Another Small Step With Google Buzz [en]

[fr] Maintenant que le soufflé est un peu retombé, et que le gros problème de confidentialité de Buzz n'est plus qu'un mauvais souvenir, je commence à y remettre un peu les pieds, surtout suite à un article que j'ai lu, où l'auteur se demande si Buzz n'est pas le chaînon manquant entre Twitter et le blog -- un peu dans le même espace que Tumblr et Posterous.

It’s been some time now, the horribly privacy flaw has been fixed, I’ve hidden the “Buzz” label in my e-mail, and more or less forgotten about it.

A few days ago, a title caught my eye: Google Buzz and hybrid blogging. There was also something about the “missing link” in the accompanying text.

I read the article, and it’s been gnawing at the back of my mind ever since. A Buzz notification or two popped up in my inbox recently (people replying to things in my Buzz stream, which contained at the time not much beyond my blog, photos, unused Google Reader, etc).

Between the article linked above and the fact that somebody had actually used Buzz to react to one of my blog posts, I went to have another look. Thanks to some in-buzz help, I connected Digital Crumble to Buzz, and decided to throw Twitter in to see what happened. I decided to follow a few more people.

Right now, I’m waiting to see what happens. I feel like I’m slowly thawing towards Buzz. Buzz reminds me of FriendFeed, but less horribly chatty, and nicer (I’m not sure why yet). I just wish that I had a way (as the “reader”) to simply hide all the Twitter updates from the people I follow. I get those through Twitter already.

Couloir ou fenêtre? L'avion idéal pour le passager [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Il y a quelques mois, Lonely Planet faisait un petit sondage vite fait bien fait pour savoir si les gens préféraient les places côté couloir ou fenêtre dans l’avion.

Je vous le donne en mille: près des deux tiers des personnes ayant répondu au sondage préfèrent s’asseoir côté fenêtre. Quelle surprise…

Du coup, le blog de voyage Lonely Planet se demande comment on pourrait concevoir un avion répondant mieux aux demandes des passagers en matière de places fenêtre disponibles (parce qu’en pratique, dans un avion de ligne, la proportion de sièges côté fenêtre ne dépasse pas 40%, grand maximum).

Leurs deux propositions sont assez sympas: premièrement, l’avion à deux fuselages parallèles (on double presque ainsi le nombre de fenêtres), et deuxièmement, l’avion à sol en verre (faut pas avoir le vertige). Allez jeter un oeil sur les images illustrant ces idées — l’article lui-même est en anglais.

Le facteur limitant, c'est le budget du client [fr]

Ceci est le premier article écrit ici qui a été choisi par vous, lecteurs de CTTS! Deux fois par mois en principe, je prends le sujet qui est en haut de la liste, et j’écris l’article.

Dans la série “conseils aux indépendants” (j’en côtoie pas mal à l’eclau, en plus d’en ligne) je me retrouve souvent à défendre l’idée que c’est avant tout le budget du client qui va définir le mandat. J’ai même déjà écrit quelque chose à ce sujet, il y a deux ans: “on peut tout faire avec tout“.

Alors c’est clair, ce que je dis ne va pas s’appliquer à tous les métiers. En tous cas, peut-être pas de façon aussi radicale. Reste que si le client n’a pas les 1000.- que valent votre service, il n’y a pas de miracle, une collaboration ne sera pas possible. Il est difficile d’inventer de l’argent là où il n’y en a pas.

Je pense qu’il faut distinguer deux situations:

  1. vous avez un produit ou service qui a un prix fixe — et vous savez qu’il est “juste”
  2. l’ampleur du mandat ou son prix n’est pas déterminé et pourrait varier grandement

C’est surtout dans cette deuxième situation que le budget du client est déterminant. Dans le premier cas, si son budget est inférieur à votre tarif, tant-pis-au-revoir.

Fixer un tarif, c’est à mon sens un jeu d’équilibre entre deux choses (voir à ce sujet: “je ne facture pas à l’heure“):

  1. quelle est la valeur ajoutée pour le client? qu’est-ce qu’il en retire?
  2. est-ce que je m’y retrouve si en échange du travail que ça va me demander, je reçois tant d’argent?

