle brièvement](http://www.viddler.com/explore/SuwC/videos/5/1371.666/) dans notre podcast [Fresh Lime Soda](http://freshlimesoda.net).

Oui, j’ai conscience qu’en bloguant cette histoire Le Temps risque de lire ce billet et de laisser un commentaire qui me sauvera la vie, genre “oh mais bien sûr qu’on va vous payer, combien coûte une journée de votre temps?” — et je me rends compte que si je me sens assez libre de m’exprimer ainsi sur ma petite tribune ouverte (ce blog), les relations “clients-fournisseurs” restent très codifiées et je me verrais mal déverser ce lot d’explications dans un mail. Ce ne serait pas vraiment approprié. Je m’en tiendrai probablement à un “je viens volontiers passer une journée dans vos locaux à couvrir la journée en bloguant, cependant ceci fait partie des prestations que je facture. Qu’aviez-vous prévu de ce côté-là?” assez convenu et un peu plus léché. (Oui, ça m’emmerde vraiment que ces négociations pécuniaires soient si compliquées — je suis en plein dedans ces jours avec au moins deux autres clients.)

Bon, ben voilà, comme on dit. Essayons de finir sur une note constructive: si vous contactez un blogueur (ou une blogueuse) pour participer à un événement, ou bloguer pour vous, par exemple, gardez à l’esprit qu’il s’agit peut-être d’un service pour lequel il (ou elle) s’attend à être payé(e). Et de grâce, approchez les choses ainsi. Si vous n’êtes pas familier avec le milieu (et même si vous l’êtes un peu) il est possible que vous sous-estimiez complètement (a) le travail nécessaire à acquérir les compétences auxquelles vous faites appel et (b) ce que vous allez en retirer comme valeur en fin de compte.

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