Allergie [fr]

Je suis allergique aux acariens. On va faire le ménage.

[en] I'm allergic to acarids. Cleaning up to get rid of the dust. Rather boring and uninteresting post.

Un petit billet sans grand intérêt pour noter que j’ai appris hier avec soulagement que j’étais allergique aux acariens, et pas aux chats (ce qui était une hypothèse possible).

Au menu, donc, nettoyage à  fond de l’appart, et prise de mesures concernant la chambre à  coucher: changement de draps toutes les semaines chrono, aspi deux fois par semaine, réaménagement pour éviter les nids de poussière.

Ensuite, faudra voir s’il faut faire quelque chose à  mon futon pur coton et mes tatamis pure paille de riz pour chasser les bébêtes si elles les habitent.

Similar Posts:

Correction cérébrale [fr]

Légère commotion cérébrale au judo vendredi. Quelques jours de repos s’imposent.

[en] Mild concussion at judo. Working this week hasn't helped. Seeing the doctor tomorrow and taking a few days rest.

Une “correction cérébrale” — voilà  ce que j’ai dit à  l’une de mes élèves hier, alors qu’elle me demandait si j’avais corrigé les tests de grammaire. Le pire c’est que je ne m’en suis absolument pas rendu compte.

“Zéro virgule zéro virgule zéro– euh… zéro virgule zéro zéro deux” — ça, c’était durant le cours de maths de la période d’avant.

Vendredi à  l’entraînement de judo, alors que je me trouvais au sol après avoir effectué sur mon partenaire un magnifique tani-otoshi (technique que j’affectionne particulièrement), le ciel m’est soudainement tombé sur la tête. Autrement dit, un judoka voisin (pas celui avec lequel je pratiquais) m’a chuté lourdement sur le sommet du crâne.

Résultat: un occiput pas très content, et la boîte crânienne un peu malmenée.

Conséquences concrètes: un mal de tête persistant, de la difficulté à  me concentrer, la nuque qui fait “bloc”, des absences, de petits trous de mémoire et troubles de la parole. Plus, bien entendu, l’effet “je me sens assommée” d’une légère commotion. Une fois que j’ai donné mes cours de la journée, je suis dans un état relativement moyen pour préparer mes cours, et surtout (à  deux semaines de la fin de la période!) faire mes corrections.

La pile de papiers fait maintenant une dizaine de centimètres d’épaisseur, et malgré ma visite chez l’ostéo mardi, mon état ne s’améliore pas. Au contraire, il empire presque — à  force de rester active et de courir dans tous les coins.

Les commotions, je commence à  bien connaître. Celle-ci n’est pas très forte, mais le fait que j’aie travaillé toute cette semaine, et que je sois également fatiguée et stressée n’aide pas du tout. Quand je conduis, je me rends bien compte que je ne suis pas en état.

Il a fallu qu’on me pousse un peu (“ah non, la semaine prochaine ils ont plein de tests, je peux pas me faire remplacer, peut-être dans dix jours, ou bien en début de période prochaine?”) mais demain, médecin, et arrêt de travail de quelques jours.

Similar Posts:

Dehydration [en]

Last night, I came home from a pretty intensive judo training hardly feeling thirsty at all. (As I am pretty out of shape, it doesn’t take much to make training “intensive”.) I remember that pre-India, I used to rush for the tap at the end of my judo classes — when I was on to thirsty to wait for the end of the class.

My experiences with dehydration in India taught me a couple of things. I think the revelation came to me when recovering from my sickness after the vedic sacrifice.

First of all, I learnt to recognise the signs of mild dehydration (aside from fainting in airports, of course). As far as I’m concerned, a sure sign that I am starting to be dehydrated is when I feel thirsty, drink until I am not thirsty anymore, and feel thirsty again ten minutes later.

