Technologie et indépendance professionnelle [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Ce matin, je me trouve à vouloir vous écrire une nouvelle chronique sur la vie d’indépendant. Pour moi, la vie d’indépendant et ce “monde connecté” qui est la thématique centrale de ma chronique vont de pair. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Je crois ne pas me tromper en disant que les petites structures sont plus mobiles et plus réactives que les grandes. Je crois que c’est valable tant en économie, société, que politique. Enfin, je ne suis ni économiste, ni sociologue, ni politicienne, donc je me trompe peut-être. Mais dans le business — comme dans la formation — ça me paraît un constat assez évident.

Le monde connecté, du réseau, des technologies de pointe, c’est un monde qui bouge vite. Il y a bientôt cinq ans, lorsque j’en ai fait mon métier, je n’avais pas d’autre choix que celui d’être indépendante professionnellement si je désirais exercer ce métier (c’était “consultante en blogs” à l’époque) que j’étais en train de créer de toutes pièces.

Le monde de l’entreprise n’était simplement pas prêt à proposer des postes consacrés à ce domaine d’expertise émergeant.

Maintenant, les années ont passé, et les entreprises commencent à engager des “social media managers” et des “community managers” — sans forcément toujours savoir vraiment ce qu’elles font. Mais pour quelqu’un qui désire vivre de son expertise en matière de médias sociaux tout en étant employé, c’est maintenant possible.

Ce qui m’intéresse en fait dans ce “monde connecté” dont je parle ici, c’est sa réactivité. C’est la nouveauté. C’est les liens entre les gens et les formes d’organisation sortant de l’ordinaire. Si l’on est un précurseur, si l’on s’intéresse à ce qui bouge… il y a de fortes chances que l’indépendance professionnelle soit ce qui nous convient le mieux.

Voilà donc le lien. Ne vous étonnez donc pas si médias sociaux et indépendance professionnelle se côtoient ici dans les semaines à venir.

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Prendre des vacances quand on est indépendant [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Comme beaucoup de gens gravitant autour de ce monde connecté dont je vous parle chaque semaine, je suis indépendante. Et quand on est indépendant, prendre des vacances pose un double problème — triple, presque:

  • il faut économiser de l’argent pour pouvoir payer ses vacances (comme tout le monde)
  • il faut économiser assez pour couvrir la manque à gagner puisqu’on ne gagne pas d’argent pendant qu’on est en vacances
  • il faut s’organiser pour pouvoir disposer du temps nécessaire à “être loin”.

L’argent, en somme, c’est un problème que tout le monde peut comprendre. L’indépendant doit simplement économiser plus que le salarié, vu que ses vacances sont des congés non payés.

Le temps, par contre, la plupart des employés n’y sont pas confrontés de façon aussi pressante. Certes, quand on revient au travail il y a une pile de dossiers sur la table, certes, le projet n’avance pas quand le chef de projet est en vadrouille (ou il doit s’organiser pour que ce soit le cas), mais l’entreprise ne ferme pas ses portes à chaque fois qu’un employé part en vacances.

Pour un indépendant, si. En vacances, tout s’arrête. Un indépendant ayant souvent bien plus d’un client ou projet en parallèle (c’est un peu ça qui le définit), cela fait pas mal à gérer pour pouvoir partir une semaine sur les pistes, ou sous les tropiques.

Aussi, suivant la nature du travail de l’indépendant, son calendrier d’activités dépend souvent de dates fixées par d’autres. Si on est libre, on finit vite par avoir un agenda ressemblant à un gruyère (ou à un emmental) ne permettant plus de s’éclipser les trois semaines nécessaires pour vraiment se ressourcer.

Moralité? L’indépendant doit bloquer ses dates de vacances très, très à l’avance. J’ai le nez dans les dates de 2012, là.

Et moi qui croyais que l’indépendance signifiait liberté et flexibilité!

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The Freelancer and The Open-Ended Projects [en]

[fr] Les projets à long terme et assez ouverts peuvent être un piège pour l'indépendant, quand la charge de travail augmente soudainement pour plusieurs projets menés en parallèle.

Business has been good this year. 2007-2008 was pretty disastrous, 2009 saw me get back on my feet, and 2010 is really taking off. I’m happy.

With business taking off come more challenges for the freelancer. One of them is open-ended projects, which are especially tricky for the time-management-challenged soloist.

Often, these projects are exciting in nature, having a wider scope than more time-limited projects like “give a talk” or “a day of training”. They’re also interesting financially because they allow the freelancer to secure larger sums of money with a single client, or offer a monthly retainer (something anybody with monthly bills can appreciate).

But they can contain a trap — trap I’ve found myself caught in. The trap is double.

They go on and on

By definition, open-ended projects are open. They might have an end, but if it’s many months in the future, they might as well not have one. This means there is always something to do. They don’t have the comforting “after date X in the near future (next week), this is over”. It’s not a bad thing as such, but it can be stress-inducing.

They have variable workload

The workload for open-ended projects is spread over weeks or months, but it is not always constant. It might be light for a few weeks, and then suddenly require 30 hours of work in a week. This can easily conflict with other work engagements, especially if they are also open-ended, unless the freelancer plans very carefully.

A third trap?

I almost want to add a third trap to these projects: they are often ill-defined and subject to scope creep. Again, careful planning can limit those problems, but is your typical freelancer in love with careful planning?

I’ve discovered that having one or two open-ended projects going on at the same time is roughly as much as I can handle. Maybe three, depending on the degree of open-endedness. At one point this year, I had five in parallel, and that was just impossible.

So, with more work opportunities comes the obligation to start choosing better, and managing a balance between regular gigs, which give some financial security, and short-term ones, which are usually more interesting from a return-on-time-invested perspective.

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Idea: Working as a Freelance Researcher [en]

I had planned taking today off, but as I’m up to my neck in work I decided to spend it in the office instead. Result (don’t mess with yourself when you promise yourself time off): I’ve spent most of my morning down the blog-hole — reading a ton of interesting things online, particularly on Penelope Trunk’s blog. (Yeah, I know not everybody likes her, but I do. More on that another day, maybe.)

So, as I was reading blogs, sharing snippets on Tumblr and links on Twitter, I was thinking to myself: actually, one thing I’m pretty good at (and love doing) is finding and reading interesting stuff, thinking about it, and sharing all that with other people. (For those of you familiar with StrengthsFinder: my #1 is Input and my #2 is Communication — more about that another day, too.)

I pinged Suw on IM to see if she had any ideas how to “monetize” (still hate the word) this kind of activity. She suggested working as a researcher.

I like the idea. Need your homework done on something? I love learning about new stuff, I know how to search online, I have a great network, I’m smart (let’s say it), and I know how to write stuff up. Think of it, a lot of my popular blog posts are the result of me taking the plunge into a topic, learning about it, and reporting back. And for anything related to social media, I have the huge advantage of already knowing a lot.

This doesn’t mean I’d be giving up my current activities. But I’m getting increasingly frustrated that I don’t have time anymore to fool around online, research stuff, read more books, learn about this space we inhabit — online and offline.

Do you know anybody who works as an online researcher? Would you hire me as a researcher? (Not asking if you need my services as of now, but more “do you think I have the profile?”) If I decide to provide this kind of service, how might I go about to (a) decide what to charge (b) find gigs?

This is a very fresh idea for me, and I’d gladly welcome any thoughts you may have on the subject. As for me, I’m off to do some research on… freelance researchers :-).

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Les trois équilibres de l'indépendant [fr]

Je pense que l’indépendant (créatif) a besoin de trouver un équilibre sur trois plans différents, histoire de ne pas se dessécher ni péter les plombs:

  • une “hygiène de vie” laissant suffisamment de place pour respirer semaine après semaine (avoir et respecter des plages de non-travail, prendre du temps pour soi, faire du sport, manger correctement, dormir, voir des amis, passer du temps avec sa famille…)
  • des coupures pour décrocher, week-ends prolongés mais aussi vraies vacances (on m’a dit que pour vraiment se ressourcer, il fallait compter minimum trois semaines!)
  • durant le temps de travail, assez de temps pour explorer, s’amuser, rechercher, bricoler — et ne pas passer tout son temps le nez plongé dans des mandats.

Pour ma part, le côté “hygiène de vie” fonctionne assez bien, pour les coupures, je suis en train de prendre des mesures, et concernant le temps de jeu/bricolage/recherche professionnel… ces temps, ce n’est pas du tout ça.

Saint-Prex 09

Hygiène de vie

  • Je défends jalousement mes soirées et mes week-ends, même quand le boulot s’empile, sauf quelques rares situations d’exception.
  • Je fais du sport, je vois des gens, je prends des moments pour moi, je ne mange pas trop mal. J’ai en fait pas mal d’activités “non-professionnelles” dans ma vie.
  • J’ai un lieu de travail séparé de mon lieu de vie.
  • Ça n’a pas été simple d’en arriver là, j’ai déjà écrit pas mal d’articles sur mon parcours, mais je n’ai pas le courage de les déterrer juste là.

