Where Are the International Bloggers and Podcasters? [en]

[fr] Nous cherchons encore des recommandations de blogueurs non-anglophones et non-francophones (sorry!) pour notre sélection "internationale" de blogueurs officiels pour LeWeb à Paris. Demandez à vos amis d'autres langues ou cultures d'envoyer leurs suggestions via ce formulaire, d'en parler sur leur blog ou Twitter -- et faites de même. Merci de votre aide!

OK, I’ll admit the question is stupid. “International” means “not from my country” and is very ethnocentric. Here’s the context: we’re building up a list of influential bloggers from different countries/cultures so that we can invite them to LeWeb in Paris as official bloggers this December.

So far, we’ve had quite a few suggestions for French bloggers (obviously), Portuguese, some Swedish, German and “international English” (Vietnam, Singapore). What about the others? The Spanish, Italian, Dutch, Belgian, Serbian, Austrian, Greek, Swiss (!), Finnish, Norwegian, Russian, Bulgarian, Polish, Chinese, American, Canadian, Japanese, Australian bloggers? To say nothing of the various African nations and all the others I’m forgetting?

I need your help for this. We’re looking for bloggers who understand English but who blog mainly in other languages (except if they’re from an English-speaking country). Maybe you know them? Ask them to fill out this form with a recommendation or three and send out a call for suggestions in non-English languages, on their blogs or through Twitter. And do it on yours, too!

Thanks a lot to everybody who takes the time to spread the word and send in suggestions.

L'effet chat [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Une chose toute simple relevant pour moi du bon sens mais qui n’est pas évidente aux yeux de tous est ce que j’ai nommé “l’effet chat”, à défaut d’un meilleur mot.

Derrière l’écran, sans présence physique, les défenses psychologiques et l’anxiété sociale tombent. On ose plus, on est désinhibé. Sur le versant positif, on se livre plus, parlant de choses parfois trop difficiles pour le face-à-face ou le téléphone, expérimentant des choses nouvelles (oser dire “non” par exemple) que l’on pourra par la suite, petit à petit, transférer dans nos relations hors ligne.

Le revers de la médaille, c’est l’agressivité exacerbée, les escalades d’insultes, la malhonnêteté — qui profitent de s’infiltrer dans la brèche ouverte par l’écran protecteur. On n’a pas besoin de prononcer les mots non plus: les écrire les rend plus faciles.

Dans l’ensemble je vois l’effet chat comme quelque chose de positif. Un peu comme dans un espace protégé (groupe de partage confidentiel par exemple) les timides en nous osent un peu plus être eux sans tant de peurs qui les encombrent. Beaucoup de gens un peu mal à l’aise socialement (et ça ne se voit pas toujours!) apprécient les échanges en ligne, qui leur permettent de se sentir plus eux-mêmes, plus authentiques.

L’effet chat mène aussi à un sentiment d’intimité avec l’autre qui s’installe souvent très rapidement (d’où d’ailleurs la facilité de tomber amoureux en ligne, aussi étonnant que cela puisse paraître à celui ou celle qui n’en a jamais fait l’expérience). Le problème, c’est que ce sentiment d’intimité est dû en bonne partie au moyen de communication plutôt qu’à la personne en face. D’où certaines douches froides, surtout chez les chatteurs inexpérimentés, lors de la première rencontre en chair et en os.

Heureusement, avec l’expérience et le temps viennent la sagesse, et on apprend à rendre au chat ce qui est au chat, et au chatteur ce qui est au chatteur. Les rencontres humaines peuvent être belles, qu’elles se fassent au travers d’un clavier ou autour d’un café.

Imperfection technologique [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Nous avons besoin que les outils sociaux que nous utilisons soient imparfaits. Etonnante affirmation, non? Ou, comme le dit la chercheuse danah boyd, “we want plausible deniability“.

Les interactions sociales sont parfois embarrassantes. On fait un détour par l’arrière de la cafétéria pour éviter un collègue. On “oublie” de rappeler un client. On dit à son employeur qu’on est malade. On prétend que tout va bien alors que ce n’est pas le cas. On fait semblant de ne pas avoir entendu. En bref: on dissimule, on évite, on ment même parfois. Faire face à toutes ses relations avec une honnêteté totale est un idéal que peu atteignent dans ce bas monde (si tant est qu’une telle chose soit désirable, mais c’est un autre débat).