The corollary of this remarkable observation is that you build up your “water capital” over the space of days, not hours. This means that if you know that you are going to dehydrate yourself a bit (for example by sweating on judo mats) it is no use to make sure you drink “enough” a couple of hours before you start. You need to drink “enough” during the previous couple of days. I’m not teaching anything to those of you will run marathons.

I am aware there is nothing revolutionary at all in noticing this. It is pretty simple and straightforward. I am actually amazed that it has not always been obvious to me. I wonder at the fact that I didn’t understand why judo classes sometimes made me thirsty, and sometimes not. Now I know.

Similar Posts:

TMS : Les éclopés de l'ordinateur [en]

L’article dans Femina dont je vous parlais est enfin disponible en ligne : Les éclopés de l’ordinateur. Quelques rectifications, précisions, etc. dans un e-mail que j’ai envoyé à  la rédaction :

Bonjour,

Je désire apporter quelques précisions à  l’article (par ailleurs excellent) de Mona Chollet sur les TMS, « Les éclopés de l’ordinateur ».

Tout d’abord, une rectification : contrairement à  ce qui est écrit dans l’article, je n’ai pas dû apporter de documentation à  mon médecin pour qu’il prenne mon problème au sérieux, même si il m’a semblé effectivement un peu perplexe devant le temps qui passait sans que mon mal ne s’atténue. Je connais cependant des personnes qui l’ont fait, et j’ai indiqué certains articles qui me semblent particulièrement appropriés à  cet usage.

Ensuite, ce sont principalement mes propres « auto-soupçons » d’hypocondrie qui me ramènent à  mon clavier, plus que les remarques mon entourage ; lorsque la douleur s’atténue, je finis par me demander si je ne suis pas en train d’imaginer tout ça. Clairement, l’incrédulité initiale (qui se mue cependant rapidement en compréhension) d’autrui m’encourage dans cette direction…

Heureusement, je peux encore pratiquer le judo, quoique de façon limitée. Je ne fais plus de combat ni de chutes, et je m’entraîne plutôt « tranquillement ».

L’article ne précise malheureusement pas l’adresse de la liste de discussion par e-mail TMS-RSI. Je me permets de remédier ici à  cette omission :http://fr.groups.yahoo.com/group/tms-rsi/

Finalement, n’attendez pas de ne plus pouvoir taper pour utiliser un logiciel de reconnaissance vocale comme Dragon NaturallySpeaking. La rédaction simple est avec un peu d’entraînement plus efficace à  la voix qu’à  la main (à  plus forte raison si votre aisance au clavier laisse à  désirer…) Le prix de vente du logiciel est abordable, et cela permet de diminuer la charge sur vos bras. Bien entendu, tout ce texte a été dicté !

Meilleures salutations,

Stephanie Booth

Vous savez comme je m’inquiète toujours d’être comprise de travers…

Similar Posts:

Achetez Femina ! [en]

N’oubliez pas d’acheter Femina ce dimanche. Vous y trouverez normalement un article sur les TMS pour lequel j’ai été interviewée.

Similar Posts:

Liste e-mail francophone au sujet des troubles musculo-squelettiques (TMS/RSI) [en]

La liste de discussion francophone TMS-RSI vient de voir le jour. Si vous souffrez de TMS ou craignez que ce soit le cas, inscrivez-vous.

Pensez à  diffuser cette information autour de vous, afin que les personnes susceptibles de bénéficier de cette liste aient une chance de la trouver. Merci d’avance. Merci pour elles.

