Elle se promène dans la forêt [fr]

Elle se promène dans la forêt et trouve un katana abandonné.

Elle s’en saisit et reste comme foudroyée: possédée de l’âme du maître à qui il appartenait.

Elle fonde une école. Tout le Japon la vénère.

Sa mort brutale restera un mystère. Elle avait osé désobéir, si tard, par amour.

Ceci est une mini-nouvelle en 50 mots. Lisez-en d’autres de moi sur CTTS ousur Facebook, par d’autres que moi.

Se protéger sans s'aliéner ses clients [fr]

Cela fait plusieurs semaines (ou peut-être même mois) que cette thématique me préoccupe: comment, en tant qu’indépendante, puis-je me protéger (financièrement) sans pour autant que cela soit rebutant pour mes clients?

Je m’explique.

Une bonne part de mes mandats sont ponctuels et consistent à passer du temps avec un client (cours/formations WordPress en particulier). La plupart de mes clients sont des particuliers, des indépendants, ou de toutes petites entreprises, voire des startups.

Ce dont je souffre? Les annulations de dernière minute.

Je bloque une demi-journée de travail avec un client, souvent plusieurs semaines à l’avance. Je refuse d’autres engagements pour cette demi-journée, j’organise mon agenda autour. Niveau finances, même si je sais qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, je tiens compte du revenu lié à ce mandat dans mon budget.

Quand le client annule, c’est pour ma pomme (et récemment, cela m’est arrivé deux fois en une semaine, le soir d’avant).

Lorsqu’il s’agit de mandats pour des entreprises (souvent pour des montants plus importants), mon système est simple: je facture un acompte de 50% non remboursable lorsque l’on se met d’accord sur le mandat.

Entre indépendants, par exemple avec mon graphiste de voisin à l’eclau, on échange volontiers nos “histoires de clients” et les difficultés auxquelles on fait malheureusement face. Et j’ai réalisé qu’il y a une problématique spécifique aux cours.

Pour un graphiste, ou une personne qui comme moi fait des sites web, ou n’importe qui qui livre un produit au client, le risque est d’avoir fait le travail, livré le produit, et de se retrouver avec une facture que le client ne règle pas. C’est embêtant, mais il est incontestable que le travail a été fait et que c’est au client de payer (il le fait ou non, c’est une autre histoire).

Pour un formateur, ou un conférencier, c’est différent: lorsque le client annule, on n’a pas encore effectué de “travail”. Je ne pense pas que le client dans cette situation soit conscient d’à quel point il lèse l’indépendant — et difficile de venir après coup avec une facture pour “frais d’annulation”. Le manque à gagner, pourtant, est bien là. Dans les cas que je mentionne il y a quelques semaines, j’ai dû refuser un rendez-vous à une cliente alors qu’elle en aurait eu besoin parce que mon agenda était plein — et quand l’agenda se vide à la dernière minute, il est en général trop tard pour le remplir en catastrophe. Le temps réservé est bel et bien perdu.

Dans ces circonstances, comment se protéger? Comment faire passer le message qu’une fois le rendez-vous pris, c’est un engagement ferme, et que ce n’est pas comme chez le médecin, où la liste d’attente garantit presque certainement qu’un rendez-vous annulé pourra être “utilisé” par un autre patient (et encore… nombre de médecins ou professions similaires facturent les rendez-vous annulés moins de 24h à l’avance).

Toutes les solutions auxquelles je peux penser me paraissent rebutantes pour le client. Je me vois difficilement demander un acompte de 50% ou un paiement d’avance à quelqu’un qui vient prendre deux heures de “cours de blog”. Quand on vient prendre un cours, on s’attend à payer si le cours est donné, et à ne pas payer s’il n’a pas lieu. Un des “arguments de vente” de ma façon de procéder, c’est que c’est simple et rapide: le client vient, on passe une demi-journée ensemble, il repart avec un site web qu’il sait mettre à jour. Si je commence à rajouter des choses comme des acomptes, j’ai l’impression que c’est contre-productif.

J’ai songé à n’introduire les acomptes qu’après une annulation, partant de l’idée qu’un client qui annule ou repousse un rendez-vous une fois est plus susceptible de le faire à nouveau. Mais je ne veux pas rentrer dans une logique de “punition”. Du coup, peut-être expliquer (à l’aide d’un document genre “conditions du mandat”) que normalement je demande un acompte pour tout mandat, que pour certains mandats je laisse tomber l’acompte, mais qu’en contrepartie le client s’engage à ne pas annuler ni déplacer une fois le rendez-vous pris?

Faire signer un bon de commande stipulant qu’en cas d’annulation par le client une fois le rendez-vous pris, la somme est due?

Vous voyez que tout cela n’est pas très sympa. En même temps, on n’est pas là pour être sympa — c’est du business.

Le problème est encore pire avec les particuliers à qui je donne des cours à l’heure, à 100 ou 120.- — je devrais peut-être proposer des abonnements? Ça ne protège même pas des annulations, zut.

Ne vous méprenez pas: je comprends. Je souffre moi-même d’une bonne dose de désorganisation (je me soigne) qui fait que cela m’arrive (ne dites pas à mes clients!!) d’oublier des rendez-vous, Dieu merci c’est rare, de déplacer, d’annuler… Et même, des fois, cela m’arrange qu’un client annule, point de vue emploi du temps (point de vue finances, jamais). On est humains.

Mais il demeure que je ne trouve pas normal qu’un client puisse se retirer d’un engagement pris “juste comme ça”.

Si vous avez déjà planché sur le problème et que vous avez des solutions à proposer, je suis preneuse! Très preneuse!

"Piratage" dans Forum sur la RSR1 [fr]

[en] I'll be on air on RSR1 (Swiss radio) in about 90 minutes to talk about file-sharing and piracy. It's in French and you can listen online.

Je fais vite, OK? Dans 90 minutes environ, je serai sur les ondes de la RSR1 pour y dire quelques mots sur le thème de “pirater n’est pas voler“.

Vous pouvez écouter la RSR1 en direct ou attraper directement le l’épisode de Forum au vol.

A noter que la réunion de création du Parti des Pirates Suisse vient d’avoir lieu à Zurich (je n’ai pas tellement d’informations supplémentaires pour le moment, tout étant en allemand, et ma maîtrise de la langue de Goethe n’a jamais été foudroyante.)

What if Generalist vs. Expert was a Mistake? [en]

[fr] L'expertise peut être alimentée par une connaissance exhaustive d'un seul domaine, ou par une connaissance approfondie de multiples domaines. Le généraliste a également une connaissance de multiples domaines, mais elle est superficielle. On a tendance à considérer que n'importe qui ayant des connaissances dans plusieurs domaines différents ne peut être un expert -- et c'est à mon sens une erreur. L'expertise n'est pas obligatoirement liée à la spécialisation. On peut être un expert dans de nombreux domaines -- un poly-expert plutôt qu'un mono-expert.

First of all, I urge you to go and read my friend Stephanie Troeth‘s article “The generalist’s dilemma“. We had a short chat a day or two ago about the difficulty we multi-talented people face making a decision about “what do to with our lives”. I touch upon this subject a little in my recent article “What Do We Call Ourselves?“, actually, but from a slightly different angle.

“Jack of all trades, master of none.” It rings in our heads like an accusation, or worse, a verdict. The message is clear: the more varied your interests, the more diverse your talents, the less authority and expertise you can expect to have in those areas. If you’re a generalist, then clearly, you cannot be the expert we’re looking for.

I think this way of thinking is (at least partly) mistaken. Even if my areas of expertise are varied, for example, I can be an expert on the question of teenagers and social media. I will be a different kind of expert than the person who devotes their career exclusively to this question, of course — but an expert nonetheless.

As Stephanie’s post shows very clearly, skills and expertise in various areas tend to reinforce and feed each other. An obvious example of that in my career (obvious to me, maybe not to everybody) is how my initial expertise in Indian culture and history of religions helps shape me as an expert of social media and online culture. Notice how I slipped the word culture in there? That’s the kind of “expert” I am in the field. I’m not the same kind of “expert” as somebody who has a marketing or business background.

I don’t want to discount the merits of specialization — but as a process rather than an end. My teacher at university used to tell us how important it was for us to specialize in one of the “major religions” our curriculum offered us: “if you have done it once, if you have once been through the process of acquiring deep expertise on one precise topic, you can do it again and again for others; if you just keep skimming the surface, you will never learn how to delve deep into anything.”

Does this sound in contradiction to what I’ve been saying above? It doesn’t to me. You see, I think there are two kinds of “generalists”:

  • those who have acquired expertise or specialized in a wide variety of subjects
  • those who touch upon a wide variety of subjects because they only ever skim the surface.

It is a fatal mistake to confuse the two of them. And maybe we need different names to distinguish between the two.

The idea that a generalist has “superficial understanding of everything” and can in fact only be jack of all trades, master of none, is what makes “generalist” a pejorative label — what makes people say “oh, we want an expert, not a “generalist”. What they maybe don’t realize is that some people who end up calling themselves “generalists” are in fact “poly-experts” (or “multi-experts”) as opposed to “mono-experts”.

The mono-expert builds his expertise on digging deeper and deeper and acquiring an exhaustive knowledge of his subject. He runs the risk of becoming blind to what is outside his specialty, or viewing the world through the distorted glasses of excessive specialization.

The poly-expert builds his expertise on digging again and again in different fields. In addition to being an expert in the various fields he has explored, the poly-expert is an expert as digging and acquiring expertise. By creating links between multiple fields of expertise, he avoids the pitfalls of excessive specialization — but on the other hand, he is often recognized as a superficial generalist rather than a kind of super-expert (because “you can’t be an expert in all those things, can you?”)

The generalist (superficial type) is the one who has studied “a bit of everything”. For lack of inclination, ability, or simply appropriate curriculum, the generalist has never gone through the process of digging deep enough to acquire proper expertise. Shallow understanding can be more dangerous than no understanding at all, and this profile is one that nobody actually wants to fit.

There might be more to investigate about the “pure/superficial generalist” profile’s assets, though — see “What Specifically do Generalists do?” on the Creative Generalist blog; but are we talking about the same “generalist”? Is this the right word to use here? Is my threefold typology leaving anything out? I feel like I’m painting an all-negative picture of the superficial generalist, and I’m not really happy with that. (For example, think of medicine, where “general medicine” — at least in French — is a specialty.)

In any case, framing the debate as “knows one thing = specialist” vs. “knows many things = generalist” completely misses the fact that the degree of expertise has little to do with the breadth of it. What’s important is if somebody has expertise or not, and that is not measured by the absence or presence of knowledge in other fields.

Expertise, for me, means that:

  • you know more (quantity) in that field than most people (you’re in the top n%)
  • you can make sense of what you know, and know what you’re talking about
  • you know where the limits of your expertise is
  • your bring value to others that is magnitudes above what the “average joe” with some hobby-knowledge of the field would

(This was off the top of my head and might need another post to be dealt with properly — defining expertise.)

For some people, expertise will be nourished by comparable expertise in other fields (poly-experts). For others, it will be nourished by exhaustive knowledge of a single field (mono-experts). Both are experts. It’s then a question of personal preference which one to be or hire. However, given the prejudices against generalists and “jack of all trades”, the latter is easier to market than the former.

Après avoir navigué des semaines [fr]

Après des semaines de voyage en mer sous un soleil de plomb, le vaillant aventurier atteignit l’île mystérieuse. Ses camarades de route et lui débarquèrent, explorèrent l’île de fond en comble, découvrirent le trésor caché et délivrèrent la princesse.

Au retour, un dragon de mer géant les mangea tout crus.

Ceci est une mini-nouvelle en 50 mots. Lisez-en d’autres de moi sur CTTS ou sur Facebook, par d’autres que moi.

S'organiser… en fonction du niveau de stress? [fr]

[en] I tend to grow out of my "GTD" systems. Initially, I found myself wondering if I shouldn't simply accept that I'm somebody who needs to change systems every few months (victim of "the magic of novelty"). However, I'm now inclined to think that I might need different time/task management systems depending on how stressed I am. It seems logical, after all, that the best way to keep your head out of water when you're on the verge of sinking is not necessarily the best method to be productive when you're not afraid of drowning.

Il y a une dizaine de jours, me promenant dans mon cher Chablais vaudois (je vous dois des photos, et aussi du Bol d’Or, je suis irrécupérable), je méditais tranquillement sur ma tendance (irrécupérable) à sombrer dans la procrastination. En effet, après quelques mois très chargés et productifs, rythmés par les petits billets colorés “à faire” sur mon bureau, la pression s’est relâchée, l’été est arrivé, et… je pétouille.

J’ai toujours bien des choses à faire, je vous rassure, mais je ne suis plus en train de courir derrière les deadlines. (Je suis disponible pour de nouveaux mandats, en passant, ne comprenez pas dans ce “bien des choses à faire” que “Steph est surbookée et n’a de temps pour rien, comme d’hab'”.) Et, misère, les petits billets colorés sur mon bureau ont l’air d’avoir perdu leur pouvoir de m’aider à organiser mon temps.

Ma première idée fut la suivante: peut-être que je suis simplement quelqu’un qui est très susceptible à la magie de la nouveauté, et que je dois simplement changer régulièrement de méthode d’organisation. Peut-être faut-il simplement que j’accepte que “j’use” mes systèmes de gestion du temps, et qu’au bout de quelques mois, il me faut simplement en trouver un autre.

Quelques kilomètres plus loin, ma réflexion avait suivi mes pieds et avancé également: peut-être que l’usure des méthodes de gestion du temps n’était pas une fatalité. En effet, une différence majeure entre la Grande Epoque des Petits Billets Colorés (février-avril) et maintenant est mon état de stress. Je suis beaucoup moins stressée. Et comme toute personne qui a un peu tendance à être motivée par l’urgence et les épées de Damoclès, l’absence de stress signifie que je me laisse un peu emporter par mon envie de me la couler douce.

On comprend donc aisément que les piles de petits billets roses et bleus sur mon bureau, destinés avant tout à me permettre de me concentrer sur les quelques tâches les plus urgentes du jour, ne fonctionnent plus vraiment.

Moralité: j’ai peut-être simplement besoin d’avoir à ma disposition une palette de méthodes à utiliser en fonction de mon état de stress.

Mon barbecue se rapproche! [en]

[fr] Saturday 11th July: my traditional birthday barbecue will take place by the lake.

Comme chaque année, je complote mon traditionnel barbecue d’anniversaire au bord du lac. Il est annoncé sur Facebook, mais pour ceux et celles d’entre vous parmi mes amis et connaissances qui n’utiliseraient pas encore ce merveilleux réseau social, voici quelques détails accessibles publiquement (je précise en passant à ceux de mes lecteurs que je n’ai jamais rencontrés, ou que je ne connais pas, qu’a priori mieux vaut venir au prochain apéro de l’eclau pour faire ma connaissance ;-)):

  • samedi 11 juillet 2009, dès 18h (oui, c’est le dernier soir de la Cité, rien ne nous empêche d’y finir; aussi, je serai sur place dès l’après-midi pour réserver la place, compagnie bienvenue)
  • barbecue canadien: amenez ce que vous désirez griller ainsi que quelque chose à partager (salade, apéro, boissons, desserts, etc…); je fournis le “matériel” ainsi qu’une bonne quantité de boissons sans alcool
  • amis/famille bienvenus: conjoints, tendres moitiés, enfants, amis de passage ou proche sont bienvenus (à quatre pattes également) — amenez frisbee, boules de pétanque, ou piscine gonflable si le coeur vous en dit
  • idée cadeau: c’est sans obligation aucune, mais comme on me demande régulièrement et que là j’ai une idée, je la partage avec vous: j’ai l’intention de m’offrir pour mes 35 ans un vélo d’appartement (pas très glamour, je sais) — vous me voyez venir? Offrez-moi une pédale, quelques centimètres de chaîne ou encore la poignée gauche du guidon 😉
  • RSVP: merci de vous inscrire, sur Facebook ou bien par e-mail (éventuellement dans les commentaires), histoire que je sache à peu près combien on sera!

Je crois que je n’ai rien oublié! Je me réjouis de vous revoir le 11!

Today: Backup Awareness Day! [en]

[fr] Aujourd'hui, comme le 24 de chaque mois, journée des sauvegardes. Faites les vôtres!

I haven’t done as much as I wanted around Backup Awareness Day yet (and even skipped last month because I was in the mountains at that time), but it will come during the next months.

Backup Awareness Day takes place on the 24th of each month and is the occasion to:

  • do your backups and set up automatic systems to keep your data safe
  • help and encourage others to do so by helping them and blogging about the importance of backups and backup techniques.

If like me you’re having a busy week (busy but good), at least take the time today to:

  • plug in that external hard drive and make sure Time Machine does a backup
  • export your WordPress blog
  • dump your MySQL database
  • if all else fails or is too complicated for you, copy your most precious document folders onto a thumb drive or an external hard drive.

More next month!

Je cours! [fr]

[en] All is well, lots of errands these days (personal and professionnal) so not quite enough screen time to keep up.

Je passe une bonne semaine, mais un peu loin de l’écran. Du retard donc dans le triage de photos du Bol d’Or (et le récit de celui-ci), pas tellement d’articles, et ça ne va pas s’arranger durant la fin du mois de juin (chalet, stage de judo, multiples séances avec des clients).

J’étais au Blog°bar hier soir à Martigny. C’était très sympa, et j’ai pu y revoir Corinne, que je n’avais pas revue depuis près d’un an!

Bon, je vous laisse (sur ces quelques modestes mots), une journée d’errands devant moi avant de monter au chalet!

Un Parti des Pirates Suisse multilingue? [fr]

[en] Will the community gathered around the creation of a Swiss Pirate Party manage to include the various linguistic groups of the country, or will the Roestigraben win, like it did in the 2006 Swiss Blog Awards? Interesting situation which I'm following closely.

Le projet pour aujourd’hui était de mettre en ligne mes photos de ce week-end et de vous parler un peu de mon premier Bol d’Or (historique: 64 à l’arrivée sur 550, tous les autres ont dû abandonner, faute de vent). La bonne nouvelle c’est que j’ai commencé à trier mes photos, et qu’il y en a des sympas. Et l’autre bonne nouvelle c’est que je suis allée faire un saut sur le canal IRC (#piraten-schweiz) des pirates suisses, et que j’y ai recommencé à parler de questions linguistiques.

piratench-90x90Car, oui, la question se pose: l’initiative est majoritairement suisse-allemande. Est-ce que le Roestigraben va gagner, comme lors des Swiss Blog Awards de 2006, ou bien parviendra-t-on à créer un groupe d’intérêt (et peut-être même un parti politique) multilingue? L’intention est là, en tous cas. Si vous êtes francophone et intéressé, n’hésitez pas à vous manifester — ils sont assez accueillants, ces satanés pirates.

Je me suis fendue d’un petit article sur la question des langues dans leur forum (il faut passer par l’interface allemande pour s’y inscrire, mais une fois là, on peut changer la langue et être un peu moins dépaysé) que j’ai aussi relayé dans le forum-ghetto francophone. (Mais oui, vous saviez déjà que j’avais un faible pour les questions linguistiques, non?)

J’y prône entre autres les bienfaits du mélange de langues sur un même forum ou dans un même blog plutôt que la ségrégation qui appauvrit inévitablement les langues minoritaires, puisque les bilingues filent tout naturellement là où il y a le plus d’animation, dans leur langue majoritaire.

La volonté de tout traduire est un piège: il faut accepter que le contenu sera imparfaitement dupliqué si l’on crée des instances d’un même document en plusieurs langues. Sinon, toute la publication est paralysée. Pour animer un blog, aussi, la traduction n’est pas la meilleure solution: primo parce que nous les Romands, on en a marre qu’on ne nous serve que du contenu suisse-allemand réchauffé à la sauce (mauvaise) traduction, et deuxio parce que produire du contenu original demande souvent moins d’effort que faire une traduction (à peu près) correcte — sauf si on a à disposition une armée de traducteurs professionnels ;-).

A suivre. C’est un dossier qui m’intéresse.