L'orthographe du numérique [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

La métaphore vaut ce qu’elle vaut (il est encore tôt le matin pour moi alors que j’écris cette chronique), mais voici: si l’on vit dans un monde où l’écriture a son importance, l’orthographe (et un soupçon de grammaire et de syntaxe) est une compétence de base pour pouvoir être à l’aise dans l’utilisation de l’outil “écriture”. (Je vous remercie en passant, chers lecteurs, de bien avoir l’indulgence de me pardonner l’horrible phrase boiteuse que je viens de vous asséner.)

En clair: si un tant soit peu de maîtrise technique de la langue est utile à celui qui a besoin de s’exprimer par écrit, un tant soit peu de maîtrise technique de l’ordinateur est bien utile à celui qui désire l’employer avec aisance, à plus forte raison pour plonger dans le monde des médias sociaux.

Difficile en effet de vanter les mérites du blog ou du chat à celui ou celle qui doit chercher chaque lettre sur son clavier. Difficile aussi de jongler entre Twitter, Facebook, Tumblr, son blog, une fenêtre de chat, et peut-être l’article qu’on lit, si on est enchaîné à sa souris et à l’interface graphique pour chacun de ses mouvements (comprendre: si on n’utilise pas de raccourcis clavier). Difficile d’explorer, d’essayer de nouveaux programmes et services, si on ne comprend pas vraiment ce que c’est qu’un programme et quelle relation il entretient avec le système d’exploitation.

Et j’irais même plus loin, avec Douglas Rushkoff, qui s’inquiète de l’absence d’initiation à la programmation dans le cursus scolaire américain: pour ne pas être complètement dominés par ces outils qui habitent nos vies et prennent inexorablement de plus en plus de place dans notre culture, il est indispensable de comprendre un tant soit peu comment ils marchent.

Alors, à l’heure où le buzz se concentre sur tel ou tel nouveau service qui va révolutionner le monde, il est vital de ne pas perdre de vue la base de cette culture numérique:

  • apprendre à taper sur un clavier de ses dix doigts, si possible sans regarder
  • être efficace avec son ordinateur, en abandonnant autant que possible la souris (raccourcis clavier PC et Mac)
  • comprendre suffisamment le fonctionnement de sa machine et d’internet pour ne pas être complètement déstabilisé quand quelque chose ne va pas comme prévu.

Vous préférez une métaphore mathématique? On ne peut pas résoudre agilement des équations si on ne maîtrise pas les fractions..

(Allez, je sens que je m’enfonce avec mes métaphores — je vous souhaite une bonne semaine!)

LeWeb'10 Bloggers: the Ball is Rolling [en]

Here we are — news about blogger accreditations for LeWeb’10 in Paris, this December!

First, I’d like to thank you all for the bloggers and podcasters you recommended this summer. These hundreds of recommendations have allowed us to preselect a shortlist of official bloggers which will be truly international. We will be e-mailing these folks within the next days to invite them to attend the conference as official bloggers.

But this is only a small part of the official blogger selection! Once our “international bases” are covered (let’s say in a week or so) we will provide a form allowing bloggers and podcasters to apply directly for accreditation.

The form will be a bit different from last year’s, and there will not be a deadline: we will be processing applications as they come (we have refined our criteria for official blogger eligibility) as long as we have blogger passes available.

So don’t worry if you’re not getting an e-mail from us right now — we know there are plenty of great bloggers and podcasters we have not included in our international selection, and we look forward to receiving your applications once the form is online in a week or so!

Blogger/Podcaster Typology Survey: Please Contribute! [en]

[fr] J'essaie de mieux comprendre le profil des blogueurs et podcasteurs qui couvrent des conférences, en particulier le lien entre blog/podcast et revenu et le fonctionnement des blogs collectifs. Merci de bien vouloir prendre 5-10 minutes pour répondre à mon questionnaire. Attention, ceci est un sujet de recherche perso et non une demande d'accréditation pour LeWeb! Je vous parle du Web demain au plus tard.

In the last three years I’ve been working on blogger accreditations for LeWeb (and Web2.0 Expo Berlin before that) I have had ample time to think about how we define a “blogger” (or “podcaster”) in this context.

It used to be simple: a blogger was somebody who had a blog, and a podcaster somebody who had a podcast.

But nowadays, everybody who publishes stuff online is a blogger or a podcaster.

When an event accredits members of the press to attend, it’s pretty easy to figure out who to accredit and who not to: the press is institutionalized, its members are registered and work for this or that publication (freelancers or employees).

With bloggers, it’s much more fuzzy. Where is the line between “blogger” and “press”? (I thought I’d written about that already but I can’t dig out a blog post.) What are our criteria for deciding that somebody is eligible to come and cover the conference as an official blogger?

This is new territory, and as always with new territory, I’m constantly refining my thinking about these issues. One thing I’m trying to do in the process is better understand the link between blogging and work/income — and also, how collective publications function. To do this I’ve drawn up a little survey to try to understand the profiles of bloggers and podcasters who attend conferences and blog about them.

If you recognize yourself in this description (do you have a blog/podcast? have you attended a conference and blogged about it? you’re in) please take 5-10 minutes to help me out by filling in this survey.

This is not an application form for LeWeb’10! It’s personal research. I’m publishing a post about LeWeb’10 tomorrow at the latest. Thanks for your patience.

Loading…

Brain Downtime [en]

[fr] On a besoin de débrancher son cerveau -- avez-vous assez l'occasion de le faire?

My brain needs downtime. So does yours.

We’ve managed to make our lives so efficient that we’ve removed all the downtime that used to be part of them. We can work on the train, listen to podcasts while we clean and cook, why, we even read on our iPhones as we walk through town.

Sleeping just doesn’t cut it. Of course, we need sleep (that’s also body-downtime), but we need awake-downtime.

What’s your downtime?

For me, reading fiction and watching TV series qualify as brain downtime. My conscious mind is immersed in fiction, though I’m sure a lot is going on in the background. Sailing and judo qualify to, as does riding my exercise bike if I’m listening to music rather than a podcast.

When I’m on the bus and reading FML or flicking idly through my Twitter stream, is that brain downtime?

When I’m walking in the mountains, drinking a cup of tea on my balcony, watching the sun set, taking a bath, or meditating, that’s definitely brain downtime.

Do you get enough brain downtime?

SAWI MCMS: notes de cours module 1 [fr]

[en] Here are links to the notes I took during the first module of the SAWI course I'm directing.

Voici les quelques notes que j’ai prises durant la premier module de la formation SAWI que je co-dirige (MCMS). Peut-être que je republierai ces billets ici par la suite, mais pour le moment, voici les liens:

Thierry Crouzet a mis ses notes à disposition directement sur son blog. Celles pour ma présentation (y compris le Prezi) sont sur le mien. Les supports de cours de Xavier Comtesse seront bientôt mis à disposition.

En fait, je me demande si je ne devrais pas publier mes notes ici (quitte à les republier sur le blog du cours) histoire de faire un peu la différence entre mes notes personnelles et mes interventions en tant que directrice. En même temps, l’idée est de pouvoir ouvrir le blog aux notes des participants s’ils le désirent… Petite question logistique, vos commentaires seront les bienvenus.

Médias sociaux: ne pas tout lire [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Une plainte courante concernant les médias sociaux est le temps que ça prend. Tous ces réseaux, tous ces “amis”, toutes ces publications… on n’arrive plus à suivre!

Le secret est qu’il ne faut pas chercher à suivre.

Prenez Twitter, par exemple, ou votre fil d’actualités Facebook. Au début, quand on a dix personnes dans son réseau, et qu’on découvre l’outil, on s’amuse peut-être à tout lire. Mais rapidement, si on ne veut pas saturer et rejeter l’outil complètement, on commence à traiter ce flux de nouvelles comme une station radio qu’on allume de temps en temps. On plonge dedans pour quelques minutes quand ça nous chante, et voilà.

