New Tumblr iPhone App [en]

[fr] Si vous êtes un utilisateur de Tumblr muni d'un iPhone, il vous faut absolument l'application iPhone pour Tumblr.

I missed the Tumblr application for iPhone when it came out, because I had downloaded an earlier version named Tumblrette — and didn’t spot the name change. I was quite disappointed by Tumblrette, to be honest — but I absolutely love the new Tumblr app.

There is an iPhone-specific dashboard view, you can easily like and reblog posts, follow new Tumblelogs you discover, or create new original posts. Here’s a view of the dashboard (easy insertion of iPhone screenshots by using the WordPress iPhone app to create a draft containing the images — my iPhone is starting to feel almost like a computer):

When you click on the top right arrow in a given post on your dashboard, it changes to this:

To like, just tap “like”, and if you want to reblog, you get a chance to edit (like in the web interface) before posting:

The one thing I’m not wild about, because it really breaks the flow of what you’re doing with the app, is that once you’ve reblogged a post, you end up at the top of the “web-view” dashboard.

The logical place to end up would be back in the “iPhone-view” dashboard, so that you can continue skimming through the posts you were reading before you reblogged:

But in all, it’s really great. If you’re a Tumblr and iPhone user, get Tumblr for your iPhone now!

WordPress on my iPhone [en]

Wow, just checking out the new WordPress iPhone app. It now allows comment moderation management, post and page editing, as well as saving non-local drafts. I’m going to start using it regularly… Though maybe not for writing my usual unending posts for CTTS!

Anecdotes et statistiques [fr]

Une histoire vaut tous les chiffres de la terre. Nassim Nicholas Taleb l’explique très bien dans son livre The Black Swan (aussi en français), que j’ai lu avec fascination. L’auteur y décortique toute une série de nos vices de raisonnement, non des moindres la tendance à penser que le passé est une bonne indication de comment se déroulera le futur (par exemple: “je ne suis jusqu’ici jamais mort dans un accident de voiture, il n’y a donc aucune raison que ça commence demain”).

Les êtres humains aiment les histoires. Nous mettons les choses sous forme narrative (notre recherche effrénée de la causalité dans tout ce qui nous entoure, la quête de sens) et retenons nos apprentissages sous cette forme également (“la voisine du dessous s’est fait cambrioler car elle a laissé sa porte ouverte en allant à la lessive, je vais donc toujours fermer ma porte à clé quand je vais à la lessive”). C’est économique, et clairement, nous avons eu un avantage à le faire d’un point de vue évolution (probablement qu’on mourait moins souvent si on avait cette tendance).

Mais cette façon de concevoir le monde, à coups d’anecdotes, a ses limites:

– on continue à avoir bien plus peur de l’avion que de la voiture, malgré tout ce que disent les statistiques, car les accidents d’avion sont transformés en histoires dramatiques à forte charge émotionnelle

– quand j’essaie d’expliquer que le risque pour un enfant d’être victime d’un prédateur sexuel sur internet est minime, on me répond “mais ça arrive, je connais quelqu’un dont la fille…” (donc allez vous faire voir avec vos statistiques)

– un meurtre a eu hier au Golden Gate Parc — je vais donc éviter l’endroit et aller plutôt me promener ailleurs.

Bref, sans rentrer dans les détails, le pouvoir de l’anecdote (l’histoire qui est arrivée à quelqu’un) écrase tous les chiffres qu’on peut bien lui opposer. Il est donc important d’en tenir compte.

Des règles abstraites auront moins de force qu’un ou deux exemples bien choisis démontrant leur raison d’être.

Des histoires de personnes seront toujours plus utiles que des raisonnements ou des chiffres. (Je me répète, vous trouvez?)

Un exemple récent où j’ai vu ce principe en application a été la Journée Ada Lovelace. Si les femmes ont plus besoin de modèles positifs féminins, c’est bien d’histoires qu’il s’agit. Faire des listes ou donner des noms, c’est déjà bien, mais c’est beaucoup moins puissant que de mettre en scène une héroine, avec une histoire. C’est ce qui lui permettra véritablement de devenir une inspiration pour d’autres.

