10 jours d'habits dans son bagage à main [en]

[fr] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Ça fait des semaines et des semaines que je veux vous parler de ce reportage photo “pratique” du New York Times, 10 Days in a Carry-On. Heather Poole, hôtesse de l’air, nous explique comment elle range 10 jours d’habits dans un bagage à main (mais sans le chat).

Chat dans bagage à main, par Chris D @ Flickr.

Crédit Photo: Chris D

Impressionnant! Pour vous mettre l’eau à la bouche (carrément), voici la liste de ce qu’elle arrive à y caser.

  • 2 paires de chaussures
  • 3 paires de shorts
  • 3 paires de pantalons classe
  • 1 jupe
  • 3 paires de pantalons relax ou jeans
  • 3 chemises de nuit
  • 3 maillots de bain
  • 1 sarong
  • 3 pulls légers
  • 4 robes
  • 10 chemises relax
  • 6 chemises classe
  • 1 petit sac à main
  • trousse de toilette

(Moi qui croyais que je prenais toujours trop d’habits avec moi dans ma valise, j’ai encore de la marge on dirait!)

Si vous voulez savoir comment elle fait, allez regarder le reportage en photos. C’est en anglais, mais il y a suffisamment d’images pour que vous puissiez suivre sans problème. (Un tuyau: il faut rouler les habits et non les plier…)

La seule chose qui me chicane, c’est qu’il n’est nulle part question de sous-vêtements dans cette histoire!

Comment approcher les blogueurs [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Suite à une petite mésaventure de relations publiques que je raconte en détail sur mon blog, voici quelques petits conseils aux entreprises qui désirent nouer des contacts avec les blogueurs potentiellement intéressés à en apprendre plus sur elles.

  • Ne lésinez pas sur le travail en amont pour décider à qui vous désirez parler.
  • Ne faites par l’erreur de penser que tout blogueur parlant des médias sociaux n’attend que de pouvoir rencontrer le directeur de votre entreprise.
  • Communiquez clairement l’objectif de la rencontre aux blogueurs que vous contactez, de façon à ce qu’ils ne risquent pas d’y venir avec de fausses attentes (c’est pire que tout!)
  • Conversez! Parlez avec la personne, pas “à“. (C’est une des bases de la culture blogosphérique, donc si vous passez à côté de ça, votre crédibilité en tant qu’interlocuteur va en prendre un grand coup.) Pas de langue de bois, pas de blabla marketing, pas de recrachage de communiqué de presse. Restez en lien avec votre interlocuteur.
  • Si vous vous plantez, adoptez une attitude constructive et excusez-vous amplement. Certains blogueurs sont susceptibles…

Ceci devrait vous permettre de ne pas faire trop de casse lors de vos incursions dans la blogosphère!

Sur un sujet plus aquatique, j’espère que vous avez tous et toutes remarqué que c’est un équipage presque exclusivement féminin qui a mené Ladycat à la victoire, lors du Bol d’Or de ce week-end! Ça vaut quand même la peine de le relever, non?

Comment ne pas approcher les blogueurs [fr]

Reconnaître que les blogueurs sont un public “à part” et qui compte, lorsqu’on est une entreprise, c’est bien. Encore faut-il savoir les approcher correctement.

Voici donc une petite mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques semaines, accompagnée de quelques méditations sur le sujet. (Le nom de l’entreprise est connu de la rédaction ;-).)

Au sortir d’une matinée de travail assez intense loin de chez moi, je trouve sur ma boîte vocale un message (numéro français) me disant à peu près ceci: “Bonjour, je suis XY de l’entreprise YZ, je vous suis sur Twitter et je vois que vous écrivez plein d’articles très intéressants sur les médias sociaux, le hasard veut que notre directeur soit à Lausanne aujourd’hui et ABC *(note: un de mes clients)* avec qui je parlais de vous aujourd’hui m’a dit que vous y habitiez justement. Seriez-vous disponible/intéressée pour le rencontrer, pour avoir une conversation qui n’engage strictement à rien, bref, faire connaissance?”