Il y a des cas où même s’il y a de la demande pour un service, il n’est pas “commercialement viable” parce que la valeur que lui trouve le client n’est pas assez grande pour qu’il paie ce dont a besoin le fournisseur de service pour “s’y retrouver”. On n’arrive donc pas à se mettre d’accord sur un prix avec lequel les deux parties soient satisfaites.

Le client, en général, désire quelque chose, même si le mandat n’est pas encore clairement défini. Il veut un site web. Il veut résoudre tel ou tel problème. Il veut apprendre à faire quelque chose. Ce qu’il veut a une certaine valeur pour lui. Cette valeur est reflétée dans son budget.

Cela justifie d’ailleurs à mon sens le fait de pratiquer des tarifs différents pour des profils de clients différents. Prenons un exemple simple, le site web: un indépendant et une grosse entreprise qui désirent “la même chose” (un site web) ne lui accordent très certainement pas la même valeur. Pour l’indépendant qui démarre, “avoir un site web” est probablement quelque chose qui vaut quelques centaines de francs, au maximum quelques milliers. Pour une grosse entreprise, avoir un site web vaut nettement plus. Combien? C’est elle qui va le déterminer.

Si je reviens à notre préoccupation première: le budget de votre client vous indique quelle valeur le mandat a pour lui. Il y a peu de chance que cette valeur change parce que vos tarifs sont supérieurs ou inférieurs. Par contre, il est bien possible que vous puissiez adapter votre offre pour tenir dans son budget.

Je ne dis pas qu’un budget de client est toujours inébranlable, mais pour l’indépendant qui n’est pas forcément le meilleur vendeur de toute la planète, c’est souvent bien moins pénible de partir de l’argent à disposition, plutôt que de s’amuser à faire une offre dont on ignore si elle sera complètement à côté de la plaque par rapport aux besoins du client (faire une offre à 10000.- si le client en a 2000.- à dépenser, ou à 2000.- s’il en a 10000.-… dans tous les cas c’est mauvais).

Personnellement, quand on me fait une demande qui sort de mon “offre standard” (la grille de prix sur laquelle je me prends la tête régulièrement pour les services bien délimités qu’on me demande souvent), j’explique au client qu’a priori, à l’intérieur d’une certaine fourchette, je peux adapter mon offre à son budget, et donc que c’est en fait surtout à lui de décider combien il a envie de mettre. Ensuite, il est clair que je vais être honnête dans mon offre et ne pas essayer de l’avoir (mais si on va travailler ensemble, je pense que c’est déjà un bon point de départ qu’il puisse me faire confiance sur ce point, j’avoue).

Voilà, donc. Ce n’est pas une règle absolue, mais je trouve qu’en tant qu’indépendant, surtout si on offre des services flexibles et pour lesquels le marché n’a pas établi de prix rigide, on a tout intérêt à prendre en compte dès le départ le fait que le client n’a pas un porte-monnaie infiniment extensible à disposition. Partir de ce qu’il est prêt à payer pour sa demande évite bien des maux de tête.

Journée GRI: Web 2.0, remise en contexte [fr]

[en] A presentation I gave to set the stage for a day about "web 2.0". Where it comes from, what it means (and doesn't).

Comme promis, le Prezi de ma conférence introductive, Web 2.0: remise en contexte.

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N’oubliez pas de lire “What is Web 2.0” de Tim O’Reilly.

Merci à tous ceux qui ont participé au petit sondage sur ce qu’est le web 2.0 pour vous!

Comment démarrer avec Twitter [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Twitter commence à faire partie du vocabulaire courant en Suisse Romande. Si tout le monde n’a pas un compte (de loin pas!), un nombre croissant de personnes savent ce qu’est Twitter, ou du moins en ont entendu parler, et désirent l’essayer.

Comme beaucoup d’outils composant l’internet d’aujourd’hui, Twitter est techniquement extrêmement simple à utiliser. La simplicité s’arrête là, malheureusement.

Tout comme savoir taper des mots dans un traitement de texte ne fait pas de vous un grand auteur, et aller à une soirée de réseautage ne signifie pas que vous allez en repartir le carnet d’adresses plein de contacts intéressants, réussir à composer des messages de 140 caractères dans le champ d’envoi de Twitter ne garantit pas que vous en tirerez quoi que ce soit.

