Apéro à l'eclau! [fr]

[en] We're holding a little party at eclau on december 16th to celebrate our existence!

Ça y est, le grand moment est venu. On est assez installés pour organiser une petite verrée à l’eclau, mardi 16 décembre dès 16 heures. Venez vous joindre à nous! Inscriptions sur facebook pour ceux qui y sont, ou à l’aide du formulaire ci-dessous.

A bientôt, et merci pour votre soutien dans cette longue aventure qu’a été la mise en place de cet espace coworking!

From Airport to Airport [en]

[fr] Me voici à nouveau dans un aéroport. Celui de Bruxelles, pour être précise. Je n'avais jamais mis les pieds à Bruxelles. Et là, après une visite éclair de 24 heures à peine, je peux mettre un drapeau dans la carte, mais je ne peux pas dire que j'aie vu grand chose de la ville.

Ainsi va ma vie de voyages, enviable et excitante vue depuis le monde stable du sédentaire, mais qui comporte son lot de frustrations. J'ai dû accepter il y a un peu plus d'une année que mon insistance à rajouter 3-4 jours à chaque voyage pour "visiter" générait une quantité de stress que je n'avais pas à m'imposer.

Oui, diront certains, quel gâchis d'avoir la chance de mettre pied dans toutes ces villes, mais de ne pas même prendre le temps de faire un peu de tourisme!

Le tourisme, ça nous relaxe et nous plaît précisément parce que l'on ne le fait pas tous les jours. Une ville étrangère, c'est exotique quand on en visite une ou deux par an. Quand elles s'empilent les unes sur les autres, eh bien, comme avec tout, la routine s'installe.

Mais si je me lamente un peu, ce n'est pas tant que ma vie me déplaît -- au contraire, je préfère mille fois mieux "trop voyager" que me lever avant 7h chaque matin -- mais plus en réaction à l'incompréhension un peu systématique (mais bien pardonnable) des personnes qui peinent à voir en quoi tous ces voyages peuvent bien être pénibles.

Alors, aéroport, aéroport. Encore une ville où j'ai mis les pieds sans l'avoir vue. Une journée de travail fatiguante mais sympa et efficace, avec un chouette projet. Retour tard à la maison. Je vais tenter de profiter un peu de mon week-end, toutefois!

Airports all look the same. Well, not quite the same, but similar. All the excitement of being in one has long since disappeared. They’ve become tame and familiar, just like the airplanes that buzz in and out of them.

Another plane, another airport, another city. This was my first time in Brussels. barely 24 hours on Belgium soil. I’m starting to get used to this kind of trip. In, business, out. A bit over a year ago, I realized that all this traveling was stressful (though it may sound glamourous to some) and that if I wanted to spare myself a little, I had to stop insisting on tacking along extra days to each travel opportunity to “visit”. So, in, business, out.

This is what my life looks like at times. Oh, don’t get me wrong: I had a very good day (nice people, good business, fun project), the trip was rather painless (plane coming here 30 minutes late, searched at security), and I’m not unhappy or particularly travel-weary. And I know that compared to others, the amount of traveling I do in a year is a week-end trip to the mountains.

I’m just taking a step back and looking at my life. I wonder what my past self of a few years back would say, had I known. I never imagined this for me. This wasn’t part of the plan — but that’s what I have, and to be honest, I’m quite happy with it. I’d rather travel a bit too much than have to get up before 7am every morning. As downsides of the job go, this isn’t too bad.

I think that what frustrates me is that people who don’t travel much for work tend to assume that my traveling is as exciting as their traveling. “Oh, how exciting, you travel all the time and get to visit all these foreign cities!” In truth, as anybody who travels “too much” knows, traveling is exciting precisely because you don’t do it often. Visiting a foreign city is a great adventure when you do it once or twice a year. When it’s your seventh or eighth in a row, you’re sick of visiting and don’t go out to walk around if you don’t feel like it.

So, here is my life of travel (and again, aware that I travel less than many).

