Mon programme de fitness Ă  la maison: Body by You [fr]

[en] Explaining Body by You to the francophones. I had to interrupt my training just after I started (injured elbow at judo) and picked up again a few weeks later. I've now completed my fourth week, and I'm super happy both with my progress in the exercises and the benefits I already feel (after 10 days actually), doing simple things like walking up the stairs, picking stuff up, sitting down, and pulling on ropes on the boat 🙂

Body By YouÇa fait un moment que j’ai promis des explications en français au sujet de Body by You, mon programme de fitness au poids du corps prĂ©vu pour ĂŞtre fait Ă  la maison. Seul matos requis: le livre et votre corps. Plus un linge, une porte, une table, un chaise, bref, les accessoires sont lĂ  autour de vous, oĂą que vous soyez.

Ce qui me plaît dans cette méthode

  • ce sont des exercices au poids du corps
  • on peut les faire n’importe oĂą
  • un programme d’environ 30 minutes trois fois par semaine
  • les exercices sont complets, c’est-Ă -dire qu’il font travailler plus que juste les bras, ou juste les jambes
  • c’est un entraĂ®nement de force, donc plus de rĂ©sultats pour moins de temps investi (par rapport Ă  faire des km Ă  vĂ©lo par exemple)
  • il y a chaque jour un peu de suspense: vais-je rĂ©ussir un exercice et passer au suivant dans la sĂ©rie? le programme change Ă  chaque entraĂ®nement, quasi
  • après une semaine je voyais dĂ©jĂ  des rĂ©sultats!
  • approche très sensĂ©e et raisonnable, proche de ce que j’avais lu sur l’excellent Entrainement-sportif.fr
  • l’entraĂ®nement est adaptĂ© aux femmes, Ă  la base moins fortes physiquement que les hommes, et qui ne cherchent pas la mĂŞme chose (prendre de la masse musculaire visible par exemple), mais plutĂ´t: Ă©quilibre, tonus, perte de poids, solidification… (les mecs: filez commander You Are Your Own Gym, le livre de base “muscul pour hommes”)

Mes objectifs

  • stabiliser mon poids (je suis un peu Ă  +1kg/an depuis 15 ans, pas un drame mais j’aimerais stopper le mouvement) — pour ça, augmenter mon mĂ©tabolisme au repos en augmentant ma masse musculaire (sans devenir Rambo hein c’est pas le but)
  • augmenter mon tonus gĂ©nĂ©ral — la quarantaine approchant (et depuis un moment dĂ©jĂ ) j’ai cette conscience que mon corps ne “tient plus ensemble” aussi bien qu’avant. Des petites douleurs ici et lĂ , les escaliers qui deviennent pĂ©nibles, se lever de la chaise avec un lĂ©ger effort… Rien de dramatique, mais. Vaut mieux mettre en route la machine maintenant que dans 20 ans
  • avoir plus de force pour mieux profiter de mes autres activitĂ©s sportives et de la vie en gĂ©nĂ©ral: judo, voile, et saison de ski prĂ©vue cet hiver
  • Ă©viter les problèmes de dos (jamais rien de grave chez moi mais quelques alertes ennuyeuses)
  • me sentir mieux: l’exercice physique a un effet très bĂ©nĂ©fique pour moi, mais avec mon train de vie c’est dur d’aller au judo rĂ©gulièrement, par exemple, donc avoir une activitĂ© physique que je peux faire 52 semaines sur 52, c’est très attractif!

Comment ça marche?

  • il y a cinq familles d’exercices: tractions, flexion des jambes, flexion du tronc, et appuis faciaux perpendiculaires et en ligne
  • chaque famille comporte une vingtaine d’exercices de difficultĂ© croissante
  • une mĂ©thode d’Ă©valuation est fournie pour dĂ©terminer avec quel exercice de chaque famille commencer
  • Body by Youau dĂ©but, on commence avec 2 sĂ©ries de 12 pour chacun des exercices qu’on fait (4 en tout, parce qu’on alterne les deux familles d’appuis); on a 2 ou 3 minutes suivant l’exercice pour effectuer chaque sĂ©rie et se reposer avant la suivante: on met donc un chrono/timer et la durĂ©e de l’entrainement est fixe (il y a un petit Ă©chauffement Ă  faire avant qui est expliquĂ© dans le livre)
  • chaque fois qu’on arrive Ă  faire un exercice avec le nombre de rĂ©pĂ©titions prescrites, dans les temps, et avec une forme parfaite, on peut passer Ă  l’exercice suivant pour l’entraĂ®nement d’après (il y a des grilles dans le livre pour garder trace de sa progression)
  • une fois qu’on stagne (pour le premier cycle, c’est quand on n’a progressĂ© nulle part pendant trois entrainements de suite) on passe au cycle suivant
  • dans le deuxième cycle, le programme d’entrainement change un peu: une fois par semaine on fait des exercices dynamiques, 10 sĂ©ries de 3 avec l’exercice “plus facile” que celui qu’on fait actuellement (je n’y suis pas encore)
  • il y a trois cycles en tout, avec des explications claires pour quand passer d’un cycle Ă  l’autre
  • chaque exercice est dĂ©crit en dĂ©tail dans le livre avec photos, et vidĂ©os YouTube pour les principaux (il y a un QR code sur la page qui vous amène Ă  la bonne vidĂ©o). Il y a aussi une application iPhone (+ Android), payante mais très bien parce qu’elle met vidĂ©os et exercices Ă  portĂ©e de main

Body by You
Le premier exercice de traction. Notez que la dame ne ressemble pas Ă  Musclor — et oui, c’est la mĂŞme qui fait les dĂ©mos pour les exercices horriblement difficiles de fin de sĂ©rie.

Mon expérience

Au bout de trois entraĂ®nements j’ai dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  sentir une diffĂ©rence en montant les escaliers, en me levant de ma chaise, et j’ai vite rĂ©alisĂ© que je pliais plus volontiers les jambes pour me baisser (quand on sait qu’on arrive Ă  s’accroupir 12 fois de suite avec 2 secondes de pause en bas avant de remonter, s’accroupir une fois pour ramasser un truc c’est fastoche).

J’aime pouvoir faire ça chez moi sans bouger ni sortir (je crois que j’ai une vie assez mobile comme ça alors si je peux Ă©viter de me trainer au fitness, ce que je dĂ©teste, je suis heureuse). Personnellement, mĂŞme si je suis une grande procrastinatrice devant l’Ă©ternel, quand je suis motivĂ©e et dĂ©terminĂ©e j’arrive assez bien Ă  me discipliner.

Quand j’ai dĂ©marrĂ© le programme je me suis blessĂ©e au coude au judo. J’ai dĂ» arrĂŞter les exercices avec bras. Ensuite, je me suis fait mal au genou (rien Ă  voir avec les exercices) et j’ai dĂ» tout interrompre pour me remettre sur pied. Il a fallu recommencer un peu tout Ă  zĂ©ro, mais en fait j’Ă©tais contente de le faire!

Ces jours, j’ai mal Ă  la main droite (tout mon bras droit merdouille, c’est pas nouveau) et je suis en train de faire des tractions Ă  un bras. En attendant d’aller chez l’ostĂ©o, j’ai rĂ©trogradĂ© aux tractions Ă  deux bras. C’est l’avantage quand on fait son propre programme, on peut ajuster! C’est ça que j’aime avec ce bouquin: il donne les clĂ©s pour ĂŞtre son propre entraĂ®neur.

Je trouve super encourageant de voir la progression entre quand on essaie un nouvel exercice pour la première fois et on câle au bout de 7 rĂ©pĂ©titions, et quand on arrive Ă  faire le tout gracieusement après une semaine ou dix jours. Ça par exemple, j’arrivais juste pas Ă  tenir mes bras lĂ  haut au dĂ©but, et maintenant… j’arrive!

Bon, pas tout Ă  fait aussi parfaitement que dans la vidĂ©o, mais j’arrive 🙂

Les bémols?

  • courbatures 🙂
  • l’entraĂ®nement n’est pas “facile”, il faut s’accrocher, mais ça dure pas longtemps!
  • faut se motiver (il y a aussi des trucs par rapport Ă  ça dans le bouquin)
  • c’est pas toujours clair comment gĂ©rer les exercices Ă  un membre cĂ´tĂ© sĂ©ries et rĂ©pĂ©titions (mais on s’en sort)
  • la partie “nutrition” que j’ai zappĂ©e allègrement (oui, apport calorique Ă©gal lipides/protides/sucres; oui, plus de petits repas; oui, oui, mais 6 blancs d’oeufs au petit dĂ©j? je comprends la logique mais je suis pas acharnĂ©e Ă  ce point. Peut-ĂŞtre que je cĂ©derai sur les barres protĂ©inĂ©es post-entraĂ®nement, mais c’est pas le cas pour l’instant.)
  • c’est pas en français…

Ça fait plusieurs annĂ©es que je rĂ©alise que je prends de l’âge (en partie grâce au judo: ça fait bientĂ´t 20 ans que j’en fais, et si je progresse toujours, je rĂ©alise bien sĂ»r que je n’ai plus la mĂŞme capacitĂ© physique qu’avant) et que l’exercice physique, quand j’en fais, m’aide Ă  avoir un corps en meilleur Ă©tat et Ă  me sentir moins “vieille” (j’ai mis des guillemets hein, je ne me sens pas vraiment vieille, mais on se comprend).