Suit un e-mail assez similaire en contenu, avec en plus une invitation à rencontrer XY en personne si je ne suis pas disponible aujourd’hui pour le directeur, afin de pouvoir “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”.

Ma première réaction est de laisser courir. Je suis raide, il est 14h, je ne suis pas encore chez moi et je n’ai pas mangé. Mais bon, après avoir relu l’e-mail et réécouté le message, je me dis qu’ils sont visiblement motivés à me rencontrer. YZ est une entreprise que je connais de loin, active dans les médias sociaux. J’ai un compte chez eux mais je n’utilise pas trop leur service (plus par paresse/overload qu’autre chose). S’ils sont motivés à faire ma connaissance et qu’il y a des opportunités de business à faire, ce serait dommage que je laisse passer ça. Donc j’envoie un SMS pour dire que je suis dispo pour un petit café informel rapide pour prendre contact (je ne suis absolument pas en état d’avoir une conversation “sérieuse”).

C’est là qu’est le premier hic, et sur le moment, je me suis demandé si c’était moi qui avait mal compris les choses: en réécoutant (après) et relisant le mail, c’était assez clair pour moi qu’il y avait un sous-entendu “tâtons le terrain pour voir s’il y a des choses à faire ensemble”. Dans le doute, j’avoue avoir même fait lire le mail à une ou deux personnes extérieures qui ont confirmé mon interprétation.

Suite à mon SMS, l’assistante (? je crois que c’était son assistante) du directeur me rappelle. Nous convenons d’un rendez-vous. Une fois sur place, passées les formalités d’usage (où je glisse en passant que je suis vannée, à quoi ils répondent qu’on fera donc vite), on s’installe. Et là, ça se gâte, parce que l’entrée en matière ressemble à “peut-être, pour commencer, avez-vous des questions que vous aimeriez nous poser sur notre entreprise?” (euh… non, pas vraiment…) “Alors je vais peut-être vous présenter un peu ce qu’on fait…”

S’ensuit Le Pitch.

Désolée, mais il n’y a pas d’autre mot. On passe en mode “communiqué de presse oral”. J’écoute patiemment, et j’attends, même si je commence à me demander ce que je fais là, parce que je sais que des fois les gens (surtout les entrepreneurs, cadres, et autres porte-paroles d’entreprise) ont besoin de passer par là avant qu’on en arrive au vif du sujet. Lorsqu’ils proposent de m’envoyer leurs communiqués de presse, je ne peux m’empêcher un relativement énergique “oh non, s’il vous plaît, je ne suis vraiment pas amatrice de communiqués de presse et j’en reçois déjà bien assez comme ça” (pas très diplomatique, je sais) et je profite de la brèche pour leur demander ce qu’ils attendaient exactement de moi, et pourquoi ils désiraient me rencontrer.

“Mais on n’attend rien du tout, on voulait juste vous donner l’occasion d’apprendre ce qu’on faisait, nous poser des questions, etc. On est là pour une série de rendez-vous avec des journalistes, et comme on considère que les blogueurs sont importants, on essaie aussi de les rencontrer…” (je cite de mémoire, c’est pas les mots exacts).

Aïe.

Je leur dis tout de go qu’ils n’ont vraiment pas contacté la bonne personne pour ça. J’essaie de me lancer dans une analyse de ce qui coince dans leur processus pour qu’ils aient pu faire une erreur pareille, mais très clairement ça ne les intéressait pas. Mon erreur, ils ne m’avaient rien demandé de ce côté-là, j’ai mis un moment à me rendre compte que je m’étais engagée dans un dialogue de sourds (ils font régulièrement ce genre de rencontre sur Paris avec des blogueurs et ça se passe très bien, qu’est-ce que j’en sais, moi).

Du coup, un peu frustrée que ma magnifique analyse de la situation n’ait pas trouvé preneur, je vais la partager ici avec vous. Qui sait, ce sera peut-être utile à quelqu’un!