Another airport, another city I’ve visited but haven’t seen. A fun but tiring day of work, and a late night home. I’ll try and have a bit of a week-end, though. :-)

De la lecture des blogs [fr]

[en] I'm not a regular blog reader. I check a small handful of blogs religiously, and that's (with one or two exceptions) because they belong to close friends. I go on blog-reading binges, either person-centred ("well, I wonder what such-and-such has written about lately, or how she is doing") or topic-centred (digging deeper into an issue, or trying to solve a problem I'm facing).

Do you find it paradoxical for a blogger to not have a "blog subscriber" profile?

Ça m’embarrasse parfois un peu qu’à cause de ma réputation en tant que blogueuse, on parte du principe que je suis une lectrice de blogs assidue.

Bien sûr, je lis des blogs. Mais pas comme certains.

Je n’ai pas une liste de blogs que je lis religieusement. J’ai un lecteur RSS (j’aime Google Reader, et encore mieux, feedly) mais depuis six à huit mois, j’avoue que je l’ai à peine ouvert.

Il y a une poignée de blogs appartenant à des amis proches que je lis régulièrement. Ce sera peut-être vexant pour certains, mais les blogs que je lis, je les lis plus parce que j’ai une relation personnelle avec leur auteur, que parce que leur contenu me faisait revenir (quelques exceptions notables: Kathy Sierra, Zeldman, Tom Reynolds).

Pourtant, je lis des blogs. Mais comment?

De temps en temps je fais une crise de lecture. Il y en a deux sortes:

  • les thématiques
  • les personnelles.

Les crises de lectures “personnelles” (ou centrées sur la personne) sont de l’ordre de “oh, je me demande ce que devient tel et tel, ou ce qu’il a écrit récemment, hop, un petit tour sur son blog”.

Le problème avec les blogs (enfin, je dis ça, mais c’est une de leurs qualités) c’est qu’une fois qu’on commence à lire, on n’en finit pas. On suit un lien qui nous emmène ailleurs, on plonge dans les archives, bref, parfois, une heure plus tard, je lis encore.

Ou bien du coup, je me mets à rédiger un billet sur un sujet qui m’aura interpellé.

Quant aux crises de lecture “thématiques”, je pars sur un sujet qui m’intéresse (souvent lié à un problème à résoudre ou un enjeu concret dans mon présent, mais pas forcément), et je fais du blog-hopping pour en faire le tour. Google, Technorati, articles en rapport, tout y passe.

En résumé, je n’ai pas le profil “abonné” ou “lecteur fidèle”, mais plutôt “butineuse” voire “boulimique”. Twitter a en grande partie remplacé mon lecteur RSS, même si celui-ci n’est pas mort.

Et vous, comment lisez-vous les blogs? Trouvez-vous paradoxal qu’on soit blogueur mais non lecteur régulier d’autres blogs? A plus forte raison si l’on prêche, comme c’est mon cas, que la lecture de blogs est indispensable à leur écriture? Est-ce que je nage en plein paradoxe?

Retweeting [en]

[fr] Le "retweeting", ou l'équivalent chez Twitter du forwarding d'e-mails.

So, lately, when people have asked me for a hand with something, all I’ve had to offer (due to a very tight time budget) has been along the lines of “I’ll be happy to retweet it”.

I got a few (virtual) blank stares.

Retweeting is the Twitter equivalent of e-mail forwarding.

It’s used to help spread requests for assistance further, or let more people know about fun and interesting stuff.

How does it work?

You write a tweet. Keep it under 120/125 chars (to leave a little space for the retweeting).

Twitter / charbax: Looking for $1000 sponsor ...

Some Twitter clients, like twhirl, for example, offer a “retweet” feature: just hit the retweet button and the tweet in question is “forwarded” with a prefix (I choose “RT” as it’s shorter than “retweeting” and each character counts).

twhirl - re-tweeting

If your client doesn’t support this, you can always just copy-paste the tweet by hand. The format is:

retweeting @somebody: original twitter message here!

or

RT @somebody: original twitter message here!

If I retweet something, my followers get to see it too.

Twitter / Stephanie Booth: RT @charbax: Looking for $ ...

The big difference between forwarding an e-mail and retweeting a tweet is that when you forward an e-mail, you are the one who decides who it goes to. With twitter, your tweet is sent to those who have elected to follow you.

Hopefully my retweeting will help Charbax find his sponsor for LeWeb’08!

Bloggy Friday le 5 décembre 08 à 20h [fr]

[en] Next Bloggy Friday in Lausanne: December 5th, 8pm at Chez Rony.

On ne change pas une équipe (ni un concept) qui gagne! (Enfin si, des fois, mais j’avais besoin d’un phrase un peu bateau pour introduire cet article).

Sortez vos agendas, notez: vendredi 5 décembre (dans 2 semaines), on se retrouve Chez Rony (Chenau-de-Bourg 17, Lausanne) à 20h pour un petit souper entre personnes branchées blogs et nouveaux médias. Pas besoin de faire partie d’un club, il suffit de s’inscrire!

On se réjouit déjà de découvrir de nouvelles têtes.

Grasshopper!

Laissez un mot dans les commentaires, ou mieux, annoncez-vous sur Facebook.

N’oubliez pas de rejoindre le groupe Bloggy Friday Lausanne sur Facebook pour ne pas rater la rencontre du mois prochain!

Rendre service et apprendre à dire non [fr]

C’est une discussion d’hier soir qui m’inspire pour cet article.

Je ne sais pas ce qui est le cas pour vous, mais pour moi, apprendre à dire “non” m’a pris longtemps. Et comme par hasard, ma vie est remplie de gens qui ont un peu ce même problème.

Voici quelques-unes de mes réflexions et leçons de vie à ce sujet.

Rendre service, c’est une valeur dans notre société. C’est bien vu. Et c’est un pilier important de la vie en communauté. Le problème, c’est quand rendre service devient le “truc” que l’on a mis en place pour chercher à se faire aimer ou apprécier (c’est un peu bateau, mais en général ça tourne là autour). Peu de monde dira à un enfant “ne sois pas aussi gentil, ne rends pas autant service”. Je ne dis pas qu’il faudrait littéralement dire ça, et ça reste un peu simpliste, mais ce que j’essaie de dire c’est que c’est un comportement socialement acceptable que l’on peut donc impunément mettre en place à nos dépens.

A la base, je suis quelqu’un qui fait passer les autres avant moi. Je me porte assez spontanément volontaire, je rends service (je le propose même, je ne me contente pas d’accepter), je fais pour autrui. Il m’a fallu longtemps pour réaliser que je me piégeais ainsi: ces diverses choses que j’avais proposé de faire devenaient ensuite des gros rochers noirs dans ma hotte (bien trop lourde) de “choses à faire”.

Alors j’ai appris à reprendre en main mes réflexes: réfléchir avant de dire oui, bêtement. Tenter de me projeter dans l’avenir et de m’imaginer faire la chose au moment où je suis tentée de la proposer. Dire “très honnêtement, j’aurais vraiment envie d’accepter, mais j’ai tendance à prendre trop d’engagements, donc donne-moi deux jours pour te répondre.”

Je ne suis bien entendu pas complètement tirée d’affaire. Mais que de chemin!

Au fond (on le disait hier soir), il est bien plus respectueux de dire “non” et de ne pas faire une chose, que de dire “oui” et de ne pas la faire non plus. Et dans toute cette histoire, il ne faut pas oublier le respect qu’on se doit à soi-même!

On peut donner à autrui, de façon authentique et véritablement pour l’autre, qu’à partir du moment où on est libre de le faire. Libre d’accepter ou de refuser. Si notre “oui” est enchaîné à un désir profond, parfois inconscient, de se faire accepter, il ne vaut tripette.

Soyons lucides: cet enjeu sera toujours là. Mais on peut en être libre, ou esclave.

Recommandations musicales [fr]

[en] Some local musical recommendations: Mario Pacchioli, Laurent Brunetti and his Christmas tour, "Grain de folie" DVD and our next Café-Café show on January 25th.

Comme je souffre d’insomnie dominicale (la grasse mat’ était prévue au programme, mais voilà, 7h à peine et je suis “wide awake”), voici un petit billet sur “l’actualité musicale de mon petit monde” en attendant que ma tisane de fleurs d’oranger fasse son effet.

Si vous avez l’occasion d’aller écouter l’artiste suisse Mario Pacchioli (accompagné par Astrid Alexandre), ne la ratez pas. J’étais hier soir à son concert à Lutry: j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai passé un excellent moment. Mario chante en anglais, français, et romanche (sa langue maternelle). Il est de plus fort sympathique, tout comme Astrid, avec qui j’ai passé un long moment en conversation vers la fin de la soirée.

Côté Suisse Romande, mon ami Laurent Brunetti (dont je vous ai déjà parlé à une ou deux reprises, et qui m’a donné envie de venir au concert de Mario) sera en tournée de Noël pour une série de concerts gratuits dans les temples et églises de la région. Les dates sont sur MySpace.

Cet été, Laurent était le Magicien Soleil dans le spectacle “Grain de folie” (composé par Pierre Huwiler et Bernard Ducarroz) lors de la fête du blé et du pain à Echallens. Je n’ai pas pu participer à ce spectacle ni y assister, la faute à mon agenda, même si bon nombre de mes collègues chanteurs de Café-Café en faisaient partie. Par contre, lors de notre concert à Echallens le week-end dernier, nous avons repris près d’une dizaine de titres de cette oeuvre et invité les solistes de la fête (Laurent Brunetti, Thierry Romanens, Gisèle Favre, Maël Graa et Simon Ruffieux, Bla Bla Bloo ainsi que le choeur d’enfants Pique-Notes).

Bref, ceci pour vous dire que même si j’ai raté le spectacle en tant que tel, j’en ai entendu/vécu/chanté assez d’extraits pour vous recommander chaudement le DVD “Grain de folie”.

Retour à Café-Café. Nous avons pris l’habitude, depuis ce printemps, de faire salle comble et même guichets fermés. C’était le cas bien sûr à Echallens (ou de nombreux choristes de la fête du blé et du pain sont venus nous voir — et aussi chanter avec nous, un public chantant comme on n’en avait jamais vu!) et ce sera le cas très certainement pour notre prochain concert, le 25 janvier à Cossonay. Lors de la répétition de mercredi passé, on nous a en effet annoncé qu’il ne restait déjà plus que 50 places en vente& Si vous pensez venir, réservez vite!

Je me languis de toi [en]

Je me languis de toi. On a beau parler, c’est ta chaleur qui me manque.

C’en est trop. Je saute dans le premier avion.

Tu ne sembles pas ravie de ma venue, mais je fais semblant de rien.

Dix ans plus tard, mourant, je t’écris une lettre qui expliquera tout.

Adoption [en]

That same day, she adopted a small black cocker spaniel and a four-year-old. Back home, dread seized her: nothing to feed them, no bed for the boy. Unprepared.

She’d been impulsive, and regretted that the adoption process didn’t protect her better from herself.

They lived happily ever after.

Busy Busy Busy [en]

[fr] Ma vie, cette course.

Two whole days is not enough. It’s the first day, and the last day, and nothing in between. Arrival and departure days do not count.

Next time I come up here, I’ll take a longer break.

I haven’t walked much — the weather isn’t really inviting, and my free access card which lets me use public transport freely in the area is not valid in November. December, hopefully, will be more exciting: some snow, maybe. I’ll be back just before Christmas.

I realised that I haven’t uploaded the photographs of my last trip here. To say the truth, I’ve been horribly busy. Way too horribly busy. At times it seems that I spend my months and years saying that: “I’m busy”. Busy, busy, busy. I always have tons of things to do, and if I don’t, I invent more. I long for a few weeks of leisurely time — India is great for that.

Money is an issue. As a freelancer, I can take time off whenever I want, as long as I can afford it. These days, I can’t say it’s really the case. On the other hand, maybe it’s worth examining how much paid work I actually accomplish each week over the month. It might help me get organised better.

It’s always the same problem: busy, busy, busy, I keep “working” but a lot of it is not directly earning me anything. And often this “work” is not very visible (read Suw’s great article on the nature of work in a knowledge economy), which leaves me with a sense of frustration at the end of it all.