Social, Plural of Personal (or When Personal Scales) [en]

[fr] Grâce à JP et sa série d'articles, je viens de me reconnecter avec ce qui fait la fondation de ma passion pour le web et les médias sociaux: qu'ils mettent les gens en contact direct, et dans le contexte de l'entreprise, humanisent celle-ci. A lire.

Today I am going to send you to read JP Rangaswami, after my latest spree of ranty pots. JP is writing a series of articles around the idea that social is the plural of personal. And he is so spot on.

I was so happy when I read JP’s first article, because it made me remember what attracted me to social media in the first place (at the time, “blogs” or “social software”) and helped me understand the growing dissatisfaction I have developed about the field over the past years.

What I find interesting about social media in a business setting is how it helps humanize the organisation/company. How it puts human beings back in touch with human beings. And how in the context of an authentic relationship, you need to care for things to work out.

I am so frustrated that French does not have a good word to translate “care”.

I had a revelation when I went to the very first Lift Conference, in 2006. Here are the posts I wrote during the conference (see how blogging has evolved since then — this was before Twitter and Facebook). My memory tells me that I owe this revelation mainly to the talks of Robert Scoble and Hugh MacLeod, and the conversations we had during the conversation. I remember that it was this pivotal moment which made me understand what use blogs (at the time) were in a business context, and therefore that there might be a way to earn money with what was fascinating me.

Update: link to lift06 videos.

Six+ years later, well, you know the story.

I’m trying to remember if I also met Euan Semple that year at Lift, or if it was somewhere else, or later. Do you remember, Euan? Anyway, a few weeks before reading JP’s post, I had ordered Euan’s book, “Organizations don’t tweet, people do”. I haven’t yet started reading it but I’m really looking forward to diving in. Same thing: it’s all about putting people, and personal, and relationships, and trust, and authenticity back in front of the scene.

Somewhere along my business life, with all my freelancer insecurities, the pressure to actually earn a living through my activities and interests, I seem to have lost touch with the core of my passion for the living web. Not to the point where I’ve sold out to some ad agency and started spewing out viral videos or whatnot. Not so much in my actions — more just that I forgot.

But I remember now.

Thanks, JP. Thanks, Euan. And thanks to all of you along the way who have not let go and are not letting go, and are working to make our organizations more human-friendly.

#back2blog challenge (7/10):

De la "blogosphère suisse romande" [fr]

[en] Rant about the "French-Swiss blogosphere". There is a group on Facebook with that name and it is filled with 20-something fashion bloggers for whom "participating" means link-dropping their every post in the group. Needless to say I'm already at odds with the group founder.

Il y a quelques semaines, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur Facebook un groupe intitulé un peu pompeusement “Blogosphère Suisse Romande“. Je demande à le rejoindre, j’y connais une poignée de personnes sur la centaine qui le composent. Activité principale dans le groupe: balancer des liens auto-promotionnels vers ses propres articles, généralement mode/lifestyle/fashion avec un peu de cuisine, et quelques extraterrestres qui parlent d’autre chose.

Raph et moi jetons quelques petits pavés dans cette mare composée majoritairement de jeunes blogueuses mode, et nous entendons dire qu’on ne fait que râler et qu’on ferait mieux d’échanger (entendre: balancer des liens vers nos articles, si j’ai bien compris).

Michelle demande à juste titre: La blogosphère suisse romande existe-t-elle? A mon sens, elle existe en tant que “ensemble des gens en suisse romande qui bloguent”, mais vu la diversité d’expression que recouvre le terme “bloguer”, il va sans dire qu’elle est extrêmement fragmentée et qu’elle n’a aucune existence en tant que communauté.

Ce groupe Facebook est un excellent exemple de la myopie “egocentrée” qui consiste à nous faire croire que notre réseau = le réseau, notre communauté = la communauté, l’ensemble des blogueurs qu’on peut atteindre/connaître = les blogueurs. La personne à l’origine du groupe étant une jeune blogueuse lifestyle/fashion (enfin d’après mes catégories), il est évident qu’elle allait attirer d’autres blogueurs au profil similaire. J’en ai d’ailleurs découvert la richesse de cette scène que je ne connaissais pas du tout (et qui malheureusement m’intéresse assez peu). Tout comme, d’ailleurs, quand j’organise pour ma part des rencontres de blogueurs, on y retrouve une relativement forte proportion de geeks et de professionnels du web. Mais j’ai bien conscience qu’il y a des tonnes de blogueurs de la région qui n’ont jamais entendu parler du Bloggy Friday, malgré ses xy années d’existence (je ne compte plus, quelqu’un se souvient?).

Donc bref. Moi qui caressais ce printemps l’idée de remettre en branle quelque chose pour les blogueurs romands (un annuaire, successeur de Swissblogs, ou un groupe Facebook), j’ai espéré un moment avoir trouvé le wow-génial-quelqu’un-a-fait-avant-moi. Vraiment. Mais bon, j’ai vite déchanté.

Peu de volonté d’ouverture, pas de recherche de la diversité, admission des nouveaux membres qui prend des plombes (moi c’est allé vite mais j’en connais qui ont attendu des semaines), et finalement une magnifique plate-forme d’auto-promo où on balance ces posts en espérant que ça va nous rapporter quelques lecteurs. Le groupe pourrait tout autant s’appeler “fashionistas-blogueuses et amis”. Je vous laisse prendre connaissance du “compte-rendu” (il paraît que plus va suivre et que je dois être patiente) de la rencontre d’il y a deux semaines qui devait être entre autres l’occasion de discuter de la vision et de la direction du groupe (moi j’étais en vacances, sinon vous pensez bien que je serais allée mettre mon grain de sel). Je sais pas vous, mais moi, lire “la Blogosphère Suisse Romande se rencontrait” pour ce genre de contexte ça me donne des boutons. Est-ce que je prétends que les Bloggy Fridays sont des rencontres de “la Blogosphère Suisse Romande”, moi?

Bon, j’imagine bien qu’il y a des gens très sympas dans ce groupe, et que le tableau n’est pas aussi noir que je le peins, mais je ne m’y reconnais pas du tout et qui plus est, la jeune fondatrice semble m’avoir d’ores et déjà pris en grippe. A sa décharge, c’est vrai que quand on me prend de haut je ne suis pas toujours agréable. Mais bon faut pas pousser non plus — je bloguais déjà qu’elle ignorait encore tout des subtilités de l’accord du participe passé avec avoir.

Alors à côté de ça, il y a blogueurs.ch, qui mériterait qu’on lui insuffle un peu de vie. Je suis en train d’échanger (pour de vrai!) avec Dave pour voir quelle est sa vision pour ce groupe (et j’ai déjà bien plus de réponses que quand j’ai posé la question dans l’autre groupe). A ce stade, ce qui me retient un peu de m’impliquer dans ce groupe, j’avoue que c’est:

  • l’accent mis sur “les pros du net” (moi je suis pour faire un truc autour des blogs de vrais gens)
  • l’appellation “Suisse” (ça m’énerve prodigieusement quand les Suisses Allemands font des machins “suisses” sans nous inclure, et idem dans l’autre sens — assumons qu’on fait un machin “suisse romand”)
  • et, c’est con, mais “blogueurs” élicite en moi la réaction “et les blogueuses”?

Mais on parle, et je suis sûre qu’il y a quelque chose à faire. Mais si on cherche à créer un groupe ou une communauté qui soit vraiment représentative de la blogosphère romande (= l’ensemble des gens qui ont un blog par ici) et où des blogueurs et blogueuses de tous bords peuvent se reconnaître, il y a un véritable travail à faire pour encourager la diversité.

#back2blog challenge (6/10, ah ouais j’ai tartiné aujourd’hui, mais c’est dimanche; et oui, visiblement je suis dans une phase articles-coups-de-gueule — désolée :-/):

Bloggy Friday, #back2blog, et l'eclau [fr]

[en] Motivating these days: Bloggy Friday, still going strong after all these years; #back2blog challenge, picked up by 20 or so bloggers; and eclau, the coworking space I manage in Lausanne, which turns 4 today.

Je fais partie de ces personnes qui vit sa vie en ayant le sentiment de ne jamais avoir assez de temps. Oh, je suis lucide. J’ai autant de temps que tout le monde, je sais que c’est plutôt que j’ai du mal à prioriser, hiérarchiser, décider, me frustrer.

Like a crazy hoarder I mistake the root cause of my growing mountain of incomplete work. The hoarder thinks he has a storage problem (when he really has a ‘throwing things away problem’). I say I am ‘time poor’ as if the problem is that poor me is given only 24 hours in a day. It’s more accurate to say… what exactly? It seems crazy for a crazy person to use his own crazy reasoning to diagnose his own crazy condition. Maybe I too easily add new projects to my list, or I am too reluctant to exit from unsuccessful projects. Perhaps I am too reluctant to let a task go, to ship what I’ve done. They’re never perfect, never good enough.

On Task Hoarding and ToDo Bankruptcy (Leon Bambrik)

Donc, je fais plein de trucs, et pas juste des trucs qui rapportent de l’argent, et ces temps, j’avoue être particulièrement motivée par ces “activités non lucratives”.

Le Bloggy Friday continue son bonhomme de chemin après toutes ces années — on était une douzaine hier soir. J’ai pris conscience il y a quelques mois que malgré l’échelle assez modeste de cette rencontre (entre 5 et 10 personnes par souper, une fois par mois), elle avait permis à de belles amitiés et des relations d’affaires de naître, au fil des années. C’est ce genre de chose qui me motive à continuer.

Sur un coup de tête, j’ai lancé le “Back to Blogging Challenge” (#back2blog) qu’une vingtaine de personnes (dépassant toutes mes espérances!) est en train de relever. Il y a une super énergie, on lit les articles des autres, on commente… cette excitation palpable me rappelle mes premières années de blogueuse. Ça me fait particulièrement plaisir de voir qu’il y tant des blogueurs chevronnés que débutants qui y prennent part (y compris une poignée d’étudiants de la formation SAWI sur les médias sociaux!) et qu’on y blogue en au moins cinq langues!

Finalement l’eclau (Espace Coworking LAUsanne), qui fête ses 4 ans aujourd’hui et se porte extrêmement bien: grande variété de professions représentées, personnes lumineuses et passionnées, excellente entente et riches échanges entre les coworkers, bon équilibre entre “possibilité de travailler” et “possibilité de socialiser”, et un lunch mensuel qui commence à prendre son rythme de croisière et trouver sa place dans nos vies.

Merci à vous tous sans qui ces petites activités communautaires n’existeraient pas!

#back2blog challenge (5/10):

La fausse sécurité du digicode [fr]

[en] Codes on building doors? Less safe than keys, imho.

Il y a quelques années, la gérance a fait installer un digicode à la porte d’entrée de mon immeuble. Auparavant, l’immeuble était ouvert la journée, fermé la nuit, et il fallait pour rentrer une clé protégée (non copiable sans autorisation).

Argument: meilleure sécurité, demandes des locataires.

Je précise: digicode sans interphone ni sonnette. Si vous ne l’avez pas, vous appelez votre hôte au téléphone, et celui-ci soit vient vous ouvrir (mais oui bien sûr) soit vous dicte le code, que vous rentrez quelque part dans votre carnet d’adresse histoire de ne pas être embêté la prochaine fois que vous venez en visite.

Fermé la journée? Super, sauf pour le local commercial qui tient lieu d’espace coworking où des professionnels reçoivent durant les heures de travail clients et collègues. Juste invivable. J’ai d’ailleurs fait installer à mes frais une sonnette FM (discrète) pour l’eclau.

Résultat? Alors oui, la porte est fermée la journée. Super.

Qui peut accéder à l’immeuble avec le code? A vue de nez, à peu près la moitié de Lausanne (je suis sûre qu’il n’y avait pas autant de clés en circulation). Entre les locataires, leurs familles, leurs amis, les livreurs et autres professionnels qui doivent pouvoir rentrer, les gens qui sont venus une fois à une soirée (je ne mentionne même pas tout l’écosystème qui tourne autour de l’eclau), les ex-locataires (“rendez-nous le code!” haha!), les ex tout court… On a toujours confiance dans les gens qu’on connaît. N’est-ce pas?

Ah oui, et il y a aussi tous les autres locataires des numéros avoisinants qui partagent le même bâtiment. La gérance a en effet envoyé un courrier unique aux trois numéros avec les digicodes des trois entrées.

Et encore? Un code, c’est comme une idée, un objet numérique, ou un mot de passe, ça se transmet super facilement à un tiers. Une clé protégée? Un peu plus dur à dupliquer.

Alors qu’on n’aille pas essayer de me dire qu’en plus de tous les emmerdements que nous procure le digicode, il accroît notre sécurité.

#back2blog challenge (4/10) — articles des autres participants suivront, en attendant allez voir #back2blog sur Twitter.

Pédophiles et hébéphiles [fr]

[en] Listen to Dan Savage's podcast episode about pedophilia. Enlightening.

Si vous n’avez jamais écouté le podcast de Dan Savage où lu ses chroniques, je vous encourage à y remédier tout de suite. Attention cependant, si le franc-parler autour de la sexualité vous heurte, ou que vous avez une vision très traditionnelle de ce que devrait être une relation amoureuse, vous risquez de trouver parfois dérangeant. Mais des fois c’est bien d’être dérangé.

Dan prodigue ses conseils sur tout ce qui touche au sexe et aux relations depuis 1999. Il prend des appels de gens venant de tous horizons, il est extrêmement ouvert et je trouve ses conseils très avisés (même si pas toujours très polis ;-)).

Il n’est donc pas surprenant qu’il soit parfois approché de ceux ou celles qui ne savent plus vers qui se tourner. Ce fut le cas dans l’épisode 272, avec l’appel d’une femme dont le compagnon est pédophile et qui — ça se comprend — ne sait pas quoi faire.

Pédophile, c’est un mot qui me dérange. Il me dérange parce qu’il est usé à toutes les sauces dans les médias, et a fini par devenir synonyme de “prédateur sexuel”. Revenons un peu au sens premier: un pédophile, c’est quelqu’un qui est attiré sexuellement par les enfants pré-pubères. C’est tout.

Le lecteur consciencieux aura noté qu’on parle ici d’attirance (ou de désir) et non pas de passage à l’acte.

Je ne crois pas que l’on choisit son orientation sexuelle. Pas plus qu’on ne choisit quel genre d’homme ou de femme nous attire. Et je ne crois pas non plus que l’on choisit d’être sexuellement attiré par de jeunes enfants.

Ecoutez cet épisode (du moins le début) dans lequel Dan fait appel à un spécialiste de la pédophilie pour faire le point. Qu’il y ait une crispation telle (compréhensible lors de passage à l’acte!) qu’il est impossible aux Etats-Unis pour une personne sujette à ce genre de pulsions d’aller consulter pour chercher du soutien afin de les garder sous contrôle, c’est terriblement attristant, je trouve. Aussi intéressant, la distinction entre “pédophile” (attiré par les enfants pré-pubères, moins de 11 ans) et “hébéphile” (attirée par les enfants pubères, 11-14 ans) — a force de brandir le mot “pédophile” quand un ado de 16 fréquente un adulte de 28, on finit par le vider de son sens.

Bref, écoutez ce spécialiste. C’est si facile de se contenter de condamner en bloc.

#back2blog challenge (3/10):

Smokers and Smell: a Rant [en]

[fr] Coup de gueule contre la fumée... son odeur surtout. Chers amis fumeurs: je vous aime quand même.

I’ve been wanting to write this post for ages but holding back because of fear I’ll offend my smoking friends. I have many smoking friends. Close friends. I’ve had smoking lovers and boyfriends. So, keep in mind while reading this that I don’t throw away the person for the smoke.

Now for the rant. Brace yourselves.

Smokers smell. I’m sorry, but there is no other way to put it. I know that people are smokers before I see them light up, if I get close enough for “la bise” (our standard local greeting here). And not only heavy smokers.

Smokers, clearly, do not realize how much they smell. I know smoking takes away some of your sense of smell. And we get used to smells we live in. But I don’t live in smoke, and I have a good nose.

A heavy smoker friend of mine once taunted me saying smoke didn’t stink. I said it did for me. I asked him to imagine a smell he really hated, and now imagine hanging out with people who smelled like that. Or easier: how would you like hanging out with somebody who kept spraying toilet deodorant around them? Or who never washed?

I won’t even get into the whole kissing/physical intimacy thing.

Smokers also don’t realize how far a non-smoker can smell a light cigarette. If we’re in a restaurant and you light a cigarette at the other end, I’ll smell it. Even outside. (Insert something about people smoking under bus stops here. Specially when it rains.) It’s not because we’re outside that your cigarette doesn’t bother me even 10 meters away.

Sure, you have a right to smoke. And I have a right not to breathe foul-smelling air.

Related pet peeves? Smokers who smoke in non-smoking places. Or on the verge of non-smoking places. Smokers who come and sit on my bench to light their cigarette — upwind. People who sit next to me on the bus smelling like old ashtray. The wall of smoke you have to walk through to exit or enter a building nowadays.

Yes, I’m an intolerant bitch at times.

To be fair, not all smokers are as bad. I know smokers who pay attention to staying as nice-smelling as possible. Who make sure their smoke is not coming in my direction. Who will walk away a bit from a group of people to light their fag. And who try to quit. Given how many smoking friends I have who are trying/have tried/try to quit, it’s clearly horribly hard to do. Don’t give up. Smell is important.

Thanks for putting up with my rant. Dear smoking friends: I still love you, even if I sometimes wish you smelled nicer…

#back2blog challenge (2/10):

 

Using Google Docs for Small Team and Project Management [en]

[fr] Pour gérer des petites équipes et des projets de modeste envergure, simplement utiliser les documents partagés de Google Docs peut vous sauver la mise et diminuer grandement les communications inutiles. Par exemple, un document texte avec la timeline, les éléments clés du projet, les next actions... Pas besoin de se casser la tête à rentrer ça dans un programme dédié!

I regularly work with small teams of people, particularly when wearing the blog editor or blogger relations consultant hat. I love using Google Docs to keep everyone in the loop. It’s not a very structured way of doing things, but it works well enough.

I usually have one text document which contains an outline of the timeline, project description, decisions to make, and an action list of who does what. It’s shared with everyone and team members ideally update it as we go along.

If there is a larger group of people involved, I might set up a Google Groups discussion list so we can all communicate with each other.

For lists of people (bloggers to invite or accredit, posts to publish/review…) I make a spreadsheet that I share with all people involved, again.

I also use shared folders so we can try to collect all project-related documents in one place.

Using these shared documents avoids dealing with e-mail attachments (urgh!) which are forever out-of-date (“got the latest version?”) and minimizes to-and-fro communication just to know where things are.

However, it remains really important to have phone calls or face-to-face meetings in parallel — shared documents alone aren’t going to make your project run itself!

This post is 1/10 of the #back2blog challenge. Blogged today too — congrats to all:

10-Day "Back to Blogging" Challenge [en]

For the next ten days, starting tomorrow (Tuesday), I’m going to write a post a day. I’ll keep it short: blogging used to be quick and dirty, and somewhere between the arrival of Facebook and Twitter, posts have started growing into long essays that take hours to write.

How short is short? Roughly a screenful. Not more. I have a ton of ideas to blog about, and view this as an exercise in concision, as well as a way to get myself blogging again — which I seem to periodically need to do.

I expect that each post will take me under 30 minutes to write — at the most under an hour.

Care to join me? Let me know and I’ll put your name here and link to your posts as they come out. Hashtag: #back2blog. Get your blogging pals on board!

Rising to the challenge:

Une semaine sur l'eau [en]

J’ai voulu intituler ce billet “une semaine en mer”, puis je me suis dit que c’était un peu grandiloquent compte tenu du fait qu’on dort principalement dans des ports, ou à l’ancre à quelques dizaines de mètres du bord.

N’empêche.

Le bateau est basé à Torrevieja, sur la côte sud-est de l’Espagne — sur la Costa Blanca plus précisément. A quelques petites heures de route (par la mer!) il y a Mar Menor, un petit lagon à l’eau salée et chaude, pour le plus grand bonheur de la population de méduses qui s’y reproduit joyeusement année après année. Pourquoi tant de méduses? Peut-être à cause de la pollution

Sailing in Spain 1130497

Alors je sais, “méduse” ça fait un peu “arghl”, mais en fait, celles-ci sont inoffensives (on ne sent rien ou presque) et plutôt jolies une fois qu’on a appris à les apprécier. C’est clair, se baigner dans un eau qui grouille de méduses, ce n’est pas très appétissant, même si elles ne nous font rien, alors les autorités locales font de grands opérations de “démédusification” durant la haute saison, qui s’arrête mi-septembre. Il y a aussi des filets pour protéger les plages, afin que les baigneurs ne soient pas incommodés. Mais pas en octobre.

Espagne 1130394

J’en ai bien sûr profité pour apprendre tout un tas de choses sur les méduses. Elles sont fascinantes. Au cours de mes recherches, je suis tombée sur un article portant sur la faune de Mar Menor. En lisant, j’ai compris qu’il avait été écrit par Roxanne, une dizaine d’années à l’époque, et qui vivait avec sa famille sur le Mollymawk, de façon permanente. Elle est même née sur le bateau! J’ai plongé dans la lecture du site et je vous recommande de faire de même. Je vais probablement commander leurs livres.

Retour à notre semaine de bateau. Conditions idéales, soleil, jolie navigation — variée — et quelques aventures. Mar Menor est peu profonde, et distraite par le ballet des kitesurfs, j’ai procédé à un nettoyage en règle du bas de la quille (traduction: on s’est échoués dans la vase). Quelques grands coups de moteur plus tard, et on était désenglués. La mise en marche d’urgence du moteur a été l’occasion de constater un problème de batterie. Comme le capitaine n’est pas encore très familier avec le bateau, on est repartis à Los Alcazares, d’où nous étions partis le matin, plutôt que d’ancrer au nord de Mar Menor comme prévu. Il ne faut pas tenter le diable.

Farrniente Too 1

Los Alcazares, où nous devions passer une seule nuit mais finirons par en passer quatre, est la “grande ville” du côté terre du lagon. Ville bien endormie, appartements fermés, immense centre commercial abandonnée dont toutes les fenêtres en entrées sont murées, Los Alcazares sent la crise et la basse saison

Los Alcazares by Night 25

Le port est joli, et on a dégotté un extrêmement bon restaurant, le Restaurante Ramon, où on a soupé soir après soir.

Sailing in Spain, Torrevieja to Mar Menor (Los Alcazares) 104

Après notre deuxième nuit à Los Alcazares, on a repris la route pour le sud de Mar Menor, cette fois. Au programme: mouillage. En réalité: retour à Los Alcazares à la voile (avec entrée dans le port à la tombée de la nuit), parce qu’au moment d’approcher le lieu de notre ancrage, le moteur a catégoriquement refusé de partir. Même pas un bruit. Rien.

Le lendemain, l’électricien arrive de Torrevieja pour nous dépanner. Impossible en effet de rentrer sans moteur: il nous est indispensable pour passer le canal qui sépare Mar Menor de la Méditerranée. Verdict: c’est le fusible du chargeur qui a fondu. Ces nuits au port où l’on imaginait charger les batteries… eh bien non.

On aura donc en tout et pour tout passé une nuit à l’ancre, la première, près de la Isla Perdiguera. Réveil bien agité par les vagues le matin, et découverte des troupeaux de méduses qui avaient échappé à notre attention en arrivant la veille au soir.

Sailing in Spain, Torrevieja to Mar Menor (Los Alcazares) 10

Avec un jour de retard sur notre programme, on reprend la route pour Torrevieja. Au milieu du canal se trouve un pont (il faut bien que les voitures puissent passer d’un bout à l’autre de La Manga) qui s’ouvre 15 minutes toutes les deux heures pour laisser passer les bateaux. On vise la première ouverture du pont, 8h, avec l’espoir d’arriver à Torrevieja assez tôt pour faire encore un tour au marché avant qu’il ne ferme. Debout à l’aube, donc, mais pour rien: à 8h dans le canal, le pont reste résolument fermé. On se renseigne, la première ouverture est à 10h. Nos informations dataient probablement de la haute-saison…

Sailing in Spain, Torrevieja to Mar Menor (Los Alcazares) 65

Il y a du vent pour le retour. 25 noeuds au départ, arrière. Et des vagues. C’est chouette. Je prends la barre, et on peut dire que c’est physique. Je réussis tout de même à garder un cap approximatif. De temps en temps, une vague plus grosse que les autres arrive et nous pousse. On surfe dessus, on la descend à toute vitesse, ça fait un peu montagnes russes. J’adore.

En bateau, on a beaucoup de temps pour penser. Du temps à “rien faire”. Lire quand on navigue? Pas top. L’ordinateur? L’électricité est limitée, il ne faut pas abuser. Internet? Au port, oui, si on a de la chance. On a du wifi à Torrevieja dans le bateau, mais à Los Alcazares, par exemple, il faut aller s’installer au club nautique (et encore, pas n’importe où, et la connexion est bien capricieuse).

Los Alcazares by Night 7

En bateau, donc, on pense. Ou on ne pense pas, et on regarde juste l’eau autour de soi. Ou les méduses. Et comme toujours lorsque je me mets au vert (enfin, “au bleu”), j’apprécie de voir ma vie ralentir. De ne plus savoir quel jour on est. Mon occupation principale quand j’en ai assez de “rien faire”: tuer des zombies sur mon iPhone (je suis incorrigible) et trier mes photos. Je me retrouve toujours à trier mes photos en vacances. Comme si c’était une activité que je ne jugeais pas digne de mon temps lorsque je suis “en travail”.

La lecture du site Yacht Mollymawk me fait rêver. Est-ce que ça me plairait, d’emménager à long terme sur un bateau? Peut-être pas pour toute une vie, mais pour une année? Je me souviens avoir pensé aller passer quelques mois sur une péniche — c’était il y a un moment. Le nomadisme géographique ne m’a jamais vraiment attirée (je suis plutôt casanière dans l’âme, je n’aime pas trop le changement). Mais avoir une maison qui bouge, ça, c’est autre chose.

J’ai lu il y a quelques mois le livre Drive, de Dan Pink. Dans la dernière partie du livre, contenant des idées et suggestions pratiques, il y en a une qui a retenu mon attention: prendre un “Sagmeister”, du nom du designer allemand qui en a parlé à TED, une année sabbatique de retraite anticipée durant les années travaillées. Tous les 7 ans de vie active, par exemple.

Un vague projet se forme dans ma tête: en 2019, je pourrais retourner passer une année en Inde. Une amie à moi devrait d’ici là avoir sa ferme. Aller y vivre, apprendre à monter à cheval, voilà qui me motive bien. Pour la suivante (2026? à 52 ans? ça me fait un peu peur ça), pourquoi pas passer l’année en mer? Peut-être que je n’ai pas besoin d’attendre aussi longtemps. J’organise déjà mes années pour avoir 4-6 semaines de break chaque hiver. Peut-être que je peux m’organiser pour avoir un plus long break toutes les x années, sans aller jusqu’à “un an” et “tous les sept ans” (je suis quand même bien installée dans la vie active, là, ce n’est pas comme si j’avais 25 ans). Bref, ça flotte dans ma tête.

J’aime la vie en bateau. Ce ne sont pas mes premières vacances sur l’eau. Quand j’avais 13 ans, nous étions allés passer 3 semaines en famille (3 de plus pour mes parents) dans les îles de ce qui est maintenant la Croatie. C’était magnifique. J’adorais — et j’adore toujours — m’endormir bercée par les vagues. Mon seul souci maintenant c’est que je tangue beaucoup lorsque je suis sur la terre ferme (= “mal de terre”). Après 10 jours sur le bateau en mai, ça avait été assez terrible à mon retour en Suisse. On verra si c’est mieux cette fois ou non.

Un bateau, c’est comme un petit studio flottant, ou un immense mobilehome sur l’eau. C’est petit bien sûr, mais c’est prévu pour utiliser au maximum la place disponible, et on y est étonnamment bien. Quand il fait beau, on est dehors la plupart du temps, de toute façon.

Les ports sont assez chers (25€ la nuit pour nous, tout est relatif) mais les nuits à l’ancre ne coûtent rien, sont super calmes, et bercent bien.

Sailing in Spain, Torrevieja to Mar Menor (Los Alcazares) 4

Si on n’est pas pressés, on navigue à la voile. Il y a quelque chose d’assez extraordinaire avec le fait d’avancer uniquement grâce à la force du vent. Sans autre bruit que celui du bateau qui avance dans l’eau et du vent qui souffle dans les voiles et les haubans. Comme j’ai pu le constater lors de notre retour de Mar Menor à Torrevieja, j’aime assez quand il y a des vagues et qu’on sent la mer sous la coque. Il y a des limites, je suis certaine — je n’ai jamais été exposée vraiment au gros temps.

Alors voilà. Une semaine sur l’eau, plutôt dix jours maintenant (nous sommes de retour à Mar Menor pour la deuxième semaine), mon cerveau est ralenti voire arrêté, et si mes chats ne me manquaient pas, je crois que je n’aurais aucune envie de rentrer à la fin de la semaine.

Tounsi câlin Quintus very unhappy in Switzerland

Bien bloguer: l'art de faire des liens [fr]

[en] Some guidelines and advice for making links. Blogging is more than just shoving text in WordPress!

Pour bloguer, il ne suffit pas d’écrire des articles à la suite les uns des autres. Il faut apprendre à écrire en 2D — écrire en hypertexte. Bien maîtriser l’art du lien est indispensable pour celui ou celle qui veut bloguer un tant soit peu sérieusement.

Editeur visuel

Je donne ici les indications pour WordPress, que je vous conseille vivement d’adopter comme outil de blog.

  1. Si nécessaire, aller chercher l’URL (=adresse web) de la page web de destination et la copier.
  2. Dans le texte de son article, sélectionner les mots sur lesquels on veut mettre ce lien — ceux qu’on veut rendre cliquables.
  3. Cliquer sur le bouton représentant un maillon de chaîne dans la barre d’outils.
  4. Coller dans le pop-up qui apparaît l’adresse du lien précédemment copié, et appuyer sur entrée.

WordPress: faire un lien

Editeur HTML

Si on écrit en HTML directement, on sait en principe ce qu’on fait. Il peut arriver néanmoins qu’on doive aller farfouiller dans le code pour réparer des accidents. Dans ce cas, c’est utile de comprendre un peu ce qu’on voit. Un lien comme “Climb to the Stars“, ça ressemble à:

<a href="https://climbtothestars.org" title="Le blog de Stephanie.">Climb to the Stars</a>

Les parties en gras sont les bouts à ne pas toucher. Ce qui n’est pas en gras peut être modifié à volonté (destination du lien, texte pour quand on survole le lien, texte cliquable).

Etre efficace

Quand on écrit article après article, et qu’on veut les enrichir de liens joyeusement, et qu’on ne veut pas que ça prenne des plombes, il faut absolument abandonner sa souris et utiliser le clavier. De façon générale, moins on utilise la souris, plus on est rapide.

Voici donc comment ajouter un lien sous WordPress avec le clavier (sous OSX). Pour apprendre, n’hésitez pas à exercer cette séquence 10-20 fois pour bien l’intégrer.

  1. Seule manipulation à la souris autorisée (mais on peut aussi faire ça au clavier!): sélectionner les mots sur lesquels on veut mettre le lien 😉
  2. ⌘T — ouvre un nouveau tab de navigateur
  3. Ouvrir la page vers laquelle on veut que notre lien pointe: taper l’URL, les mots-clés pour chercher dans Google… Ne pas oublier d’utiliser les flèches pour naviguer dans les suggestions de complétion et la touche entrée pour valider. Pas besoin de souris!
  4. ⌘L — sélectionne l’URL dans la barre de navigation
  5. ⌘C — copie l’URL
  6. ⌘W — ferme le tab qu’on avait ouvert pour charger l’URL de destination, et nous ramène donc sur notre page WordPress avec les mots sélectionnés
  7. ⌥⇧A — ouvre la petite boîte de dialogue pour insertion du lien
  8. ⌘V — colle l’URL de destination. Pas besoin d’appuyer sur quoi que ce soit pour effacer le “http://” déjà dans le champ, il est sélectionné et sera écrasé quand on colle
  9. ⏎ [entrée] — pour valider tout ça.

Ça peut sembler long et compliqué écrit comme ça avec tous les détails, mais quand on a mémorisé la séquence et qu’elle est bien entraînée, ça prend quelques secondes (et on remarque par exemple que les étapes 5-6-7 sont quasi instantanées: on garde la touche ⌘ enfoncée et on appuie sur L, C, W à la suite). Exercez-vous, cela en vaut la peine: vous vous en féliciterez bientôt!

Faire les choses proprement

On rentre un peu dans les détails. Ils sont importants même si tout le monde n’est pas capable de les identifier, parce que comme les finitions d’un meuble ou la typographie d’un document imprimée, ils influent sur la perception globale qu’on aura de votre blog ou de vos articles.

  • Choix du lien de destination: vérifiez que celui-ci est pertinent par rapport à votre texte.
  • Quand on fait un lien vers un article, attention de bien prendre l’adresse de l’article (en cliquant sur le titre) et non simplement l’adresse du blog ou de la page d’accueil du site.
  • Après avoir publié votre article (ou avant, si vous prévisualisez), cliquez sur vos liens pour vérifier s’ils mènent là où vous le désirez. Surtout si vous débutez 😉
  • Nettoyez l’URL du lien de destination (suivant comment vous y êtes arrivés, il peut contenir des indications de source, comme ?utm_source=fb&utm_medium=fb... etc.). Enlevez des morceaux, appuyez sur entrée, regardez si vous arrivez toujours sur la bonne page.
  • Choix des mots sur lesquels on met le lien: d’une part, le lien met en évidence les mots sur lesquels il est (c’est l’occasion de les faire ressortir pour le lecteur); d’autre part, ces mots vont compter pour l’indexation du site de destination (et possiblement du vôtre) par les moteurs de recherche. Des fois, il vaut la peine de remanier sa phrase pour avoir une jolie suite de mots sur laquelle mettre son lien.
  • Espaces et signes de ponctuation: ne jamais les inclure dans le lien sauf si le lien porte sur toute la phrase. Attention au mode “sélection automatique des mots” qui sélectionne toujours l’espace après le dernier mot. Ça fait chenit, les espaces qui traînent à la fin des liens!
  • Si on met un lien sur une expression ou un nom, éviter de remettre le lien à chaque fois qu’on cite ce nom ou cette expression.
  • Ne cochez jamais la case “ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre” — target="_blank" c’est très bien pour les applications web comme Twitter et Facebook, mais vraiment pas top pour un blog ou un site web.
  • Eviter d’utiliser les URLs raccourcies (bitly et autres). Une URL raccourcie a toujours une espérance de vie plus courte que l’URL originale. Réserver les URLs raccourcies à Twitter, là où le nombre de caractères compte.
  • Trouver le bon équilibre entre pas assez de liens et trop de liens…

Bloguez bien! Avec des liens!