Coupures

  • En 2008, j’ai commencé à prendre des week-ends prolongés à la montagne pour me ressourcer, et c’était une bonne chose. 2010, ça a passé à la trappe pour diverses raisons, mais il est temps de reprendre les choses en main.
  • Suite à des discussions que j’ai eues avec mes amis Laurent et Nicole, et sur leurs sages conseils, j’ai décidé de m’imposer au minimum un week-end prolongé (3 jours) par mois et une grosse bonne coupure (disons un mois, hop) par an.
  • Résultat des courses, j’ai établi un calendrier annuel de mes coupures. Ça ressemble à ça: je fais un break d’un mois en janvier (déjà un voyage prévu en Inde en 2011), en été, je pars une semaine en France comme ces deux dernières années, et en automne, je prévois une dizaine de jours en Angleterre pour voir amis et famille. En plus de ça, un mois sur deux je prends un simple week-end prolongé (lundi ou vendredi congé), et un mois sur deux en alternance, un plus long week-end prolongé (4-5 jours) avec option de partir quelque part.
  • J’ai posé toutes ces dates dans mon calendrier, jusqu’à début 2012.

Travail ludique

  • Je bloque un peu sur cette question: je dois prendre moins de mandats (clairement) mais du coup je crains pour le côté financier de l’affaire.
  • En fait, en regardant réalistement mes revenus (j’ai une grille sur la dernière année qui me les montre semaine par semaine) je me rends compte que je n’ai pas besoin d’avoir si peur que ça.
  • Une solution: moins de mandats qui paient relativement peu par rapport au temps/stress investi, plus de mandats mieux payés (je dis des choses logiques mais c’est pas si simple à mettre en pratique). Surtout, moins de mandats “open-ended” en parallèle, qui s’étalent sur la durée avec une charge de travail variable. (J’ai un billet en gestation là-dessus.)
  • Aussi, avoir confiance dans la dynamique qui me permet de vivre de ma passion: donner plus de priorité à sa passion attire les mandats.
  • Bref, avec mes petits calculs, je me suis rendu compte qu’en plus de mes mandats “réguliers” (annuels/mensuels), si j’avais une journée de “travail payé” (consulting, formation, coaching, conférence) par semaine je m’en tirais largement. Ça me laisse donc 3-4 jours, suivant la longueur de ma semaine, pour mes mandats courants, la gestion des clients, et ces fameuses “autres activités professionnelles pas payées” (dont ce blog fait partie).

Et vous, voyez-vous d’autres équilibres à maintenir? Avez-vous des solutions à partager pour ceux que j’ai identifiés?

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Writing: Source of Income or Marketing Budget? [en]

[fr] Ecrire pour gagner de l'argent (en tous cas en tant qu'indépendant) ça ne rapporte pas des masses. Par contre, écrire est un formidable moyen de promouvoir ce qu'on fait (indirectement). Je propose donc de considérer l'écriture comme "budget marketing" plutôt que "source de revenu" (si on arrive à gagner de l'argent, tant mieux... mais ce n'est pas le but premier!)

A couple of days ago I was talking to a friend, who amongst various activities she juggles as a freelancer, is a journalist. Lately, she’s been less satisfied by her journalistic work, which ends up not paying much, and was wondering whether it really made sense to keep on writing. But actually, her work as a journalist is what gives her contacts and leads for her other activities: so it makes sense for her to keep on being a journalist — but not for the money, as a marketing investment.

Come to think of it, I’ve only very rarely earned money by doing actual writing. I did an article for a local paper once, but honestly, the amount I was paid for the work I put in just made no sense. So, yes, as a marketing strategy, it’s interesting, but not for actually putting food on the table.

Even the work I did for Fleur de Pains, though decently paid, was way more work than expected and ended up being not that much money for the energy it took. Consulting, speaking and training are clearly better sources of income, or managing “my type” of projects (blog editing, coworking space, or conference blogger accreditations for example).

Most of what I’ve read over the last six months about writing fiction also points in that direction: writing for a living is insanely hard work and will not make you rich. We’re blinded by the black swans out there named J. K. Rowling and other successful writers. Most people who write for a living don’t become insanely rich, and most of those who try to make a living out of writing fail.

So, where does that leave us/me? I love writing, and I’m not too bad at it. Honestly, writing is its own reward, as far as I’m concerned. That’s why I’ve kept this blog going for the last 10 years (by the way: take a moment now to let me know what your favourite articles from CTTS are — the blogversary is less than 48 hours away!). And honestly, I think I’ll never stop writing. But I don’t think it makes sense for me to try to actually earn a living doing it. Which doesn’t mean I’m closing the door to earning *some* money writing — but if I do, it’ll be a happy *extra*.

So, in times like now where I’m giving quite a bit of thought to all I do for free and which ends up bringing me business, and also (given right now business is going pretty well) cutting back a little (not too much though!) on what does not earn me money directly, I am realising that I need to make it my priority to have enough time to write.

You know these blogging crises I go through regularly? “OMG I’m not blogging much I need to write more?” Well, here we are. If paid work keeps me from blogging, so be it — it means I’m earning lots of money right then, and I can live with that for a while. But if unpaid “marketing budget” stuff keeps me from blogging, something is wrong.

So this is what my hierarchy of priorities could look like:

paid work > blogging > other writing (“for others”, or requested by others) > other marketing/networking/promotional activities

What about you? Where does writing fit in the “stuff you do”?

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Some Advice on Being Your Own Boss (My SWITCH Conference Talk) [en]

[fr] Une conférence que je viens de donner à Coimbra. Quelques conseils (de survie ;-)) pour indépendants.

I just gave a talk this morning on some advice on being a freelancer (dearly learned along the 4 years of my solo career), at the SWITCH conference here in Coimbra. Here’s the presentation:

This presentation is really aimed at people who are already working freelance, and are doing so as a result of turning a passion into a job. “How to become a freelancer” is a completely different talk (which I might give some day!)

Also, there was a misunderstanding about what I mean when I say “be expensive”. I mean “ask for what you’re worth” — no way do I mean “overcharge”. Most people who are freelancers by passion are a bit like hippies when it comes to money, and most people undercharge and feel they are being horrendously expensive when they ask for the right price.

This talk is not either advice for people who want to become freelancers out of nothing. Start out with a passion, something you’re good at. Maybe you might be able to turn it into a job. Only then will this advice come in handy.

If you’re interested in seeing more on this topic, you should check out the videos of the talks given at Going Solo, a conference on freelancing I organized in 2008. I also have a series of posts about procrastination that might come in handy to some (but don’t read them now, do it tomorrow ;-)).

Oh, and here’s Why the 15-minute timer dash works, and Let’s buddy work. My office and coworking space (in Lausanne, Switzerland) is eclau. I’ll add related posts here as I think of them.

*Here’s a crappy video of the talk (SWITCH will provide a better one) which I shot so I could make it available quicker ;-)*

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What Proportion of Ideas Do I Carry Out? [en]

[fr] Moi, en train d'essayer péniblement d'évaluer quelle proportion de mes idées je réalise.

Client Phone Calls: House Rules [en]

I have recently become aware that I am developing a certain number of “house rules” for my phone calls with clients (particularly first-contact phone calls). I thought I’d share them here with you in case they could come in handy to other freelancers:

  1. I don’t give rates on the phone
  2. I don’t agree to new things
  3. I don’t talk about what I’m doing with a contact to a third party within the same company unless my contact introduced me to them.

I’ll detail the whys and the hows of these below, but first of all…

Me and phone calls

I often describe myself as a phonephobic. There are situations where I’m perfectly comfortable on the phone (with friends, for example), but anything that hints of administrivia or relationship tension just makes me go ballistic if it needs to be dealt with by phone.

There was a time when I would walk into town to the offices so I could deal with admin stuff face-to-face, rather than pick up the call and get it done in five minues.

To be fair, I’ve had my share of traumatizing phone experiences (when I was a scout leader as a teenager, and all through my adult years). I also worked as a phone interviewer (surveys) for a couple of years when I was a student — so I’m not completely incompetent either. I’m not exactly sure why I am so scared of phone calls, but I am.

If you’ve had me on the phone you probably have no idea of this, because I cover it up, but it translates in me procrastinating a lot when I need to call people back, and agonizing for days — weeks — when I decide I need to cold-call somebody.

Still. I don’t like it, but I’m functional — however, I need to take into account that I feel under pressure on the phone and take steps to make things easier for me. (Less blunders = happier clients, in the end.)