Similar Posts:

Douleur, pensée, dictée [en]

La douleur est invisible. Quand vous dites que vous avez mal, de façon chronique, les gens ont inévitablement de la peine à  vous croire. Ça ne se voit pas. Vous arrivez à  manger, vous déplacer, et même taper à  l’ordinateur, « si vous le voulez vraiment. »

On sympathise, bien sûr. On est même consterné. C’est terrible, ce qui vous arrive. Tellement, qu’on a de la peine à  imaginer ce que c’est. Oui, on a presque un peu de peine à  y croire. On vous souhaite un bon rétablissement et l’on s’en va, une brève pensée inquiète pour ses mains sans douleur…

Je me suis rendu compte récemment que je n’arrivais plus à  penser mes mains sans douleur. Je n’arrive plus à  dissocier la douleur de mes mains. Je pense (kinesthésiquement) « mains », je pense « douleur ». Je repense à  des choses que j’avais l’habitude de faire il n’y a pas si longtemps, et elles sont devenues inconcevables.

C’est effrayant et merveilleux de voir à  quel point notre image de notre corps (du corps propre) se modifie en fonction des contingences physiques, et impacte également les souvenirs. Notre corps se vit en actions, passées, présentes, et futures. En potentialité. Ce que je peux faire. Ce que je pourrais faire.

Dans le même ordre d’idées, je me suis surprise hier en train de dicter toute seule dans ma voiture. Oui, comme si je parlais à  mon Dragon.

Dans le passé, il n’était pas inhabituel que lorsque mon esprit tournait à  vide, je me retrouve à  « penser en écrit », et même à  « taper en pensée ». J’ai toujours eu tendance à  me faire beaucoup de « films » dans la tête : ce que j’aurais pu dire, ce que je pourrais dire, ce que je vais faire. Et après une soirée passée à  discuter par clavier durant de longues heures, il n’était pas rare que cela prenne la forme d’un mouvement de doigts dans ma tête et de frappes sur un clavier imaginé.

Maintenant que je dicte, lorsque je pense à  quelque chose à  écrire, je me retrouve parfois à  le penser « en dictée ». Et des fois, ça passe à  voix haute sans que je m’en rende compte. C’est amusant. Je vais commencer à  sérieusement utiliser la fonction dictaphone de mon téléphone portable.

Similar Posts:

Allaitement [en]

Lorsque j’ai rencontré Aleika et Akirno, j’ai été très surprise que celle-ci allaite encore un bébé qui avait près d’une année. Dans mon esprit, l’allaitement convenait à  de tout petits bébés, quelques mois tout au plus.

Au fil des semaines qui ont suivi, je me suis plongée dans la bibliothèque d’Aleika. En particulier, un livre (je crois) de la Ligue La Leche et The Baby Book. J’ai bien peur que ce dernier n’existe malheureusement pas en français. Je serais très heureuse d’apprendre que je me trompe !

En Inde, il est parfaitement normal d’allaiter au moins une année ou deux. De retour en Suisse, j’ai réalisé que mes idées « pré-indiennes » étaient tout à  fait répandues parmi mes concitoyens. L’idée d’allaiter « encore » après une, deux, voire trois années était considéré comme choquante, malsaine, néfaste, ou tout du moins irréalisable et peu pratique.

Une rapide recherche sur l’allaitement en Suisse m’a fait découvrir toute une série de ressources intéressantes sur l’allaitement, en français. Vous me connaissez, je vais m’empresser de les partager avec vous !

Tout d’abord, quelques chiffres concernant l’allaitement en Suisse. Si le taux d’allaitement à  la naissance est élevé (90 %), on n’allaite pas longtemps (moins de 50 % au-delà  de trois mois).

Toujours sur le site de l’IPA, apprenez-en plus sur l’allaitement maternel chez les primates, dans l’histoire et la diversité des cultures humaines : on se rend compte que l’allaitement court (ou même son absence) est une caractéristique de notre civilisation occidentale postindustrielle :

La proximité mère-enfant, l’allaitement à  la demande et une durée d’allaitement le plus souvent d.au moins deux ans, sont des éléments retrouvés dans de très nombreuses cultures, y compris en Europe avant l’industrialisation.

