Eliminatoires suisses du WIF: sponsoring et Suisse allemande [fr]

Avez-vous entendu parler du WIF? Si vous êtes dans le monde de webdesign, vous devriez. En bref, il s’agit d’un concours international de webdesign par équipes qui a lieu tous les deux ans à Limoges, en France.

Les concurrents reçoivent le thème du concours le samedi à midi et travaillent d’arrache-pied durant 24 heures pour rendre leur participation avant le dimanche midi. Une ambiance incroyable et des projets dingues!

Vu le succès du concours-festival, les concurrents doivent se qualifier lors d’éliminatoires pour pouvoir se rendre à Limoges.

Julien Henzelin et Yann Lugrin de Liquid Concept, Yannik Messerli de la Junior Entreprise de l’EPFL et moi-même sommes en train de mettre sur pied les éliminatoires suisses pour 2010.

La préparation va bon train, mais il manque encore à notre fine équipe:

  • un ou des partenaires suisse-allemands, pour que les éliminatoires suisses ne se cassent pas la figure sur le Röstigraben
  • un responsable sponsoring (préparer avec nous les offres et les dossiers, et surtout, approcher les sponsors potentiels et conclure les contrats! — rémunéré, of course)

Si vous êtes intéressé ou que vous connaissez quelqu’un qui pourrait l’être, ou si vous désirez des précisions, n’attendez pas pour nous contacter!

There is Work and Work [en]

We freelancers know it: there are many kinds of work. Non-freelancers probably know it too, but let’s stick to the freelance way of life for the sake of this article.

There is work that gets you paid. There is work that doesn’t get you paid, but that you need to do in order to get the work that will get you paid.

There is also work that you have decided to do and planned, and work that you just happen to do.

I’ve been thinking a lot about the last distinction lately.

Three years ago, I had a big client project and was going through a slow procrastinative summer. At one point, I decided to stop worrying and embrace my summer days: I would work from 9am to noon and then would be free to do whatever I wanted.

It worked really well. I made quick progress on the project and got to enjoy my summer.

This year, I’m having a slow summer too. The weather is nice, people are on holiday, I’m learning to sail, and I’m not swamped with work (I am busy with lots of things, though, I think that’ll never change). And honestly, when I look at my productivity certain most days, I might not be working less if I had decided to do the 9-12.

Deciding to work 9-12 does not mean that I stop myself from working in the afternoons. It means that I don’t have to work in the afternoons. And this is where the work you plan and the work that just happens comes in.

I rediscovered this when I started working in my coworking space, eclau: office hours started to be devoted to “things I had to do” for work, and sometimes, in the evenings or week-ends, I would do some light work that I felt like doing (work that doesn’t feel like work). Blogging, for example. Fooling around online. Sometimes, even doing my accounting because I felt like it. But nothing because I felt I ought to do it.

So, next year, I’m thinking of trying the 9-12 during the summer months. Work well three hours, then do something else or allow myself to be completely unproductive in the afternoon.

Hell, why wait until next year? I’m starting tomorrow.

They found the boy's body [en]

They found the boy’s body in an underwater cave covered in strange paintings.

People who visited it went mad, painting away until they dropped. The plague spread.

Against all scientific advice, Josh brought in a shaman, who chased the spirits back into the other world.

The infected all dropped dead.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.

She left her home, setting out [en]

She left her home, setting out through the world to discover who she was. She met a dying mother, a lover whom she loved more than she loved herself, and a wise man who taught her to look deep inside her soul.

She found her answers: life is a journey.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.

Lorsqu'ils allaient en vacances [fr]

Lorsqu’ils allaient en vacances dans leur maison au sud de la France, Julie ne manquait pas de rendre visite à la vieille femme d’à côté, qui lui donnait de si jolies pommes rouges.

Une été, pourtant, les volets restèrent clos. La vieille femme s’était jetée du balcon.

Ceci est une mini-nouvelle en 50 mots. Lisez-en d’autres de moi sur CTTSousur Facebook, par d’autres que moi.

Elle se promène dans la forêt [fr]

Elle se promène dans la forêt et trouve un katana abandonné.

Elle s’en saisit et reste comme foudroyée: possédée de l’âme du maître à qui il appartenait.

Elle fonde une école. Tout le Japon la vénère.

Sa mort brutale restera un mystère. Elle avait osé désobéir, si tard, par amour.

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Se protéger sans s'aliéner ses clients [fr]

Cela fait plusieurs semaines (ou peut-être même mois) que cette thématique me préoccupe: comment, en tant qu’indépendante, puis-je me protéger (financièrement) sans pour autant que cela soit rebutant pour mes clients?

Je m’explique.

Une bonne part de mes mandats sont ponctuels et consistent à passer du temps avec un client (cours/formations WordPress en particulier). La plupart de mes clients sont des particuliers, des indépendants, ou de toutes petites entreprises, voire des startups.

Ce dont je souffre? Les annulations de dernière minute.

Je bloque une demi-journée de travail avec un client, souvent plusieurs semaines à l’avance. Je refuse d’autres engagements pour cette demi-journée, j’organise mon agenda autour. Niveau finances, même si je sais qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, je tiens compte du revenu lié à ce mandat dans mon budget.

Quand le client annule, c’est pour ma pomme (et récemment, cela m’est arrivé deux fois en une semaine, le soir d’avant).

Lorsqu’il s’agit de mandats pour des entreprises (souvent pour des montants plus importants), mon système est simple: je facture un acompte de 50% non remboursable lorsque l’on se met d’accord sur le mandat.

Entre indépendants, par exemple avec mon graphiste de voisin à l’eclau, on échange volontiers nos “histoires de clients” et les difficultés auxquelles on fait malheureusement face. Et j’ai réalisé qu’il y a une problématique spécifique aux cours.

Pour un graphiste, ou une personne qui comme moi fait des sites web, ou n’importe qui qui livre un produit au client, le risque est d’avoir fait le travail, livré le produit, et de se retrouver avec une facture que le client ne règle pas. C’est embêtant, mais il est incontestable que le travail a été fait et que c’est au client de payer (il le fait ou non, c’est une autre histoire).

Pour un formateur, ou un conférencier, c’est différent: lorsque le client annule, on n’a pas encore effectué de “travail”. Je ne pense pas que le client dans cette situation soit conscient d’à quel point il lèse l’indépendant — et difficile de venir après coup avec une facture pour “frais d’annulation”. Le manque à gagner, pourtant, est bien là. Dans les cas que je mentionne il y a quelques semaines, j’ai dû refuser un rendez-vous à une cliente alors qu’elle en aurait eu besoin parce que mon agenda était plein — et quand l’agenda se vide à la dernière minute, il est en général trop tard pour le remplir en catastrophe. Le temps réservé est bel et bien perdu.

Dans ces circonstances, comment se protéger? Comment faire passer le message qu’une fois le rendez-vous pris, c’est un engagement ferme, et que ce n’est pas comme chez le médecin, où la liste d’attente garantit presque certainement qu’un rendez-vous annulé pourra être “utilisé” par un autre patient (et encore… nombre de médecins ou professions similaires facturent les rendez-vous annulés moins de 24h à l’avance).

Toutes les solutions auxquelles je peux penser me paraissent rebutantes pour le client. Je me vois difficilement demander un acompte de 50% ou un paiement d’avance à quelqu’un qui vient prendre deux heures de “cours de blog”. Quand on vient prendre un cours, on s’attend à payer si le cours est donné, et à ne pas payer s’il n’a pas lieu. Un des “arguments de vente” de ma façon de procéder, c’est que c’est simple et rapide: le client vient, on passe une demi-journée ensemble, il repart avec un site web qu’il sait mettre à jour. Si je commence à rajouter des choses comme des acomptes, j’ai l’impression que c’est contre-productif.

J’ai songé à n’introduire les acomptes qu’après une annulation, partant de l’idée qu’un client qui annule ou repousse un rendez-vous une fois est plus susceptible de le faire à nouveau. Mais je ne veux pas rentrer dans une logique de “punition”. Du coup, peut-être expliquer (à l’aide d’un document genre “conditions du mandat”) que normalement je demande un acompte pour tout mandat, que pour certains mandats je laisse tomber l’acompte, mais qu’en contrepartie le client s’engage à ne pas annuler ni déplacer une fois le rendez-vous pris?

Faire signer un bon de commande stipulant qu’en cas d’annulation par le client une fois le rendez-vous pris, la somme est due?

Vous voyez que tout cela n’est pas très sympa. En même temps, on n’est pas là pour être sympa — c’est du business.

Le problème est encore pire avec les particuliers à qui je donne des cours à l’heure, à 100 ou 120.- — je devrais peut-être proposer des abonnements? Ça ne protège même pas des annulations, zut.

Ne vous méprenez pas: je comprends. Je souffre moi-même d’une bonne dose de désorganisation (je me soigne) qui fait que cela m’arrive (ne dites pas à mes clients!!) d’oublier des rendez-vous, Dieu merci c’est rare, de déplacer, d’annuler… Et même, des fois, cela m’arrange qu’un client annule, point de vue emploi du temps (point de vue finances, jamais). On est humains.

Mais il demeure que je ne trouve pas normal qu’un client puisse se retirer d’un engagement pris “juste comme ça”.

Si vous avez déjà planché sur le problème et que vous avez des solutions à proposer, je suis preneuse! Très preneuse!

"Piratage" dans Forum sur la RSR1 [fr]

[en] I'll be on air on RSR1 (Swiss radio) in about 90 minutes to talk about file-sharing and piracy. It's in French and you can listen online.

Je fais vite, OK? Dans 90 minutes environ, je serai sur les ondes de la RSR1 pour y dire quelques mots sur le thème de “pirater n’est pas voler“.

Vous pouvez écouter la RSR1 en direct ou attraper directement le l’épisode de Forum au vol.

A noter que la réunion de création du Parti des Pirates Suisse vient d’avoir lieu à Zurich (je n’ai pas tellement d’informations supplémentaires pour le moment, tout étant en allemand, et ma maîtrise de la langue de Goethe n’a jamais été foudroyante.)

What if Generalist vs. Expert was a Mistake? [en]

[fr] L'expertise peut être alimentée par une connaissance exhaustive d'un seul domaine, ou par une connaissance approfondie de multiples domaines. Le généraliste a également une connaissance de multiples domaines, mais elle est superficielle. On a tendance à considérer que n'importe qui ayant des connaissances dans plusieurs domaines différents ne peut être un expert -- et c'est à mon sens une erreur. L'expertise n'est pas obligatoirement liée à la spécialisation. On peut être un expert dans de nombreux domaines -- un poly-expert plutôt qu'un mono-expert.

First of all, I urge you to go and read my friend Stephanie Troeth‘s article “The generalist’s dilemma“. We had a short chat a day or two ago about the difficulty we multi-talented people face making a decision about “what do to with our lives”. I touch upon this subject a little in my recent article “What Do We Call Ourselves?“, actually, but from a slightly different angle.

“Jack of all trades, master of none.” It rings in our heads like an accusation, or worse, a verdict. The message is clear: the more varied your interests, the more diverse your talents, the less authority and expertise you can expect to have in those areas. If you’re a generalist, then clearly, you cannot be the expert we’re looking for.

I think this way of thinking is (at least partly) mistaken. Even if my areas of expertise are varied, for example, I can be an expert on the question of teenagers and social media. I will be a different kind of expert than the person who devotes their career exclusively to this question, of course — but an expert nonetheless.

As Stephanie’s post shows very clearly, skills and expertise in various areas tend to reinforce and feed each other. An obvious example of that in my career (obvious to me, maybe not to everybody) is how my initial expertise in Indian culture and history of religions helps shape me as an expert of social media and online culture. Notice how I slipped the word culture in there? That’s the kind of “expert” I am in the field. I’m not the same kind of “expert” as somebody who has a marketing or business background.

I don’t want to discount the merits of specialization — but as a process rather than an end. My teacher at university used to tell us how important it was for us to specialize in one of the “major religions” our curriculum offered us: “if you have done it once, if you have once been through the process of acquiring deep expertise on one precise topic, you can do it again and again for others; if you just keep skimming the surface, you will never learn how to delve deep into anything.”

Does this sound in contradiction to what I’ve been saying above? It doesn’t to me. You see, I think there are two kinds of “generalists”:

  • those who have acquired expertise or specialized in a wide variety of subjects
  • those who touch upon a wide variety of subjects because they only ever skim the surface.

It is a fatal mistake to confuse the two of them. And maybe we need different names to distinguish between the two.

The idea that a generalist has “superficial understanding of everything” and can in fact only be jack of all trades, master of none, is what makes “generalist” a pejorative label — what makes people say “oh, we want an expert, not a “generalist”. What they maybe don’t realize is that some people who end up calling themselves “generalists” are in fact “poly-experts” (or “multi-experts”) as opposed to “mono-experts”.

The mono-expert builds his expertise on digging deeper and deeper and acquiring an exhaustive knowledge of his subject. He runs the risk of becoming blind to what is outside his specialty, or viewing the world through the distorted glasses of excessive specialization.

The poly-expert builds his expertise on digging again and again in different fields. In addition to being an expert in the various fields he has explored, the poly-expert is an expert as digging and acquiring expertise. By creating links between multiple fields of expertise, he avoids the pitfalls of excessive specialization — but on the other hand, he is often recognized as a superficial generalist rather than a kind of super-expert (because “you can’t be an expert in all those things, can you?”)

The generalist (superficial type) is the one who has studied “a bit of everything”. For lack of inclination, ability, or simply appropriate curriculum, the generalist has never gone through the process of digging deep enough to acquire proper expertise. Shallow understanding can be more dangerous than no understanding at all, and this profile is one that nobody actually wants to fit.

There might be more to investigate about the “pure/superficial generalist” profile’s assets, though — see “What Specifically do Generalists do?” on the Creative Generalist blog; but are we talking about the same “generalist”? Is this the right word to use here? Is my threefold typology leaving anything out? I feel like I’m painting an all-negative picture of the superficial generalist, and I’m not really happy with that. (For example, think of medicine, where “general medicine” — at least in French — is a specialty.)

In any case, framing the debate as “knows one thing = specialist” vs. “knows many things = generalist” completely misses the fact that the degree of expertise has little to do with the breadth of it. What’s important is if somebody has expertise or not, and that is not measured by the absence or presence of knowledge in other fields.

Expertise, for me, means that:

  • you know more (quantity) in that field than most people (you’re in the top n%)
  • you can make sense of what you know, and know what you’re talking about
  • you know where the limits of your expertise is
  • your bring value to others that is magnitudes above what the “average joe” with some hobby-knowledge of the field would

(This was off the top of my head and might need another post to be dealt with properly — defining expertise.)

For some people, expertise will be nourished by comparable expertise in other fields (poly-experts). For others, it will be nourished by exhaustive knowledge of a single field (mono-experts). Both are experts. It’s then a question of personal preference which one to be or hire. However, given the prejudices against generalists and “jack of all trades”, the latter is easier to market than the former.

Après avoir navigué des semaines [fr]

Après des semaines de voyage en mer sous un soleil de plomb, le vaillant aventurier atteignit l’île mystérieuse. Ses camarades de route et lui débarquèrent, explorèrent l’île de fond en comble, découvrirent le trésor caché et délivrèrent la princesse.

Au retour, un dragon de mer géant les mangea tout crus.

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