Not giving rates on the phone

First of all, let me say that as a freelancer in a pioneering industry, determining how much to ask for the services I offer has always been a bit of a headache. From undercharging (way too often) to overcharging (a few times), I’ve done it all. Convincing people they need me is not too much of an issue, but actually asking for money is where I more often than not start sliding down into the pit of self-deprecation.

I’ve been doing this for four years now, and I’m much better at it than I was. I’m actually even starting to consider myself pretty competent, to say the truth. But even with the worst of the pricing-angst behind me, offering services for which there is no real fixed market-price to a wide variety of clients means that pricing is not simple. (Think Oracle and Intel on one end of the spectrum, and struggling artists and newbie freelancers on the other.)

Recently, I realized that I was much less likely to undercharge (or overcharge) if I had a little time to calmly think about my pricing, without the client breathing down my neck on the other end of the line. (Well, my clients aren’t actually that bad, quite the contrary, but given my phone anxiety, that’s quickly what it feels like.) I asked around a bit, and discovered that quite a few of my colleagues had a “no money on the phone” policy. By e-mail is fine, face-to-face is fine, but not on the phone. If your client is going to go green (or speechless) when he hears your price, chances are you’d rather it not happen on the phone. And if your prices are right, then that’s what’s going to happen.

So, unless you’re going to systematically undercharge, keep the money talk off the phone.

I make exceptions when the service is very well-defined and there is no hesitation about the price. For example, if a freelancer calls me up because he wants to spend half a day with me to make his website, I’ll give the price on the phone.

But even that is not without danger: I have given freelancer prices to small companies in this kind of situation, because I didn’t have enough information at that moment to realize what kind of client I was dealing with. And it’s always very unpleasant to have to send a follow-up e-mail saying “actually, it’s more expensive than I told you”. And it’s even more unpleasant to be stuck with work you’re undercharging for.

Not agreeing to new things on the phone

I’m easily enthusiastic about new projects, and that does give me a tendency to bite off more than I can chew. Again, as there are few things more unpleasant than saying “Oh yes, great, let’s do that!” and having to follow up with an e-mail the next day (or worse the next week or the next month) explaining that you overcommited and have to back out.

This can also help manage scope creep for existing projects.

When I was a teenager, my dad showed me these cards they were distributing students at his school. They were guidelines to help them decide when to say “no” to something. One of the guidelines was something like “If you feel under pressure to say yes, then that alone is a reason for saying no.” Taking a little bit of time to think about something on your own or by talking to a trusted friend cannot hurt. Don’t fall for the “now or never” ploy.

Third-party calls from the same company

I am not a fan of triangulation. I know from first-hand experience that it does not make for happy relationships, and do my best to not fall into that kind of trap with my clients.

If my client is a company, I usually have a single point of contact. If my contact puts me in touch with other people from the company so that I can do my job, that is fine. But if I receive a cold call from a third party from inside the same company, asking for information about an ongoing project, I will not discuss it without checking first with my contact.

In practice

These three guidelines I have are actually there to allow me to make decisions or deal with situations without being under the pressure of having to give an immediate response to something. I think the phone is particularly pressure-inducing because silence is less acceptable than if you’re face-to-face.

I think if you’re somebody who tends to be anxious in this kind of situation or agree too quickly to things, it helps to have these predefined guidelines for what to do in certain set situations — particularly with first-time calls with clients (and, I would tend to argue, for subsequent calls as well; can you tell I don’t like the phone?)

If you have other guidelines for your phone calls with clients, do share them in the comments.

Here are a few useful lines I try to keep handy. Do you have others?

  • That sounds really interesting! I’d like to sleep on it a bit and get back to you in a few days.
  • I’m afraid I don’t give my rates on the phone. I’ll send you an e-mail with my rates by tomorrow.
  • That sounds reasonable. Let me think about it and give you an answer by the end of the week.

And as a final note, yes, I know that my clients are reading this too. I don’t mind being comfortable about my shortcomings. And I’m not interested in entering professional relationships (or any, for that matter) based on power-play. Which is, let’s face it, the only kind of situation where talking about this kind of stuff in the open could be harmful for me.

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Le facteur limitant, c'est le budget du client [fr]

Ceci est le premier article écrit ici qui a été choisi par vous, lecteurs de CTTS! Deux fois par mois en principe, je prends le sujet qui est en haut de la liste, et j’écris l’article.