Mais qu’est-ce qu’on peut donc attendre de Twitter? A quoi est-ce utile?

  • se construire un réseau de veille riche et réactif
  • créer de nouveaux contacts autour de centres d’intérêt communs
  • consolider et développer des contacts existants
  • avec le temps, et de la persévérance, s’entourer d’un réseau qui pourra devenir actif pour soi.

Tout ça ne se fait pas en une semaine, ni même en un mois. A part pour quelques chanceux, cela ne se fait pas tout seul et ça demande du travail. C’est la dure réalité! On a souvent des attentes complètement idéalisées de la rapidité et de l’efficacité des médias sociaux, vu qu’on est abreuvés par des histoires à succès impressionnantes, ces exceptions qui font de beaux titres dans les journaux. (“Marketing viral”, ça vous dit quelque chose?)

Bref, Twitter c’est un outil de création et de gestion de réseau extrêmement utile, et ça vaut la peine de s’accrocher un peu durant la période ingrate du début. Pour ceux qui se retrouvent un peu démunis une fois leur compte créé, voici quelques conseils de démarrage:

  • ne perdez jamais de vue que Twitter est un réseau social asymétrique: vous pouvez suivre qui vous voulez sans qu’ils doivent vous suivre en retour — de même, ne vous sentez pas obligé de suivre en retour tous ceux qui vous suivent
  • regardez parmi vos amis/connaissances et dans votre réseau existant qui a déjà un compte Twitter et suivez-les
  • la plupart des blogueurs sont sur Twitter — si vous appréciez un blog, suivez donc son auteur
  • utilisez le moteur de recherche de Twitter pour suivre des gens qui vous paraissent intéressants ou qui abordent des sujets qui vous interpellent
  • gardez un oeil sur les personnes qui se mettent à vous suivre (vous voudrez probablement en suivre certains en retour), mais ne tombez pas dans le panneau de ceux qui suivent un maximum de personnes juste pour gonfler leurs statistiques
  • de façon générale, suivez avec discernement mais généreusement: dans le doute, abonnez-vous à un compte qui paraît intéressant — quitte à vous désabonner après quelque temps si votre première impression ne se confirme pas
  • utilisez votre compte Twitter pour partager pensées intéressantes ou liens glânés ici ou là au fil des journées, et pas juste pour promouvoir vos activités ou poser des questions (tout est une question de dosage, et le dosage maximum pour le contenu “promotionnel” est vite atteint)
  • répondez aux gens que vous suivez lorsque c’est pertinent (ce dernier bout est capital: s’il n’y a pas de vraie valeur ajoutée, mieux vaut se taire).

Et finalement, le conseil le plus important que je puisse vous donner: intéressez-vous aux gens. C’est la meilleure recette de réseautage que je connaisse, en ligne ou hors ligne.

Tweetez bien!

How Do You Personally Define or Explain "Web 2.0"? [en]

On Tuesday I’m giving an introductory keynote at the next GRI theme day here in Lausanne. I’ll be setting the stage for the day by clarifying what “web 2.0” is and is not, where it comes from, how it’s used (and abused). I’m doing quite a bit of research to get my facts straight (and they’re starting to look pretty starched by now) and I thought I’d ask you, readers (or not) of this blog, to contribute a little to my research by answering the following question in the comments:

How do you personally define “web 2.0”? Today, in 2010, what is the meaning of “web 2.0” (the expression) for you, in a few sentences? If somebody asks you what it is, how do you explain (simply)?

I can read the Wikipedia page and the history of the term, and see how various people use it. But what I’m interested in here is the way you use it. Beyond all official definitions, what does “web 2.0” mean when people actually speak the words or write them?

So, thanks a lot if you can take a minute or two to write down what it means to you here in the comments.

It would also help me contextualise if you could add a little info about your background: I’m interested in knowing if you’re a social media professional, or power user, or “just a user”, and also if you were online doing things like blogging before 2004.

Update: I’m not looking for the definition of “web 2.0”. I know how I understand it and use it (or don’t use it). I’m interested in seeing how various people have various ways of explaining something that is often pretty fuzzy, complex, and overused. It’s not about “good” or “bad” ways of saying what it is, it’s about collecting a variety of definitions which will show how multifaceted and ambiguous “web 2.0” can be.

Update 2: If you’re feeling a bit self-conscious about going public with this, you may use this form instead of the comments!

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Blog d'entreprise: faire un lien vers un site concurrent [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

C’est un sujet qui revient encore et encore, et qui fait mal: dans un blog d’entreprise (ou sur un compte Twitter, Facebook), ose-t-on mentionner la concurrence? Pire, faire un lien vers elle?

En général, les réactions côté client sont vives et catégoriques: pas question!

Et pourtant… il y a plusieurs raisons pour lesquelles faire un lien vers un concurrent est en fait une bonne idée.

Robert Scoble, à une époque le blogueur le plus célèbre de Microsoft, et co-auteur du livre “Naked Conversations” sur les blogs et le business (lecture recommandée, en passant), n’hésitait pas à promouvoir les concurrents de Microsoft sur son blog — lorsque ceux-ci le méritaient. C’est ainsi qu’il restait crédible aux yeux de ses lecteurs. Il était un passionné, de Microsoft, certes, mais avant tout de technologie. Il n’était pas un robot publicitaire à la solde du géant de Redmond. On le prenait donc au sérieux.

Cette stratégie de communication précède en fait sa carrière de blogueur: lorsqu’il était dans la vente, il n’hésitait pas à envoyer les clients chez la concurrence — si cela était dans leur intérêt. Et les clients… revenaient de plus belle, évidemment, puisqu’ils avaient été bien conseillés.

A l’entreprise qui se crispe à l’idée de faire sur son blog un lien vers un concurrent, j’ai envie de dire: mais que craignez-vous donc? Vos produits ou services sont-ils si inférieurs que vos clients ne se tournent vers vous que par absence d’alternatives? Pensez-vous vraiment qu’ils ignorent l’existance de votre concurrence, ou qu’ils ne sauront pas la trouver?

Dans un marché ouvert à la concurrence, chaque acteur approche la clientèle sous un angle un peu différent. Et c’est ça qu’il faut mettre en avant. Pourquoi le client viendrait-il chez moi plutôt que chez mon concurrent? Si vous n’avez pas de réponse à cette question, c’est le moment de plancher un petit peu sur votre stratégie.

Si votre concurrent fait quelque chose de bien que vous ne faites pas, le reconnaître ne peut que marquer des points auprès de vos lecteurs. Montrer que vous ne craignez pas la concurrence, aussi, donne confiance que l’on va trouver chez vous de la valeur ajoutée — et que votre communication ne repose pas bassement sur de la manipulation publicitaire.

Si tout ceci ne vous convainc pas, il y a une autre bonne raison de faire sur son blog des liens vers vos concurrents: le placement dans les moteurs de recherche. Eh oui, ceux-ci prennent en compte pour leur classement non seulement le contenu de vos pages, les liens entrants à partir d’autres sites, mais également les liens sortants que vous créez.

On comprend ainsi aisément qu’un site qui ose faire des liens vers ses concurrents pourrait bien être jugé “plus pertinent” par Google qu’un autre qui ne le fait pas…

What Should I Blog About? Have Your Say [en]

[fr] Une expérience: faites des suggestions et votez sur les prochains sujets que vous aimeriez que j'aborde dans ce blog! Anglais et français, bien entendu. 🙂

This is an experiment, utterly and totally ripped off from what Scott Berkun is doing on his blog with his Reader’s Choice series.

As many of you know, my problem is not finding ideas to write about. My problem is that I have too many. I have a long list of blog post ideas in Evernote which I dip in every now and again when I feel like blogging and don’t have an immediate idea (which is not that often, to be honest — not the “feel like blogging” bit, the “don’t have an idea” one).

So, here’s the deal. I’ve opened a Slinkset site called What do you want to read about next on CTTS? — I’ve started populating it with my blog post ideas. I would like to invite you to vote on the topics and add your own suggestions. You don’t even have to sign up, it’s really easy!

A couple of times a month, I’ll make sure I blog about the most popular topic. I’m looking forward to seeing how this works 🙂

Prune Your To-Do Lists, Mercilessly [en]

[fr] Plus tôt on admet que l'on ne fera pas une tâche, mieux c'est (avant qu'elle nous pourrisse la vie durant des mois avant de mourir de sa belle mort). Soyez donc sans merci en révisant vos listes de tâches. Posez-vous honnêtement la question: vais-je vraiment faire ça?

Yesterday, I opened Things for the first time in… a year, maybe, to see if the link to a video I wanted to watch was still in my old lists there. It wasn’t, but trawling through the state of my to-do lists from Going Solo times made me realize just how much stuff was in there that I never did. And I’m still alive.

I’ve known this for some time: a good way to make our lives miserable is to stack our to-do lists (or next action lists, if we’re GTD-enabled) with piles of tasks that we will end up not doing. Seeing all those old tasks I never got around to doing reminded me, once again, of how important it is to realize as early as possible if I am not going to do something.

I think the first time I really heard somebody talk about this explicitly was at the Going Solo conference in Lausanne, when Martin Roell gave his talk on “Self-Organisation for Effectiveness” (watch the whole video, but the moment in question is about 10 minutes in). He told us that, contrarily to some understanding of GTD (who is to say what’s right or wrong?), he recommended throwing out as much as possible from action lists. YANGTDI: You Are Not Going To Do It.

It’s a bit the same frame of mind as when you come back to your e-mail inbox after a holiday. You can usually safely ignore the stuff that’s marked URGENT in all caps, because chances are if it was urgent a week ago, it’s simply not relevant anymore.

I think that this is where lies the trap in GTD’s “Someday/Maybe” list. Also because we quickly forget one important step in the GTD process, which is that when we put a task on a next action list, it means we are fully committed to doing it. That, I have found, is simply just not the case most of the time for mere mortals like us struggling around with imperfect implementations of GTD in our lives.

So, here are some ideas. They’re not perfect, but they might help.

If you’ve been ignoring an item on your list for a long time, take a moment to look at it. First, make sure it’s a real next action and not a project in disguise, because that could be why you’re not getting around to doing it. Then, take a deep breath, and ask yourself, honestly, deep down inside in your heart of hearts, if you are really going to do it, or if you’re going to keep on procrastinating it until it disappears into a little puff of smoke, in which case you’d have been better off removing it from your list straight away and preventing it from adding to your stress.

How do you know you’ve been ignoring a task for too long? Some systems have that built-in. For example, when I was in my notebook phase, once a page was filled with tasks-done-and-still-to-do, I’d copy over to the next page all the tasks that still needed doing. Once you’ve copied over a task to the new page five times, you start to realize that you’re not doing it.

Yesterday, somebody told me of another method: at the beginning of the week, make a list of tasks you want to accomplish. Opposite that list, draw columns — one per day. Each day, ask yourself if you are committed enough to spend (say) an hour and a half on that task. If you are, draw a green dot on that task’s line. If you aren’t a red dot. At the end of the week, look at what you haven’t done, and look at the amount of red vs. green. The decisions to make are probably made, by that time.

Another trick I have is that I have a sub-heading, in my lists, which is called “Obviously I’m not doing this”. That’s where I send tasks off to die, when I’m clearly not doing them but don’t have the courage to get rid of them completely. A bit like the “Should throw away but can’t yet” box in your cellar.

A corollary to this “task pruning” attitude is to extract subsets of tasks for given time periods, like I started doing (and still am doing) when I plan my week. Or on a stressful day, when you feel swamped, select three things (or five!) and forget about all the rest.

But the main point here is: show no mercy for those idle tasks that just sit there, make your life miserable, and never get done.

Huit conseils de survie pour indépendants [fr]

J’écris beaucoup en anglais sur des sujets qui touchent les indépendants, dans la catégorie Being the Boss et aussi, dans une moindre mesure, Life Improvement. Aujourd’hui, j’ai envie d’offrir à mes lecteurs francophones indépendants quelques conseils de survie. J’aurais bien fait de les suivre à mes débuts, et je suis bien consciente qu’on n’apprend jamais mieux qu’à travers ses propres erreurs, mais parfois, parfois, les expériences d’autrui peuvent être précieuses.

Sans plus attendre, lançons-nous donc.

1. Barricader votre temps personnel

Surtout en début de carrière indépendante, à plus forte raison si l’on a transformé en métier une passion, il est facile de se laisser griser par la liberté des horaires et l’impression que “le travail n’est plus du travail”. Le problème de la plupart des indépendants, c’est qu’ils travaillent trop. Fatigue, stress, ou même burn-out les attendent au contour.

Préservez jalousement votre temps personnel: pour dormir, manger, vous détendre, et fréquenter famille et amis. Même si c’est frustrant au départ, fixez-vous des règles: pas de travail le week-end, ou le dimanche, ou après 19h. Ou pas de travail le matin si vous avez travaillé le soir. Plus tard, avec l’expérience, vous apprendrez quand vous pourrez faire des exceptions sans trop en souffrir. Mais pour commencer, soyez stricts.

2. L’agenda de votre client n’est pas plus important que le vôtre

La liberté d’horaire qui va avec beaucoup de métiers indépendants est très agréable et pratique, mais cela ne signifie pas que vous devez à tout prix offrir la flexibilité maximale à vos clients. Si vous avez l’habitude de concentrer vos rendez-vous sur certaines journées (une pratique que je recommande) et que vous y tenir nécessite de ne voir le client que dans deux semaines, ce n’est pas votre entière responsabilité. Si votre client annule un rendez-vous et veut du coup vous voir sur une de vos plages de temps personnel, apprenez à être ferme.

En donnant la priorité à l’agenda de votre client, vous cédez à son urgence, et mettez le petit doigt dans l’engrenage d’une forme d’esclavage.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais faire d’exceptions. Mais faites d’abord l’expérience d’être intransigeant, pour être ensuite libre dans vos exceptions.

3. Etre plus cher, quitte à perdre quelques clients

La plupart des indépendants que je connais travaillent trop et ne gagnent pas assez d’argent. Souvent, simplement parce qu’ils ne sont pas assez chers. Il vaut mieux perdre des mandats parce qu’on est trop cher (et croyez-moi, si vos prix sont justes vous serez régulièrement “trop cher” pour quelqu’un) que d’accepter des mandats trop gros pour des tarifs trop bas et travailler à perte ou pour 20.- de l’heure, à ne plus s’en voir les mains.

“Gérer” un client (du premier contact, voire des efforts marketing engagés pour l’attirer, jusqu’au paiement final) c’est aussi du travail, et même si vous ne pouvez pas le facturer, vous devez en tenir compte lorsque vous calculez vos tarifs pour rentrer dans vos frais. Ce sont vos frais fixes, si on veut — le “coût d’acquisition” du client.

4. Faire payer des acomptes

Face au client qui est souvent une entreprise, l’indépendant est en position de faiblesse. Si quelque chose va de travers, c’est en général l’indépendant qui casque (comprenez: il ne se fait pas payer, ou cède à la pression de faire du travail supplémentaire pour le même montant). Le client court très peu de risques de payer pour du travail qui n’est pas fait, comme le travail est généralement facturé après-coup. Bien sûr, l’indépendant peut engager des poursuites si son client ne paie pas, mais il n’a pas à disposition l’appareil judiciaire ou les ressources financières (ou le temps!) pour mener ce genre d’opération jusqu’au bout. Sans compter que les sommes à investir dépassent souvent largement celles qui sont dûes.

Afin de partager un peu les risques, il faut faire payer un acompte au client avant de démarrer le travail. 50%, c’est bien — au minimum 30%. L’intérêt de l’acompte est double: d’une part, il vous donne de quoi payer une facture ou deux pendant que vous travaillez sur le mandat (que le premier indépendant n’ayant jamais connu de problèmes de liquidités s’annonce!), et d’autre part, il permet de trier les clients. Un client qui refuse de payer un tel acompte n’est probablement pas un client avec lequel vous désirez travailler — ce qui nous amène au point suivant.

5. Repérer au plus tôt les “clients difficiles” et ne pas travailler avec

Un client qui commence par mettre en question vos tarifs ou vos compétences, refuse de régler un acompte, annule un rendez-vous ne va pas magiquement se transformer en client modèle pour la suite de votre relation. Si ça démarre mal, il y a de fortes chances pour que ça continue mal et que ça finisse également mal, et que vous ayez eu avantage, en fin de compte, à ne pas travailler pour le client en question. Un client qui commence par être difficile continuera généralement à l’être.

Ayez donc l’oeil vif et alerte lors de vos premiers contacts avec un nouveau client, pour les signes avant-coureurs de problèmes à venir. S’il fait des problèmes pour payer votre acompte, par exemple, il y a fort à parier qu’il fera des problèmes ailleurs aussi.

Le cadre de travail, c’est nous, en tant qu’indépendants, qui le posons. Ce n’est pas au client de dicter les termes — mais si vous le laissez faire, il le fera, parce que quelqu’un doit bien diriger les opérations. Ayez donc un cadre de travail, un processus, que vous expliquez au client et auquel vous vous tiendrez. C’est rassurant aussi bien pour lui que pour vous.

Et renoncez sans regrets aux clients qui s’annoncent trop difficiles.

6. Avoir des traces écrites

En parlant de cadre de travail, ayez des traces écrites de vos accords avec vos clients (on dira que l’e-mail, c’est suffisant dans la plupart des cas). Les discussions se font souvent par téléphone ou en face-à-face, et dans ce cas, dites au client que vous allez lui envoyer un petit mail récapitulatif de votre accord. Terminez celui-ci par quelque chose comme “merci de bien vouloir me confirmer par retour de mail que tout ceci est en ordre pour vous”.

Il n’est pas inutile non plus d’avoir un document “générique” détaillant vos conditions, que vous pouvez joindre à un tel envoi. Versement d’acompte, conditions de paiement, d’annulation, ce qui est inclus ou non dans la prestation, et même, si c’est pertinent pour votre situation, la petite phrase “je décline toute responsabilité en cas de XYZ”.

La plupart de vos clients ne vous causeront jamais de problème. Mais pour celui qui le fera, ce serait quand même dommage de ne pas s’être couvert un minimum. Et le faire par écrit dans un document “générique” me paraît une bonne solution pour ne pas froisser le client normal, bien-pensant, et honnête.

7. Engager un comptable

A moins d’être un pro de la compta vous-même, engagez un comptable. Oui, ça fait des frais, mais que de soucis en moins! Les comptes de votre entreprise seront en ordre, votre déclaration d’impôts aussi, et en cas de contrôle fiscal, c’est un professionnel qui s’en sera occupé, ce qui ne peut que faire bonne impression.

Si votre comptable est trop cher pour que vous lui confiez la tâche de faire toutes les écritures, regardez si vous pouvez trouver quelqu’un d’autre à qui déléguer cette tâche (y compris le classement ordré de vos quittances).

Et si vous le faites vous-même, faites-le à mesure! (Oui je sais, c’est pénible et en général on n’arrive pas à tenir, c’est pour ça que je recommande de confier cette tâche à quelqu’un d’autre.)

8. Facturer à mesure

Entre le moment où l’on facture et le moment où l’argent arrive sur votre compte en banque, il peut s’écouler du temps. Il est donc impératif de ne pas attendre d’avoir besoin d’argent pour envoyer vos factures! (Rigolez, ça paraît stupide, mais je l’ai fait longtemps et j’en connais d’autres dans ce cas.) Dès que le mandat est terminé, la facture part.

Un autre avantage à faire payer des acomptes: j’envoie personnellement souvent mes factures avant d’avoir effectué le travail, précisant les conditions de paiement (acompte de 50% dès réception de la présente, solde à payer x jours après la fin du mandat ou la date de la conférence ou de la formation). Comme ça ma part est faite.

Comme vous le voyez, ces conseils concernent l’hygiène de vie de l’indépendant (et sa santé mentale sur le long terme!) plutôt que des questions pratiques sur le réseautage, la négociation, l’établissement des tarifs, ou l’organisation du travail. Ces derniers points sont importants également, mais les compétences dans ces domaines sont complètement inutiles si on ne tient pas le rythme. (C’est tout lié, c’est sûr, mais il faut bien hierarchiser un peu.)

J’espère qu’ils pourront être utiles à certains!