Un bon article sur les blogs! [fr]

Un joli petit article sur le blogs à  lire absolument (c’est assez clair?)

[en] A good article on weblogs by a pretty well-known franco-blogger who happens to work undercover for the weekly journal Biel-Bienne. PDF available, bilingual: German and French.

Notre ami Flippy, qui travaille également à  ses heures perdues sous couverture pour le journal hebdomadaire biennois Biel-Bienne, nous fait le plaisir et l’honneur du fameux article sur les blogs dont il nous parle (enfin, à  moi, en tous cas) depuis si longtemps. Diantre, c’est même, selon certaines sources pas trop mal informées, le désir d’écrire un article sur ce sujet qui l’aurait poussé à  sauter à  pieds joints dans la blogosphère, il y a bien des lunes de cela!

Trève de plaisanteries. L’article n’a pas de version en ligne, mais un courrier anonyme déposé devant ma porte me l’a fourni en format PDF. A lire en français et en allemand (c’est le moment de se dérouiller) avant de faire quoi que ce soit d’autre: A coeur ouvert sur la toile. On attend feedback, courrier des lecteurs, et messages de fans en délire pour le journaliste qui ne va pas tarder à  aller chatouiller le nez de Cléopâtre (comprenne qui pourra).

En résumé: l’article qu’il est très bien, que ça fait longtemps qu’on en attendait un comme ça, et que vous allez tous en parler sur vos blogs. Allez, zou.

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Affaire Erard: épilogue [fr]

Le fin mot de mon aventure avec le Quotidien La Côte, suite à l’article de Luc-Olivier Erard sur le spam pornographique trouvé sur mes blogs d’élèves.

[en] My reaction to the article about comment spam in my school blogs was published, and I'm happy about that. However, there is still no link (and there probably will never be) to my explanations on the online version of Luc-Olivier Erard's article.

Vous êtes bien nombreux à m’avoir demandé comment s’était finie l’affaire Luc-Olivier Erard. En exclusivité sur votre écran, voici la suite (et la fin) de cette aventure médiatique.

Le lendemain de ma réaction à son article, soit jeudi, M. Erard répondait au mail que je lui avais envoyé mardi soir pour m’informer qu’un droit de réponse m’était ouvert. Il se mettait à disposition pour une interview (avec moi, ou un(e) collègue si je préférais) dont nous définirions ensemble les modalités.

Le temps de finir la semaine et de discuter brièvement avec mon directeur et le responsable informatique, j’ai envoyé le mail suivant à M. Erard et à son rédacteur en chef:

M. Erard, M. Vallat,

je vous écris suite à la parution dans l’édition de mercredi de La Côte de l’article intitulé “Les élèves du bourg risquent le pire d’internet”.

Cet article mettant en cause aussi bien ma personne que le projet que j’ai mené avec mes élèves, je désire faire valoir mon droit de réponse, à titre personnel. En revanche (vu la tournure des événements) je ne souhaite pas accorder d’interview à M. Erard, comme il me l’a proposé.

La réaction relativement exhaustive que j’ai publiée sur mon site internet (et que vous avez sans doute lue — http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23 ) est certainement trop longue pour un droit de réponse, comme me l’a fait remarquer M. Erard. Je propose donc la chose suivante:

1.- ajout sur la page http://www.lacote.ch/art.asp?ID=17220 d’un lien bien visible et cliquable vers ma réaction http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23 , le texte du lien étant “Réaction de Stephanie Booth à cet article, et clarifications”.

2.- publication dans la prochaine édition à paraître (lundi?) de l’encadré suivant, sur la même page que l’article initial:

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Droit de réponse: article inutilement alarmiste (Saint-Prex)
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*Réaction de Stephanie Booth à l’article intitulé “Saint-Prex: Les élèves du bourg risquent le pire d’internet (un site pour élèves suscite l’inquiétude), signé Luc-Olivier Erard (Mercredi 23.02.05)*

L’article de M. Erard est alarmiste et véhicule une image inexacte des faits dont il est question. En un mot, on peut même parler de désinformation. J’ai réagi à titre personnel sur mon weblog afin d’apporter un certain nombre de clarifications. J’invite donc les lecteurs de /La Côte/ à prendre connaissance de cette réaction à l’adresse internet suivante (vos commentaires y seront les bienvenus): http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23

Stephanie Booth
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Je ne me fais aucune illusion quant au fait qu’un droit de réponse n’est jamais aussi visible et frappant que l’article qui l’a suscité. Je compte néanmoins sur vous pour faire faire en sorte qu’il soit assez mis en évidence pour attirer l’attention des lecteurs qui se seraient intéressés à l’article de M. Erard.

Si vous devez apporter des modifications à ma proposition, je vous prie de m’en informer au plus vite, de façon à ce que je puisse vous confirmer qu’elles me conviennent avant la publication.

Avec mes salutations distinguées,

Stephanie Booth

J’ai voulu mettre en copie le rédacteur en chef du Quotidien La Côte, M. Vallat, mais je n’ai malheureusement pas deviné correctement son adresse e-mail.

Le lundi, je recevais un accusé de lecture automatique de la part de M. Erard. Comme je n’avais toujours pas reçu de réaction de sa part à mon courrier, j’ai appelé directement le rédacteur en chef M. Vallat. Celui-ci s’est montré tout à fait aimable, et m’a dit que M. Erard ne lui avait pas transmis mon e-mail. Je lui en ai donc envoyé une copie, et il m’a rappelé aussitôt pour me proposer de développer quelque peu ma réponse (1000 signes environ), afin que mon droit de réponse paraisse dans le courrier des lecteurs (page 2 de l’édition de vendredi, “page la plus lue selon les sondages”).

Une bonne heure plus tard, grâce au soutien via ICQ de Flippy et Frédoche (mille mercis), d’une petite rallonge de 300 caractères de la part de M. Vallat, et d’un délai de bouclage relativement souple, j’avais pondu la petite chose suivante:

De la pornographie dans une école! Voilà une occasion à ne pas manquer si l’on désire “susciter l’inquiétude”. D’autant plus si l’enseignante responsable semble avoir soigneusement caché, lors de son passage à la TV, qu’elle exposait ses élèves chaque semaine depuis le début de l’année scolaire à de la pornographie zoophile sur internet.

La réalité, bien moins scandaleuse, n’aurait mérité qu’un entrefilet déplorant l’âpreté de la lutte contre les pollueurs de commentaires. Adieu, article juteux et grands titres accrocheurs en première page!

Les commentaires qui ont choqué M. Erard se trouvent sur des sites que les élèves n’alimentent plus, très rarement visités. Ces “spams de commentaires” (cousins germains des spams d’e-mail) frappent tous les blogs. Un petit nombre d’entre eux échappent au filtre.

Devant l’impossibilité d’offrir aux élèves un internet 100% stérilisé, faut-il interdire les weblogs? L’e-mail? Internet tout court? Ou bien faut-il outiller nos élèves pour affronter le monde réel?

Internet fait peur, mais c’est un outil précieux, qui permet par exemple de réagir face à la désinformation. J’invite donc les lecteurs de ‘La Côte’ à lire en ligne l’entier de ma réaction à l’article de M. Erard: http://climbtothestars.org/la-cote-2005-02-23

Mon texte a paru comme prévu (à quelques virgules près) dans le courrier des lecteurs de vendredi. J’apprécie d’ailleurs que La Côte ait reproduit dans mon droit de réponse la saisie d’écran qui illustrait le fameux article — un rappel visuel pour les lecteurs de l’article original.

Ce mercredi, par contre, j’étais toujours sans nouvelles (malgré un rappel à ce sujet envoyé à M. Vallat le jour de la parution de mon droit de réponse) concernant ma demande qu’un lien vers ma réaction plus complète en ligne soit ajouté à la version en ligne de l’article de M. Erard.

J’ai donc appelé une nouvelle fois M. Vallat, qui m’a donné le sentiment que l’édition en ligne de son journal n’était pas une chose très présente à son esprit. Là , franchement, il m’a paru un peu moins coopératif. Certes, un rédacteur en chef a beaucoup de responsabilités, mais quand on publie du contenu en ligne, il faut assumer! D’après ce qu’il m’a expliqué, la version en ligne de La Côte est gérée entièrement par une entreprise externe, et ils n’ont aucune prise directe sur le contenu. Les articles sont ajoutés au site de façon automatisée, et changer quoi que ce soit au contenu de l’un d’eux une fois qu’il est mis en ligne relève de la mission impossible.

Face à mon insistance, il a dit qu’il regarderait avec eux “ce qu’on pouvait faire”. Comme on peut le constater, rien n’a bougé, et puisqu’il a refusé net de me tenir au courant du résultat de ses démarches (me faisant comprendre par là même que l’affaire était classée et qu’il serait plutôt malvenu que je revienne à la charge), je ne sais pas si quoi que ce soit a été entrepris ou non. Techniquement, il s’agit très certainement d’apporter une légère modification au contenu d’un champ texte dans une base de données — loin d’être la mer à boire, si vous voulez mon avis.

Bref, voilà , une fin un peu en queue de poisson. Je tiens à remercier toutes les personnes qui se sont exprimées sur cette histoire (même si parfois c’est allé franchement trop loin), en particulier Mario et les élèves de l’Institut St-Joseph au Québec. Mes collègues et moi avons été époustouflés par les qualités d’écriture de ces enfants, bien supérieures à celles de la plupart des élèves vaudois ayant quelques années de plus!

Le mot de la fin, pour ceux qui se seraient inquiétés à mon sujet: sachez que mon entourage professionnel n’a nullement mordu à l’hameçon du scandale tendu par M. Erard, et donc que je n’ai eu à souffrir aucune répercussion négative suite à cette histoire. Je remercie d’ailleurs les personnes concernées de savoir faire preuve d’un peu plus de maturité que certains journalistes!

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Réponse à  Luc-Olivier Erard (La Côte) [fr]

Un article relativement peu flatteur pour le projet de weblogs scolaires que j’ai initié avec mes classes est paru ce matin dans La Côte. Voici ce que j’ai à  en dire.

Jusqu’à  maintenant, je n’ai pas eu à  me plaindre de mes contacts avec les journalistes. J’ai eu affaire à  des professionnels respectueux et soucieux de faire au mieux leur travail d’information.

L’article au sujet des weblogs de Saint-Prex paru ce matin dans La Côte et signé Luc-Olivier Erard semble en revanche tomber quelque peu dans le piège du sensationnalisme. Sans vouloir accorder une importance démesurée à  cet article, je tiens à  clarifier certains points, face à  ce qui m’apparaît friser la désinformation.

Je ne réponds pas ici en tant que porte-parole de mon établissement ou du département, mais à  titre personnel; d’une part parce que je suis mise en cause (j’ai particulièrement apprécié le montage qui illustre l’article, pour lequel on a soigneusement inséré un morceau de saisie d’écran en bas à  droite qui ne joue clairement aucun rôle à  part rendre mon nom visible), et d’autre part parce qu’il est question d’un sujet (et d’un projet) que je connais bien, et que je ne peux pas laisser passer un article pareil sans faire entendre un autre son de cloche.

Pas interviewée

Précisons tout d’abord que je n’ai pas eu le plaisir de parler avec Luc-Olivier Erard. Celui-ci, comme nombre d’autres personnes, m’a envoyé un e-mail dès la fin de l’émission Mise au Point. J’ai tardé à  lui répondre (comme à  tous ceux d’entre vous qui m’avez écrit) car il se trouve que j’ai une vie en-dehors d’Internet, qui consiste entre autres à  donner des cours aux élèves de St.-Prex (la rentrée scolaire était lundi).

M. Erard, si vous me lisez, veuillez donc accepter mes excuses de ne pas vous avoir répondu plus tôt. Je l’ai fait mardi soir (mon directeur m’ayant informé dans la journée que vous sembliez très anxieux de me parler) — mais j’ignorais à  ce moment que votre article était déjà  sous presse. Je déplore cependant qu’il ait paru plus important de publier rapidement cet article que d’attendre de pouvoir me parler directement.

Les weblogs des élèves suscitent l’inquiétude!

Ce thème est repris au fil de l’article (surtout dans les titres et les légendes de photos). En ce qui me concerne, j’attends encore de savoir qui est inquiet. Le journaliste, très certainement. Je ne vais pas démonter mot par mot cette rhétorique alarmiste, mais je relèverai tout de même une phrase: Si son utilité n’est pas clairement justifiée, l’activité proposée à  Saint-Prex, une parmi d’autres, devra s’arrêter. C’est une affirmation un peu gratuite. Qui a dit ça? Quand? Dans quel contexte? D’après ce que m’a dit mon directeur ce matin, cela n’a rien de vrai. A notre connaissance, le projet weblogs ne semble pas menacé par une quelconque censure — hormis celle que nous imposons au spam de commentaires.

Le spam de commentaires

Parlons-en, justement, du spam de commentaires — car c’est bien de ça qu’il s’agit ici.

Chacun sait que lorsqu’on possède une adresse e-mail, on reçoit des messages publicitaires non sollicités. Du spam: pornographique, pharmaceutique, financier… tout y passe. Dit-on pour autant que l’e-mail est un outil dangereux dont on doit protéger nos enfants?

Les weblogs, comme les adresses e-mail, sont les cibles des spammeurs. Ceux-ci écrivent des programmes qui vont automatiquement soumettre des commentaires abusifs à  tous les weblogs qui se trouvent sur leur chemin. Ces commentaires ne passent même pas par le formulaire qu’utilisent les êtres humains qui désirent laisser un message sur un blog — ils s’attaquent directement à  la partie de l’outil de weblogging qui insère les commentaires dans la base de données.

Le spam de commentaires est donc un fléau au même titre que le spam d’e-mails. En l’occurence, les weblogs de Saint-Prex ne sont nullement visés en tant que tels. Ils sont, comme la grande majorité des weblogs que l’on peut trouver sur internet, les victimes d’une énorme opération de marketing. La cible principale de cette opération de marketing, c’est le moteur de recherche Google, et non pas les personnes qui tomberaient en passant sur ces commentaires parfois peu ragoûtants: en indexant les weblogs spammés, Google indexe également les liens vers les sites des spammeurs, et fait grimper ceux-ci en tête des résultats pour les recherches en rapport.

Lutte contre le spam

Sommes-nous impuissants? Non. Il existe des outils qui filtrent les commentaires, tout comme il existe maintenant des filtres à  spam pour les adresses e-mail. Les outils ne sont bien entendu jamais parfaits, et doivent sans cesse être mis à  jour. Certains spams passent entre les gouttes.

Qu’avons-nous fait pour les weblogs des élèves? Tout d’abord, précisons que durant la période “active” du projet (la première période), nous n’avons pas été confrontés au spam de commentaires.

M. Erard s’émeut donc dans son article du fait que nos élèves soient confrontés au spam de commentaires, mais il omet de préciser que les élèves ne se retrouvent plus à  travailler sur ces weblogs chaque semaine. De plus, ces weblogs sont très peu visités. Un bref coup d’oeil sur les statistiques de visite pour le mois de janvier montre entre 50 et 70 visites par jour pour l’ensemble des weblogs (une bonne trentaine). En regardant de plus près, les weblogs d’élèves les plus visités comptent deux ou trois visiteurs par jour, y compris les moteurs de recherche. Pas de quoi en faire un fromage.

Lorsqu’on a attiré mon attention sur le fait que nous étions victimes de spam, j’ai pris un certain nombre de mesures pour minimiser l’impact de ces attaques. L’article de M. Erard laisse entendre que les weblogs de Saint-Prex sont de véritables nids à  spam — la réalité est bien moins dramatique.

Les blogs de Saint-Prex tournant avec une installation modifiée de WordPress, je ne peux malheureusement pas utiliser les meilleurs outils anti-spam disponibles aujourd’hui. Je peux par contre lancer à  la main une opération automatique de “nettoyage” de commentaires (un filtre basé sur des mots-clés), ce que je fais régulièrement. Certains passent entre les gouttes. Je n’imaginais honnêtement pas que l’on puisse faire un foin pareil pour quelques spams de commentaires sur des blogs inactifs et presque pas visités (sinon, j’aurais passé quelques nuits à  modifier l’installation pour pouvoir utiliser des solutions anti-spam plus musclées).

Le volet “scolaire” de mon activité sur le web.

Stéphanie Booth, spécialiste des «blogues» romands, n’a pas souhaité aborder le volet «scolaire» de son activité sur le web. Il existe pourtant.

Quel effet ça fait, une entrée en matière pareille? Comme je l’ai expliqué aux journalistes concernés (qui l’ont d’ailleurs très bien compris), j’ai en effet demandé que l’on laisse de côté mon activité professionnelle lors des interviews.

La presse s’est intéressée à  mon activité de blogueuse et à  mes compétences en la matière. C’est une activité que j’effectue à  titre personnel. Ma vie professionnelle est une autre histoire. Pour commencer, j’ai un devoir de réserve vis-à -vis de mon travail. Je ne suis porte-parole officiel de rien du tout, et je n’ai pas l’intention de donner dans la presse des détails sur le travail que je fais avec mes élèves — que ce soit sur internet ou durant mes cours de maths.

Cela n’a rien à  voir avec la nature des activités, leur succès, ou la présence de spams de commentaires dans les weblogs de mes élèves. C’est une question de principe. De même que je ne raconte pas dans mon blog mes expériences en classe avec mes élèves, ou les opinions que je puis avoir sur l’enseignement vaudois ou le collège dans lequel je travaille, de même, je ne le ferai pas dans la presse. J’espère que cela clarifie la raison pour laquelle je n’ai pas souhaité aborder le volet ‘scolaire’ de [mon] activité sur le web lors de mon interview pour Mise au Point, ni pour aucune autre interview.

Et les parents…?

Luc-Olivier Erard termine son premier paragraphe ainsi:

[L’activité] organisée depuis le début de l’année scolaire, qui consiste à  fournir à  chaque élève de deux classes de huitième son weblog (ou blogue) risque de ne pas plaire aux parents vaudois.

Précisons d’entrée que les parents sont parfaitement au courant de ce projet. Avant de donner aux élèves les “clés” de leur weblog, nous avons passé plusieurs périodes à  réfléchir avec les élèves sur l’implication d’une publication sur internet. Les parents ont co-signé la charte de publication avec leurs enfants. Nous n’avons à  ce jour reçu aucun écho négatif au sujet de ce projet.

Il y a eu quelques infractions à  la charte en début de projet, et nous avons réagi en conséquence.

Un grand nombre d’élèves ont également des Skyblogs, et des adresses e-mail. Il est certes malheureux qu’ils aient pu être confrontés au “côté sombre” d’internet dans le cadre d’une activité scolaire, mais faut-il (comme le laisserait presque entendre l’article) réglementer de façon encore plus draconnienne les activités scolaires sur internet? Le rôle de l’école n’est-il pas justement d’outiller les élèves pour qu’ils puissent affronter le monde?

En guise de conclusion…

…et pour ceux qui n’auraient pas la patience de tout lire.

L’article de M. Luc-Olivier Erard peint une image déformée et très alarmiste de la situation. Je n’ai pas pris la peine de relever toutes les inexactitudes de cet article, ni les raccourcis et sous-entendus un peu douteux que l’on retrouve au fil des lignes.

Le projet de weblogs de Saint-Prex n’a rien de bien extraordinaire, et les quelques spams de commentaires qu’a pu rencontrer M. Erard, non plus (bien que ce soit regrettable que les spammeurs de commentaires n’épargnent pas les projets pédagogiques). Ce projet a été mené avec l’accord de la direction, et en ayant informé les parents. Ce n’est de loin pas la première fois que des élèves publient des choses sur internet dans le Canton de Vaud, et ce n’est certainement pas la dernière.

Si on désirait être constructifs plutôt que sensationnels, je pense qu’il y a deux problématiques en rapport avec le contenu de cet article qui mériteraient un traitement plus en profondeur:

  • le spam de commentaires en général, et les mesures que l’on peut prendre pour minimiser leur impact sur les projets pédagogiques qui s’y exposent;
  • la prévention faite dans les écoles au sujet d’internet aborde-t-elle assez les activités privées des élèves sur internet? Je sens souvent un grand décalage entre ce que les enfants font sur internet à  la maison, et ce qu’ils font à  l’école. En particulier, internet est de plus en plus un lieu d’expression et de relations humaines, et non pas une simple encyclopédie.

Concernant ce dernier point, nous sommes à  Saint-Prex en réflexion constante au sujet de nos activités “internautiques” avec les élèves, et (je crois être en mesure de le dire) assez en avance dans ce domaine. Par exemple, nous avons en ce début d’année modifié la charte internet générale de l’école pour inclure les activités de publication.

Je suis un peu désolée de voir encore une fois la presse peindre une image sinistre et dangereuse d’internet. Je crois que le grand public est déjà  assez méfiant concernant ce média, et que l’on a plutôt besoin de mettre en avant tout ce qu’il a de positif et de constructif. Les ados l’utilisent, que ce soit avec ou sans nous. Peut-être pouvons nous leur montrer qu’il y a sur internet autre chose que Skyblog et MSN?

D’autres ont réagi à  l’article dans La Côte.

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Infimes précisions [fr]

Je n’ai pas écrit Blog Story. Remise en contexte d’une remarque que je commente dans Journal Infime. Allumez vos téléviseurs dimanche à  20h00, je serai l’invitée de Mise au Point sur la TSR1. Quelques commentaires sur mes aventures avec les médias.

[en] A clarification about something said in the second part of my radio interview. Aside from that, I'll be on TV Sunday evening. I'll try to find out if it can be viewed online.

Si vous avez écouté Journal Infime aujourd’hui, vous aurez sans doute noté que suite à  une petite maladresse de la présentatrice, je me suis retrouvée propulsée auteur de Blog Story. Je vous rassure, rien n’a changé, ce sont toujours bien Cyril et Emily qui en sont les auteurs.

Il y a un point dans l’interview d’aujourd’hui qui mérite un commentaire. Martine Galland m’invite à  parler d’une remarque que je fais dans mes réflexions blogosphériques:

N’allez pas chercher plus loin qu’une famille “à  secrets” pour saisir mes motivations profondes…

Revenons au contexte dans lequel je fais cette remarque. En fait, j’essaie d’expliquer d’où vient la tendance, parfois très marquée chez moi, à  décortiquer les discours, les événements ou les idées, à  vouloir traquer “l’erreur” et la désinformation, casser les mythes et les illusions.

La problématique du secret n’eclaire à  mon sens pas vraiment, comme la structure de l’interview le laisse entendre, mes motivations profondes à  vouloir partager ainsi [ma] vie avec des milliers de lecteurs. Ma remarque, remise dans son contexte, concernait mes motivations à  décortiquer (et critiquer) les articles parus sur les weblogs. Face à  ce qui me paraissait être une forme de désinformation, je montais sur mon cheval de bataille pour clâmer au monde que la vérité n’était pas celle qu’on leur avait servie, poussée par un élan qui pour moi prend clairement sa source dans ce que j’ai vécu, enfant, dans ma famille.

Ce qui me pousse à  partager mes idées et quelques morceaux de ma vie sur internet, c’est à  mon avis plus un besoin d’exister, d’être entendue, reconnue. Je n’y vois pas tant un besoin de mettre au grand jour ce qui est caché en moi qu’un besoin assez primordial d’expression. En écrivant ces lignes, toutefois, je me rends compte que ce besoin d’expression pourrait être interprété comme un refus de jouer le jeu du secret — du silence. Est-ce lié? Possible… mais pour moi le lien n’est pas clair, et je ne le faisais certainement pas lorsque j’écrivais mes Réflexions blogosphériques.

Vous venez en passant d’avoir une démonstration, en direct, du besoin impérieux qui m’habite de m’assurer que j’ai bien été entièrement comprise…

Je poursuis ce billet coloré “presse” en vous proposant de regarder Mise au Point dimanche à  20h00 sur la TSR1. (Je ne vous donne pas plus de détails, z’avez qu’à  regarder… ou lire la suite!)

Après le petit couac concernant Migros Magazin, j’ai été heureuse d’apprendre le fin mot de l’histoire au sujet de ma mésaventure avec Le Temps. En effet, j’avais été interviewée pour un article, que la (fort sympathique) journaliste m’avait ensuite soumis pour relecture et feedback (quelques échanges de mails). Quelle n’a pas été ma surprise, lorsque, lisant le dossier consacré aux blogs dans les pages 2 et 3 du Temps le 2 février dernier, j’ai pu constater la totale absence de cet article que j’avais pourtant vu à  plusieurs reprises!

La journaliste qui m’avait interviewée étant à  ce moment-là  en vacances à  l’autre bout du monde ou presque, elle n’a pas été en mesure d’éclairer ma lanterne quant à  la raison exacte de cette disparition. C’est maintenant chose faite, et c’était un peu ce que je soupçonnais: manque de place, on a sacrifié un article. La journaliste n’avait malheureusement pas les lignages exacts pour réduire ses articles avant de partir en vacances. Ce sont des choses qui arrivent.

Sur le moment, cela m’avait d’autant plus déçue que la parution de ce dossier dans Le Temps avait incité la production de Mise au Point à  changer l’angle du reportage sur les blogs, renonçant à  m’interviewer pour pouvoir aborder plus longuement la question des adolescents skyblogueurs. J’avais passé plus de 6 heures à  parler avec le réalisateur, on avait fixé un jour de tournage, il m’avait montré un premier jet de scénario… double déception. Mais, comme je vous l’ai dit, les choses finissent bien pour moi (enfin, je trouve!) puisque je serai l’invitée du plateau de fin d’émission.

J’avoue une certaine excitation à  l’idée de “passer à  la télé”, et j’ai réalisé en en parlant autour de moi que tout le monde ne réagirait pas ainsi. Et vous, chers lecteurs — ça vous plairait, une apparition télévisuelle, ou bien c’est plutôt le genre de chose que vous préféreriez éviter? Je suis curieuse de vous entendre à  ce sujet.

Mise à  jour 17.02.2005: extraits cités par Mireille Galland dans la troisième partie de l’interview:

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Maturité d'un journal intime [fr]

Une citation de Jennifer, dont l’anonymat s’est petit à  petit effrité, et qui vit un mélange grandissant entre “le monde de son journal” et “le monde qu’elle raconte dans son journal”.

[en] Jennifer has been keeping an intimate diary online since she was 15. Her online and offline worlds have increasingly collided, and she is now facing the fact that she does not feel free to write on the internet as she used to be. It's really fascinating to read her going through this.

Jennifer a commencé à  écrire son journal intime sur internet lorsqu’elle avait 15 ans. Elle nous a tout livré, sans retenue. Maintenant, entre les années qui passent pour elle et la quantité d’écrits qui s’accumule, son rapport à  son journal change. Je dis depuis longtemps à  qui veut l’entendre qu’un journal intime sur internet n’est pas une entreprise viable, à  terme. Tôt ou tard, les cloisons que l’on a érigées entre son “soi en-ligne” et son “soi hors-ligne” deviennent poreuses. D’inconnus, les lecteurs deviennent connus, et on peut se retrouver à  vouloir parler d’eux.

Lire les réflexions de Jennifer à  ce sujet, et suivre son évolution, c’est assez passionnant.

[…] la principale raison à  ce «bloquage» est surtout que j’ai de plus en plus de mal à  m’«étaler», intimement et émotionnellement parlant, sur internet. Même si je recommencais un blog un jour, sans donner l’adresse à  personne, je crois que je pourrais plus me livrer complètement. Je trouve ça assez malsain pour être honnête. Presque sale. Je préfère garder l’intimité de notre couple. Si je veux lui dire des mots doux, je préfère les lui dire rien qu’à  lui. Quand on dévoile son cÅ“ur, on met à  disposition notre partie la plus sensible. Faire ça sur internet, à  l’accès de tous, et donner donc par la même occasion à  tous ces inconnus (ou pas… Facile d’être découvert) le moyen frapper où ça fait le plus mal, je crois ne plus en être capable.

Jennifer, 11 février 2005

Lire la suite du billet de Jennifer.

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Article dans La Liberté [fr]

Un article dans La Liberté, pour lequel j’ai été interviewée, parle de la diversité de la blogosphère.

[en] A brief interview of me appeared today in La Liberté, on a page about the diversity of the blogosphere (PDF).

Un article dans La Liberté, Puissance et extension de la blogosphère (PDF), parle de la diversité de la blogosphère. Il y a aussi un petit interview “questions-réponses” de moi en encadré.

Article intéressant, à  mon avis, qui présente bien les différentes tendances existant parmi les blogs. Dommage simplement (pour un article sur les blogs!) qu’il n’indique pas une seule URL!

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Article dans Migros Magazine [fr]

J’ai été interviewée pour un article dans Migros Magazine. Cet article est maintenant en ligne. Quelques mots de bienvenue à  ceux qui arriveraient sur ce weblog via Migros Magazine, et un commentaire ou deux sur Climb to the Stars et les weblogs en général.

[en] I was interviewed for an article in a widely distributed swiss weekly newspaper. A few words of welcome to all the extra visitors it is bringing here these days.

Avec quelques jours de retard (la faute à  une petite expédition parisienne), je tiens à  souhaiter la bienvenue à  tous les lecteurs de Migros Magazine qui me font l’honneur d’une petite visite. Eh oui, vous êtes assez nombreux pour ne pas passer inaperçus dans mes statistiques de visites!

Une heure et demie d’interview en face-à -face au Manora avec un sympathique journaliste, puis trois heures de séance photo avec une non moins sympathique photographe, et voici le résultat: Née pour bloguer.

Je suis très très contente de cet article. Le journaliste a fort bien su restituer l’esprit de mes paroles. Je commence (mine de rien) à  avoir une certaine habitude des journalistes et des articles, et je dois vous dire que ce n’est pas toujours le cas. De plus, il a même réussi à  accéder à  ma demande (un peu pinailleuse, je l’admets fort volontiers, mais bon, on ne se refait pas!) de veiller à  ce que mon prénom ne soit pas affublé d’un accent qu’il ne possède pas (on est née britannique ou on ne l’est pas).

Donc, chers visiteurs qui découvrez peut-être les blogs, voici un peu le menu: pour creuser chronologiquement dans mes écrits, amusez-vous avec les liens indiquant mois et année que vous trouverez dans la colonne de droite. Plus intéressant peut-être, utilisez également le classement par catégories (je dois encore y mettre un peu d’ordre, un blog comme le mien étant un chantier perpétuel, mais il y a déjà  de quoi vous divertir pendant un bon moment). Pour les plus aventureux d’entre vous, tapez un mot-clé dans le champ ‘Search’, frappez une fois (mais avec légèreté) la touche Entrée de votre clavier, et retenez votre souffle en attendant de voir ce que vous offre le Grand Oracle.

Un accessoire courant des blogs que vous ne trouverez pas ici, c’est le fameux blogroll, la liste de liens vers d’autre weblogs que le blogueur lit ou apprécie. J’en avais une, mais elle a passé à  la trappe lorsque j’ai refait le site: trop compliquée à  maintenir, elle ne rendait jamais compte de mes lectures et menaçait de devenir bien trop longue si j’y incluais toutes mes fréquentations blogosphériques.

Si l’envie de découvrir d’autres weblogs vous prenait toutefois, je vous aiguillerais sans hésiter chez Laurent Gloaguen, qui, outre un blog tout à  fait recommandable, possède une jolie liste de liens vers d’autres weblogs également recommandables. De là , commencez vos périgrinations, mais n’oubliez pas de quitter l’écran lorsque viendra le temps de souper!

Vous désirez vous lancer? Je ne peux que vous encourager à  tenter l’aventure. Si ça vous plaît, tant mieux (n’oubliez pas de faire enregistrer votre blog chez BlogTree et de m’indiquer comme blog parent si c’est le cas!) et sinon, vous aurez au moins essayé…

Comment on fait? J’allais oublier! Plusieurs solutions s’offrent à  vous, et à  moins que vous soyez déjà  un peu technicien dans l’âme, je vous propose de vous diriger illico du côté des solutions hébergées (gratuites ou non, cela dépendra de votre budget): Blogsome, TypePad, Mon-blog.org, ViaBlogaet bien d’autres encore.

Enfin, si vous désirez de la lecture “papier” sur le phénomène et son histoire, je vous recommande de vous procurer Blog Story. J’ai commencé à  le lire et il me fait très bonne impression. (Voir aussi les critiques écrites sur ce livre.)

Voilà , je vous laisse pour le moment. Comme toujours quand je reviens d’une rencontre de weblogueurs, j’ai des tas de choses à  écrire, mais ça va venir petit à  petit ces prochains jours (et pas seulement en français).

Encore merci de votre visite!

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Googling Them [en]

Two online articles I found via Google, which mention Somak (and Aleika).

A little net-search brought up two interesting articles: one is about Somak and Aleika’s departure for Birmingham, and the other is an account of a talk I can remember him going to England for.

For the record, Somak and Aleika (let’s not forget Akirno!) are the people who shared my life while I was in India.

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