Savoir qu’il y a 50 ou 60% de femmes dans telle ou telle branche (ou même 40%), alors qu’on imagine que les femmes y sont fortement sous-représentées, ne va pas créer des “modèles positifs”. C’est l’histoire d’une femme qui aura cet effet. De même, savoir que 95% des cas d’abus sexuels d’enfants on lieu dans le cadre de la famille, des voisins, des amis proches n’empêche pas certains parents de flipper quand leurs gossent passent du temps à chatter, parce que les médias ou la police leur ont raconté l’histoire d’une victime d’un “prédateur internet”.

Moralité? Pour faire véritablement entendre les chiffres aux gens, il faut leur raconter des histoires.

Végétation [fr]

Elle peut à peine ouvrir la porte tellement les plantes ont poussé chez elle depuis la veille. Elle se fraie un chemin à travers la jungle avec le couteau de cuisine qu’elle garde dans son sac.

Elle ne ressortira pas. Les plantes ont décidé de la garder. Elles ont faim.

Ceci est une mini-nouvelle en 50 mots. Lisez-en d’autres de moi sur CTTS ou sur Facebook, par d’autres que moi.

The Hotel by the Sparkling Sea [en]

After a long dusty drive across the desert, we have finally reached the sparkling sea. The coast is bordered by a wall of stone. A real road runs beside it.

It’s beautiful. I take photos, cursing myself for not taking more during our journey.

We hear gunfire. Our party does not seem to mind much. Those responsible for all the racket are small kids, boys mainly, with big machine-guns. Dead earnest, they stand in front of our hotel, spraying the street with bullets. We stay aside, like when strangers nearby have an argument: pretend not to hear, don’t interfere.

I enter the hotel to get some pictures. I almost get a photograph of the big window breaking into one thousand pieces as one of the shooters falls onto it, but I’m a fraction of a second too late.

I suddenly realise being here is dangerous. The kids are done outside. They start coming into the building. I hide in the back rooms. They advance without a sound, from all directions.

I’m really scared, but one room ahead. I walk calmly across a corridor, say hi to the sentinel as if a kid with a gun in a hotel hallway was perfectly normal. It works. He says hi back, almost like a real kid, and I pass my way up the stairs, heart beating.

I end up hiding in a bedroom marked “Private”. I’ve heard some isolated gunshots. I huddle in a corner, near the telephone, concealed under a bed cover. I dial for reception.

Ring. Ring. Ring. Ring.

– Hello?

– …Hello. Er. There are kids with guns in the hotel. Call the police. I’m hiding in a room.

I hang up, trembling. I wonder if my time has come.

Click.

The door opens, and a small armed figure steps silently inside.

Lies [en]

She had lied a lot. To everybody who was important to her.

Then she had run away.

She changed her name in shame, tried to start afresh.

She continued lying. Habits die hard. She lied to the man she loved, of course.

He left her. Broke her heart.

She died.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.

La détention convenable du chat d'appartement [fr]

Voici un petit feuillet que j’ai trouvé il y a bien longtemps chez mon vétérinaire. Comme ce texte n’est pas en ligne, je le reproduis ici — je pense qu’il donne aux propriétaires de chats d’appartement des conseils précieux pour le bien-être de leur compagnon à moustaches. (Labor Laupeneck, mars 2007 — j’en ai profité pour corriger quelques erreurs de français…)

Quelques conseils

De plus en plus fréquemment, les chats sont détenus exclusivement en appartement. Cette forme de détention n’est toutefois pas si simple et plus nous nous soucions de bien faire, plus cette dernière est exigeante. Quels sont les besoins d’un chat d’appartement? Comment et jusqu’à quel point est-ce que je peux ou je veux combler ces besoins?

Les chats sont des prédateurs très affectueux, éveillés, avides de contact et de jeu.

Dans la nature, ces félins:

  • chassent 6-8 heures par jour
  • tentent des attaques 100-150 fois par jour, dont environ 10% sont couronnées de succès
  • mènent des activités courtes mais intenses.

Nourrir son chat deux fois par jour et nettoyer quotidiennement sa caisse ne satisfait pas les besoins de l’animal. Diversion et jeux interactifs quotidiens sont d’une importances capitale. Si vous êtes trop rarement à la maison, il est préférable d’avoir deux chats plutôt qu’un seul. Seuls, ils ne sont pas assez actifs. Attention: même s’ils sont à plusieurs, ils ont besoin de soins et d’attention!

L’espace offert à l’animal:

Plus ce dernier est petit et monotone, plus nous devons nous soucier d’offrir au chat diversions et activités afin qu’il ne s’ennuie pas. Un petit appartement “en désordre” avec beaucoup d’endroits pour se poser aux rebords de fenêtres et sur les armoires, où la troisième dimension peut être utilisée, est bien plus bénéfique que beaucoup de grandes pièces spacieuses mais dénudées!

Le facteur temporel:

Le chat d’appartement doit bouger! Ils ont besoin d’invitations au jeu et de divertissement. Les propriétaires devraient s’occuper activement de leur chat. Dans le commerce, il existe de multiples jouets. Il est cependant facile de trouver quelque objet avec lequel votre chat peut jouer dans votre foyer. Il suffit qu’il soit petit et qu’il puisse simuler une proie pour le chat: qu’il soit mobile et qu’il fasse du bruit comme, par exemple, un grésillement ou un couinement. Par exemple, les chats adorent jouer avec des boulettes de papier chiffonné. Ces jouets “fabriqués” peuvent être cachés ou lancés.

Type de chat:

Un chat plutôt calme et câlin, qui aime être porté et être longtemps caressé se prête certainement mieux à une détention en appartement qu’un chat peureux, timide, qui réagit très vite avec agression et recul lorsqu’il est confronté à l’homme ou à des situations dont il n’a pas l’habitude. Il est aussi important que le chat ait bien été sociabilisé jusqu’à l’âge de 7 semaines; c’est-à-dire qu’il ait eu des bons contacts avec différentes personnes (hommes, femmes, enfants de différentes classes d’âge), avec d’autres chats et, si possible, avec d’autres espèces d’animaux. Beaucoup de chercheurs comportementaux recommandent aujourd’hui de détenir deux chats du même sexe, car le comportement ludique des chats, surtout jeunes, ne sera pas pareil s’il s’agit de mâles ou de femelles.

Nourriture:

La nourriture naturelle des chats est les souris, oiseaux, lézards, sauterelles, etc. Ceux-ci se sont pas simplement servis sur assiette mais sont le résultat d’une chase effrénée (voir plus haut). Pour nos chats d’intérieur, la nourriture leur est souvent à disposition toute la journée ou alors leur est distribuée sur simple demande. Un exercice physique pour l’acquisition de son repas n’est donc pas nécessaire. La conséquence se traduit bien souvent par une prise de poids. Il est donc conseillé de faire respecter au chat des heures de repas plus ou moins précises. Mais la totalité de la nourriture ne doit pas être donnée à ces heures prévues pour les repas. En effet, une certaine quantité de la ration quotidienne (avant tout avec des croquettes) peut donner au chat la possibilité de simuler une partie de chasse.

Quelques exemples:

La nourriture peut être mise dans une bouteille en PET avec des trous suffisamment grands de sorte que quelques croquettes sortent de ces derniers quand le chat fait rouler la bouteille (note de Steph: équivalent “maison” d’un Pipolino). Les croquettes peuvent être facilement glissées dans n’importe quel trou duquel le chat dénichera sa récompense après quelques efforts. Cacher la nourriture sèche dans des petits sacs en papier. Faire rouler quelques croquettes que le chat devra attraper.

Pas de quémande en dehors des heures de repas! Sinon, le chat apprend qu’il n’a qu’à mendier pour recevoir à manger! L’eau doit toujours être à disposition à plusieurs endroits et dans des récipients de tailles différentes mais suffisamment grands. Il est important que les moustaches du chat ne frottent pas le rebord de la gamelle. Un bol d’eau à côté de la gamelle de nourriture est insuffisant! L’eau doit être fraîche et propre.

