Comment se faire connaître comme indépendant [fr]

[en] I'm often asked how I made myself known as a freelancer. I was lucky enough to have quite a bit of coverage, but when you look closely, the way I got people to find me was through my blog.

Start blogging about your passion and demonstrate your expertise on your blog. The rest will follow.

Histoire de combattre la paralysie du blogueur voici un petit billet « sur le vif ». Il est fréquent qu’on me demande comment j’ai fait pour me mettre à mon compte et devenir indépendante. (Mon site professionnel, vers lequel je viens de faire un lien, a grand besoin d’être remis à jour, mais allez quand même jeter un coup d’oeil.)

Il y a près de dix-huit mois, j’ai raconté un peu mes débuts dans l’émission « Déclics » de la Radio Suisse Romande. Vous pouvez probablement encore écouter ce que j’ai dit à l’époque.

En fait, c’est assez simple. En l’an 2000, j’ai un peu par hasard ouvert un blog, dans lequel je parlais de tout ce qui me chantait. Je pense que si on relit maintenant ces sept années d’écriture, on doit pouvoir voir comment mes intérêts ont évolué. Une des choses — parmi d’autres — qui m’intéressait, c’était l’intersection de la technologie d’Internet et des relations humaines. Les blogs tombent en plein là-dedans.

Petit à petit, alors que j’étais plutôt récalcitrante au départ, j’ai commencé à faire ce que l’on appelait du « metablogging » : je bloguais à propos du « phénomène blog ». Par ailleurs, mon blog gagnait gentiment en popularité. J’ai aussi créé le premier annuaire de blogs suisses.

Lorsque les premiers journalistes romands ont commencé à s’intéresser aux blogs, il n’ont pas tardé à s’adresser à moi (vu ma présence en ligne assez étendue, je n’étais pas très difficile à trouver) — d’une part en tant que blogueuse, mais d’autre part et assez rapidement en tant que personne qui y connaissait quelque chose aux blogs. J’ai eu droit à un véritable cercle vertueux en ce qui concerne ma présence dans la presse. Je suis tout à fait consciente qu’il y a là-dedans une bonne part de « au bon endroit au bon moment », et que les médias ont beaucoup aidé à me faire connaître du public.

Peu après, on m’a contacté pour me demander de faire une première conférence. J’ai rapidement mis en ligne un site Internet professionnel dans lequel j’annonçais quel genre de services j’étais en mesure de fournir. Entre le bouche à oreille, la presse, et surtout mon blog, la quantité de mandats a doucement augmenté durant la première année, jusqu’à ce qu’elle devienne suffisante pour que j’envisage de mettre entièrement à mon compte et de quitter complètement l’enseignement.

Comme je dis souvent, tout cela s’est fait « presque malgré moi ».

Si on me demande conseil, j’en ai un : bloguer, bloguer, bloguer.

Je sais que mon cas est un peu particulier : une partie de ce que je mets à disposition de mes clients, c’est mon expertise sur les blogs. Et j’utilise mon blog pour la démontrer.

Même si votre domaine d’expertise n’est pas les blogs, vous pouvez utiliser votre blog pour mettre en avant cette expertise. C’est l’outil idéal pour cela : relativement simple à utiliser, et qui permet une documentation au jour le jour de vos expériences, découvertes, réflexions et recherches dans le domaine qui vous passionne au point que vous avez décidé d’en faire votre métier.

Peu de gens aujourd’hui soutiendront qu’on peut se passer d’avoir un site Web si l’on se lance comme indépendant. Et en général, on désire que ce site Web soit bien référencé. Les blogs sont extrêmement bien référencés dans les moteurs de recherche : la page d’accueil est mise à jour à chaque fois que vous publiez un nouvel article, chaque article a sa page propre, vous encouragez autrui à faire des liens vers votre contenu, et l’outil que vous utilisez a été conçu pour faciliter le travail des moteurs de recherche.

En bloguant, vous augmentez de façon importante votre visibilité sur Internet, et mettez sur pied du même coup une documentation fantastique de votre domaine d’expertise et de vos compétences. Pas mal, côté marketing, non ? Et le blog étant un extraordinaire outil de réseautage en ligne, il vous aidera également à rentrer en contact avec les personnes qui ont des intérêts similaires aux vôtres : des « collègues », des partenaires, des passionnés, et bien entendu… Des futurs clients.