Au moins, on était tous d’accord pour dire que j’avais été mal ciblée. Mais comment est-ce que ça a pu arriver? Il y a deux explications principales, à mon avis:

  1. l’e-mail et le message téléphonique n’étaient pas suffisamment clairs concernant la teneur de la rencontre;
  2. tous les blogueurs écrivant sur les médias sociaux ne sont pas intéressés par la vie des entreprises qui les font.

La prise de contact

Plusieurs facteurs m’ont induite en erreur lors de la prise de contact (je n’ai aucune idée si c’était intentionnel ou non; étant plutôt du genre à donner le bénéfice du doute, je vote pour la maladresse plutôt que la manipulation).

  • l’urgence et l’importance: message sur la boîte vocale suivi d’un e-mail, c’est une prise de contact relativement “agressive”
  • la référence à mon client, à mes articles, à Twitter, qui donnent l’impression que la personne qui me contacte sait à qui elle a affaire
  • la formulation un peu ambiguë (qui aurait, retrospectivement, pu me mettre la puce à l’oreille) me demandant si je suis “disponible ou intéressée” à rencontrer le directeur
  • finalement, la référence à “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”, qui tire un peu ma sonnette d’alarme “consulting gratuit“, mais qui reste dans le registre de la relation professionnelle.

Qu’est-ce qui aurait aidé? Dans l’ensemble, être plus clair concernant la nature de la rencontre. Concrètement?

  • expliquer que le directeur est à Lausanne pour rencontrer journalistes et personnes des nouveaux médias (blogueurs etc.)
  • m’inviter à le rencontrer “si intéressée à en savoir plus sur l’entreprise YZ, ou à poser des questions à son directeur concernant celle-ci ou leur service”.

Je pense que ça n’a pas aidé que la personne qui m’a contactée (XY) n’était pas la personne que j’allais rencontrer. Je comprends bien que dans une entreprise il faut répartir les rôles, mais là, clairement, le directeur d’une part n’était pas briefé sur moi (excusable au vu du peu de temps disponible) et surtout ne s’est pas du tout intéressé à qui j’étais et à ce que je faisais avant de commencer à me parler. Il y aurait eu là une occasion d’identifier une erreur de ciblage plus tôt dans le processus, et je crois que ça aurait été moins frustrant pour tout le monde.

(Sans compter qu’un autre blogueur, à ma place, aurait peut-être pris le parti d’incendier directement l’entreprise en question sur son blog, en la nommant, plutôt qu’en prenant un poil de recul et en protégeant les innocents en anonymisant le tout.)

La nature du blogueur

Vous savez (je l’espère) que le blogueur est un animal pouvant prendre des formes diverses et variées. Certains font de l’humour, d’autres racontent leur vie, certains sont des créatifs, encore d’autres parlent de tricot, et il y en a même qui font du plutôt bon journalisme même s’il est publié dans un blog (et d’autres, malheureusement, du moins bon).

Et même parmi ceux qui écrivent des articles sur les médias sociaux, il y des différences. Certains sont des penseurs. D’autres des analystes. Encore d’autres sont versés dans l’actualité, et on en trouve même qui s’intéressent à la vie des entreprises de cette industrie. Je pourrais continuer.

Pour ma part, je me classerais dans la catégorie penseuse-analyste-focalisée-sur-l’utilisation-et-un-peu-de-mécanique. Oh, c’est sûrement pas tout à fait exact. Mais je crois que c’est clair pour n’importe lequel de vous, fidèles lecteurs, que je ne suis pas dans la course à l’actu et que je m’intéresse à l’industrie des médias sociaux uniquement dans la mesure où j’ai besoin d’avoir une vague idée de ce qui se passe pour faire mon job.