Les toilettes du chat:

Les chats dans la nature urinent et vont à selles à des endroits différents. Il est donc important qu’il y ait un nombre suffisant de caisses à disposition. Un chat doit avoir minimum deux caisses.

S’il y a plusieurs chats: nombre de caisses = nombre de chats + 1.

Les caisses doivent être bien placées: pas l’une à côté de l’autre, pas dans un endroit en cul-de-sac, avec un bon champ de vision sur les environs, pas à côté de l’endroit pour la nourriture et du lieu où il dort, pas à côté d’appareils ménagers bruyants. Elles doivent être grandes, stables, non couvertes et nettoyées plusieurs fois par jour. La profondeur de la couche de sable devrait correspondre à la longueur d’un majeur de la main.

Le marquage par phéromones:

Les chats marquent avec des phéromones qui sont lâchées par des glandes situées à la tête, au menton, aux coussinets et à la base de la queue. Le marquage odorant est parfois renforcé optiquement par des traces de griffes. Ces comportements sont très importants pour le bien-être du chat mais peuvent être désagréables pour le propriétaire selon l’endroit où ces marquages ont lieu. Plusieurs emplacements de marquage attractifs et convenables devraient être offerts à l’animal. Cela peut éviter la dégradation du mobilier et de l’appartement. Les surfaces pour se faire les griffes doivent être stables et s’étendre suffisamment haut pour qu’un chat adulte puisse s’y étirer et se cabrer — environ 1-1,4m. Dans les arbres à chats, ces surfaces, entre les différents étages, sont souvent trop petites. Les chats ne marquent pas seulement les objets mais aussi les autres chats, les humains, etc. Pendant qu’ils se frottent à nos jambes, par exemple, ils sécrètent ces phéromones depuis leur menton, joues, flancs, et base de la queue. Cette forme de marquage est faite particulièrement par les chats qui se sentent décontractés.

Le marquage urinaire:

Le marquage par l’urine est totalement normal. Il devient anormal quand votre chat le fait dans votre habitat. Comment prévenir ce comportement désagréable? Choix de l’animal: un chat bien sociabilisé, gentil et sûr de lui montre rarement un tel comportement. Ramenez régulièrement dans votre appartement des choses parfumées telles que branches, bouts de bois, herbes, cailloux, de sorte que le chat s’habitue aux changements et qu’il réagisse moins facilement de manière craintive, par le marquage de l’appartement. Offrez-lui une vie en appartement intéressante et riche en diversions! Au cas où votre chat marquerait encore une fois malgré une prise de précautions, ne point laver l’endroit marqué avec du produit de nettoyage ou désinfectant dégageant une forte odeur; cela stimulerait encore davantage le chat à marquer.

Occupations:

Un chat d’appartement doit avoir une place avec “vue” au bord de la fenêtre ou sur le balcon. Elle est un élément très important dans le rapport avec l’extérieur. Attention: les fenêtres et balcons doivent être sécurisés pour éviter que le chat ne chute! Un tel emplacement avec vue sur les environs lui offre distractions et stimulations qui sont importantes pour la santé de votre animal. Etre assis et observer n’est pas “ne rien faire”! Un chat doit avoir aussi la possibilité de se retirer dans un endroit où il est à l’abri des contacts humains et même félins. Sinon, il risque de vivre un stress permanent, ce qui n’est pas bon pour son bien-être. Rappel: les chats pouvant sortir et se nourrissant seuls s’occupent en chassant jusqu’à 11 heures par jour.

Les chats devraient pouvoir exercer leur instinct de chasseur aussi dans l’appartement. Qu’y a-t-il comme alternative aux souris vivantes et autres petits animaux? Le plus important dans tout jeu de chasse est le mouvement. S’y prêtent bien les petites souris en peluche grise, les balles de ping-pong, les rouleaux de papier, mais aussi le papier de soie, etc. La plupart des chats doivent jouer activement, surtout quand ils sont tout jeunes. C’est la seule manière de leur éviter l’ennui, le surpoids, l’hyperactivité, et l’agressivité. Beaucoup de chats aiment jouer avec le stylo laser. Attention: ne jamais diriger le laser directement vers les yeux ni sur une surface réflechissante. Le stylo laser se prête bien à la phase d’échauffement. Ensuite, l’animal doit avoir la possibilité de faire une véritable partie de chasse avec proie à la clé, qu’il puisse attraper. Même avec les chats, il est possible de jouer à des jeux de cache-cache. Les croquettes y sont particulièrement propices. Il existe une multitude de jeux avec de la nourriture afin d’occuper votre chat.

Dans ce résumé, nous avons seulement relevé les points principaux de la détention convenable du chat d’appartement. Nous aimerions encore répéter que d’avoir un chat à l’intérieur est exigeant et demande beaucoup de temps. Il est clair que nous n’en exigeons pas moins pour la détention d’un chien!

Littérature recommandée: Sabine Schroll, Miez, Miez-na komm! Artgerechte Katzenhaltung in der Wohnung.

Résumé et quelques remarques

Je reprends la main ici pour reprendre ce qui me semble être les points principaux de ce document, et ceux que j’ai trouvé les plus intéressants, ainsi que quelques éléments supplémentaires:

  • besoin de chasse et de jeu: avoir en tête le comportement “naturel” de l’animal aide beaucoup à se faire une idée de ses besoins. J’ai vu (ailleurs, je croyais en fait que c’était dans ce document) qu’il fallait compter minimum 45 minutes par jour de jeu actif pour un chat d’intérieur.
  • faire “chasser” sa nourriture au chat: je trouve cette idée géniale, et si Bagha ne sortait pas, il aurait clairement un Pipolino.
  • deux caisses par chat: je ne savais pas que les chats évitaient d’uriner et d’aller à selles au même endroit. Une amie à moi, dans un ménage à plusieurs chats, a résolu un irritant problème d’urination sur lits et canapés en suivant la règle “nombre de chats + 1 = nombre de caisses”.
  • plusieurs bols d’eau, et si possible ailleurs que là où est la nourriture (depuis, Bagha a arrêté de boire dans les WC). Les remplir à ras bord aide.
  • le chat a tendance à manger en petites portions, m’a expliqué mon vétérinaire (8-10 fois par jour!). Du coup, mieux vaut lui donner à manger en plusieurs petits repas durant la journée, plutôt que deux gros.
  • aménager l’espace de vie pour le rendre “chat-compatible”, ramener des objets de l’extérieur…

A ce propos, je vous conseille l’excellent blog Kits and Mortar de mon amie Suw (en anglais), qui documente son intérêt aussi bien pour ces petits félins que pour l’aménagement d’une maison qui convienne tant aux chats qu’aux humains. On y trouve par exemple un article sur la maison ultime pour ailurophiles, ou un autre sur la possibilité de dresser un chat à l’aide d’un “clicker”.

Office vs. Errand Days [en]

[fr] Ma solution pour rester un peu en contrôle de mon agenda: bloquer des journées entières de travail au bureau sans rendez-vous, et concentrer tout ce qui implique sorties, courses, cours, meetings, rencontres sur d'autres journées. Etre ferme, avec soi-même tout d'abord.

These last weeks have been pretty hectic. Large amounts of stress (work and personal), slipping deadlines, contemplation of possible big changes ahead… I had the feeling that I was spending each of my days running around and not having the time to do any of all the hyper-urgent things I needed to deal with.

Now things are much calmer. I caught up with my deadlines (boy, were they running away fast!) and am much more relaxed. So, of course, it’s easy to figure out solutions that make things better and talk about them when things are better but… who knows, maybe these solutions did actually help me 😉

Actually, “this solution”: concentrate meetings and errands on given days. Book whole days in the office. Be firm with yourself. I actually put huge “booked!” meetings in my calendar. And I don’t make exceptions. Because when you start making exceptions, even with very good reasons, it’s the beginning of the end — and before long your whole week is just riddled with appointments and meetings, like a piece of old Emmental cheese.

A Week After Ada Lovelace Day (ALD09) [en]

[fr] La Journée Ada Lovelace a été un grand succès, avec une participation dépassant les espérances. Je voudrais remercier tout particulièrement ceux et celles qui m'ont choisie comme sujet de leur article pour cette journée: Jean-Christophe, Michel, Graham, Stéphanie, Baud, et Delphine. On se retrouve l'année prochaine!

