Fête nationale suisse [fr]

Une jolie photo du bûcher du 1er août.

[en] August 1st is our national day. I took many pictures of the bonfire.

This isn't a time of writing for me, but I'm putting lots of photographs online.

Fire.

Il était beau le bûcher.

Peu de mots ces temps, je sais, mais pas mal de photos. La phase passera, mais ces vacances ne semblent pas être des vacances d’écriture.


Petite annonce: billets Paléo [fr]

[en] I'm selling the tickets I got for Paléo -- one for today, one for Wednesday, one for Thursday. Let me know if you're interested.

SVP regardez la date, billets 2006!

Oui je sais, utilisation un peu lamentable de ce weblog (promis, des nouvelles plus détaillées ces prochains jours, mais en gros, tout va bien, il y a du soleil et je ne passe pas trop de temps devant mon iBook chéri).

Je cherche à me défaire de quelques-uns de mes billets pour le Paléo: un pour mardi (aujourd’hui!), un pour mercredi, un pour jeudi. C’est un peu bête, je les achetés quand ils sont sortis, et là, je ne suis pas trop d’humeur festivalière, allez savoir.

Donc, voici le programme, et si vous voulez me racheter l’un ou l’autre de mes billets, faites signe!

Explosions in London [en]

Some links to follow the London Explosion thing.

[fr] Explosions à  Londres, pour suivre l'actualité.

If you’re into monitoring the news about this morning’s explosions in London, try these links:

Update Guidelines if you are in London (as given on BBC World by the London Police Commissioner):

  • Stay where you are, all transport is blocked.
  • Don’t try to call emergency services unless your life is threatened.
  • To the media (that includes bloggers!): don’t speculate.

He said the situation was a type of situation they were prepared for, and the emergency services were working through it as planned.

Busy with Photographs [en]

Finally importing my Indian videos (not ready yet). Lots of photos to see on Flickr, though.

[fr] Je suis en train de transférer sur mon ordinateur des vidéos que j'ai prises en Inde il y a 18 mois (il était temps!) Vous pouvez aussi retrouver mes photos sur Flickr -- j'ai bien bossé depuis quelques jours!

I’ve finally decided to organise all my photographs in iPhoto, and I got a Flickr Pro account. I’ve been uploading like mad, so you should take a look at the photographs I have on Flickr. Use my tags to browse around if you feel like it.

I also borrowed a mini-DV camera from school and bought a large external hard disk so that I could import the few hours of film I took while I was in India last time. The low-quality videos you may already have seen are only a small sample of what I (and Anita!) shot.

Pas de Bloggy Friday… [fr]

Birthday Barbecue ce mois-ci au lieu de Bloggy Barbecue.

[en] No Bloggy Barbecue this month, but a Birthday Barbecue on the 7th. Come and join us if you feel so inclined!

Pas de Bloggy Friday en juillet, mais je fête mon anniversaire la semaine suivante au bord du lac, et vous êtes les bienvenus pour vous joindre à  nous si le coeur vous en dit.

Date: jeudi 7 juillet (c’est le jour même, pour une fois!) dès 18h00

Lieu: Vidy-Parc Bourget, dans la zone située près de la “place au petits chevaux” (près du château d’eau) après le premier rideau d’arbres côté Genève; on évite ainsi le doux parfum de la STEP.

Amener: sa propre viande à  griller, ainsi qu’autre chose à  partager (salade, apéro, boissons, dessert…)

Tendres moitiés et enfants tout à  fait bienvenus!

Merci de me laisser un mot (commentaires, e-mail ou autre) si vous pensez venir

Mise à  jour 03.07.05: réservez déjà  le vendredi 5 août pour le mois prochain!

Vulnérable [fr]

[en] Sharing your vulnerability makes you truly human.

J.-F. H.

C’est en partageant sa vulnérabilité que l’on est véritablement humain.

J.-F. H.

Incident diplomatique [fr]

On m’a demandé récemment de retirer un nom de quelques billets, ce que j’ai bien entendu fait. Prétexte à  une petite réflexion sur la façon de contrôler son image sur internet.

[en] I was asked to remove a name from some of my posts. First of all, this led me to realize that even though I name names pretty happily when the people in question are "online people" and happy about the exposure, I wouldn't dream of mentioning my friends' or collegues' names in my blog.

In this case, the person was a journalist, and I unwittingly treated her as an "online person" (because her name appears in print, and online, and it's a "normal thing" that it does), when in fact, her sensitivity about online presence is more that of an "offline person".

A pretty clumsy side-effect of my mentioning her was that my site came up first in Google results for her name -- which was clearly not my intention, but which was embarrassing to her. You should read Anil Dash's Privacy Through Identity Control if you're interested in the topic.

Il y a quelque temps, mon blog a vécu son premier véritable incident diplomatique. Oh, rien de bien grave (et tout est rentré dans l’ordre sans que cela ne coûte trop à  quiconque), mais tout ça m’a donné à  réfléchir.

J’ai l’habitude de fréquenter des gens “en ligne” qui (avouons-le) sont généralement très contents de voir apparaître leur nom sur le toile, ou pousser des liens vers leur site. Du coup, quand je peux nommer quelqu’un, je nomme la personne. Et je lie. J’aime bien citer mes sources et les personnes impliquées, voyez-vous.

Par contre, j’ai bien conscience que mes fréquentations “hors ligne” ne verraient pas forcément d’un très bon oeil que je mentionne leur nom dans mon blog. Il ne me viendrait d’ailleurs pas à  l’idée de donner le nom complet d’une de mes amies, ou de mes collègues.

En somme, il y a les gens qui ont déjà  une présence en ligne, dont je vais volontiers citer le nom lorsqu’il est question d’eux dans ce blog, et les personnes hors ligne, que je traite avec plus de discrétion.

L’incident diplomatique en question? Une personne à  qui j’ai eu affaire lors de mes divers interviews m’a demandé de bien vouloir retirer son nom des billets où je la mentionnais. En effet, mon site apparaissait en premier dans Google lorsque l’on faisait une recherche sur son nom, et ce n’était pas forcément l’image qu’elle désirait donner d’elle. (Je précise que mon billet ne contenait rien de négatif, bien au contraire; ce n’est pas difficile pour qui le désire de retrouver de qui il s’agit, mais je vous prierais de bien vouloir respecter le désir de discrétion de cette personne.)

Il est vrai que vu la visibilité dont jouit ce site, il n’est pas difficile de le faire sortir parmi les premiers resultats pour un terme que je mentionne. Alors quand je mentionne le nom de quelqu’un, c’est un peu comme si je débarquais avec mon gros rouleau compresseur qui oblitère toute autre présence en ligne sur son passage.

Je me suis sentie un peu bête. J’avais voulu lui faire plaisir (voire éventuellement ensuite lui rendre service, en mettant un lien vers sa page ‘carte de visite en ligne’), et en fait, j’ai obtenu l’effet contraire. Quand j’y repense à  froid, je me rends compte que j’ai traité cette personne comme un personne “en ligne”, parce qu’elle appartenait au milieu du journalisme. En fait, j’aurais dû la traiter comme un personne “hors ligne” et rester discrète sur son identité. C’est vrai que ça ne va pas de soit, son nom apparaissant bien sûr dans les articles de presse qui se retrouvent en ligne.

Cette histoire, à  mon avis, met bien en avant l’importance pour un professionnel (et finalement, toute personne) d’avoir un site à  son nom, dans lequel il met en avant les aspects de sa personne et de son travail qu’il désire. Il sera alors assez naturel que l’on fasse des liens vers ce site-là  lorsque l’on parle de la personne, ce qui garantit qu’il sortira en bonne place dans les moteurs de recherche lorsque l’on cherchera son nom. Ainsi, chacun peut contrôler (toujours dans une certaine mesure) la couleur de sa présence en ligne. Le blog est bien entendu un format idéal et pratique pour ce genre de chose, surtout si l’on désire donner à  sa clientèle des “nouvelles du front”. Un simple site composé de quelques pages statiques peut cependant aussi suffire.

A lire à  ce sujet, un article de Anil Dash datant de 2002 (déjà  plus de trois ans!): Privacy Through Identity Control.

Précisions pour le barbecue de demain [fr]

Rendez-vous demain pour le Bloggy Friday Barbecue à  l’arrêt “Bois de Vaux” du bus numéro 2 à  19h30.

[en] Bloggy Friday Barbecue: meet at 7:30 pm at the bus number 2 stop named "Bois de Vaux".

Pour répondre aux diverses interrogations concernant le Bloggy Friday Barbecue de demain:

  • Il ne pleuvra pas.
  • Chacun amène des choses à  griller, et si possible quelque chose comme chips, salade, boissons… histoire de faire canadien pour les accompagnements.
  • C’est au bord du lac, donc pour ceux qui veulent arriver à  la nage ou en canoë, c’est possible 😉
  • Lieu de rendez-vous, parce que le Parc Bourget, c’est grand… Arrêt “Bois de Vaux” du bus numéro 2 à  19h30. Si vous arrivez plus tard, veillez à  avoir mon numéro de tél. (ou celui de quelqu’un présent) pour qu’on puisse vous guider!
  • J’irai plus tôt afin de réserver une place. Si quelqu’un a un grill portable, merci de s’annoncer, ça peut rendre service si les grills fixes sont pris d’assaut! je fournis le charbon de bois et le matériel de grillade…

A demain soir!

Vendredi: Bloggy Friday Barbecue [fr]

Bloggy Friday au bord du lac ce vendredi. Venez nombreux et passez le mot!

[en] This week, we're having a barbecue for our traditional Bloggy Friday meetup. Feel free to come if you're in the area! More details will follow.

Un peu à  la der’, mais quand même (espérons-le) assez à  l’avance pour que vous puissiez prendre vos dispositions, nous avons le plaisir de convier les blogueurs et blogueuses de Romandie et d’ailleurs au tout premier Bloggy Friday Barbecue, ce vendredi à  19h30.

Oui, vous avez bien lu, on va profiter du soleil et de la bonne odeur de viande grillée du côté de Vidy! (Parc Bourget, Lausanne, accessible par transports publics ou en voiture, indications précises de rendez-vous à  venir.)

Inscrivez-vous nombreux, on a un record à  battre!

Interview (bis) [fr]

Encore une apparition dans la presse! J’en profite pour partager avec vous quelques réflexions au sujet du fonctionnement de la presse et de la nature de l’interview.

[en] Believe it or not, I'm in the papers again! Here are also some thoughts on the influence the internet (e-mail and blogs) has on the way journalists work, and on the "interview" format often used by the press.

Si vous n’avez pas encore acheté Le Matin Dimanche, il est encore temps. On y trouve une interview (oui je sais, les journalistes, ça devient un peu une habitude) de ma petite personne sur les blogs et les ados (ça devient aussi une habitude…). Mention spéciale au photographe qui souffrait assez violemment du rhume des foins.

Cette interview accompagne un article sur la problématique des sites web racistes, parmi lesquels on trouve également des blogs d’adolescents. On déplorera bien entendu qu’une fois encore, la presse s’intéresse au côté “sombre” ou “alarmant” des blogs. Je tiens tout de même à  mettre un bémol à  cette réaction, pour une fois.

En effet, il est normal que la presse parle de “ce qui ne va pas”. C’est ainsi qu’elle fonctionne, ce n’est pas propre à  la question des blogs. J’irai même plus loin, ce n’est pas propre à  la presse: on m’avait reproché de ne mettre en avant dans mes aventures indiennes que les aspects négatifs de mon expérience. En discutant avec une amie, j’avais compris que si mauvais moments font les meilleurs souvenirs, ceux que l’on raconte, c’est parce que les mésaventures se prêtent mieux à  être racontées, tout simplement. Si l’on ramène ceci à  la presse, ce qui est positif dans la vie et dans le monde, c’est le plus souvent ce qui est sans histoires — comment donc le raconter?

Donc, oui, encore un article “négatif” sur les blogs, mais c’est normal (bien qu’un peu regrettable) que la majorité des mentions du blog dans la presse concerne les domaines où il pose problème.

Pour en venir à  l’interview proprement dite, je remercie grandement le journaliste Ivan Radja de m’avoir donné l’occasion de la relire avant publication. Comme il me le disait au téléphone, internet à  rendu le travail des journalistes de plus en plus pénible, puisque tout un chacun veut maintenant pouvoir relire les articles où il est question de lui (moi la première!) et pinailler sur l’utilisation de tel ou tel terme. C’est vrai, c’est pas marrant. Mais d’un autre côté, cela oblige à  faire son travail proprement.

Comme je le dis de temps un temps, un effet qu’a la généralistation des blogs (et la démocratisation de l’expression qui va avec), c’est de pousser les différentes institutions maniant la parole publique à  plus de transparence — et la presse en fait partie. On ne peut pas écrire n’importe quoi sans que les gens impliqués aient l’occasion de réagir, et avec moins de limites que celles imposées par le traditionnel courrier des lecteurs.

Donc, oui, je conviens que “l’opération relecture” que permet facilement internet rajoute une étape au travail du journaliste, et que les “clients difficiles” doivent rendre la rédaction d’un article pénible. En même temps, c’est aussi une garantie pour la personne interviewée qu’elle se retrouvera dans les paroles qu’on lui attribue, et dans l’ensemble, il me semble que cela pousse à  une plus grande qualité d’article.

Comme j’ai tenté de l’expliquer à  mes élèves lors de notre travail en classe sur l’interview, celle-ci est très souvent la reconstruction d’une conversation. Sa forme donne l’impression d’un dialogue en questions-réponses, quand le plus souvent, il s’agit de la mise en scène d’une conversation plus libre. Il faut donc garder à  l’esprit, lorsque l’on lit une interview, qu’il ne s’agit pas d’une reproduction fidèle des paroles de la personne interviewée, mais d’un format pratique pour présenter un certain nombre d’informations. Certaines interviews par e-mail font exception — celle que j’ai accordée à  Tarik Essaadi, par exemple, reproduit fidèlement tout ce que je lui ai écrit. Cette “construction” de l’interview n’est pas un problème lorsqu’on en est conscient (elle est propre au genre), mais elle peut l’être si les lecteurs prennent au mot chaque parole reproduite dans l’interview.

Pour en venir, donc, à  l’interview qui nous intéresse maintenant: dans le fond, le journaliste a bien su reproduire ma position. Dans la forme, il y a bien entendu quelques imprécisions, ce qui est inévitable dans ce genre d’exercice. (Il faut garder à  l’esprit que nous avons parlé près de 30 minutes, et que la place consacrée à  l’interview sur la page est limitée! On n’échappe pas à  certains raccourcis.) En particulier pour quelqu’un comme moi qui aime expliquer sa position en long, en large, et en travers, qui craint un peu pathologiquement d’être mal interprétée ou que ses paroles soient plus radicales que les nuances de sa pensée, il y aurait des pages de commentaire à  écrire pour chaque ligne de n’importe quelle interview (bon, j’exagère un peu, quand même…) Je vais m’abstenir, parce que je pense que mes commentaires concerneraient des aspects de surface, et qu’ils n’ajouteraient pas grand-chose à  ce qui a été dit. Je demanderais simplement à  mes lecteurs d’avoir à  l’esprit ce que j’ai précisé plus haut, si ce que je dis dans l’interview les heurte!

Le mot de la fin, si tout ce que vous avez déjà  lu ne vous décourage pas, sera publicitaire (maintenant que tout le monde sait qu’il n’y a que l’argent qui m’intéresse, je peux me lâcher): je donne des conférences sur les weblogs, que ce soit pour des ados (intervention ou prévention dans des classes ou associations), des enseignants, des responsables, ou encore des parents. N’hésitez pas à  me contacter à  ce sujet!