En pratique ? Vous créez un un blog chez WordPress.com (c’est tout simple à utiliser), ouvrez un compte chez Flickr (attention à la prononciation) pour héberger vos images ou photos (peu importe le domaine dans lequel vous vous lancez, il y aura des illustrations d’une façon ou d’une autre). Le compte illimité chez Flickr coûte $ 25, utiliser son propre nom de domaine pour son blog $ 10, et avoir un look personnalisé pour son blog (autre que la cinquantaine de mises en page disponibles gratuitement) $ 15, mais tout cela est optionnel.

Donc, pour pas un sou, vous pouvez avoir entre les mains un outil de communication marketing très puissant. Il « suffit » de l’alimenter !

Petite page de pub — et très franchement, je n’ai pas commencé à écrire cet article avec l’idée de finir comme ça, du tout. L’utilisation de base du blog, d’un point de vue technique, et simple. C’est une chose qui fait sa force. Les difficultés qui peuvent se présenter sont d’ordre rédactionnelles et culturelles. Il est possible et réaliste pour quelqu’un qui se met à son compte d’apprendre tout ça sur le tas. Si votre temps est compté, par contre, ou si vous désirez vous donner les moyens de tirer le maximum de profit du média conversationnel qu’est le blog, cela vous tout à fait la peine d’investir une partie de notre budget marketing dans une formation à cet outil. Dans ce cas, bien sûr, vous savez à qui vous adresser : c’est tout à fait le genre de chose que je fais. Fin de la page de pub !

La paralysie du blogueur [fr]

[en] Every now and again, I forget to use my blog as a backup brain. Blogger paralysis ensues. Time to give up on the long, well-researched, heavily linked posts that I'm not writing anyway, and go for more simple stuff.

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, de loin pas. Mes soucis de santé et le stress ambiant y sont certainement pour quelque chose, mais ce n’est pas tout. Je vois que je commence, encore une fois, à souffrir de la « paralysie du blogueur ».

C’est ce qui arrive quand on oublie de traiter son blog comme un cerveau de sauvegarde et qu’on commence à se dire « oh là là, il faut que je prévoie du temps pour bloguer… » ou qu’on a de grandes idées de billets qui prendront des heures à écrire, pour lesquels il faudra faire de la recherche, et que l’on agrémentera de force liens.

Ça, c’est le moment où il faut laisser tomber ses prétentions et simplement bloguer les choses au fur et à mesure qu’elles nous viennent, même si on ne le fait pas aussi bien qu’on le voudrait. Tant pis si tous les liens n’y sont pas. Tant pis si ce n’est pas aussi complet que cela aurait pu l’être. Tant pis si c’est un peu brouillon. C’est aussi ce qui fait la différence entre un blog et un magazine.

Faites des liens, ne demandez pas! [fr]

[en] Please don't send e-mails asking if you can link to my site. Yes, you can. You can link to any site you want. The whole web is built upon the premise that anybody can create a link to any web page. It's what make the web the web.

Le web (“internet” pour certains”) est une collection de pages en HTML liées entre elles. Ce sont les liens qui tiennent ensemble le web. Et ce sont aussi les liens qui en font un réseau, un endroit riche, un lieu de conversations et de partage.

Alors de grâce — ne me demandez pas si vous pouvez faire un lien vers mon site. Ne demandez à personne si vous pouvez faire un lien vers leur site. Faites simplement un lien. Pas besoin d’autorisation pour ça.

Vous imaginez, si chaque fois que je faisais un lien, je devais demander au propriétaire du site en question son autorisation? Et vous imaginez, pour les éditeurs de sites populaires comme Boing Boing, le temps qu’ils passeraient noyés dans des e-mails à répondre à des demandes d’autorisation de liens? Ce serait invivable. Tellement invivable que ça ne fonctionnerait pas. On ne ferait plus de liens, on n’écrirait plus, le web mourrait à petit feu.

Quand faut-il demander? Demandez, clairement, si vous allez rendre publics des faits concernant une autre personne qui ne sont pas déjà publics, et si vous avez un doute quant à sa réaction. Alors oui, parfois, ça peut prendre la forme d’un lien. Mais le lien est ici secondaire — c’est le texte qui peut poser problème. Dire “tel et tel est mon client”, si le client en question n’est pas d’accord que la collaboration soit rendue publique, ce n’est pas forcément une bonne idée — avec ou sans lien.

Puisque j’y suis, une exhortation: ne faites pas de vos pages, sites, blogs, articles ou billets des culs-de-sac du web. Vous faites référence à une information que vous avez trouvée ailleurs sur le web? Faites un lien. Vous parlez de quelqu’un? Faites un lien vers son blog ou son site. Donnez à vos lecteurs l’occasion d’accéder aux mêmes informations que vous, de voir sur quoi vous vous êtes basés pour écrire votre texte.

Mais de grâce, n’envoyez plus d’e-mails qui commencent avec “Bonjour, j’aimerais faire un lien vers votre site…” — c’est inutile et c’est un gaspillage du temps de votre destinataire.

A l’attention de ceux ou celles qui m’ont envoyé des e-mails du genre: soyez rassurés, je ne vous en veux point. Je sais que votre demande part d’une bonne intention — celle de respecter l’autre et de faire les choses dans les formes. J’espère que vous êtes maintenant rassurés qu’il est tout à fait accepté de faire tous les liens que l’on désire sans demander à qui que ce soit leur autorisation. Faites des liens! faites des liens!

BarCamp à Lausanne le 29 septembre [en]

[fr] BarCamp in Lausanne, September 29th. Come and join us!

Réservez la date du 29 septembre : BarCamp débarque à Lausanne !

BarCamp Lausanne Banner

Barcamp ? C’est un rassemblement informel, généralement d’un week-end, de personnes qui vont échanger leurs expériences, réflexions, et savoirs. Disons que le thème qui rassemble ces gens est Internet, au sens très large : il sera donc question de technologie, mais aussi de toutes les problématiques stratégiques, économiques, sociales, et même philosophiques touchant aux bouleversements numériques que vit notre époque. Et si un autre sujet pointait le bout de son nez… Il serait bien entendu le bienvenu.

Ce n’est donc pas une conférence : c’est une non-conférence. Un BarCamp est initié par une personne ou un groupe de personnes, et souvent sponsorisé, car l’événement est généralement gratuit pour ceux qui y participent. Chacun est encouragé à mettre la main à la pâte en aidant à l’organisation ou à l’animation de la journée, en faisant une démonstration, une présentation, en modérant une discussion, ou au minimum en étant un auditeur actif lors des séances. Si vous êtes curieux, allez donc lire comment le concept est né.

Vous l’aurez compris, le succès d’un BarCamp repose sur la participation de la communauté, et non sur les épaules d’une ou deux personnes qui organiseraient le tout pour les autres. Le BarCamp sera ce que l’on en fera. Ce n’est pas un événement totalement anarchique, cependant : il y a quelques règles.

  • 1ère règle: Tu parleras de BarCamp.
  • 2ème règle: Tu blogueras à propos de BarCamp.
  • 3ème règle: Si tu veux faire une présentation, tu dois inscrire ton sujet et ton nom dans un slot de présentation.
  • 4ème règle: Des intros de trois mots seulement.
  • 5ème règle: Autant de présentations à la fois que l’infrastructure le permet.
  • 6ème règle: Pas de présentations réservées à l’avance, pas de touristes.
  • 7ème règle: Les présentations iront tant et aussi longtemps qu’elles le doivent, où jusqu’à ce qu’elles se heurtent à l’heure de début de la présentation suivante.
  • 8ème règle: Si c’est votre première fois à BarCamp, vous DEVEZ présenter. (Bon, on ne va pas vous forcer, mais essayez de trouver quelqu’un avec qui présenter, ou posez des questions et soyez un participant actif.)

source

Concrètement ?

« Ah oui, sympa, je vais venir voir mais je présenterai quelque chose la prochaine fois… »

Justement pas ! Un BarCamp, c’est justement l’occasion rêvée pour expérimenter, se jeter à l’eau, et prendre quelques risques. On est entre nous. Pensez « animer une discussion sympa avec une poignée de gens intéressés », et non « donner une conférence ex cathedra avec présentation PowerPoint léchée devant un parterre de 150 inconnus qui vont vous juger ».

Program for Blogcamp.ch

Chacun a quelque chose à raconter, à partager, à montrer, à discuter. On est tous des passionnés. Pas besoin de choisir un « grand sujet », digne d’un livre ou d’un dossier dans un magazine. Si vous êtes en panne d’inspiration, demandez à vous lecteurs, ils sauront, eux. Si vous êtes prêts à vous lancer, voici un article (en anglais) qui vous donnera de bons conseils.

« Mais c’est tout en anglais ! On est en Suisse romande, non ? »

La page d’organisation de BarCamp Lausanne est effectivement en anglais, mais l’événement lui-même est multilingue. Les présentations et discussions peuvent avoir lieu en n’importe quelle langue (mais merci de préciser !)

Vu le côté inévitablement un peu « local » de ce genre d’événement, on peut s’attendre à ce qu’il y ait une majorité de francophones, mais il y aura aussi certainement des gens venant de plus loin, ou quelques-uns de nos amis suisses-allemands.

Donc, voilà. La langue, j’avoue que c’est un sujet un peu flou, et malgré mes grandes réflexions sur la pluralité linguistique, je ne suis pas certain qu’elle serait la meilleure formule. On verra donc ce qui se passe ! Ce qui est certain, en tout cas, c’est que ce ne sera pas monolingue, et qu’il y aura donc la place pour tout le monde !

Bloggy Friday de septembre vendredi! [fr]

[en] Friday, meeting of local bloggers in Lausanne, Café de l'Evêché.

Pour une fois, je suis en Suisse, et libre, le premier vendredi du mois — date du traditionnel Bloggy Friday quelque peu négligé ces derniers mois.

Et en plus, Sylvie a pris les devants pour organiser. Allez vite vous inscrire dans les commentaires de son billet!

Rappel: le Bloggy Friday est une rencontre toute à fait informelle de blogueurs du coin (c’est volontairement vague). On se retrouve au Café de l’Evêché, au centre de Lausanne, pour manger une bonne fondue (ou autre chose si le coeur vous en dit). On parle des fois de blogs, souvent d’autre chose. Pas besoin de faire partie d’un “club” ou de montrer patte blanche pour venir (juste une adresse de blog, tout de même).

Je me réjouis de vous voir vendredi!

Retour au Dragon [en]

[fr] Each time I go through a bad bout of RSI, I can be certain that my speech recognition setup breaks down. This time, my microphone died, and I had to buy a new headset, which seems to be working correctly, as you can see. Business seems to be slowly picking up again after the summer break, but there's nothing really solid for the moment. I will be travelling beginning of October and beginning of November (conferences I've been invited to speak at, and others that I'm attending), but things are unfortunately too uncertain financially for me to make definite plans about the trip in India I was thinking about for this winter. As for my book project, I decided that I actively need to seek a way to finance it at least partially, so that I can relax enough about the money issues to really get to work on it. If you have any ideas or contacts that could help me in that direction, they are most welcome.

Comme toujours, lorsque mes douleurs aux mains reprennent, le Dragon se met en grève. Là, en l’occurrence, c’est le microphone de mon casque qui semble avoir rendu l’âme. Après une bonne prise de tête en ligne il y a déjà quelques semaines, un peu de troubleshooting à l’aide d’un casque prêté (merci Pierre !), j’ai acheté ce matin un casque Logitech (modèle 250, USB) qui semble très bien marcher, preuve en est le texte que vous êtes en train de lire.

L’été touche gentiment à sa fin, c’est la rentrée scolaire, j’ai quelques rendez-vous pour discuter de projets possibles, mais rien n’est encore très concret. J’ai des voyages prévus à l’étranger, début octobre et début novembre, des conférences auxquelles j’ai été invitée à faire une présentation, et d’autres auxquelles j’assisterai simplement. J’ai caressé l’idée de partir un mois en Inde cet hiver — je n’y ai pas encore tout à fait renoncé, mais les mois à venir sont trop incertains (financièrement, bêtement) pour que je prenne des engagements de ce côté-là maintenant.

Et puis il y a le livre, oui, le fameux livre. Je dois me rendre à l’évidence : entre autres obstacles à son écriture, le stress de l’incertitude financière liée à mon statut d’indépendante ne me laisse pas la disponibilité d’esprit dont j’ai besoin pour m’atteler à une tâche pareille, même si je pourrais objectivement libérer le temps nécessaire. Je vais donc activement me mettre en quête de solutions pour financer au moins partiellement ce projet. Du coup, si vous avez des idées, des tuyaux, des relations, ils seront les bienvenus.

Another RSI Break [en]

[fr] Vilain accès de TMS. Utilisez le téléphone ou skype si je dois vous répondre. Le Dragon est en panne, je serai de retour une fois qu'il sera réparé.

This post will be brief, obviously: I’m suffering from another very bad bout of RSI (with a proper tendonitis in my right arm, it seems).

To top it all, my dictation system has broken down (maybe just a dead microphone, hopefully). Basically, I’m mute. Think “losing one’s voice” or “having to spell words out rather than speak” to get an idea.

So, skype or call if I need to answer. I can read, though.

Will be back when things calm down or the Dragon starts working again.

Lijit Feedback [en]

[fr] Un peu de feedback sur Lijit, un moteur de recherche sympa qui s'organise autour du contenu en ligne d'une personne et de son réseau.

I lost the first version of this post in a Firefox crash while I was writing my post on structured portable social networks (that’s what I get for doing too much at the same time). With a bit of luck it will be better 😉

So, as promised, here’s my feedback to Barney about Lijit. First, for those of you new to Lijit, Stowe Boyd blogged about Lijit about a week ago, which is how I discovered it. (Yes, go sign up now, but come back here to read the rest of the post when you’re done. Thanks!)

Signing up must have gone reasonably smoothly, because I don’t have any screenshots of it — which is a good start. (When I bump into any interface problem or bugginess nowadays, I quickly grab a screenshot with Skitch and upload it to Flickr with a few notes. Photographs of my online life, if you like.)

I was disappointed that I could only add my del.icio.us and MyBlogLog networks. The latter is a good addition, but how about my Twitter network? Or a blogroll on my secondary blog? CTTS doesn’t have a blogroll (pure laziness). I tried importing my network from Facebook, but it was way too creepy, I disabled it as fast as I could. I got the feeling it was going to allow people to search through my friends’ notes and stuff — as well as mine. I do take advantage of the “walled garden” side of Facebook to publish slightly more personal stuff there than “outside”, and I know I’m not alone here.

What would be really neat would be if I were able to export just the connections I have to other people from Facebook, and if they are Lijit users, import their blogs and content into my network. Think portable social networks.

Being able to import the blogs I read (they’re my “network”, aren’t they?) directly from Google Reader (filter with a tag though, so I can keep all those naughty sex blogs I’m keeping track of out of the public eye).

I used Lijit twice to find the old posts I linked back to in the post above. First, on the Lijit website itself:

Holes in my Buckets (Lijit)

Then, using the wijit I installed on my blog:

Lijit Search On Blog

That’s pretty neat. Lijit opens a “fake window” over the current page with the search results, and when I click on a link in the results, it loads in the initial browser window. Sounds obvious, but I like that it works — many ways it could have gone wrong.

I’m moderately happy about the space the wijit takes up on my blog:

Lijit Wijit on CTTS

I know companies are hungry for screen real estate (“make that logo visible!”) — but be less obtrusive and I’ll love you more! Notice that I now have Lijit search, normal Google search, and WordPress search. Way too many search boxes, but for the moment there isn’t one that seems to do the job well enough to be the only one. (Maybe Lijit, but I haven’t had it long enough…)

Stats page is neat, though I’m still totally unable to tell you what the two pie charts on the right do:

Lijit | My Stats

What on earth is Ma.gnolia doing in there?

There, that’s what’s on my mind concerning Lijit for the moment. Watch out for the screenshots if I bump into anything else!

We Need Structured Portable Social Networks (SPSN) [en]

[fr] Nous avons besoin de réseaux sociaux que l'on peut importer/exporter d'un outil/service à l'autre. Nous avons également besoin de pouvoir structurer ces réseaux sociaux qui contiennent souvent un nombre important de personnes. Nous avons besoin de réseaux sociaux portables structurés.

Christophe Ducamp s'est lancé dans une traduction de cet article. Allez donner un coup de main ou bien en profiter, selon vos compétences! Je n'ai pas lu cette traduction, mais je suis certaine qu'elle est utile. Merci Christophe!

Scrolling through my “trash” e-mail address to report spam, I spotted (quite by chance, I have to say) a nice e-mail from Barney, who works at Lijit. Barney asked me if I had any feedback, which I’ll give in my next post, because I need to digress a bit here.

Lijit is a really fun and smart search tool which allows to search through a person’s complete online presence, a remedy, in a way, to the increasing fragmentation of online identity that’s bothering me so much these days. Actually, it was already bothering me quite a few months ago, when I wrote Please Make Holes in My Buckets:

So, here’s a hole in the buckets that I really like: I’ve seen this in many services, but the first time I saw it was on Myspace. “Let us peek in your GMail contacts, and we’ll tell you who already has an account — and let you invite the others.” When I saw that, it scared me (”OMG! Myspace sticking its nose in my e-mail!”) but I also found it really exciting. Now, it would be even better if I could say “import friends and family from Flickr” or “let me choose amongst my IM buddies”, but it’s a good start. Yes, there’s a danger: no, I don’t want to spam invitations to your service to the 450 unknown adresses you found in my contacts, thankyouverymuch. Plaxo is a way to do this (I’ve seen it criticised but I can’t precisely remember why). Facebook does it, which means that within 2 minutes you can already have friends in the network. Twitter doesn’t, which means you have to painstakingly go through your friends of friends lists to get started. I think coComment and any “friend-powered” service should allow us to import contacts like that by now. And yes, sure, privacy issues.

One thing the 2.0 world needs urgently is a way to abstract (to some extent) the social network users create for themselves from the particular service it is linked to. We need portable social networks. More than that, actually, we need structured portable social networks (SPSNs). I’ve already written that being able to give one’s “contact list” a structure (through “contact groups” or “buddy groups”) is vital if we want to manage privacy efficiently (in my horrendously long but — from my point of view of course — really important post “Groups, Groupings, and Taming My Buddy List. And Twitter.“):

I personally think that it is also the key to managing many privacy issues intelligently. How do I organise the people in my world? Well, of course, it’s fuzzy, shifting, changing. But if I look at my IM buddy list, I might notice that I have classified the people on it to some point: I might have “close friends”, “co-workers”, “blog friends”, “offline friends”, “IRC friends”, “girlfriends”, “ex-clients”, “boring stalkers”, “other people”, “tech support”… I might not want to make public which groups my buddies belong to, or worse, let them know (especially if I’ve put them in “boring stalkers” or “tech support” and suspect that they might have placed me in “best friends” or “love interests”… yes, human relationships can be complicated…)

Flickr offers a half-baked version of this. […]

A more useful way to let a user organise his contacts is simply to let him tag them. Xing does that. Unfortunately, it does not allow one to do much with the contact groups thus defined, besides displaying contacts by tag […].

In fact, we need structured social networks not only to deal with privacy issues, but also (and it’s related, if you think of it) to deal with social network fatigue that seems to be hitting many of us. I actually have been holding off writing a rather detailed post in response to danah‘s post explaining that Facebook is loosing its context for her — something that, in my words, I would describe as “Facebook is becoming impossible to manage in a way that makes sense with my life and relationships.” Here’s what she says:

Le sigh. I lost control over my Facebook tonight. Or rather, the context got destroyed. For months, I’ve been ignoring most friend requests. Tonight, I gave up and accepted most of them. I have been facing the precise dilemma that I write about in my articles: what constitutes a “friend”? Where’s the line? For Facebook, I had been only accepting friend requests from people that I went to school with and folks who have socialized at my house. But what about people that I enjoy talking with at conferences? What about people who so kindly read and comment on this blog? What about people I respect? What about people who appreciate my research but whom I have not yet met? I started feeling guilty as people poked me and emailed me to ask why I hadn’t accepted their friend request. My personal boundaries didn’t matter – my act of ignorance was deemed rude by those that didn’t share my social expectations.

danah boyd, loss of context for me on Facebook

I think that what danah is expressing here is one possible explanation to why people are first really excited about new social networking sites/services/tools/whatevers (YASNs) and then abandon them: at one point, or “contact list” becomes unmanageable. At the beginning, not everybody is on the YASN: just us geeky early adopters — and at the beginning, just a few of us. We have a dozen contacts or so. Then it grows: 30, 50, 60… We’re highly connected people. Like danah, many of us are somewhat public figures. From “friends of our heart”, we start getting requests from people who are part of our network but don’t fit in segment we want to reserve this YASN to. We start refusing requests, and then give in, and then a lot of the value the YASN could have for us is lost.

Unless YASNs offer us an easy way to structure our social network, this is going to happen over and over and over again. For the moment, Pownce and Viddler allow me to structure my social network. A lot of work still needs to be done in the interface department for this kind of feature. (Yes, Twitter, I’m looking at you. You said “soon”.)

So, to summarize, we need tools and services which make our social networks

  • portable: so that we can import and export our relationships to other people from one service to another
  • structured: so that we can manage the huge number of relationships, of varying and very personal degrees of intimacy, that highly connected online people have.

Update, an hour or so later: Kevin Marks points me to social network portability on the microformats wiki. Yeah, should have done my homework, but remember, this post started out as a quick reply to an e-mail. Anyway, this is good. There is hope.