Trop d’efficacité dans les outils que nous utilisons peut mettre le projecteur sur ces difficultés sociales que nous rencontrons parfois — et accessoirement, nous décourager d’adopter ces nouvelles technologies.

Je me souviens, par exemple, du temps qu’il a fallu pour qu’il devienne socialement acceptable de ne pas répondre à un appel sur son téléphone mobile. Combien de personnes ai-je entendu dire, il y a une dizaine d’années, qu’elles ne désiraient pas d’un téléphone mobile qui les rendrait toujours joignable? En fait, j’en entends encore le dire aujourd’hui. On peut refuser de répondre. On peut se rendre injoignable, même si ce n’est pas pour des raisons techniques. Certes, ce n’est pas toujours évident à assumer ou à mettre en pratique.

L’imperfection, alors? La couverture réseau qui a des trous. Les appels interrompus. Les SMS et e-mails qui se perdent. Les boutons qu’on clique, qui font semblant de marcher, mais qui n’envoient en fait pas le formulaire. Les filtres à spam un peu trop enthousiastes. Les hoquets des réseaux sociaux qui mettent de la friture dans nos échanges et partages d’information. Twitter qui sursaute et élimine subitement des personnes de votre liste d’amis, sans crier gare.

Je pourrais continuer longtemps. Ces imperfections nous donnent la marge de manoeuvre dont nous avons parfois besoin pour ne pas répondre, ignorer, oublier.

On peut même mentir. Annoncer sur Facebook ou Twitter que l’on fait quelque chose qui n’est pas vrai. Mentir par omission, en ne faisant pas ses check-ins sur Foursquare, ou en devenant silencieux sur nos canaux habituels sans raison apparente. A l’inverse, on peut aussi planifier des publications pour donner l’impression d’une présence là où il n’y en a pas.

Vous lisez cette chronique aujourd’hui, mais au fond, je pourrais très bien l’avoir écrite il y a trois semaines. La publication planifiée me permettrait tout à fait d’être au fond du désert de Gobi tout en vous donnant l’illusion d’être derrière mon clavier.

Où est ma base de données clients? [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

On me demandait hier ce que j’utilisais comme base de données clients — ou contacts. La réponse est… rien, vraiment. J’utilise une multitude de canaux de communication pour rester en contact avec les gens qui s’intéressent à mes activités:

L’e-mail, bien sûr, et le téléphone, je les utilise — mais pour des contacts individuels. Et il va sans dire que chaque projet important dans lequel je suis impliqué a également son blog, son compte Twitter, sa newsletter, et une présence sur Facebook.

Dans le métier que je fais, la plupart de mes factures sont pour des mandats ponctuels. Je travaille, ma comptable fait la facture, je l’envoie au client, le client paie, et je passe au suivant. Ma comptable a bien entendu une base de données dans son logiciel de facturation, mais en fait, jamais je ne m’amuse à envoyer des communications à tous mes anciens clients. Erreur peut-être?

Je considère que ceux qui désirent avoir de mes nouvelles ont d’amples sources à disposition pour s’informer, et qu’il vaut mieux leur laisser le choix et la responsabilité du quand et du comment. Philosophie: être présente là où sont les gens. Alors clairement, en étant comme ça “passive” par rapport à ma clientèle, est-ce que je ne risque pas de perdre des opportunités?

En fait, il m’arrive de contacter directement des anciens clients. J’ai un bonne mémoire des noms, et je sais que toutes les personnes avec qui j’ai travaillé figurent quelque part dans ma boîte e-mail. Une petite recherche, et hop, j’ai leurs coordonnées pour les contacter si je le désire. Ça me suffit.

En fait, ma base de données clients, c’est mes e-mails — et dans une moindre mesure le carnet d’adresses de mon téléphone mobile. Particularité due à la nature de mon activité professionnelle, ou tendance plus généralisée qui commence à se manifester? L’avenir nous le dira. Peut-être.

Parler comme un être humain [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Dans un article publié hier, Dan Pink (que vous avez déjà rencontré dans ma chronique “Carotte et créativité ne font pas bon ménage“) lance un défi à ses lecteurs: parler comme un être humain dans le monde professionnel.

Il relève le fossé qui existe entre la façon dont nous parlons aux gens qui nous entourent dans un contexte privée et le language utilisé dans le monde professionnel. Un bon exemple est celui des excuses. Qu’est-ce qui vous paraît le plus crédible? “Nous nous excusons pour tout désagrément que ce retard aura pu occasionner” ou “Oh, excusez-moi, je suis vraiment, vraiment désolée”?

Ou bien, si vous ne pouvez pas prendre un appel, diriez-vous quelque chose comme “mon cerveau est en ce moment entièrement mobilisé par une autre tâche; merci de me rappeler plus tard ou de patienter en ligne — votre appel est important pour moi”? Pour ma part, j’opte plutôt pour “désolée, je suis en ligne avec quelqu’un d’autre juste là, est-ce que vous pouvez me rappeler dans une dizaine de minutes?”

Je crois que vous voyez l’idée. La “parler professionnel” crée de la distance entre les gens. Les formules toutes faites, les e-mails de réponse standards, les messages enregistrés dans les files d’attente, les communiqués de presse ou les réponses stéréotypées que nous donne le robot à l’autre bout de la ligne ou au guichet d’information — rien de tout ceci n’est fait pour renforcer les relations entre les gens.

Quand j’essaie de mettre l’accent sur l’importance de l’authenticité dans l’écriture en ligne, c’est à ça que je fais référence. Parler comme des êtres humains et non comme des robots professionnels.

Savez-vous encore le faire? Je suis souvent consternée de constater à quel point la plupart des gens trouvent cet exercice extrêmement difficile.

LeWeb'10: Tell Us Which Bloggers or Podcasters to Invite [en]

Pay attention: this stage is not about pitching yourself, it will come later (September) — this is the time to tell us who else we should not miss.

As you probably know, I’m managing blogger accreditations for LeWeb in Paris for the third time. We’ve decided to change the system slightly this year to ensure a more balanced representation of countries and linguistic groups. We’ve also decided to do away with the big deadline to request an accreditation, and will be evaluating applications on a case-by-case basis.

Basically, here’s what we’re going to do:

First, reach out to motivated and influential bloggers and podcasters in all countries and linguistic communities. We need your help for that — to identify them, and maybe also to contact them. This is what this post is about.

Second, in September, we will allow individual bloggers/podcasters to apply for an accreditation.

We have thought quite a bit about what we expect from official bloggers, as a conference, and what kind of population we want to reach and invite. Our criteria this year will be stricter. To make it clear: if you work for an industry agency or big company, your company should be paying for your ticket — unless you are primarily known as a high-profile blogger, independently of your work. But more on that in good time (September).

So, back to our plan for July: the problem with the system that we used over the last two years is that it was perfectly possible for us to end up with no blogger from country XYZ covering the conference — or no coverage in certain languages. We want to make sure that LeWeb’10 echoes beyond political and linguistic barriers.

We have a pretty good idea who the main players are in anglophone and francophone circles. However, you probably know your country or linguistic group’s bloggers or podcasters better than we do.

Here’s who we’re looking for. Official bloggers and podcasters should:

  • have a passion for content and reporting
  • commit to attending and covering the conference (it’s in English!)
  • have significant reach and influence inside their community.

Although the accreditation allows to attend the conference for free, we cannot cover expenses.

Got a few people in mind? Great! Please use this form to recommend three bloggers/podcasters from your linguistic group or country.

Thanks a lot for your help! Please tell your friends speaking other languages or from other countries to send in their recommendations too.

Blog à thème ou blog à moi? [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Quand on fait un blog, vaut-il mieux s’en tenir à un thème donné (la cuisine, la technologie, les papillons, l’Islam) ou faut-il au contraire en faire le reflet de la multitude de sujets qui nous passionnent?