Oh heck, it’s been a week without a blog post on CTTS again. Maybe one day somebody will write a WordPress plugin to send reminders to over-busy bloggers like me. I had decided to write a post this morning before starting my work for the day, so here we are: a summary-roundup with a few post-event thoughts for Ada Lovelace Day.

First, it was a huge success. Nearly 2000 people signed the pledge. (Not that many have marked it as completed, but to be honest, I almost forgot myself, and a friend of mine had quite a lot of trouble figuring out how to mark her pledge as completed…) 1400 people signed up for the event on Facebook. On the day itself, #ald09 was trending nicely on Twitter (see Twitter search page screenshot). About 1000 people added their blog post to the Ada Lovelace Collection (the database needs cleaning up though, so if you are comfy with databases and have a little time to space, do let us know). Not everybody signed up everywhere, so the real numbers are somewhere in the middle.

I spent the day on Twitter, mainly (and writing my blog post about Marie Curie, in French). I was really impressed with the number of people taking part in ALD09, tweeting and blogging about it — clearly, the event had critical mass in the blogosphere. Many of the women blogged about were unknown to me, proof of how useful it is to sing our unsung heroines of tech and blog about these women who can then become role-models for more of us. I had a great time hopping from blog to blog reading about the Ada Lovelaces of today.

If you’d like to read some posts, the Ada Lovelace Day Collection is of course a great place to start. People have posted links to their posts on Twitter, on the Facebook event wall, in the pledge comments, and you can also go digging in Technorati or Google blogsearch. And if you have to check out only one of the creations for this day, go and look at Sydney Padua‘s web comic about Ada Lovelace, part 1 and part 2. I guarantee you’ll like it!

I’d like to thank Suw for having the brilliant idea behind Ada Lovelace Day, and organizing it. I’d also like to thank those of you who picked me as their “woman to blog about” on Ada Lovelace Day — I’m very honoured, humbled, happy, proud, and a little embarrassed. So, a particular thanks to Jean-Christophe, Michel, Graham, Stéphanie, Baud, Delphine, who chose me for Ada Lovelace Day, alone or alongside others. Thanks also to Henriette, Lyonel, and Luis who have included me in their posts and lists for ALD09.

See you next year!

Ella Maillart: Ti-puss, ou l'Inde avec ma chatte [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

ella_maillartAujourd’hui, dans le monde de la technologie, c’est la Journée Ada Lovelace: plus d’un millier de blogueurs se sont donné le mot pour publier un article consacré à une femme qu’ils admirent pour ses réussites scientifiques ou technologiques.

Alors, bien sûr, ici on vous parle de voyages, pas de technologie. Mais je vais profiter de l’occasion pour vous parler d’une femme voyageuse que j’admire, et dont la vie me laisse un peu envieuse: Ella Maillart.

Durant une vie qui a vu presque tout le vingtième siècle (1903-1997), Ella Maillart a été sportive de haut niveau (voile, ski, hockey), aventurière et voyageuse, écrivain, journaliste, photographe… La lecture de sa biographie et des ses ouvrages laisse deviner une personnalité farouchement indépendante.

ti-pussMon première et plus mémorable rencontre avec Ella Maillart a été la lecture de son livre Ti-puss, ou l’Inde avec ma chatte. J’ai moi-même habité en Inde durant un an (moins longtemps qu’Ella, clairement!) et je suis rentrée en Suisse avec un chat dans mes bagages. Comme Ella? Je vous laisse lire le livre pour avoir la réponse.

Je crois que l’Inde est un pays dont on a la nostalgie, une fois qu’on y a passé quelque temps. Que ce soit un film ou un livre, il est vite fait d’avoir une grande envie d’y retourner.

Ella Maillart, en plus, vous donne cette envie d’aventure et d’indépendance qu’il manque parfois à des casaniers (eh oui) comme moi pour faire le pas d’acheter un billet d’avion… et de se lancer.

(crédit photo: Wikimedia Commons)