Dans la série “conseils aux indépendants” (j’en côtoie pas mal à l’eclau, en plus d’en ligne) je me retrouve souvent à défendre l’idée que c’est avant tout le budget du client qui va définir le mandat. J’ai même déjà écrit quelque chose à ce sujet, il y a deux ans: “on peut tout faire avec tout“.

Alors c’est clair, ce que je dis ne va pas s’appliquer à tous les métiers. En tous cas, peut-être pas de façon aussi radicale. Reste que si le client n’a pas les 1000.- que valent votre service, il n’y a pas de miracle, une collaboration ne sera pas possible. Il est difficile d’inventer de l’argent là où il n’y en a pas.

Je pense qu’il faut distinguer deux situations:

  1. vous avez un produit ou service qui a un prix fixe — et vous savez qu’il est “juste”
  2. l’ampleur du mandat ou son prix n’est pas déterminé et pourrait varier grandement

C’est surtout dans cette deuxième situation que le budget du client est déterminant. Dans le premier cas, si son budget est inférieur à votre tarif, tant-pis-au-revoir.

Fixer un tarif, c’est à mon sens un jeu d’équilibre entre deux choses (voir à ce sujet: “je ne facture pas à l’heure“):

  1. quelle est la valeur ajoutée pour le client? qu’est-ce qu’il en retire?
  2. est-ce que je m’y retrouve si en échange du travail que ça va me demander, je reçois tant d’argent?

Il y a des cas où même s’il y a de la demande pour un service, il n’est pas “commercialement viable” parce que la valeur que lui trouve le client n’est pas assez grande pour qu’il paie ce dont a besoin le fournisseur de service pour “s’y retrouver”. On n’arrive donc pas à se mettre d’accord sur un prix avec lequel les deux parties soient satisfaites.

Le client, en général, désire quelque chose, même si le mandat n’est pas encore clairement défini. Il veut un site web. Il veut résoudre tel ou tel problème. Il veut apprendre à faire quelque chose. Ce qu’il veut a une certaine valeur pour lui. Cette valeur est reflétée dans son budget.

Cela justifie d’ailleurs à mon sens le fait de pratiquer des tarifs différents pour des profils de clients différents. Prenons un exemple simple, le site web: un indépendant et une grosse entreprise qui désirent “la même chose” (un site web) ne lui accordent très certainement pas la même valeur. Pour l’indépendant qui démarre, “avoir un site web” est probablement quelque chose qui vaut quelques centaines de francs, au maximum quelques milliers. Pour une grosse entreprise, avoir un site web vaut nettement plus. Combien? C’est elle qui va le déterminer.

Si je reviens à notre préoccupation première: le budget de votre client vous indique quelle valeur le mandat a pour lui. Il y a peu de chance que cette valeur change parce que vos tarifs sont supérieurs ou inférieurs. Par contre, il est bien possible que vous puissiez adapter votre offre pour tenir dans son budget.

Je ne dis pas qu’un budget de client est toujours inébranlable, mais pour l’indépendant qui n’est pas forcément le meilleur vendeur de toute la planète, c’est souvent bien moins pénible de partir de l’argent à disposition, plutôt que de s’amuser à faire une offre dont on ignore si elle sera complètement à côté de la plaque par rapport aux besoins du client (faire une offre à 10000.- si le client en a 2000.- à dépenser, ou à 2000.- s’il en a 10000.-… dans tous les cas c’est mauvais).

Personnellement, quand on me fait une demande qui sort de mon “offre standard” (la grille de prix sur laquelle je me prends la tête régulièrement pour les services bien délimités qu’on me demande souvent), j’explique au client qu’a priori, à l’intérieur d’une certaine fourchette, je peux adapter mon offre à son budget, et donc que c’est en fait surtout à lui de décider combien il a envie de mettre. Ensuite, il est clair que je vais être honnête dans mon offre et ne pas essayer de l’avoir (mais si on va travailler ensemble, je pense que c’est déjà un bon point de départ qu’il puisse me faire confiance sur ce point, j’avoue).

Voilà, donc. Ce n’est pas une règle absolue, mais je trouve qu’en tant qu’indépendant, surtout si on offre des services flexibles et pour lesquels le marché n’a pas établi de prix rigide, on a tout intérêt à prendre en compte dès le départ le fait que le client n’a pas un porte-monnaie infiniment extensible à disposition. Partir de ce qu’il est prêt à payer pour sa demande évite bien des maux de tête.

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