Ceux qui lisent régulièrement mon blog savent de quel côté je penche, mais je crois que ça dépend de ce qu’on recherche: une publication qui montre qui l’on est, ou une qui ait du “succès” (terme fragile et souvent maltraité, à définir délicatement)?

Je lis par périodes le blog de Seth Godin, que j’apprécie particulièrement (il faut d’ailleurs que je me mette à lire ses livres). Hier, au hasard de mes clics, je lis son article “The non-optimized life“. La voilà, cette fameuse clé qui me manquait pour expliquer ce que je fais! Je ne cherche pas vraiment à optimiser mon blog. Je préfère passer mon temps à écrire plus qu’à optimiser. (Aussi, probablement, parce que je suis plus douée pour l’écriture que pour l’optimisation.)

Clairement, un blog à thème va plus dans le sens de l’optimisation: homogénéité du contenu, du public cible. Possibilités de partenariats et de monétisation.

Mais si ce qu’on cherche c’est partager qui on est, ses passions dans différents domaines (admettons-le, les humains sont rarement unidimensionnels), il ne faut pas hésiter, à mon sens, à laisser émerger un peu d’hétéroclite dans ses écrits. Après tout, les catégories d’un blog, c’est fait pour ça, non?

Writing: Source of Income or Marketing Budget? [en]

[fr] Ecrire pour gagner de l'argent (en tous cas en tant qu'indépendant) ça ne rapporte pas des masses. Par contre, écrire est un formidable moyen de promouvoir ce qu'on fait (indirectement). Je propose donc de considérer l'écriture comme "budget marketing" plutôt que "source de revenu" (si on arrive à gagner de l'argent, tant mieux... mais ce n'est pas le but premier!)

A couple of days ago I was talking to a friend, who amongst various activities she juggles as a freelancer, is a journalist. Lately, she’s been less satisfied by her journalistic work, which ends up not paying much, and was wondering whether it really made sense to keep on writing. But actually, her work as a journalist is what gives her contacts and leads for her other activities: so it makes sense for her to keep on being a journalist — but not for the money, as a marketing investment.

Come to think of it, I’ve only very rarely earned money by doing actual writing. I did an article for a local paper once, but honestly, the amount I was paid for the work I put in just made no sense. So, yes, as a marketing strategy, it’s interesting, but not for actually putting food on the table.

Even the work I did for Fleur de Pains, though decently paid, was way more work than expected and ended up being not that much money for the energy it took. Consulting, speaking and training are clearly better sources of income, or managing “my type” of projects (blog editing, coworking space, or conference blogger accreditations for example).

Most of what I’ve read over the last six months about writing fiction also points in that direction: writing for a living is insanely hard work and will not make you rich. We’re blinded by the black swans out there named J. K. Rowling and other successful writers. Most people who write for a living don’t become insanely rich, and most of those who try to make a living out of writing fail.

So, where does that leave us/me? I love writing, and I’m not too bad at it. Honestly, writing is its own reward, as far as I’m concerned. That’s why I’ve kept this blog going for the last 10 years (by the way: take a moment now to let me know what your favourite articles from CTTS are — the blogversary is less than 48 hours away!). And honestly, I think I’ll never stop writing. But I don’t think it makes sense for me to try to actually earn a living doing it. Which doesn’t mean I’m closing the door to earning *some* money writing — but if I do, it’ll be a happy *extra*.

So, in times like now where I’m giving quite a bit of thought to all I do for free and which ends up bringing me business, and also (given right now business is going pretty well) cutting back a little (not too much though!) on what does not earn me money directly, I am realising that I need to make it my priority to have enough time to write.

You know these blogging crises I go through regularly? “OMG I’m not blogging much I need to write more?” Well, here we are. If paid work keeps me from blogging, so be it — it means I’m earning lots of money right then, and I can live with that for a while. But if unpaid “marketing budget” stuff keeps me from blogging, something is wrong.

So this is what my hierarchy of priorities could look like:

paid work > blogging > other writing (“for others”, or requested by others) > other marketing/networking/promotional activities

What about you? Where does writing fit in the “stuff you do”?