C’est important d’avoir une activitĂ© physique, tout le monde le dit, et je crois aussi qu’il faut s’y mettre avant d’en avoir trop besoin, avant que ce ne soit trop dur. Si on ne bouge pas de devant son ordi jusqu’Ă  36 ans et qu’on rĂ©alise un jour qu’il faut commencer Ă  “aller au fitness”, on va la roter. Il faut prendre l’habitude de faire du sport avant d’en avoir vraiment besoin, avant que ce soit difficile (c’est valable pour plein d’autres choses dans la vie, cette proactivitĂ©, mais c’est pour un autre post).

Et côté exercice, rappelons-nous: tout est mieux que de ne rien faire.

India, Women, Men [en]

[fr] Quelques réflexions sur l'Inde, les hommes, les femmes. Même si la situation est clairement différente d'ici, il est tout à fait possible de voyager en Inde en tant que femme sans que ce soit l'enfer.

I lived in India for nearly a year, and upon my subsequent visits there have tacked on another 7 months in the country over the last 13 years.

Traveler Candace shares her notes on travelling alone as a woman in India. Her article, a reaction to this very dark picture of Indian men written by an exchange student (do also read the counter-piece), made me want to share my experience as a woman in India too. And also because since the highly publicised 2012 rape in Delhi, people ask me: is it really that bad? what is it really like?

Well, honestly, I haven’t had any particularly bad experiences in India. Sure, people stare more in India. And when it’s men or teenage boys, it can be a bit unsettling. But look around — women and children stare too. We’re staring material. People are often genuinely curious about foreigners. Get over it.

I had one guy I didn’t know e-mail me for a “sex date”. A fellow traveller leaning in a little too close on a bus (I swapped places with my male companion). A furtive breast grope at a crowded new year’s party. A friend of mine had somebody mumble “are you interested in a fuck?” while she was hanging out in front of a shop — she had to make him repeat it three times before she understood, I think the guy was more mortified than she was. In one of the hotels I stayed at, the manager came to chat with me during dinner a little too often for my comfort. But maybe he was just honestly curious (I really don’t know).

Let’s put this in context, though: like most women, I get unwanted attention in the West too. See #shoutingback. So this is not limited to India. Now, true, despite all the kamasutra and tantra idealisations, India is more sexually repressed than Switzerland. And more male-dominated. And it’s big. So yes, there are creepy guys, and there are definitely issues that need to be addressed. And there is risk, too. The Delhi rape didn’t just come out of nowhere. Years ago I read Bitter Chocolate, a book on child sexual abuse in India, which is quite chilling.

All this doesn’t mean that each woman’s trip to India will necessarily turn into a horror story. It’s quite possible to spend time in India without feeling like a sexual object at every turn of street. Being “sensible” is a part of it, just like it is in the West.

I’m careful how I dress, knowing that as a white woman I’m likely to start off with higher “sex capital”, so in doubt I might dress a little more conservatively than my Indian peers. I use the ladies’ compartment in the Delhi metro, the ladies’ side of the bus when there is one, the ladies’ queue — specially if I’m unaccompanied. I don’t feel like I’m driven by fear: one part is “do as Romans do”, and the other is that it just makes things more relaxed and avoids potentially annoying situations.

In her article, Candace points out one piece of “advice” that was given out to students going to India: “don’t smile at people”. I spent most of my time in India glaring at people, to be honest. A few years ago, I realized I spent most of my time in Switzerland glaring at people. I started smiling more to people I didn’t know, and trying to approach strangers in a more friendly mode rather than defensive. It changes things.

Sure, a smile is an invitation to some kind of interaction. If you have huge boundary issues you might prefer to lock yourself up in a scowl to prevent anybody from approaching. Interaction can indeed lead to unwanted attention, but it can also lead to friendly interaction. My life in India was (and is) filled with friendly men, and yes, having friends is something that will increase your safety — and your feeling of safety. For example, I travelled all the way to Chennai in sleeper class with my friend Shinde, something I would not have done on my own.

So, here’s a quick selection of some Indian men I met along the way.

Shinde and his wife Nisha, whom I stay with when I go back to Pune:

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Madhav, who helped me find hotels to stay at when I kicked myself out of my pay-guest place, and remained a close friend for many years:

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Mithun and his family, who helped me out when I arrived in India, hosted me and helped me find a flat so many years ago:

Pune 125 me and Mithun's family

The “Delhi Boys” plus my host Sunesh’s family in Kerala:

Goodbye Family Pics Karivellur 14.jpg

Satisha, one of the helpful staff at Hillview Farms:

People of Hillview Farms 42.jpg

Thanks to Claude for sharing the article that got me started on The Life Nomadic.

Pourquoi j'ai attendu avant de reprendre un chat [fr]

[en] Why I waited after Bagha's death before adopting cats again.

Depuis la mort de Bagha, j’ai vu bien des gens de mon entourage perdre leur chat Ă©galement. J’ai Ă©tĂ© frappĂ©e par une rĂ©action courante mais totalement Ă©trangère Ă  ma façon de fonctionner: reprendre un nouveau chat sans perdre de temps.

Du coup, je me dis que ça vaut peut-ĂŞtre la peine d’expliquer pourquoi j’ai attendu plus d’un an avant de chercher Ă  adopter.

Pour moi, c’est important de dire au revoir correctement pour pouvoir bien dire bonjour. En d’autres termes, faire son deuil avant de pouvoir s’attacher Ă  nouveau. Je crois que rien ne fiche en l’air une relation aussi bien que de ne pas avoir bien bouclĂ© celle qui la prĂ©cĂ©dait. On connaĂ®t ça dans les relations de couple, dans la problĂ©matique de “l’enfant de remplacement“, et je pense que c’est une loi de la vie assez gĂ©nĂ©rale.

Le deuil est une question qui m’intĂ©resse beaucoup, très certainement Ă  cause de mon histoire et de mes croyances personnelles.

Quand Bagha est mort, et mĂŞme avant qu’il meure, je savais deux choses:

  • je reprendrais des chats un jour (oui, “des”)
  • ce ne serait pas pour tout de suite.

Je voulais prendre le temps de pleurer le chat qui avait Ă©tĂ© Ă  mes cĂ´tĂ©s depuis plus de dix ans. Je ne voulais pas adopter ce qui aurait Ă©tĂ© pour moi un “chat-sparadrap”. Je voulais prendre le temps d’ĂŞtre “bien dans ma vie sans chat”, et reprendre des chats parce que je voulais en avoir, et non pas parce que je souffrais d’avoir perdu le mien.

Bagha est mort en dĂ©cembre. En octobre, j’ai commencĂ© Ă  avoir le sentiment que je serais prĂŞte Ă  ravoir un chat. Je savais que je partais six semaines Ă  l’Ă©tranger en hiver, donc j’ai attendu mon retour.

Même là, elle a été dure, la première semaine avec Tounsi et Safran. Mais la douleur a vite passé et je me suis bien attachée à mes deux nouveaux poilus.

A la mort de Safran deux mois plus tard, je n’avais pas non plus l’intention de reprendre un chat tout de suite. Je voulais prendre le temps d’accuser le choc sans y mĂŞler un nouveau chat. C’Ă©tait très diffĂ©rent de la mort de Bagha, mais dur quand mĂŞme. Je n’avais eu Safran que deux mois. J’avais l’impression d’avoir Ă©chouĂ©, de lui avoir fait faux bond.

Quintus est tombĂ© du ciel parce qu’au moment oĂą j’apprenais que Safran Ă©tait malade, Aleika apprenait que son mari avait reçu l’invitation qu’il attendait de l’universitĂ© de Kolkata, et qu’ils allaient dĂ©mĂ©nager lĂ -bas. Elle Ă©tait un peu dĂ©semparĂ©e par rapport Ă  Quintus: le prendre et lui faire subir une ville indienne ou une vie d’intĂ©rieur? Trouver quelqu’un pour l’adopter, Ă  passĂ© 10 ans?

J’ai dit que si elle dĂ©cidait de ne pas le prendre, et qu’elle ne trouvait personne pour lui en Angleterre, je le prendrais. Un jour ou deux plus tard, après avoir vĂ©rifiĂ© que je ne regrettais pas mon offre, sa dĂ©cision Ă©tait prise. Un mois plus tard Quintus Ă©tait dans l’avion avec moi.

Alors voilĂ . Dix ans avec Bagha. Quinze mois sans chat. Deux mois avec Tounsi et Safran, un peu plus d’un mois seule avec Tounsi, et Ă  ce jour, 16 mois avec Tounsi et Quintus.

October Cats 20

Three Good Things [en]

Here’s something I do regularly that really quickly improves my mood — within a few days: take a moment each evening to make a note of “three good things” for the day. Things that went well. Positive things. Even in the shittiest times, you can find three things to look at positively.

I started doing it after reading The How of Happiness. One of the intentional activities that has been shown to make people happier is practicing optimism. Some time before, I head read Learned Optimism, which really changed the way I viewed the inner workings of my psyche. I had not realized that optimism was something you could train yourself into. And reasonably easily.

Making note of three good things during the day past is a way of tuning your brain into a “positive” mode. Positive attracts positive, negative attracts negative (that’s one thing I learned over a decade ago reading Emotional Intelligence: why it may make sense in certain gloomy times to just go watch a funny movie and laugh to “switch gears”).

You know when you start to spiral downwards, making a mental list of all the things that are going wrong today/in your life/this year? Well, you can do the same thing to go upwards. And all it may take is a few mindful minutes of your time to shine the light on good things.

I use Path for this. I love Path, though I’m connected to precious few people on it — scratch that, because I’m connected to few people. A dozen, maybe fifteen at the most. My good things are kind of private, not really blog or facebook material. Path works really well for this. And I have two-three Path friends who have started doing “three good things” too — I love reading those postings.

I usually do “three good things” for a while, then forget or drop off the wagon, and if I start feeling down or discouraged, I remember to get started again. And as I said, within a few days I’ve usually perked up.

This is one of the things I love about growing older: knowing yourself so much better. Fifteen or twenty years ago it would have taken me months to crawl out of what is now a slight dip that lasts a few days, a week at the most.

Have you tried this? Do you do anything similar?

Bien utiliser son temps hors de l'urgence [fr]

[en] How do you deal with making good use of your time when there is no urgency or looming deadlines?

Ça, c’est mon challenge de l’Ă©tĂ©. Il n’y a pas d’urgence, pas d’huile sur le feu. C’est le moment de penser un peu long terme (et je le fais) et donc de s’attaquer Ă  des choses comme:

  • cette sĂ©rie de ebooks que je pourrais Ă©crire
  • me lancer dans la production de contenus e-learning (dieu sait qu’il y a de la matière)
  • bosser sur mon site web “pro” (je suis en train de le faire, mais en-dehors de mes sĂ©ances avec Fabienne je suis un peu molle du genou, par exemple pour la version anglaise)
  • prĂ©parer des formations de base et les proposer Ă  gauche et Ă  droite
  • rĂ©flĂ©chir Ă  mon positionnement

Et côté perso:

  • trier mes photos (argh!)
  • faire les nettoyages de printemps (je fais, suivant l’impulsion que m’a donnĂ©e la visite de Natacha d’adndeco)

You want me to do something? Really?L’Ă©tĂ©, c’est aussi:

  • regarder pousser les tomates sur mon balcon
  • faire de la voile
  • dĂ©crocher et dĂ©connecter en partant en vacances
  • prendre le temps… pour vivre.

Alors lĂ  au milieu, je peine un poil Ă  ĂŞtre aussi efficace que je le voudrais. Surtout qu’il y a beaucoup de choses qui flottent un peu dans mon paysage professionnel.

Comment je fais, du coup? J’ai des trucs. Reste Ă  penser Ă  les utiliser, Ă  trouver celui qui va marcher dans cette situation prĂ©cise, et… le faire.

Limiter mon temps de travail

Ça paraĂ®t paradoxal mais c’est un truc qui marche. Plus j’ai de temps, en gĂ©nĂ©ral, moins je suis efficace. (Ça va avec mon cĂ´tĂ© un peu procrastinatrice, qui a besoin d’avoir un dĂ©lai dans le viseur pour se bouger.)

Donc je bloque 2h ou 3h pour travailler. Le reste du temps j’ai congĂ©.

Planifier Ă  plus long terme

S’il n’y a pas d’urgences urgentes, essayer de planifier un peu quand je vais faire “toutes ces choses” que j’ai enfin le temps de faire me montre qu’en fait il n’y a pas tant de temps que ça Ă  disposition.

Je commence par faire une liste de tout ce qui me trotte dans la tĂŞte “Ă  faire”, j’organise un peu tout ça en projets/next actions, je sors mon calendrier et je pose des choses. OK, demain je fais ça, après-demain ça… PurĂ©e puis ça en fait ça devrait ĂŞtre fait dans 10 jours, donc entre les 5 autres trucs ça va ĂŞtre chaud… IdĂ©alement, sur quelques semaines (plus j’ai un peu de peine encore).

Mettre des délais internes

La brochure pour la nouvelle formation, elle sera faite d’ici mercredi. Hop. Comme ça. Le problème avec ça c’est si on n’a pas tendance Ă  tenir ses engagements avec soi-mĂŞme. Impliquer une autre personne peut aider (par exemple, je dis Ă  la chef de projet “mercredi prochain je te donne les textes”).

Ça va avec la planification Ă  long terme, parce qu’on commence Ă  placer des choses au moment oĂą on se dit: “OK, je veux lancer les formations e-learning en janvier, donc…”

Tomates du balconFaire des tomates

Histoire de ne pas glander durant son temps de travail, la mĂ©thode pomodoro peut aider Ă  rester concentrĂ©. “Je fais 4 pomodoro par jour” par exemple.

Rendre tout ça ludique

La “gamification”, c’est pas que pour les applications sociales. On peut aussi l’utiliser pour rendre certaines tâches moins ennuyeuses. Je me souviens de cet exemple que j’avais lu quelque part Ă©tant ado: pour faire le mĂ©nage, un couple se rĂ©partissait les tâches. Je fais l’aspi, tu nettoies la salle de bains. Une alarme est rĂ©glĂ© sur 20 minutes (par exemple). Chaque fois qu’elle sonne, c’est la course pour l’Ă©teindre, car le premier arrivĂ© choisit s’il veut garder la mĂŞme tâche pour le prochain round ou bien Ă©changer.

Quand j’ai du mal Ă  dĂ©cider par quoi commencer, je mets mes diffĂ©rentes tâches sur des petits cartons. J’utilise une minuterie (15, 20, 30 minutes selon l’humeur et le genre de tâche). Je tire au sort un carton pour la première tranche — quand ça sonne, j’arrĂŞte et je tire un nouveau carton. J’ai aussi trouvĂ© de l’inspiration pour cette idĂ©e dans le “Weekly Home Blessing” de Flylady.

Vous avez des trucs, vous? LĂ , ce que je m’en vais faire c’est un peu de planification “long terme” — je crois que c’est ça qu’il me faut juste maintenant.

Refaire sa job description [fr]

Je me suis mise Ă  mon compte en 2006 — j’avais dĂ©jĂ  des mandats dès dĂ©but 2005. A l’Ă©poque, les blogs pointaient juste le bout de leur nez sur le radar des mĂ©dias romands. Twitter et Facebook n’existaient pas. On parlait Ă  peine de web 2.0, et j’Ă©tais dĂ©jĂ  allergique au terme et Ă  toute la hype qui l’accompagnait. (Brigitte m’a d’ailleurs rappelĂ© tout Ă  l’heure que c’est Ă  l’occasion de ma confĂ©rence sur le sujet qu’on s’est rencontrĂ©es.)

Aujourd’hui, 2013. Tout le monde sait ce qu’est Facebook et Twitter (mĂŞme s’il reste encore un peu de flou autour des blogs et des wikis). On parle de mĂ©dias sociaux Ă  toutes les sauces, et quand les entreprises s’y intĂ©ressent, c’est la plupart du temps pour y faire le mĂŞme marketing et la mĂŞme comm’, mais sur de nouveaux canaux. On ne compte plus les consultants, experts, et agences qui affichent les mĂ©dias sociaux au centre de leurs activitĂ©s. Les formations sur le sujet se multiplient (celle que je co-dirige au SAWI Ă©tait la seule il y a quatre ans).

Il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ  s’est amorcĂ©e une rĂ©flexion qui est Ă  mon avis en train d’aboutir cet Ă©tĂ©: dans ce marchĂ© qui a tant Ă©voluĂ© depuis mes dĂ©buts, comment me positionner en tant que professionnelle? Quelle est ma place? OĂą est l’intersection entre ce que je veux/peux faire, les gens avec qui je veux travailler, et le truc qui fait toujours un peu mal, l’argent?

Après m’ĂŞtre retrouvĂ©e Ă©tiquetĂ©e de façon un peu limitante “Madame Blogs” (ça date), je commence Ă  me sentir un peu Ă  l’Ă©troit avec ces “mĂ©dias sociaux” (appellation dont je n’Ă©tais pas fan non plus quand ça a fait surface).

D’une part, vu le climat “marketing” actuel autour des mĂ©dias sociaux, ça rend les choses un peu pĂ©nibles parfois pour la fille du Cluetrain que je suis. D’autre part, ça bouche tout un pan d’activitĂ©s que je cherche Ă  dĂ©velopper, autour de l’utilisation des outils numĂ©riques pour amĂ©liorer sa productivitĂ© et rendre son travail moins stressant. Trop souvent, l’email, le smartphone, et mĂŞme un simple moteur de recherche sont perçus comme des obstacles Ă  ce que l’on cherche Ă  faire, alors que, bien maĂ®trisĂ©s, ils peuvent ĂŞtre des alliĂ©s prĂ©cieux.

En tant qu’indĂ©pendant, on est responsable de sa job description. C’est Ă  nous de la faire Ă©voluer (ou non) en fonction de notre propre Ă©volution ou de celle du marchĂ©. Ce n’est pas toujours aisĂ©, surtout quand on navigue dans des eaux (numĂ©riques! haha!) oĂą il n’existe pas de nom simple et un peu englobant permettant au moins de cerner un tant soit peu le domaine de notre expertise. Je ne suis pas “dĂ©veloppeuse”, ni “informaticienne”, ni vraiment “coach”. Je ne donne pas des cours de “bureautique” (enfin oui, mais ce n’est pas limitĂ© Ă  ça) et “mĂ©dias sociaux” est Ă  la fois trop large et Ă©galement limitant.

En fait, je coince sur deux trucs: mon “domaine” et mon “profil”.

Ce que j’appelle mon profil, c’est relativement simple: en plus des mandats oĂą j’ai un rĂ´le clair de consultante ou de formatrice, j’ai aussi (et je cherche Ă  dĂ©velopper) des mandats oĂą je fais une sorte d’hybride formation-coaching-conseil que je ne sais jamais trop comment appeler.

Mon domaine d’expertise “technique” c’est plus Ă©pineux, je trouve:

  • les mĂ©dias sociaux (sans le pan marketing) Ă  usage plutĂ´t individuel qu’institutionnel
  • la bureautique et les logiciels genre Lightroom, iMovie…
  • le web et les moteurs de recherche
  • WordPress comme outil de blog ou de CMS, y compris dans les aspects techniques (+ suffisamment de HTML/CSS/PHP/MySQL pour aider quelqu’un qui dĂ©bute Ă  s’y lancer/retrouver)
  • des outils pas principalement sociaux comme Evernote, Prezi, Google Docs, Dropbox
  • la gestion des comptes, des mots de passe, des backups, des documents
  • l’e-mail
  • … (je dois en oublier, et je zappe exprès les “soft skills” et les tas de “petits trucs” genre les raccourcis clavier et autres bons conseils)

Je travaille depuis quelques temps avec Fabienne Bogádi (coworkeuse Ă  l’eclau et rĂ©dactrice/traductrice extraordinaire) Ă  complĂ©ter mon nouveau site professionnel (le design, c’est la non moins extraordinaire Corinne Stoppelli qui s’en est chargĂ©e). Et ça commence Ă  prendre forme. Et j’essaie d’intĂ©grer ces nouveaux dĂ©veloppements de ma job description, par exemple dans cette page. Mais c’est pas tout simple 🙂

Idées de génie (et clients potentiels) bienvenus!

Why I End Up Sharing Without Reading [en]

[fr] Pourquoi je me retrouve parfois Ă  partager sans lire.

A few weeks ago, I came upon an article (which I’m too tired to hunt for right now) which said that a huge number of articles shared through social media (understand: Twitter and Facebook) had not been read by those who share them.

I wasn’t surprised, because I do it regularly.

A few weeks after that, but still a few weeks ago, I shared an article I had just skimmed, and which was a pile of sh*t — and I missed that (also because it was on a topic I hadn’t done my homework on.) Thankfully I was quickly challenged by some of my followers, saw it, went back to the article, realised my mistake, removed it from my timeline (I didn’t want to spread it more), and apologised. I felt really bad.

Just like a car accident is waiting to happen if you habitually text as you drive or take other similar risks: it’s not because you manage to do it 50 times without getting into an accident that you won’t on the 51st.

Since then, I’ve been thinking really hard about this. I consider that being a reliable source is really important. I’m aware that as somebody with a bunch of followers/readers, I have a certain influence. It’s a responsibility. And I take it seriously.

So why do I end up, again and again, sharing links before I read them?

Tonight it dawned on me: it’s because of the way I browse — and maybe also because of how browsers are built.

As I scroll through my Facebook or Twitter timeline, I see article titles and summaries that look really interesting. I see who is sharing them and with what comments. Just as I am a trusted source for some, I have my trusted sources. I open said article in a new tab so that when I am in “reading mode” I can read it (and yes, I do do that). But right now I’m in browsing mode, so I continue scrolling down my timeline.

Do you see the problem, if I don’t share the interesting article right away? When I read it in a few hours or sometimes a few days, there will be no way for me to head back to the post or tweet that brought it to my attention to share it from there — and give credit to my source. So I take a small risk and share an article I know will be interesting and important, right, because I’m going to read it. (Yeah it’s faulty reasoning. But it makes sense in the moment.)

What’s missing here is a way to trace how one got to a given page, sometimes opened in a new tab. It’s even worse in mobile. Or “that page I stuck in Instapaper 5 months ago” — where did it come from?

When I’m “scanning”, I like to stay in “scanning/discovering” mode. When I’m reading, I stay in reading mode. The problem is that the “share” function is tied to the “scanning/discovering” mode. Exception: the stuff I put in Digital Crumble, which is excerpts of what I am currently reading, as I read it.

Do you sometimes share before you read? Have you tried to analyse why?

Deux premières [fr]

[en] Took the boat out with no engine (just sails and a paddle). Kept my nephew for the first time!

Aujourd’hui, deux premières:

  • j’ai sorti le Farrniente sans moteur (pagaie et voile)
  • j’ai gardĂ© mon neveu pour la première fois

Une de mes amies Ă©tait en visite pour la journĂ©e après le Bloggy Friday (qui comptait des fribourgeois, genevois et mĂŞme bernois!). On avait parlĂ© de sortir le bateau, mais malheureusement, après la dernière rĂ©gate, on a eu des problèmes de moteur. Je lui avait donc dit que c’Ă©tait compromis. Devant sa dĂ©ception, toutefois, je lui ai dit qu’on avait quand mĂŞme l’option “pagaie + voiles”. Elle a relevĂ© le dĂ©fi, nous sommes sorties de la place et du port comme des pros, et rentrĂ©es non moins admirablement. Il y avait des petits airs, on a pu faire un bon nombre de bords, parler de rĂŞves de vie (ou au moins de vacances) sur l’eau, et croiser La Vaudoise (tiens, je deviendrais bien une femme Pirate, moi).

La Vaudoise

Ensuite, autre dĂ©fi d’un tout autre ordre: garder mon neveu de bientĂ´t cinq mois pour la première fois, histoire de donner Ă  mon frère et ma belle-soeur un peu de temps “baby-free”. Eh bien oui, les tatas c’est lĂ  pour ça aussi. Après une première vingtaine de minutes Ă  me demander ce que j’allais bien pouvoir faire de ce bĂ©bĂ© hurlant (rien de ce que j’essayais ne marchait), un heureux concours de circonstances l’a calmĂ© complètement. J’ai pu faire mon mĂ©nage (en petites tranches bien sĂ»r) et finir d’amĂ©nager mon nouveau (et amĂ©liorĂ©) “coin canapĂ©”.

New sofa corner

Bien sĂ»r, deux heures c’est long, j’ai donc passĂ© par le biberon, les chansons, les cent pas dans l’appart, les escaliers, les escaliers encore, et pour finir le jardin parce que c’est plus sympa que les escaliers, au bout d’un moment. Mais il a bien dormi!

Body By You: Starting Today [en]

[fr] Je démarre le programme Body By You, fitness "maison" avec exercices au poids du corps.

Body By YouI started the “Body By You” (Mark Lauren) fitness programme today. I probably would never have bought this book if I had just looked at the cover and “sales” copy surrounding it, but it came recommended by a close friend who actually brought a copy so I could have a look at it.

I started reading and was hooked. This is a very realistic, no-nonsense approach to getting/staying in shape, very close to the stuff I’d read a few years ago on the excellent French site Entrainement-sportif.fr. I’ve always hated the idea of going to the gym. I’ve been doing judo for close to 20 years so I’m reasonably in shape compared to somebody doing “nothing”, but 40 is creeping up on me and I’m definitely not as fit as I was in my twenties (or slim, but that’s another story — they say 1kg per year, don’t they).

What I like about Body By You:

  • no-nonsense, no-bullshit approach
  • bodyweight training you can do anywhere you are
  • full and clear description of exercises, training cycles, schedule (with videos)
  • simple instructions on how to design your personal training schedule (it’s pretty straightforward)
  • 30 minutes 3 times a week!

The basic premise behind Body By You is that the best way to lose “weight” is to increase your metabolism. This means your body burns more calories just to function (better than running for hours or starving yourself with a diet that doesn’t work). The easiest way to do this is to increase your muscle mass. The exercises are designed to do just this, and as they are “global” exercises which use your whole body, they also solidify your core (back problems, anybody?)

The programme contains 125 exercises divided in 5 exercise families: pulling, squatting, perpendicular pushing, in-line pushing, bending. There is a progression in each family from easiest to most difficult. Each day you do one exercise in each family, alternating the upper-body pushing ones. There is an initial assessment to help you determine which exercise to start with, and “upgrade rules” for when to switch to the more difficult exercise.

For example, here’s the one I have trouble with for the “perpendicular pushing” family:

This means I’ll start my programme using the slightly easier “arms shoulder width” version.

I’ll finish the rest of the “evaluation” cycle tomorrow, and start with the programme proper on Monday. My arms hurt already but I’m pretty excited!

Loneliness [en]

[fr] Sur la solitude.

This morning I stumbled upon the article Only The Lonely, in which Stephen Fry talks about depression, wanting to end things, mental health, and loneliness.

Here’s the passage that made me think a bit more about the nature of loneliness:

Lonely? I get invitation cards through the post almost every day. I shall be in the Royal Box at Wimbledon and I have serious and generous offers from friends asking me to join them in the South of France, Italy, Sicily, South Africa, British Columbia and America this summer. I have two months to start a book before I go off to Broadway for a run of Twelfth Night there.

I can read back that last sentence and see that, bipolar or not, if I’m under treatment and not actually depressed, what the fuck right do I have to be lonely, unhappy or forlorn? I don’t have the right. But there again I don’t have the right not to have those feelings. Feelings are not something to which one does or does not have rights.

In the end loneliness is the most terrible and contradictory of my problems. I hate having only myself to come home to. If I have a book to write, it’s fine. I’m up so early in the morning that even I pop out for an early supper I am happy to go straight to bed, eager to be up and writing at dawn the next day. But otherwise…

There are two important things here. The first is that feelings are there, and the question of whether you have the right to them or not is irrelevant. They are there. If you feel this way, then you feel this way. That way? That way. That’s it.

The bit on loneliness got me thinking. Everyone knows how lonely it can be to be in a relationship that has stopped functioning. How one can be at a dinner party surrounded by people and still be lonely.

Loneliness doesn’t have much to do with having human beings around you. What makes you “not lonely” is being connected to others in a meaningful way. Feeling recognized for who you are, and not for a social or professional persona you project when others are around. For me there is no contradiction in what Stephen tells us of his busy social life and his feeling of loneliness. It’s apples and oranges.

Having a social life does not mean you have authentic relationships with others.

3rd #back2blog challenge (10/10), with: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel ClĂ©ment (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.