On rappellera en passant que l’OMS recommande deux ans ou plus d’allaitement, dont six mois d’allaitement exclusif :

Pour avoir une croissance, un développement et unesanté optimaux, le nourrisson doit être exclusivement nourri au sein pendant les six premiers mois de lavie : c.est là  une recommandation générale de santé publique. Par la suite, en fonction de l.évolution deses besoins nutritionnels, le nourrisson doit recevoir des aliments complémentaires sûrs et adéquats dupoint de vue nutritionnel, tout en continuant d.être allaité jusqu.à  l.âge de deux ans ou plus.

Ce n’est bien sûr pas valable uniquement pour les pays en voie de développement !

Sur un plan plus pratique, ce site très complet nous offre une FAQ (« Ai-je assez de lait ? », « Comment sevrer mon bébé ? »), un guide au fil des mois qui couvre l’allaitement dit « tardif », et surtout un répertoire des thèmes importants liés à  l’allaitement : allaiter la nuit, le manque de lait (souvent un « faux problème » : il est très rare qu’une femme soit physiologiquement incapable de produire assez de lait pour son bébé) et la reprise du travail.

Notons encore pour terminer les dossiers allaitement de jolimont.com et cet article de Construire sur l’allaitement.

Similar Posts:

Nerves, Judo and Spring in Autumn [en]

So the neurologist says my nerves are fine. That is good news. In the space of a day, the weather has gone from beautiful sunny autumn to grey drizzly November. That, on the other hand, is depressing.

The neurologist gave me two weeks of sick leave from work. That should allow enough time for my special equipment to arrive. I’m going back to judo—no hard training of course, but it will do me good to move a little.

I’m starting to understand why I have been doing so much judo for all these years. When doing judo, I am myself—body, mind and emotions—in a way that I am not usually capable of. I now see much more clearly why I tend to be in low spirits when I don’t train.

I’m slowly starting to thaw. It is at the same time less frightening and more frightening. It is exciting. It makes me wonder what my future is going to be made of.

Similar Posts:

Mes nerfs sont en forme [en]

Mes nerfs vont bien. Pas de souci de ce côté-là , dit le neurologue. Soulagement.

Le neurologue est d’ailleurs tout à  fait sympathique. Son cabinet se trouve près de la sortie d’autoroute à  Morges, dans un quartier plein de gros immeubles, des « tours » comme on dit par ici. Entre dix et quinze étages à  vue d’oeil, relativement récentes, plantées par-ci par-là  sur une petite colline décorée d’arbres, de parcs et de promenades.

J’ai l’impression que « habiter dans une tour » a toujours eu pour moi une connotation un peu négative. C’est le genre d’endroit où l’on ne veut pas habiter. Pourtant, en me baladant dans ce petit quartier désert à  deux heures de l’après-midi, j’imaginais les enfants qui couvriraient la colline de leurs jeux une fois l’école finie, les adolescents qui s’assiéraient en grappes pour parler-draguer-flirter, les mères de jeunes enfants qui babilleraient en regardant leurs bambins trébucher dans le parc et faire leurs premières tentatives de socialisation. Une communauté dans laquelle il pourrait faire bon vivre une fois parent.

J’ai été très marquée lors de mon dernier voyage en Inde par les quelques heures que j’ai passées dans un chawl. Un chawl, c’est un HLM à  l’indienne. Une seule petite pièce pour toute la famille, c’est terrible. Mais comme c’est vivant ! Par la force des choses, toutes les portes sont ouvertes, on vit aussi dans les couloirs et chez les voisins, les enfants courent partout.

Loin de moi l’idée de vouloir idéaliser ce type de logement, mais on a certainement quelque chose en apprendre. Lorsque j’étais enfant, on habitait un groupe d’immeubles Forel-Lavaux. J’ai le souvenir que mon frère et moi étions tout le temps dans la cour à  jouer avec les autres enfants du quartier. Dans une villa, il est plus facile de vivre sans ses voisins — c’en est bien là  à  la fois l’avantage et l’inconvénient.

Similar Posts: