Google Docs: savez-vous partager un document? [fr]

[en] This is my French weekly newsletter that gives tips and simple explanations to use our daily digital tools better.

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

Si vous avez un compte Google (ou une adresse Gmail), vous avez aussi Google Drive et la suite bureautique de Google: DocsSheetsForms, etc.

C’est un peu l’équivalent de Office de Microsoft: Word, Excel, Powerpoint. Mais c’est Google. Et c’est en ligne, au lieu de vivre sur votre ordinateur.

Tous les documents de cette suite peuvent être partagés, et on peut collaborer dessus en temps réel: plus besoin de faire des allers-retours interminables de versions diverses d’un document par e-mail pour le fignoler à plusieurs!

Voici comment partager un document. Je vous montre avec un document texte, mais le principe est le même pour tous les documents que vous pouvez créer à partir de Google Drive.

Pour créer votre document, allez simplement à l’adresse http://docs.google.com. Dans votre document, vous verrez en haut à droite un bouton bleu pour partager:

Ce bouton donne accès à l’interface de partage, qui vous permet:

  • d’ajouter un collaborateur via son adresse e-mail (choisissez si la personne peut modifier, commenter, ou seulement voir le document)
  • de créer un lien “magique” qui donne automatiquement le droit de voir ou de modifier le document à quiconque clique dessus (pratique mais attention à la confidentialité!)

Quand vous ouvrez le document alors que quelqu’un d’autre travaille dessus, vous pouvez voir où cette personne est dans le document, et même la voir taper!


Si vous connaissez déjà tout ça, transférez ce mail à une personne avec qui vous aimeriez pouvoir collaborer avec les documents en ligne Google. Peut-être que ça lui donnera envie…

N’oubliez pas que vous pouvez toujours m’envoyer vos questions, que ce soit pour des informations supplémentaires ou pour proposer un sujet pour la semaine prochaine.

iPhone: chercher n’importe quoi sur son smartphone [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

Cette semaine, un petit truc pour les propriétaires d’iPhone.

Plutôt que de chercher une application dans son téléphone à travers tous nos écrans, il y a un moyen beaucoup plus direct de trouver quelque chose sur son téléphone: la recherche.

On y accède d’un coup de doigt descendant sur l’écran d’accueil, comme ça:

Et il suffit de taper ce qu’on cherche:

Ça marche pour les applications, mais aussi pour:

  • une chanson
  • un contact
  • un podcast
  • des photos sur Flickr
  • un calcul
  • un site web…

Et peut-être même d’autres choses!

Voici quelques exemples. Une chanson que j’aime bien ces temps:

Un contact:

Mon chat:

Vous voyez que comme j’utilise Flickr pour mes photos, il me sort directement les bons albums! Et il va même chercher le texte de mes messages:

Le podcast que j’ai envie d’écouter en faisant la vaisselle:

Zut, où ai-je rangé cette application Photos?

Un calcul rapide à faire, pas besoin de sortir la calculatrice:

C’est un petit coup à prendre. Exercez-vous! Cherchez maintenant:

  • une application que vous avez cachée quelque part
  • une chanson que vous avez envie d’écouter
  • un contact que vous auriez plaisir à voir
  • “restaurant”

Pensez-y la prochaine fois que vous avez besoin de quelque chose qui est dans votre téléphone. Et si vous avez trouvé utile, transmettez ce mail à une de vos connaissances!

PS: certains d’entres vous auront découvert qu’un coup de doigt vers la droite à travers l’écran fait aussi apparaître un écran de recherche — il est un peu moins bien car il faut toucher le champ de recherche avant de pouvoir y taper, alors qu’avec ce coup de doigt vers le bas, on peut taper direct!

Facebook: comment rendre public un statut pour qu’il puisse être partagé [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

L’idée de la semaine pour inaugurer cette newsletter: comment rendre public un statut facebook afin que nos amis puissent le partager plus loin.

C’est très utile pour les petites annonces: un meuble à donner, un appartement à remettre, un chat perdu — mais aussi pour les recherches, les demandes: “est-ce que quelqu’un sait si…”, “connaissez-vous quelqu’un qui…”).

Une chose qui nous échappe souvent quand on poste ce type de demande ou d’annonce, c’est qu’un statut visible pour “amis seulement” ne sera jamais visible en dehors de notre cercle d’amis, même si il est partagé. Imaginez, si nos statuts privés étaient à la merci d’un partage maladroit!

Du coup, on voit souvent des messages avec “merci de partager”, mais qui sont limités aux amis de la personne qui poste. C’est dommage! (On peut les partager, mais ils seront invisibles à quiconque n’avait pas déjà le droit de les voir sur le profil d’origine. Selon les cas, ceci donne lieu à la fameuse “pièce jointe indisponible” que vous avez déjà certainement croisée ici ou là dans des groupes Facebook.)

Chacun de vos statuts indique, à côté de l’heure (et du lieu), qui peut le voir. Celui-ci n’est par exemple visible que pour mes amis:

Et celui-ci est public. C’est ça qu’on veut voir quand on fait un statut à partager:

Souvent, on publie d’abord le statut, puis on se rend compte qu’il n’est pas public. Pas de panique! Il n’est pas nécessaire de l’effacer et d’en republier un. On peut changer la visibilité de n’importe quel statut Facebook, même longtemps après sa publication:

C’est bien sûr aussi possible sur le téléphone:

Et voilà pour aujourd’hui!

Comme on démarre tout juste, ça m’intéresse vraiment d’avoir vos retours. Il suffit de laisser un commentaire:

  • est-ce que ces infos vous sont utiles, ou bien vous saviez déjà?
  • est-ce que l’explication est claire, trop longue?
  • avez-vous une question à laquelle vous aimeriez que je réponde une prochaine fois?

Newsletters in 2016 [en]

[fr]

Réflexion sur les newsletters en 2016 et le rôle qu'elles peuvent jouer. Méditations sur les blogs, leur désenchantement, Facebook, et Twitter. Je pense qu'il y a un potentiel avec les newsletters de retrouver un sentiment de communauté restreinte et de connexion qui s'est un peu perdu en route avec notre immersion perpétuelle dans notre propre réseau.

Prêts à tenter l'aventure avec moi? Voici mes newsletters, faites votre choix:

For years now, I’ve been thinking about using newsletters better. Or simply, using newsletters. Until recently all I had was a pretty dead newsletter on MailChimp — and the ability for my readers to subscribe to CTTS blog posts and a weekly dump of all the links I save to Delicious.

MailChimp is a powerful tool, probably overkill for me, and I never really managed to ease myself into its process. Sending out an e-mail is dead simple, but sending out my newsletter felt like more work than cranking out a blog post.

Sunset

Two tools caught my eye over the last year: Revue and TinyLetter (acquired by MailChimp, what a coincidence!)

Revue is designed to help you send out curated lists of links. TinyLetter is a barebones newsletter tool, just what I need.

I’ve been trying to analyse my recent excitement for newsletters over the past days. Like others, I’ve been grieving what I think of as the golden age of blogging. I stumbled upon Tiny Letters to the Web We Miss, which I think hits the nail on the head:

Self-publishing online was fluid and inviting in the early years because the community was self-selecting — the sort of people who would know what Blogspot was in 2003. I didn’t worry about my boss finding my blog. I didn’t worry about getting rape threats in the comments either. (Just thinking about how absurd that sentence would have sounded in 2003 is giving me a crater-sized hit of nostalgia.) We didn’t have the same worries over public personas, because the internet felt like it was just us.

Blogging before social media was like drinking with friends. If someone adjacent to your conversation said something interesting, you would pull up a chair and invite them in. Sometimes a friendly stranger would even buy you a drink.

Everybody is here now, it’s not “just us” anymore.

This reminds me of In Praise of Online Obscurity by Clive Thompson, which I wrote about in 2010. At some point of growth, your “community” dissolves into an “audience” (on Twitter, on blogs) or a “network” (on Facebook). Engagement drops. People retreat.

Once a group reaches a certain size, each participant starts to feel anonymous again, and the person they’re following — who once seemed proximal, like a friend — now seems larger than life and remote. “They feel they can’t possibly be the person who’s going to make the useful contribution,” Evans says. So the conversation stops. Evans isn’t alone. I’ve heard this story again and again from those who’ve risen into the lower ranks of microfame. At a few hundred or a few thousand followers, they’re having fun — but any bigger and it falls apart. Social media stops being social. It’s no longer a bantering process of thinking and living out loud. It becomes old-fashioned broadcasting.

This dynamic is behind the somewhat counter-intuitive fact that more followers on Twitter does not mean more influence, and that getting a boost in followers through presence on a list doesn’t mean more retweets or replies.

Already at the time of my 2010 article, this was how I analysed what had happened to blogging:

I think that this is one of the things that has happened to the blogging world (another topic I have simmering for one of these days). Eight-ten years ago, the community was smaller. Having a thousand or so readers a day already meant that you were a big fish. Now, being a big fish means that you’re TechCrunch or ReadWriteWeb, publications that for some reason people still insist on calling “blogs”, and we “normal bloggers” do not recognize ourselves anymore in these mega-publications. The “big fish” issue here is not so much that formerly-big-fish bloggers have had the spotlight stolen from them and they resent it (which can also be true, by the way), but more that the ecosystem has completely changed.

The “blog-reading community” has grown hugely in numbers. Ten years ago, one thousand people reading a blog felt special because they were out-of-the-mainstream, they could connect with the author of what they read, and maybe they also had their own little blog somewhere. Nowadays, one thousand people reading a blog are just one thousand people doing the mainstream thing online people do: reading blogs and the like. The sense of specialness has left the blogosphere.

So there you have it. We “lost” something when the internet went from “just us” to “everyone”: part of our sense of community. People reading my blog don’t feel special anymore. I don’t even feel that special anymore for writing it. Blogs aren’t special. Numbers have declined, and I’m sure it’s not just due to the fact I’m slipping into old-fartdom and neglecting my beloved blog to romp in the bushes with Facebook.

The place where we go to connect online is Facebook, or Twitter, or Google Plus. We spend our time in real-time, and head out to read this or that when a link nudges us. We might be part of communities inside Facebook groups, or small delimited spaces, but overall we are spending our time just hooked into our network.

When I was directing the SAWI Social Media and Online Communities course, I read this article by Rich Millington about the distinction between communities and followings. I formalised a three-way distinction for my classes in the following way.

Audiences: around non-social products, bloggers, authors, politicians, salespeople, “fame”

  • attracted by you
  • interact with you
  • not interlinked
  • large scale

Networks: to filter information, connect people, search

  • individual relationships
  • two-way
  • interlinked
  • each node is its own centre

Communities: “a group of people who care about each other more than they should” (Cluetrain)

  • common object of interest
  • interactions inside the group
  • human-sized
  • investment of time, emotion, ego
  • around social objects and niche services

A few years later (and even as I was using it to teach), it’s clear this typology is a bit wobbly, and many spaces are hybrids. But it remains a useful thinking tool.