Même pour les blogs auxquels vous vous abonnez par RSS, il faut faire ce genre de choix. On ne peut pas tout lire, pas tout faire, pas tout écouter. Peut-être qu’il y a une poignée de blogs que vous lirez religieusement, et quand au reste, vous feuilletterez numériquement feedly et autres paper.li pour en faire le tour.

On est souvent obsédé par l’idée de rater quelque chose, dans ce monde où tout est à portée de nos doigts et où tout bouge si vite.

Mais non. Concentrez-vous sur la construction d’un bon réseau. Connectez-vous aux personnes qui comptent pour vous, dont vous trouvez les idées intéressantes, qui vous enrichissent. Et faites ensuite confiance à ce réseau pour amener jusqu’à vous ce qui est important dans votre monde.

Alors souvenez-vous: vous n’avez pas besoin de tout lire.

L’e-mail, par contre, c’est une autre histoire — et l’objet d’une autre chronique.

Supports de cours: notre philosophie (formation MCMS) [fr]

[en] For the course I'm co-directing, we decided to make course materials available through the website instead of handing students a big fat file at the beginning of the course. Here's an explanation of why we're doing things this way.

J’ai publié sur le blog du cours MCMS une explication sur notre philosophie concernant les supports de cours. Je pense qu’il est intéressant de la reproduire ici.

Il est coutumier, lors d’une formation d’une certaine ampleur, de démarrer le premier jour avec la distribution d’un gros classeur bien lourd servant de support de cours.

Nous avons fait le pari de fonctionner différemment — pari qui n’est pas très difficile à faire, au fond, puisqu’il reflète par les actes la matière de cette formation: mettre les supports de cours à disposition des étudiants ici, sur ce site.

Premièrement, il s’agit d’une occasion de mettre un peu plus les « doigts dans le cambouis » et de se familiariser avec l’information numérique, et d’en découvrir les avantages. Parfois, c’est le support physique qui présente un avantage, et rien n’empêche dans ce cas d’imprimer le support numérique.

Deuxièmement, fonctionner ainsi nous permet plus de flexibilité et de réactivité. Dans le milieu des médias sociaux, tout bouge très vite, et préparer des mois à l’avance un support de cours imprimé au sujet de Facebook (par exemple) tient du suicide pédagogique — il y a de fortes chances qu’il soit en partie obsolète avant même d’être utilisé. Le support de cours numérique peut être maintenu à jour (et modifié) à tout moment et pour tous.

Troisièmement, nous sommes conscients que les supports de cours ainsi mis à disposition vont circuler, y compris en-dehors de notre public cible premier, les personnes inscrites au cours. Renonçant à un protectionnisme encore trop répandu (« c’est mon travail et je ne le partagerai pas! »), nous avons confiance d’une part que notre valeur en tant que formateurs n’est pas réductible à un support de cours, et d’autre part qu’en mettant à disposition de la communauté, nous recevrons en retour.

Chaque intervention fait donc l’objet d’un article dans ce blog, avec liens vers les supports de cours (ici ou parfois hébergés par l’intervenant lui-même), et parfois des notes prises lors du cours. Il est aussi possible à l’intervenant de publier directement dans ce blog, s’il le désire.

Quelques recommandations de lecture [fr]

[en] A bunch of books I recommend reading. Descriptions are in French, but titles are in English!

A l’occasion du premier module du cours MCMS au SAWI, j’ai brièvement présenté quelques livres qui me semblaient intéressants/pertinents aux participants. Je vous redonne la liste ici — un jour je ferai une page correcte avec mes recommandations de lecture, mais c’est un début!

Les liens sont vers Amazon.de parce que c’est par là qu’il faut passer en Suisse pour avoir les frais de port gratuits.

Naked Conversations: un livre qui commence à dater un peu mais qui reste néanmoins une splendide collection d’exemples d’utilisation des blogs (et des conversations en ligne) par des entreprises/organisation. Inspiration, exemples concrets, modèles à suivre (ou pas). [amazon.de]

The Long Tail: la longue traîne de Chris Anderson. Je ne l’ai personnellement pas encore lu (shhh, motus!) mais c’est une référence pour ce qui est de la diversification des marchés à l’heure d’internet. [amazon.de]

Drive: pas encore lu non plus (je l’ai commandé il y a peu), Drive est un livre sur ce qui motive les gens. J’ai parlé de Dan Pink dans Carotte et créativité ne font pas bon ménage et vous pouvez déjà regarder sa conférence TED en vidéo pour vous faire une idée. [amazon.de]

Predictably Irrational: ce livre, qui n’a de prime abord pas de lien direct avec les médias sociaux, fait partie de la catégorie « a changé ma façon de comprendre le monde ». On est fondamentalement manipulables, nos réactions sont irrationnelles même quand on les comprend. Qu’en faire? A lire absolument pour comprendre tout un tas de phénomènes qui sont en jeu dans le milieu « organique » en ligne. [amazon.de]

Everything is Miscellaneous: David Weinberger, co-auteur du Cluetrain Manifesto, explique comment s’organisent tous ces « objets numériques », dans un ordre qui va parfois à l’encontre de notre conception de ce qu’est l’organisation. Ils peuvent être à plusieurs endroits à la fois, comportent des méta-données sur lesquelles on peut effectuer des recherches, etc. Un ouvrage important pour comprendre les caractéristiques physiques du monde numérique. [amazon.de]

The Culture of Fear: un regard (un poil polémique et qui date un peu) sur le rôle des peurs collectives dans notre société. Il y a toujours quelque chose qui fait peur. A mon sens, ce livre est pertinent pour remettre en contexte toutes les peurs qui circulent autour des nouvelles technologies, internet, les médias sociaux, etc. [amazon.de]

The Myths of Innovation: huit idées préconçues sur l’innovation, exposés de manière claire avec plein d’anectodes à l’appui. (En résumé, Gutenberg ne s’est pas réveillé un matin en se disant « hmm, qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui… Eurêka, je vais inventer l’imprimerie! ») [amazon.de]

L’âge de peer: un livre (en français!) sur la co-création et l’économie du monde du peer-to-peer (P2P). Le chapitre « nouveaux modèles économiques » et « nouveaux modèles de création »… [amazon.de]

We Are Smarter Than Me: utiliser en business le pouvoir de l’intelligence collective. Livre co-écrit en ligne avec une myriade de contributeurs. [amazon.de]

SAWI: la formation MCMS a démarré! [fr]

[en] The year-long course on social media and online communities (20 days) that I'm co-directing for the SAWI here in Lausanne has started today. Great first day, and great class!

Vous vous souvenez, il y a quelque mois, je vous annonçais l’ouverture du premier cours menant au diplôme SAWI de spécialiste en management de communautés et médias sociaux?

Il a démarré aujourd’hui (salle comble!) comme vous pouvez le voir sur le blog de la formation et sur Twitter (#MCMS). Nous sommes donc tous à la Maison de la Communication à Lausanne jusqu’à samedi pour ce premier module, où nous accueillons comme intervenants externes Xavier Comtesse, Thierry Crouzet (oui, lui!) et Sébastien Fanti.

Je republierai ici certains de mes articles écrits là-bas (comme mes notes de la présentation de Bernard Barut sur l’évolution du modèle d’affaires de l’industrie du disque et de la musique, ou celles de ma présentation “Cluetrain 101”) mais pour tout ce qui touche plutôt à la marche du cours, c’est là-bas que ça se passe.

Allez, comme je n’arrive pas à insérer mon Prezi sur le blog du cours (WordPress.com, ils n’ont pas encore de shortcode pour Prezi — qu’est-ce qu’ils attendent?) — le voici.

Je dois dire que mettre sur pied cette formation avec le SAWI a été un réel plaisir, jusqu’à l’arrivée dans la salle de cours ce matin: wifi qui marche, beamer avec câble (y compris audio!) de la bonne longueur, tables câblées dans toute la salle… Je sais qu’on ne devrait pas s’attendre à moins dans la Maison de la Communication, mais j’ai été tellement souvent déçue de l’infrastructure technique alors que je n’aurais pas dû l’être que ça vaut la peine de le relever. Chapeau au SAWI et à la Maison de la Communication!