A mon sens, les seuls blogueurs intéressants à “cibler” pour une opération RP du genre de celle que mène l’entreprise YZ, ce sont ceux qui s’intéressent à l’actualité des médias sociaux et aux entreprises qui font tourner ceux-ci. Business focus. (Comme je l’ai dit à cette entreprise, je peux penser à plusieurs blogueurs suisses qui auraient été bien plus intéressés que moi par cette rencontre. S’ils avaient été plus clairs…)

Je pense que l’erreur faite, ici, a été de conclure que si quelqu’un s’intéresse aux médias sociaux, il s’intéresse inévitablement à l’industrie et à son actualité (à la ReadWriteWeb et autres TechCrunch).

Je crois qu’il est aussi important de tenir compte de la distinction entre les blogueurs qui sont aussi des professionnels des médias sociaux, et ceux qui ne le sont pas. Et parmi ces premiers, distinguer encore entre ceux qui vivent de l’info écrite sur leur blog (je ne crois pas me tromper en citant Presse-Citron comme exemple) et ceux qui vivent d’autre chose (consulting, services, etc.), comme moi. Etre conscient de cette distinction aidera à ne pas mettre les pieds dans le plat lors de la prise de contact, en prenant bien soin de ne pas faire des propositions au blogueur qui pourraient être ambiguës vu la nature de ses préoccupations et le monde dans lequel il baigne.

Le déroulement de la rencontre

Passé le fait que j’étais mal ciblée, il y a deux-trois choses à dire concernant le déroulement de la rencontre.

  • c’est valable pour n’importe quelle situation, mais prenez un peu le temps de connaître votre interlocuteur avant de tout lui déballer (qui il est, ce qu’il fait, ce qui l’intéresse, ce qu’il écrit) — idéalement en se renseignant aussi avant, mais dans tous les cas en lui faisant un peu la conversation pour démarrer .
  • personne n’aime se prendre un communiqué de presse oral (j’ai utilisé “se prendre” exprès, parce que c’est vraiment l’effet que ça fait). Je sais que suivant sa fonction, on se trouve souvent à devoir parler un peu comme ça, mais surtout avec des blogueurs, ça vaut la peine de prendre garde à être en mode “conversation/dialogue”, à l’écoute de l’autre (ça commence avec le point précédent: savoir à qui on a affaire pour pouvoir discuter), ce qui permet d’adapter ce qu’on dit à ses réactions.
  • si vous vous êtes planté, reconnaissez-le et excusez-vous (ce qu’a fait mon interlocuteur, en l’occurence), et essayez d’éviter de partir sur la défensive; il y a sûrement quelque chose à apprendre pour votre processus, donc à plus forte raison si votre interlocuteur semble vouloir vous aider à identifier le couac, profitez-en! (J’en demande peut-être un peu trop là, mais je trouve qu’une attitude constructive “essayons de comprendre ce qui s’est passé” fait toujours meilleure impression qu’un simple “on a fait une erreur, désolés”.)
  • toujours en cas de plantage, un petit mail d’excuses le lendemain de la part de la personne ayant initié le contact sera peut-être bienvenu (dans le cas présent, j’avoue même me demander si la XY a eu un retour sur la question).

OK, c’était plutôt une liste de “voici comment j’aurais aimé que ça se passe”, je l’admets…

Voilà, je vous ai assez tenu la jambe avec cette histoire.

En résumé

  • Ne lésinez pas sur le travail en amont pour décider à qui vous désirez parler.
  • Ne faites par l’erreur de penser que tout blogueur parlant des médias sociaux n’attend que de pouvoir rencontrer le directeur de votre entreprise.
  • Communiquez clairement l’objectif de la rencontre aux blogueurs que vous contactez, de façon à ce qu’ils ne risquent pas d’y venir avec de fausses attentes (c’est pire que tout!)
  • Conversez! Parlez avec la personne, pas “à“. (C’est une des bases de la culture blogosphérique, donc si vous passez à côté de ça, votre crédibilité en tant qu’interlocuteur va en prendre un grand coup.) Pas de langue de bois, pas de blabla marketing, pas de recrachage de communiqué de presse. Restez en lien avec votre interlocuteur.
  • Si vous vous plantez, adoptez une attitude constructive et excusez-vous amplement. Certains blogueurs sont susceptibles…

Si vous avez d’autres conseils à donner aux entreprises qui cherchent à “dialoguer avec les blogueurs” (ou les traiter sur le même pied que les journalistes), les commentaires sont les vôtres!

Update 14.06.2010: j’ai bien entendu prévenu XY de la publication de cet article. Il a très gentiment répondu à mon mail en s’excusant platement pour l’incompréhension (il avait véritablement en tête une rencontre “pour faire connaissance” quand il m’a contactée) et en me remerciant du feedback contenu dans cet article. (Je soupçonne un couac de communication interne entre XY et son directeur, mais c’est juste une hypothèse.) Bon point, donc. Il est important de le relever.

A Blog About Web Analytics I'm Going to Read [en]

[fr] Enfin un blog sur les "web analytics" qui semble avoir les pieds sur terre!

I’ve just stumbled upon Actionable Analytics, a web analytics blog that seems to approach measuring stuff on the web in a really sensible and serious way. I’ve started reading it, and after finding the following on the author’s About page, I’m officially a fan:

I think too often people forget to stop and ask why they are doing analysis and what they are going to do with the information. This blog is therefore about the practical, the actionable, and the business-critical. It covers every aspect of the industry, but always with a focus on doing, and not just reporting and implementation.

Jonny Longden

If you know me or have been reading Climb to the Stars for a while, you probably know that I am far from being a fan of SEO. For me, 95% of getting good search engine placement comes down to:

  • make sure your markup is nice and accessible and search-engine friendly
  • write interesting stuff
  • choose relevant titles
  • be active online.

People who obsess about keywords and “juice” tire me.

Often, I wonder. What do people have blogs for? Traffic, clicks, or pageviews? As far as I’m concerned, I write here because I want to be useful and inspire people. How on earth will my bounce rate or my page views tell me if I’m achieving that goal?

I get really pissed off at people who throw numbers together and then assume they automatically mean something. I also get annoyed at those who give their readers a worse experience accessing their content because “it makes it better for search engines” (I’m yet to be convinced that “partial posts” are really helpful, for example.) I also get really frustrated when people don’t realise that measuring something changes behaviours (comments as measure of a blog’s “success” for example — it’s so easy to game and make the numbers meaningless).

I personally think that analysis can come in really handy when you expect your visitors to go through some kind of process: buy something, download something, fill in a form, etc. Analysis can help you figure out where they get stuck or lost, and why they don’t follow through. But when your site is about “reading stuff that’s interesting and meaningful” to the reader, I’m not think it makes that much sense.

Well, I look forward to reading more of Jonny’s analytics blog to understand what the practical applications really are.

BlogTalk 2010: Call for Papers, For You Too! [en]

[fr] Il est encore temps d'envoyer des propositions pour la conférence BlogTalk. Ne ratez pas cette occasion si vous travaillez dans le domaine des médias sociaux ou applications sociales, que vous soyez académique dans le monde des affaires.

Like last year, I’m on the programme committee for BlogTalk, the international conference on social software. BlogTalk was the first ever conference I went to, way back in 2004, in Vienna. It’s interesting in that it tries to bridge the academic and business worlds, with speakers and attendees from both sides.

We’re currently looking for people to submit papers on topics related to social software and social media. The submission date has been extended to 21 June 2010. You can submit the paper through the BlogTalk 2010 EasyChair site. More details are available on the BlogTalk 2010 Call for Papers page. There is also the later date of 7 July for those who want to submit demonstration or poster proposals.

If you are doing any work in the field of social media/social software and would like a chance to talk about it to a smart and diverse audience, I really encourage you to submit a proposal.

Venez m'écouter chanter… [fr]

[en] I'm singing on Saturday with Café-Café, come and listen to us!

…en compagnie d’une centaine d’autres chanteurs 🙂

Je ne fais pas normalement de la pub comme ça, mais le concert de ce samedi 12 juin (20h) à Châtel-Saint-Denis est en faveur de Terre des Hommes, donc ce serait bien que la salle soit pleine à craquer! Sans compter que ce qu’on fait chez Café-Café, c’est pas mal quand même

Pour réserver, appelez vite le 021 948 77 54. J’espère vous croiser samedi à la sortie du concert!

Formation au SAWI sur les communautés et médias sociaux: c'est officiel! [fr]

Ça fait un bon moment que je trépigne d’impatience à l’idée de vous en parler, et c’est enfin officiel! Avec Geneviève Morand (Rezonance) et Bernard Barut (EuropaMP3), je co-dirige une formation d’un an (20 journées réparties en 5 modules) au SAWI (Lausanne, Suisse), qui démarre en septembre 2010: Spécialiste en management de communautés et médias sociaux.

La soirée d’information a lieu le 24 juin à 18h30 (c’est très bientôt!) et nous espérons y voir un maximum de monde, donc merci d’en parler autour de vous et de vous y inscrire! Vous pouvez télécharger la brochure d’informations pour avoir tous les détails sur cette formation.

Les cinq modules vont du pratico-pratique au stratégico-théorique, d’écrire pour le web et ouvrir un compte Twitter (devinez qui va enseigner ce morceau-là ;-)) à concevoir sa propre plate-forme communautaire de A à Z, en passant par gérer les aspects humains et relationnels d’un réseau ou une communauté en ligne et comprendre la révolution fondamentale qui s’opère dans la communication à l’ère d’internet.

La formation tout entière est sous-tendue par un projet d’étude personnel que chaque participant développera en parallèle, et chaque module sera l’occasion d’un First Rezonance sur un thème en rapport. On offre ici une solide formation en matière de communautés en ligne et médias sociaux, qui s’adresse aussi bien aux indépendants, créatifs, entrepreneurs, cadres, responsables communication, chefs de projet, administrateurs, décideurs, etc.

Elle vise à donner:

  • des compétences  pratiques et opérationnelles en gestion de communautés et médias sociaux
  • une compréhension de la transformation des marchés induite par les nouvelles technologies de l’information et de la communication
  • des outils et des connaissances permettant un langage commun, indispensable pour développer  des réseaux et communautés.

A l’issue de la formation, vous saurez:

  • mettre en œuvre des stratégies pour favoriser un sentiment d’appartenance et créer une communauté autour d’une marque ou expertise, d’un produit, service ou projet
  • créer votre propre plate-forme communautaire et être présents et visibles sur la toile
  • développer des outils et applications propres à votre projet qui s’intègrent avec l’écosystème des outils sociaux existants
  • concevoir un plan de communication intégrant les médias sociaux
  • maîtriser les soft skills nécessaire au réseautage et à l’animation de communautés en ligne.

Je vous donne ici le titre des cinq modules et leurs dates, et pour le reste (y compris un descriptif plus détaillé de chaque module), je vous invite à télécharger la brochure d’informations en PDF.

  • Module 1: Le monde en réseau (du 22 au 25 septembre 2010 — il est possible de s’inscrire uniquement à ce module)
  • Module 2: Etre présent dans les médias sociaux (du 1er au 4 décembre 2010)
  • Module 3: Etablir sa marque dans les médias sociaux (du 9 au 12 février  2011)
  • Module 4: Animer et gérer son public, son réseau, sa communauté (du 9 au 12 mars 2011)
  • Module 5: Créer sa propre plate-forme communautaire (du 6 au 9 avril 2011)

Je ne peux que vous encourager à venir à la séance d’information du 24 juin (inscription ici), que vous envisagiez déjà de suivre cette formation ou que vous soyez simplement curieux d’en savoir plus. Je vous invite également à faire suivre cette annonce à vos collègues ou connaissances qui pourraient être intéressés par cette formation — le nombre de places est limité!

What do bloggers do at conferences? [en]

In the process of getting ready for managing blogger accreditations for LeWeb’10 in Paris (for the third time, but warning, the system will be different this year!), I’m having a good hard think about what bloggers actually do at conferences that makes them a valuable audience.

I mean, everybody today is live-tweeting (a bit of a pleonasm). Clearly, if a conference is to invite “new media people” or have “official bloggers”, something more is expected than a brain-dump in the real-time stream. (Not that I have anything against that, but the interest of such a dump fades quickly with time.)

Bloggers (and podcasters) have various talents. I’ve finally learned (after years of finding what I did pretty normal) that mine is live-blogging. Others, like Charbax, catch people in the corridors and interview them — I was so impressed by his Lift’08 videos (you can find his interview of me somewhere on the 2nd or 3rd page) that I invited him to come and do the same thing at Going Solo. These are just two examples amongst many others.

So, here’s where I need your help: I’m trying to make a list of “blogger/podcaster missions” for conferences. Here’s what I’ve got:

  • live-blogging of sessions
  • synthetic/critical blogging of sessions/event (somewhat less live)
  • photography (live and less live)
  • speaker interviews (written, audio, video)
  • corridor interviews (written, audio, video)
  • start-up/entrepreneurial scene coverage (maybe this needs to be broken up into sub-missions?)
  • “off” coverage: parties, networking events…

What else can you think of? If you’re a blogger or podcaster who likes to attend tech conferences, what value do you consider you bring to the event? I’m all ears 🙂

Liste de discussion n'est pas newsletter [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Malgré tout le foin qu’on fait aujourd’hui autour des médias sociaux, on est loin d’être à l’heure où la participation active de tous en matière de communication numérique va de soi. Exemple: la liste de discussion par e-mail.

Elle n’est pas jeune, la liste de discussion. Elle est même plus vieille que le web. Et pourtant… mes tentatives de mettre en place des listes de discussion parmi des populations “moyennement connectées” se heurtent souvent au fait que les gens peinent à s’imaginer y participer activement — ou alors n’osent pas.

Regardons ça de plus près.

Il y a, tout d’abord, l’omniprésence de la newsletter, forme de mailing-liste dont le propriétaire communique en masse avec les abonnés. Les abonnés peuvent s’ils le désirent répondre au propriétaire de la liste, mais pas aux autres membres. (En passant, la newsletter c’est le scénario “poli”, parce que souvent, les mass-mailings sont gérés de telle sorte qu’il est impossible de se désabonner sans devoir affronter en personne le gestionnaire de la liste.) La newsletter éclipse tant sa petite soeur la liste de discussion que les gens sont “formattés” à voir les communications par e-mail à de multiples destinataires comme étant à sens unique, et sont tout surpris quand ils apprennent qu’ils pourraient eux aussi écrire à tout ce monde.

Ensuite, il y a le fait que la liste de discussion représente, malgré son caractère purement numérique, une prise de parole en public. Ceux d’entre nous qui avons l’habitude d’enseigner, d’animer ou diriger des groupes, de nous exprimer dans les médias, ou d’intervenir comme orateurs oublions facilement à quel point la prise de parole publique ne va pas de soi pour la grande majorité des gens. Il ne faut pas, à mon avis, sous-estimer cette difficulté.

Troisièmement, il y le frein qu’à défaut de mieux, je nomme “ça n’intéresse personne” ou “ça n’intéresse pas tout le monde”. C’est l’idée si quelqu’un n’a pas absolument besoin de savoir quelque chose, eh bien, il est plus prudent d’éviter de lui donnere cette information. Pour éviter des ennuis, ou simplement éviter de fatiguer notre interlocuteur. On ne communique que ce qui est nécessaire: cloisonnement et rétention d’information, avec en prime une conception du destinataire un peu “pauvre victime” qui ne saurait pas se défendre contre un déluge d’informations qui ne lui sont peut-être pas capitales.

La philosophie de communication accompagnant internet et les médias sociaux, sans aller nécessairement jusqu’à la transparence radicale et absolue, est assez différente: à moins qu’il soit dommageable de diffuser cette information, diffusons-la donc! En tandem avec des outils qui permettent de filtrer l’information ainsi diffusée ou d’attirer à soi celle qui nous intéresse, le résultat est une communication bien plus fluide et productive.

Finalement, il convient de noter que dans notre utilisation des technologies de la communication plus “classiques”, les échanges se limitent généralement au dialogue. Les conversations à plus que deux sont rares. Téléphone, SMS, tout se limite à la communication entre une personne et une autre. L’adoption d’une nouvelle technologie est facilitée par l’existence de comportements compatibles soutenus par des technologies existantes. Ici, on a peu de points de repères pour les échanges entre de multiples personnes se trouvant au même niveau — sauf peut-être la réunion. Du coup, la liste de discussion met les gens dans une situation sociale avec laquelle ils sont peu familiers.

Voilà le problème posé. Après, il faut y chercher des solutions, et ça, c’est une autre paire de manches… pour une prochaine semaine peut-être!


Identifier commentaires et tweets douteux [fr]

[en] Not sure whether a tweet/comment is legit or spammy? A few tips.

Une chose que je fais et qui ne va pas de soi, je me rends compte, c’est filtrer et identifier le contenu “douteux” dans les commentaires de blogs et parmi les tweets (non, on ne dit pas twit(t), à moins de vouloir passer pour un imbécile) qui vous sont adressés. Voici quelques trucs pour identifier ces malvenus et y réagir adéquatement.

  • Premier signal d’alarme: le tweet ou le commentaire provient d’une personne qui vous est inconnue.
  • Deuxième signal d’alarme: le contenu est banal, un peu (ou carrément) hors sujet, particulièrement flatteur ou (plus rarement) méchamment négatif.

Si un tweet ou commentaire déclenche ces signaux d’alarme, il vaut la peine d’investiguer un peu pour en avoir le coeur net.

Pour un commentaire:

  • Regardez le nom laissé par le commentateur: semble-t-il réel ou bidon?
  • Regardez l’adresse e-mail associée au commentaire: semble-t-elle correspondre au nom donné, ou bien est-elle également bidon?
  • Est-ce que le texte du commentaire contient des liens? Si oui, sélectionnez l’adresse de destination de ceux-ci (c’est plus prudent que de cliquer) et allez voir si le site semble publicitaire — c’est souvent le cas.
  • Faites de même avec l’adresse du site web de l’auteur du commentaire: est-ce que c’est un site publicitaire/commercial, ou clairement le site d’un individu?
  • Est-ce que les sites liés sont bourrés de publicités? Que pensez-vous de leur contenu?

Aucune de ces questions ne permet d’évaluer sans erreur la légitimité d’un commentaire, mais en faisant ce petit tour d’horizon en cas de doute, vous récolterez certainement des informations qui vous aideront dans votre décision.

Voir aussi: Les commentaires d’un blog ne sont pas un espace de pub!

Pour un tweet:

  • Cliquez sur l’identifiant de la personne vous ayant adressé le tweet pour aller lire ses derniers messages.
  • Si les derniers messages sont tous similaires à celui que vous avez reçu, mais adressés à des personnes différentes, vous avez à coup sûr affaire à un robot/spammeur/marketeur paumé!

Dans ce cas, je proposerais (suivant la gravité de l’affront), les mesures suivantes:

  • éviter de cliquer sur le lien dans le tweet, pour commencer
  • ne pas suivre le compte en question
  • bloquer le compte en question
  • le dénoncer comme spammeur (lien se trouvant sur la page du profil)

A vous d’évaluer l’action à prendre!

J’espère que ces quelques petits conseils vous aideront à y voir clair la prochaine fois que vous n’êtes pas trop sûr si un commentaire/tweet est du lard ou du cochon.