When I discovered Twitter, I was spending most of my online time on IRC. I remember that one of my first strong feelings about Twitter was that it felt a bit like an IRC channel which had all the people I cared about and only them in it. (I spent my first few days/weeks on Twitter frantically recruiting.) They didn’t all know each other, and didn’t realise they were rubbing shoulders in “my” room, but for me, it was really as if I had managed to invite everybody to my birthday party.

That’s the network.

Facebook entered my world, and the same thing happened. Life online became more and more about the network. And as the network grew (and grew and grew), all our time and attention poured into it. It’s great to have a place which is populated nearly only by people you know and care about. Facebook does that for you.

Who wants to hang out in blog comments when there is Facebook and Twitter?

As you can see, I’m thinking out loud in this rambly, slightly contradictory blog post. If you can synthesise all this better, definitely have a go at it (in the comments or on your blog — link back!) I can’t quite wrap my head around all this, I feel like I’m still missing a piece.

Back to newsletters.

What newsletters definitely have chance of bringing back is this feeling of small scale. When I write a blog post, like this one, I’m not writing it for a dedicated group of readers anymore. I know you’re still out there, of course, all three of you who actually follow my blog ;-), but I’m also very much aware that I am writing for a whole pile of strangers who will stumble her after a google search. I am writing for everyone.

Email can be very personal. It goes from private space to private space (the inbox). It definitely feels more personal to write than a blog post. But it’s funny, in a way, because this post is going to reach some of you by email, and newsletters are often archived publicly on the web. There shouldn’t be a difference, right?

But there is, because the medium or tool you use really changes the way you express yourself and connect. “Email first” or “web first” does not produce the same writing.

So let’s see what happens with this newsletter experiment, OK? Take your pick and subscribe to:

And seriously, I’m really looking forward to your comments on all the stuff I’ve talked about here.

Deux mauvais exemples de community management [fr]

[en] Two examples of bad community management, and what I'd suggest to do things better. Exhibit A: cold contacting an online community moderator to ask them to share a (rather lame) contest for a brand with the community. Exhibit B: an off-topic blog comment advertising an organisation the blogger already knows about. Main take-away: make sure that you design your campaign/offer in such a way that it's not "just for you", but that the person you approach gets enough out of it to make it worthwhile for them.

Je vais protéger les innocents, alors je vais juste vous décrire les situations, et donner quelques pistes pour faire mieux.

1. Le concours

Un message privé sur facebook de la part du community manager d’une marque, qui offre des produits ayant pour clientèle cible les membres d’une communauté que j’administre.

La personne qui m’écrit est intéressée par une collaboration avec moi. Pendant un quart de seconde, je m’imagine que c’est à mes services professionnels qu’on fait référence (parce que oui, un volet de mon activité est le conseil aux marques pour leur présence et leurs activités en ligne, surtout quand elles touchent les médias sociaux et les communautés, les gens, quoi). Je déchante vite: on me propose de partager un concours. Les gens envoient des photos et peuvent figurer sur le site web de la marque ainsi que sa page Pinterest.

Pourquoi ça coince:

  1. on ne se connaît ni d’Eve ni d’Adam, et on me propose une “collaboration” qui consiste en fait à utiliser mon réseau et mon capital social sans rien me donner en échange
  2. ce type de concours prend un peu les gens pour des demeurés: ah, on va envoyer des photos à une marque pour qu’ils puissent garnir leur site et présence sur les médias sociaux de user generated content? en gros, pour l’honneur de contribuer à leur image sur le web? à nouveau, c’est à sens unique

Si c’était mon client:

  1. déjà, règle d’or: on évite au maximum de contacter les gens à froid
  2. ensuite, on évite aussi d’approcher les gens pour quelque chose qui nous rapporte infiniment plus qu’à eux: on évite d’utiliser les gens; surtout quand ils ne nous doivent rien et que l’on n’a rien fait par le passer pour leur donner envie d’être généreux avec nous
  3. dans un premier temps, remonter à la motivation de base: qu’attend-on de ce concours? quel est le but profond? dur à deviner sans leur parler vraiment, car ça va s’arrêter à “attirer des visiteurs” ou “susciter de l’intérêt”; il faut remonter à la source: est-ce un problème d’image? a-t-on besoin de vendre plus? lance-t-on un nouveau produit qu’on doit faire connaître?
  4. en fonction de la motivation profonde, on cherchera à mettre sur pied une campagne qui a plus de sens qu’un simple concours, et surtout qui est donnant-donnant — qui respecte l’autre (oui, c’est ça qui n’est pas simple, et pour dénouer ce genre de truc qu’on me paie, souvent)
  5. dans un autre premier temps, idéalement avant en fait, il faut prendre le temps de construire un véritable réseau dans le domaine qui nous intéresse; ça se fait plutôt en six mois qu’en six minutes, et il faut payer un peu de sa personne, y aller soi-même, sans masque mais avec diplomatie, et avec authenticité; si le coeur n’y est pas, s’il n’y a pas de volonté de vraiment rencontrer l’autre, on peut oublier
  6. entre un réseau qui se tient et une campagne où chacun y trouve son compte, ça devient du coup bien plus possible d’approcher quelqu’un (qu’on connaît) pour lui demander une faveur ou lui proposer une opportunité qui lui plaira vraiment; et parce qu’on connaît la personne, on aura bien des chances de tomber juste

2. La pub

Sur un article de mon blog, un commentaire sur un tout autre sujet m’invitant à découvrir une organisation que je connais, en fait. Le commentaire vient d’une personne, au moins, réelle, qui travaille clairement sur la présence web de l’organisation en question.

Pourquoi ça coince:

  1. le commentaire est complètement hors-sujet et laissé par quelqu’un que je ne connais pas => alerte spam immédiate
  2. ça reste de la pub complètement transparente, malvenue sur un blog personnel
  3. la personne a un lien avec l’organisation dont elle fait l’éloge, mais ne l’explicite pas

Si c’était mon client:

  1. règle d’or: on ne laisse pas des commentaires publicitaires sur les blogs des gens
  2. si on veut améliorer la visibilité du site de l’organisation en question auprès de blogueurs et de leurs lecteurs, on peut tenir un blog à haute qualité de contenu, par exemple; si on prend aussi la peine de devenir lecteur du type de blog dont on désire attirer l’attention, et qu’on conçoit son blog comme faisant partie intégrante du même écosystème que les autres, nos articles pourront rebondir sur les leurs et ainsi attirer l’attention de façon positive
  3. que ce soit pour les articles ou les commentaires, ne faire aucune concession sur la valeur ajoutée: on écrit pour donner d’abord, pas pour prendre; on cherche à être utile, pas à déguiser nos intérêts en ceux de l’autre; du coup, un véritable commentaire peut avoir un sens
  4. si on désire vraiment qu’une personne précise nous accorde de son temps pour nous rencontrer, par exemple, on prend soin de faire au maximum ses devoirs pour s’assurer qu’on vise juste, et on s’assure aussi que cette personne s’y retrouvera dans ce qu’on lui offre, et que ce n’est pas “juste pour soi” (cf. point 4. du premier exemple)

Si vous avez des exemples d’approches de la part de marques sur les médias sociaux ou de “community management” qui “coincent”, comme ceux-ci, racontez-les-moi et je me ferai un plaisir de les décortiquer!

Tentatives de Periscope [fr]

[en] First thoughts on trying to use Periscope to show you things around Kolkata.

C’est le reportage de Nicolae Schiau sur le voyage des réfugiés à travers l’Europe qui a remis Periscope sur mon radar. Dans une vidéo qui n’est malheureusement plus en ligne (Periscope fait dans l’éphémère, les vidéos tournées disparaissent après 24h), le reporter nous faisait visiter l’abri de protection civile (enfin, ça ressemblait à ça) où il se trouvait avec une foule de réfugiés désirant rejoindre l’Allemagne.

Mes souvenirs m’ont ramenée à Seesmic, peut-être trop précoce — on n’avait pas tous un smartphone à cette époque. La vidéo-séquence, sans montage, à la qualité douteuse, mais qui montre ou dit quelque chose directement. Prête-moi tes yeux que je voie.

Je me suis dit que mon séjour en Inde serait une excellente occasion de jouer un peu avec Periscope: montrer le quotidien, la rue, les gens.

Pas si simple en pratique. Il fait tout de même encore chaud la journée, et la lumière baisse vers 16h. Les magasins ouvrent à 17 pour le soir. Le matin, je dors souvent — ou alors, si je suis debout tôt, c’est souvent que la nuit a été mauvaise. Mais c’est vrai que ce serait le meilleur moment pour sortir.

Après, il faut idéalement avoir des choses à dire quand on montre. Du coup, on oublie la vidéo faite subrepticement pendant les courses ou une sortie quelconque. Il faudrait sortir exprès. Pas évident — comme j’aime à le dire, l’Inde me pousse vers le minimum d’effort, on se fatigue assez sans le chercher. Mais demain, par exemple, je vais à pied à mon cours de Hindi — ce serait peut-être l’occasion, si je pars un peu plus tôt. On verra.

L’autre truc “pas si simple” c’est si on veut sauvegarder ces vidéos pour visionnage futur. Periscope nous propose très sympathiquement d’enregistrer nos vidéos sur notre smartphone, mais malheur de misère, il les sauvegarde toutes en format vertical, même si on a filmé à l’horizontale (une option maintenant officiellement possible pour Periscope). Et retourner une vidéo, ce n’est pas comme retourner une photo.

Quicktime permet de faire ça assez facilement: ouvrir la vidéo, la faire tourner de 90°, enregistrer une copie. Seul hic: la date de la vidéo originale est perdue. J’ai donc ensuite dû m’amuser dans Lightroom à changer manuellement la date de chacune des 20+ vidéos que j’ai à ce jour dans ma collection (ça m’a été utile de pouvoir utiliser Photos d’Apple pour visualiser les dates, plus pratique que de naviguer sans cesse entre les dossiers dans Lightroom). Maintenant, je suis en train de mettre tout ça sur YouTube.

Il y a quelques vidéos sympas de ma visite du “village” (banlieue, plutôt) de Purnima, Sonarpur, avec les filles Palawi et Kusum. Vous pouvez même m’y entendre tenter de parler un peu de Hindi très rouillé (je n’ai trouvé quelqu’un pour faire des cours de conversation que ce week-end dernier).

Note: à l’heure où je publie, les vidéos sont encore péniblement en train d’uploader… Suivant quand vous lisez cet article, certains risquent de ne pas être en ligne ou de ne pas être dans la playlist. Il y a 23 vidéos en tout.

Remettre mon cerveau dans le droit chemin [fr]

[en] About making small changes to get my brain back on track. Less frantic multitasking, more downtime, being aware of what I'm exercising my brain for. It seems to be working, I no longer fear I am suffering from early onset Alzheimer's or some kind of very premature dementia (I'm not kidding, I was really worried about this earlier this year). Most of the links in the article point to English sources.

En fait, bloguer c’est un peu comme faire la vaisselle. Ces jours mon évier est vide et propre quand je vais me coucher, parce que je fais la vaisselle à mesure. Hier soir, j’ai eu un coup de mou, je me suis dit “bah, je laisse” — puis je me suis reprise: si je laisse, demain matin, il va se passer quoi? C’est déjà assez dur comme ça, les matins, sans se retrouver devant la vaisselle de la veille au soir, même s’il n’y en a pas beaucoup. Parce qu’en effet, ce n’était pas grand-chose, ce qu’il y avait à laver.

Alors j’ai pris mon courage à deux mains et fait ma vaisselle.

Dans ma tête, l’évier est plein de vaisselle d’idées. Ça fait près de deux semaines que je n’ai pas blogué, parce que j’ai d’autres trucs à faire, ou que je suis fatiguée, ou pas là. Et quand je pourrais, je regarde la grande pille de vaisselle intellectuelle, et je n’ai pas le courage. Et voilà comment s’enclenche le cercle vicieux. C’en est au point où je ne prends même plus note des choses à mentionner dans mon prochain article, c’est vous dire.

Out of wifiland

Alors on va y aller à rebours. Aujourd’hui, sur Freakonomics Radio, j’écoute deux épisodes sur le sommeil. Il est bien, ce podcast. Récemment, j’ai aussi écouté un épisode fascinant sur l’efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale (CBT en anglais) pour la réduction des comportements violents/criminels chez les adolescents, et un sur l’augmentation de la prise de risque en fonction des mesures de sécurité en place.

L’épisode sur le sommeil reparle, bien entendu, de la question des écrans avant de se coucher. Je suis coupable, très coupable. D’ailleurs j’ai du mal à me mettre au lit. J’ai lu une série d’articles là autour ces derniers temps, concernant les enfants: ça va des symptômes genre troubles d’attention aux couchers tardifs. Le premier article propose carrément dans certains cas de passer par un “jeûne électronique” de quelques semaines.

Ça m’interpelle, tout ça. Parce que du temps sur mon écran, j’en passe. Et depuis un an ou deux, je constate des choses qui m’inquiètent, au point que j’en ai parlé plusieurs fois au copines, à mon ostéo, et que j’ai été pas loin de carrément prendre rendez-vous avec mon médecin pour faire des tests.

J’ai la mémoire qui flanche. Je zappe des trucs. Je fais des erreurs, aussi. J’oublie des rendez-vous. Je suis distraite. Je suis stressée, même si j’ai du temps pour souffler. Vous voyez le genre. Quand on est du genre flippette comme moi, on se dit, purée, sénilité précoce, signes avant-coureurs d’Alzheimer, ou bien est-ce que l’âge, ça nous fout vraiment en l’air le cerveau aussi tôt? Je ne rigole pas, j’étais vraiment en train de me poser ces questions. Je me suis aussi demandé si c’était Ingress qui me pourrissait les neurones. Mais non, j’avais déjà remarqué des soucis avant que je commence à jouer.

C’est une remarque de mon père qui m’a décidée à prendre le taureau par les cornes. Enfin j’exagère, mais disons, à prendre sérieusement la piste “mes activités quotidiennes”. Je partageais mes inquiétudes avec lui, et en même temps qu’il me rassurait que 40 ans n’était pas l’âge auquel nos facultés intellectuelles plongeaient dans le gouffre, il me faisait tout de même remarquer que j’étais tout le temps en train de faire trente-six mille choses à la fois. D’après lui, pas besoin de chercher plus loin l’explication.

Viennent s’agréger à tout ça quelques épisodes de l’excellent podcast Note to Self, dont je parle déjà dans mon dernier article: tout d’abord, la campagne Bored and Brilliant, qui nous invite à nous reconnecter avec les vertus de l’ennui (je rigole pas, ennui source de créativité par exemple). Une série d’exercices (je n’ai pas tout fait) pour nous inviter à nous déconnecter un bout. Alors, je connais, parce que (mauvais réseau oblige) je suis beaucoup plus déconnectée au chalet, par exemple. Ou quand je suis sur le lac. Pas étonnant que j’en aie envie.

Ensuite, notre “bilinguisme de lecture” — la lecture hypertexte, qu’on pratique en ligne, où on scanne, saute d’un truc à l’autre, etc, et la lecture longue, celle des livres ou des longs articles, celle qu’on a apprise à l’école et durant nos études. Notre cerveau adore la lecture hypertexte et s’y adapte merveilleusement bien, au point qu’on se retrouve effectivement comme drogués au zapping, et à avoir de la difficulté à lire non-stop un roman. L’épisode me  plaît particulièrement car il insiste sur l’utilité de ces deux types de lecture. On doit maîtriser les deux. Une des personnes interviewées dans l’épisode explique qu’elle s’est forcée à réapprendre à lire longuement. Horrible au début, mais c’est revenu, deux semaines d’efforts si ma mémoire est bonne.

Ailleurs, mais alors je ne sais plus où, un autre épisode de podcast où quelqu’un disait qu’on prenait l’habitude de déléguer des tas de choses à nos téléphones et ordis. Une question? Hop, Google. Tous les rendez-vous dans l’agenda. Etc. C’est génial, et ça marche super bien. Tellement bien que notre cerveau, ce miracle de plasticité, s’y adapte magnifiquement, et deviendrait… paresseux. Comme le chat qui va miauler devant le frigo pour qu’on lui remplisse sa gamelle plutôt qu’aller chasser la souris: chemin le plus court et le moins énergétique pour arriver à la nourriture. (J’ai essayé mais je n’arrive plus à retrouver l’épisode, désolée.)

Tout ça fait gentiment rentrer l’idée chez moi que ce à quoi on occupe notre cerveau au quotidien forge ses compétences. C’est évident, me direz-vous. Comme pour le corps: si on court tous les jours, on va bien courir. Si on travaille sa force, on sera fort. Donc si on entraine notre cerveau à être en alerte et à sauter de A à B tout le temps, c’est assez logique qu’il devienne bon à ça, et pas forcément à rester concentré sur un truc. (Purée, écoutez-moi parler, on dirait les alarmistes genre “tout cet internet va nous moisir le cerveau et faire de nous des addicts” d’il y a dix ans.)

Donc, je suis en train de mettre en place des changements.

Moins de multitâches, déjà. Essayer d’être un peu plus monotâche dans ma façon de travailler et quand je suis derrière l’écran. J’ai souvent plusieurs conversations en parallèle, la chose principale que j’essaie de faire, la chose secondaire sur laquelle ça m’a envoyé (etc.), et Facebook/G+ que je “checke” un peu compulsivement. C’est pas joli, je sais. Il ne s’agit toutefois pas de tirer la prise, mais de revenir à quelque chose d’un peu plus raisonnable.

Idem en déplacement. Là, Ingress n’a pas aidé: avant, dans le bus ou quand je marchais, j’écoutais des podcasts ou je lisais. Maintenant, je joue durant mes déplacements, et entre deux portails, je chatte (souvent avec mes camarades de jeu). Et comme je suis “activement” sur le téléphone, je finis dans Facebook ou ailleurs.

Cette histoire de déplacements, c’est important, parce que les déplacements, c’est une sorte de “temps mort” (plus ou moins mort) que j’avais, et que j’ai “perdu”. Durant mon année sans chat, en 2011, je m’étais déjà posé la question des différents types de temps mort donc j’avais besoin. Et là, je réalise que j’en manque. Même sur les pistes de ski, cet hiver, je me retrouvais à chatter sur les télésièges (à ma décharge, une vilaine histoire de harcèlement est venue se coller là-dessus, ce qui n’as pas aidé — mais c’est derrière maintenant).

Alors, pour revenir au podcast sur le sommeil, une des expertes interviewées relève le challenge de ne pas toucher à ses écrans entre 21h et 7h du matin durant une semaine. Et elle rapporte que ça a eu un effet vraiment positif sur son sommeil. Je n’en suis pas là, mais j’ai commencé à mettre mon téléphone en mode avion quand “j’éteins”.

Inspirée par un article de James Clear sur les comportements par défaut qu’on définit à travers la construction de son environnement, j’avais d’ailleurs il y a quelque temps fait l’expérience de mettre mes écrans dans une autre pièce. Effectivement, quand on se réveille à 3h du matin et que le téléphone est allumé à côté du lit, on a toutes les chances de le regarder, mais s’il est éteint et dans une autre pièce… peu de chance.

Il faut que je pense à utiliser mon FitBit comme réveil plutôt que mon téléphone, mais pour le moment je ne peux pas lui “dire” de régler le réveil comme je le fais avec Siri (“réveille-moi à sept heures et demie”).

Un point d’interrogation qui me reste, c’est la lecture sur Kindle. Depuis un nième article lu sur ces histoires de lumière d’écran avant le sommeil (en passant, j’utilise f.lux depuis des années), j’ai commencé à laisser ma lampe de chevet allumée pendant que je lisais, alors qu’avant je lisais dans le noir, rétro-éclairage de la Kindle sur 6 ou 7, juste ce qu’il me fallait pour lire. Est-ce de la lumière blanche d’écran qui perturberait le sommeil? C’est une activité de lecture continue, et pas de “zapping”, mais c’est sur un “écran”.

Donc voilà. Des petits changements, certains aménagements presque cosmétiques, mais comme je le disais à mon ostéo l’autre jour, il me semble que je vois déjà une amélioration, par rapport à il y a quelques mois. Je fais des efforts, aussi: je ne suis pas complaisante avec mon cerveau qui “me lâche”. Quand un truc m’échappe, je me concentre pour le retrouver. Quand je dois me souvenir de quelque chose, je fais un effort pour l’enregistrer. Je tiens compte du fait que mon cerveau est devenu l’équivalent d’un corps sédentaire, et que je dois être à la fois exigeante et compréhensive avec.

Je vous laisse, j’ai un gros livre à lire…

Comment écrit-on? Plagiat, paraphrase et compagnie [fr]

[en] Contact with a few batches to bachelor students these last years has led me to believe that "writing" for many of them means "copy, paste, remix a bit". Cue an article on plagiarism...

Il y a très longtemps, j’écrivais sur du papier. Brouillon, ratures, prévoir du temps pour recopier au propre. Depuis la fin de l’uni, et même avant, ça ne m’arrive plus. J’écris sur clavier. J’ai la grande chance d’être douée d’un excellent premier jet. Souvent, je ne relis même pas avant de publier. C’est “facile” pour moi. Avec les années, j’ai appris que ce n’était pas le cas pour tout le monde.

J'écris mal

Je viens de finir d’écouter un épisode de Note to Self sur le plagiat. On y parle de quelque chose que j’ai constaté ces deux dernières années avec mes étudiants de bachelor: pour beaucoup, écrire signifie copier, coller, et, si on a de la chance, remixer un coup. En saupoudrant de paraphrase.

Pour nous qui avons appris à écrire “avant les ordinateurs”, cela n’avait pas des masses de sens de recopier mot pour mot ce qu’on trouvait dans nos manuels ou encyclopédies. Certes, certains le faisaient certainement, mais comparez l’effort requis à celui de copier-coller puis changer quelques mots.

Dans mes cours de blog, j’ai jusqu’ici laissé pas mal de liberté à mes étudiants concernant leur choix de thématique. Une chose sur laquelle je ne fais aucune concession, toutefois: ils doivent publier du contenu original. Du contenu qu’ils ont écrit eux-mêmes. Je suppose qu’il est clair pour eux que le plagiat est un péché capital, mais dans le doute, on repasse une couche.

Malgré cela, je me retrouve avec chaque classe face à une collection d’articles qui sont au mieux de la paraphrase maladroite. Cela devient un point de contention avec les étudiants. Je me demande s’ils me prennent vraiment pour une idiote, mais avec le recul, je me dis qu’ils n’ont peut-être simplement jamais vraiment appris à écrire, et qu’ils s’en sont tiré “en faisant ça” dans leurs études jusqu’ici.

En particulier, je pense qu’on ne leur a jamais appris comment paraphraser correctement (digérer le texte source, cacher celui-ci, écrire avec ses propres mots, contrôler pour la justesse des idées/faits et l’absence de citation directe involontaire).

Après “un peu” de recherche en ligne (ahem! ça aussi c’est une compétence qui manque souvent!), il me semble que les sources francophones que j’ai trouvées insistent sur “c’est mal, voici ce qu’il ne faut pas faire” mais ne montrent pas avec beaucoup de détail comment faire mieux. En anglais, il y a plagiarism.org, qui semble très bien, un tutoriel de l’Université du Missouri, des indications sur comment éviter le plagiat “copier-coller” grâce aux citations, des exemples de paraphrases acceptables et non acceptables (ici aussi).

On me demande parfois comment je “détecte” le copier-coller sous-jacent. Je n’utilise pas de programme anti-plagiat (probablement pourtant que ça m’épargnerait les nerfs). Mais à force d’années de linguistique, d’analyse de texte, de lecture et d’écriture, je sens immédiatement le changement d’auteur à la lecture. La plupart des étudiants que j’ai croisés dans mes cours n’écrivent pas aussi bien que les textes qu’ils plagient, et ne savent pas ménager une transition. De plus, dans un cours de blog, on travaille un certain style d’écriture qui est rarement celui des sources “d’inspiration”.

Alors c’est clair, on cite avec moins de rigueur académique quand on blogue, mais le principe sous-jacent reste le même: éviter de faire passer les idées ou les mots d’autrui pour les siens. Le moyen le plus simple d’éviter ça? Ecrire des choses qui sont déjà dans sa tête, et qu’on n’a pas besoin d’aller piquer sur des sites existants. Et faire des liens vers nos sources.

Il reste après le problème du plagiat involontaire, mais ça, c’est une autre histoire…

(Zut, je voulais parler aussi de la difficulté constatée chez mes étudiants à simplement “construire” un texte, à argumenter, etc — mais ce sera pour une autre fois, ce billet est déjà assez long!)

No Blog Post Is an Island [en]

[fr] Une des grandes difficultés dans l'art de bloguer: intégrer des liens à son texte. D'une part parce que les liens rajoutent une dimension au texte, perçant en quelque sorte des trous dans celui-ci par lesquels le lecteur est libre de s'échapper, à la façon des "livres dont vous êtes le héros" de notre adolescence, et d'autre part parce que la nature hypertexte du web donne à l'intertextualité une place capitale. Un article de blog n'est pas une île isolée, mais un fragment textuel nageant au milieu d'un océan d'autres fragments similaires, avec lequel il a des liens plus ou moins proches, que la bonne maîtrise de l'hyperlien permet d'expliciter. Ceci nécessite, outre une habileté avec les mots (pour pouvoir retourner sa phrase dans le sens qui permet un bon ancrage du lien), une certaine culture des autres textes entourant le sien. Sinon, comment faire des liens qui feront sens?

Fellow blogger Adam Tinworth points to a leaked memo from The Guardian encouraging internal linking. He shares his astonishment on Facebook “that this still isn’t standard practice at most places”. I am not that astonished, I have to say.

During my many years as blog editor-in-chief and teaching blogging to students, I have seen again and again that from a technical point of view, aside from managing to write in your own personal voice, the most difficult aspect of blogging to master is integrating hyperlinks into your writing.

Autour du chalet, colliers de perles

I think this is because writing well with hyperlinks requires one to write differently. It is not just about “writing and then adding links”.

Adding meaningful hyperlinks to your sentences is going to have an impact on the way you construct them. You need to be comfortable shuffling the words around, or looking for others, so that you end up with a phrase that provides you with adequate anchor text for the link you want to insert.

Most people’s training in writing is probably in standalone texts. Offline writing, the type that worked well on paper. Your reader starts at the top, and finishes at the bottom. You may have footnotes and references, but nothing as dramatic as a hyperlink, which literally pokes a hole in your text.

I like to think of hyperlinks as adding an extra dimension to a text. Normal text is 1D. Just follow it through. Hypertext is 2D at least — remember those books we must all have read as teenagers? If you go right, head to page 16, but if turn left, run off to page 67?

So, the first challenge in writing with links is finding a gracious way to anchor all those links into your words.

The second challenge is less obvious, but even more important: intertextuality.

Intertextuality” is a rather vast topic, but it generally has to do with the fact that how you understand or read one text can be shaped by your knowledge of another. References or allusions, explicit or not, that connect different texts.

On the web, everything we write is swimming in a sea of other interconnected texts. It’s not called the World Wide Web for nothing, dammit. Everything that is published on the web is stitched together. The blog post you are writing now is not an island, it is swimming alongside all sorts of other pieces of writing. How you position your piece of writing amongst the others may be just as important as the writing itself.

Intertextuality in the world of hypertext is a crucial thing to be aware of.

What are you going to link to? What is there out there that complements your writing, or takes your reader further, or down a parallel path? What are the associations between parts of your writing and preexisting writing?

This requires, in addition to the will to connect one’s writing into this existing web, some degree of knowledge of what is out there. Culture. Or dexterity in the use of the search engine. Or both.

I agree with Adam: internal linking should be a no-brainer. I do it a lot on Climb to the Stars: whenever I’m writing a blog post, I’m wondering what else I have written in the past which is related to it. Am I building upon a previous post? Am I writing on a topic I’ve already touched upon? How can I work a link to this or that post into what I’m writing now?

I do it on Open Ears too. As editor-in-chief, I have read all the articles we publish. The difficulty is I often receive articles which are written as standalone pieces, so I have to either work with the blogger to incorporate a reference to another article, or do it myself as part of the editing process. But as I mentioned above, adding links changes the way you write and construct your text, so “adding a link” is rarely as straightforward as “just adding a link” — and in some cases can only difficultly be done if it wasn’t planned for from the start.

When I was discovering the web, one of the first sites I spent a lot of time reading was The Psychology of Cyberspace. It’s still online, and I encourage you to visit it: as the author explains, it is an online book, that is, written with hypertext in mind.

There is a table of contents, but in addition to that, inside the chapters, there are links to other chapters whenever there is a mention or a passing reference to something covered elsewhere. This frees the reader to wander around in the order they wish, and avoids redundancy — if you need to explain X again, just link to it. I think this was a very good learning example for me of how to build text online.

So now. How would you teach people the skills to do this, when it doesn’t seem to come naturally to them?

Bad Cat Photos (And Links. Non-Cat Links.) [en]

[fr] Des liens. Surtout.

I still haven’t found the magic solution to grab interesting links on-the-fly and collect them for a future blog post. I easily share to facebook, G+ and Twitter from any device. Anything shared on Twitter ends up in delicious, and so does everything shared to facebook (albeit privately). I stuff things in Pocket when I don’t have time to read them and the tabs start piling up. I’ve started sticking things in Pocket that I have read but want to blog about. It’s going to be messy.

The Basket is a Little Tight

I hardly got through the first item in my notes with my last post. So, sorry for the somewhat stream-of-consciousness blogging. Welcome inside my head.

A facebook friend of mine asked us what we thought about couples who have shared email or facebook accounts. The reactions were mostly swift and strong: eeeeeeew! Mine was too.

Online, your account is your identity. Are you “one” with your significant other? Joint accounts, for me, point to symbiotic relationships, which I really don’t consider healthy. Are you nothing without your SO? Do you have no individuality or identity aside from “spouse of”?

This reminds me of how in certain communities the “second” of a couple (ie, not the primary member of the community) sometimes feels a bit like a satellite-person, using the “primary” as a proxy for interacting with the rest of the community. This bothers me.

It bothers me all the more that the “second” is (oh surprise) generally the woman of the couple. It’s a man’s world, isn’t it, and women just tag along. Enough said. A bit of reading. Not necessarily related. And in no particular order.

In “offline” news, I’ve been redoing some of the furniture in my living-room. (“Cheese sandwich”, here we come.) One part of trying to solve Tounsi’s indoor spraying problem is getting rid of the furniture he irremediably soiled, and that was the opportunity for some changes.

New Furniture

The picture is bad, but you see the idea. Huge cat tree on one side, and “cat ladder” created out of two LACK bookshelves from IKEA (don’t put all the shelves in). More for Tounsi than for Quintus, clearly, who is more comfy in the ground-level basket I brought back with him from England three years ago. His elbows aren’t what they used to be, so jumping down from anywhere is a bit of a pain.

Basket for Quintus

Yes, today comes with a lot of bad cat photos. Sorry.

Anyway, I had to remove all my books from my bookcase to move it over one metre, which gave me the opportunity to start sorting, now that I’ve gone all digital with my kindle. I’m finding it very liberating. All those kilogrammes of books I’ve been carrying with me for 20 years! I can now feel free to let go of all but the most meaningful or precious. My Calibre library only takes up space on my hard drive — and hardly any.

(The WordPress editor is doing horrible things to the formatting in this post. My apologies.)