Le monde a changé (Cluetrain 101 pour formation SAWI MCMS) [fr]

[en] This is a "Cluetrain 101" presentation I gave as part of the course I teach at SAWI on community management and social media. It was initially published on the course blog.

Je co-dirige la formation au diplôme SAWI de spécialiste en management de communautés et médias sociaux. Cet article a initialement été publié sur le blog du cours [voir l’original].

Si cette présentation est une “introduction au Cluetrain”, c’est en tant que le Cluetrain Manifesto est le représentant et l’expression d’une culture — et même, si on veut oser les grands mots, d’un changement de paradigme. Mon but n’est donc pas tant de faire un résumé du livre (lisez-le plutôt!) mais d’aborder un certain nombre de thématiques qui permettent de comprendre en quoi internet a profondément (à débattre!) changé la façon dont les organisations intéragissent avec les gens, que ceux-ci leur soient intérieurs ou extérieurs.

Sans vouloir mettre par écrit ici tout ce que je vais dire, voici la présentation Prezi qui servira de base de discussion, ainsi que quelques notes aide-mémoire.

Pas vraiment changé

  • retour à des valeurs pré-industrielles
  • “les marchés sont des conversations” => “les marchés sont des relations” — ça va plus loin!
  • culture de masse comme anomalie historique — traiter les gens en masse comme on traite les objets sur la chaîne de production

Perte de contrôle

  • une des conséquences les plus visibles, et les plus déstabilisantes pour la culture d’entreprise classique
  • démocratisation de la parole publique, redistribution du pouvoir (VRM)
  • on a les moyens de remettre en question les “messages” qu’on nous sert

Objets numériques

  • les lois de la physique n’ont plus cours en ligne
  • donner sans perdre (cf. tout le débat sur le partage de fichiers)
  • économie basée sur la rareté qui perd ses repères dans un monde d’abondance
  • “ideas want to be free”

Différentes conceptions d’internet

  • ville: celle des gens qui y vivent et y créent (des liens ou de la culture)
  • bibliothèque: celle des consommateurs d’information
  • télé: celle des annonceurs

Voix humaine

  • reconnaissable, désirée
  • très différente de celle de la communication officielle, du blabla publicitaire ou marketing
  • écoute, authenticité (qui n’est pas un vain mot), partage, humour, personnalité, transparence (jusqu’où?)
  • c’est la seule qui rend possible la relation (essayez d’avoir une conversation sensée avec un robot de service clientèle ou un communiqué de presse publié sur un blog)

Conversation

  • pas juste deux personnes qui parlent (être vraiment présent, authentique, désintéressé, transparent)
  • il ne suffit pas de dire qu’on a une conversation pour en avoir une (cf. blocages à la communication)
  • importance de la narration — ce n’est pas par hasard qu’on aime les conversations et les histoires
  • les conversations ont lieu de toute façon — l’entreprise peut rester extérieure ou se mouiller
  • on n’est plus dans une logique de broadcast; la profondeur des échanges importe plus que leur nombre

Bouche à oreille

  • le plus grand influenceur
  • en ligne, prend une autre dimension (espace public + objets numériques)
  • libre choix de ce dont on parle, d’où sa valeur
  • véhicule: la voix humaine

Espaces semi-publics

  • difficulté à se positionner
  • le cloisonnement en perte de vitesse
  • impose la réconciliation de discours parfois contradictoires
  • “public” élastique (taille, nature)

Réseaux

  • renversent la hiérarchie
  • réseaux de gens, réseau hypertexte — le double réseau internet
  • chacun en son centre, propagation, veille, recherche

Communautés

  • groupes restreints
  • investissement émotionnel
  • émergent de la complexité des rapports entre les gens et aux choses

Retour à la conversation: en quoi internet change-t-il la donne pour vous? Si on prend quelques pas de recul sur nos peurs, que peut-on dire sur ce qui se passe dans le monde? En y regardant de près, beaucoup des thèmes que nous avons abordés sont présents dans la fonctionnement de l’entreprise classique, mais clandestinement ou inofficiellement.

Liens en rapport, ou notes de dernière minute: