A Few Words on the New Facebook Pages [en]

Facebook has recently made Pages more like Profiles. I’m frighteningly behind in keeping up with all this new stuff (bad, bad!) and I’ve only now had a chance to go and peek at the revamped Pages.

I was initially really disappointed by Facebook Pages. I remember when I started working on promoting Going Solo, I first created a fan page for Going Solo on Facebook. Not many people registered as fans. A few weeks (months?) later, I created a group, and lo and behold, people joined in droves. I realised that Pages weren’t really that interesting (they were far too static) and they didn’t allow you to invite people to become fans. Groups work well because you can invite people to join them (with the side-effect that we’re all swamped with requests to join all sorts of groups).

Back to the new Pages, the fact that they’re more like profiles has led me to create my own “fan” page. Now, it’s not that I consider myself a famous person or anything, but if I look at things coldly, clearly, more people want to be in touch with me than I can keep up with. I am a bit of a public figure in certain circles.

On Twitter, I have (today) about 2300 followers, but I follow only 500 people. On Facebook, I have about 500 “friends” (see a pattern emerging) and another 200 friend requests from people I barely know, don’t know, or don’t recognize. And that is after I went “overboard” about a year ago and started exercising way less restraint in who I connected to — because there was a business incentive for me to do so.

Initially, I kept my Facebook connections way more restricted than my Twitter ones. Facebook was “people I feel I know”. But that failed.

So I’m wondering: if I use a Page to stay connected to acquaintances, networking contacts, etc… will it change the way I connect to people with my profile? Will I be able to reclaim some “privacy” for my Facebook profile?

It’s way too early to tell. But I’m looking forward to experimenting with this and seeing how it goes.

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Facebook, foire aux applications [fr]

[en] Facebook has become a gigantic app-fest, and I regret it. Many newcomers around me see only that, and fail to understand where Facebook's real value lies. Not in the Vampires, Superwalls, or Secret Crushes. But in the network of people you have there, and what you can do with them: plan events, share online doings, or discover more about them.

Facebook se répand comme une trainée de poudre en Suisse Romande. J’y retrouve donc des amis “offline” qui souvent, m’avouent ne pas trop y comprendre. Ils reçoivent des tas d’invitations pour toutes sortes de choses, qu’ils acceptent, passent plus loin — mais pour être honnête, ça lasse vite, ce genre de jeu.

Facebook | Confirm Requests

Quand je lis des articles dans la presse au sujet de Facebook, même topo: tout est centré sur les fameuses applications, qui permettent de jouer aux Vampires, de comparer ses goûts musicaux, et de découvrir qui a secrètement flashé sur nous. Mais que se passe-t-il donc? Est-ce si superficiel que ça, Facebook?

Même si Facebook est devenu célèbre (médiatiquement) dans un deuxième temps grâce à sa plate-forme d’applications, ce n’est pas ce qui m’a attirée vers ce réseau social. J’y étais “avant les apps”, moi 😉

Facebook, c’est tout d’abord un splendide carnet d’adresses des toutes mes connaissances (moins celles qui résistent encore et toujours à l’envahisseur, bien entendu). Un “facebook”, littéralement: un carnet de visages, un répertoire de mes amis et d’informations à leur sujet.

C’est ensuite un endroit où je peux faire circuler l’essentiel de mes activités numériques: j’y centralise des alertes concernant la publication de billets (comme celui-ci), mes [tweets](http://twitter.com/stephtara), et quelques mots d’humeur parfois un peu plus privés.

En retour, si mes amis font de même, Facebook me fournit via mon “News Feed” les nouvelles de mon monde. Qui a publié quoi, qui est où, qui a rejoint quel groupe. Bref, un condensé de nouvelles provenant de mon réseau social. Et Facebook fait ça intelligemment: je peux lui dire quel genre d’informations je préfère voir, et lesquelles m’indiffèrent. Je peux choisir de mettre en avant certaines personnes, recevant un plus grand nombre de leurs nouvelles — ou moins, pour d’autres. Et maintenant, je peux même indiquer, pour chaque information publiée dans mon News Feed, si je suis contente ou non que Facebook me l’ai servie.

Facebook News Feed

Mais là où Facebook bat tous les autres réseaux, c’est pour la gestion des événements. Il est hyper facile de mettre sur pied un événement et d’y inviter ses amis. Je l’ai fait pour [WPD et WoWiPAD](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/17/wwpad-wpd/). On peut aussi facilement mettre en avant un billet publié, un événement, ou une photo en les partageant, soit sur son profil, soit en privé via un message à un ami ou plusieurs.

Ça me désole de voir que pour tant de monde, Facebook se résume à une “foire aux applications”. Il faut dire que la plupart sont bien conçues, vous invitant sans arrière-pensée à spammer vos amis pour qu’eux aussi aient un Superwall et un Funwall (j’en peux plus de ces deux, arrêtez, s’il vous plaît). Oui, bien sûr, c’est nul, toutes ces applications. La plupart n’ont aucun intérêt ou presque.

On retiendra tout de même: Scrabulous, pour jouer au Scrabble (en français aussi!), Books, pour partager vos lectures, et si vous utilisez des services comme Twitter, Dopplr, Pownce, Flickr — installez sans hésiter les applications Facebook qui y correspondent.

Si vous débarquez sur Facebook, souvenez-vous: l’intérêt n’est pas dans l’accumulation des applications diverses sur votre profil, qui finira par ressembler à un sapin de Noël surchargé et bariolé. Facebook, c’est avant tout un lieu de contact avec ceux que vous connaissez, de près ou de loin selon vos goûts. Alors oui, ce contact peut être ludique (certaines applications le sont) — mais il ne faut pas aller par-dessus-bord non plus.

Ah, les fameux “friends”. Sur internet, dès qu’on se connaît, on est amis, n’est-ce pas? C’est peut-être vrai dans les premiers élans de découverte d’un nouveau réseau social, mais quand on commence à avoir quelques centaines “d’amis”, le terme perd son sens. Et si on est quelqu’un de sociable, dont le réseau est passablement présent sur internet (comme moi), on y arrive vite, aux quelques centaines de contacts. Notez que je dis “contacts”.

C’est pour ça que cette nouvelle fonctionnalité de Facebook, qui permet de [faire des listes d’amis](http://blog.facebook.com/blog.php?post=7831767130), est un pas en avant super important. J’en ai parlé longuement en anglais: nous avons besoin de pouvoir [contrôler plus finement ce que nous dévoilons](http://climbtothestars.org/archives/2007/09/16/ethics-and-privacy-in-the-digital-age/) de notre sphère privée. En d’autres mots, nous avons besoin de pouvoir [apporter une structure à nos réseaux sociaux en ligne](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/16/we-need-structured-portable-social-networks-spsn/) — car notre réseau social a une structure. Tous ne sont pas égaux, parmi ceux que l’on connaît. Il y a les amis proches, la famille, les collègues — ceux avec qui on va manger à midi, mais aussi ceux à qui on ne parle presque pas, les copines du jeudi soir, les amis d’école perdus de vue, les personnes qu’on aimerait mieux connaître… etc. On retrouve ce besoin dans [l’histoire récente au sujet de Google Reader](http://climbtothestars.org/archives/2008/01/04/desinformation-en-20-secondes-google-reader/): on veut [plus de granularité](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/26/granular-privacy-control-gpc/) pour ce qui est “privé”. Pour le moment, c’est un peu tout ou rien. Soit c’est privé, soit c’est public.

Un jour, et c’est ce que j’essayais d’expliquer [dans le Grand 8 du 1er janvier](http://info.rsr.ch/fr/rendez-vous/Les_hackers_informatiques_ne_sont_pas_forcement_mauvais.html?siteSect=1001&sid=8581901&cKey=1199111430000&bcItemName=le_grand_8&broadcastId=545429&broadcastItemId=8486271&rubricId=8888&programId=110451&bcItemName=le_grand_8), on pourra régler finement qui a accès à quoi dans ce que l’on publie, en fonction de comment on “classifie” (bien mauvais terme, je vois plutôt ça se passer avec des tags) les gens de notre réseau. Alors certes, on n’en est pas là avec Facebook. Pour le moment, vos “listes d’amis” vous permettent simplement de les inviter en bloc ou de leur envoyer un message commun facilement. L’interface pour placer les personnes dans les listes est également trop encombrante. Mais c’est un pas dans la bonne direction.

J’attends, retenant mon souffle, qu’on puisse faire quelque chose d’utile avec ces “listes d’amis”. Si Facebook rate cette coche, qu’importe — un autre réseau social le fera. Et croyez-moi, celui qui implémentera ce genre de fonctionnalité correctement aura une bonne longueur d’avance sur les autres.

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Désinformation en 20 secondes: Google Reader [fr]

[en] A brief note about the Google Reader Shared Items problem in a local free newspaper gives the impression that Google is sharing all subscribed feeds with our chat buddies. I can't stand by and watch this kind of stuff without reacting.

Lundi 31 décembre 2007. Je suis dans le bus. Comme souvent lorsque je suis dans le bus, je feuillette le journal gratuit 20 minutes. J’arrive à la page multimédia, que je lis généralement avec intérêt, car elle me donne un point de repère : qu’est-ce qui est « mainstream », qu’est-ce qui ne l’est pas ? Soudain, mes yeux tombent sur la dépêche suivante, qui me fait littéralement bondir :

> **Google encore épinglé**

> Le moteur de recherche a mis en place une fonctionnalité intrustive qui partage automatiquement les listes de flux RSS de Google Reader avec les contacts Google Talk d’un membre. Malgré les protestations, Google refuse pour l’heure de modifier le système.

Très clairement, la personne qui a rédigé cette dépêche n’a pas pris plus de 20 secondes pour vérifier ce qu’elle était en train de raconter. Difficile de faire mieux en matière de désinformation primaire.

Des explications ? Mais bien sûr. [Je l’ai même déjà fait ici](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/26/granular-privacy-control-gpc/) (c’est un article en anglais, mais il y a un résumé en français assez complet).

À en croire 20 minutes, ce que fait Google Reader, c’est de partager sans autre forme de procès toute la liste des flux RSS auxquels vous est abonnés avec vos partenaires de chat. Ça, ce serait effectivement scandaleux !

En réalité, Google ne met à disposition de vos partenaires de chat **que** les articles, parmi tous ceux que vous recevez via vos flux RSS, que vous avez **expressément** choisi de partager via vos [“Shared Items”](http://www.google.com/help/reader/sharing.html). En pratique, cela ressemble à ça. Si vous voyez un article qui vous plaît, vous cliquez simplement sur “Share”:

Google Reader Shared Items

Pas tout à fait la même chose !

Il reste bien entendu le problème que cette « page publique » est accessible via une adresse compliquée, et donc pas si privée que ça… Mais c’est [un autre problème](http://climbtothestars.org/archives/2007/12/26/granular-privacy-control-gpc/).

Un cactus pour 20 minutes, donc, pour avoir contribué à la désinformation ambiante au sujet des technologies du Web.

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Granular Privacy Control (GPC) [en]

[fr] Google Reader permet maintenant à vos contacts GTalk d'avoir un accès facile à vos "shared items" (articles lus dans votre newsreader et que vous avez partagés). Il semblerait que beaucoup de personnes ont mal interprété cette nouvelle fonction, imaginant que leurs éléments partagés étaient privés, et qu'ils sont maintenant devenus publics. Nous voilà encore une fois face au même problème: l'internaute moyen (et même le pas-si-moyen) surestime complètement à quel point les informations qu'il publie ou partage en ligne sont confidentielles. Au risque de me répéter: internet est un espace public.

Cet incident nous montre aussi, à nouveau, à quel point nous avons besoin de pouvoir structurer de façon fine (Granular Privacy Control = GPC) les accès à nos données à l'intérieur d'un réseau social. Facebook est sur la bonne piste avec ses "listes d'amis", mais on ne peut pas encore les utiliser pour gérer les droits d'accès.

In response to [Robert Scoble](http://scobleizer.com)’s post about how [Google Reader needs to implement finer privacy controls](http://scobleizer.com/2007/12/26/google-reader-needs-gpc/). Let’s see what Robert says, first:

> Oh, man, is the Google Reader team under attack for its new social networking features.

> There’s a few ways I could take this.

> 1. I could call people idiots for not understanding the meaning of the word “public.”
> 2. I could call the Google Reader team idiots for not putting GPC into its social networking and sharing features.
> 3. I could call the media idiots for not explaining these features better and for even making it sound like stuff that isn’t shared at all is being shared (which absolutely isn’t true).

> I’m going to take #2: that the Google Reader team screwed up here and needs to implement GPC as soon as possible. What’s GPC? Granular Privacy Controls.

> Here’s how Google screwed up: Google didn’t understand that some users thought that their shared items feeds were private and didn’t know that they were going to be turned totally public. The users who are complaining about this feature assumed that since their feed had a weird URL (here’s mine so you can see that the URL isn’t easy to figure out the way other URLs are) that their feed couldn’t be found by search engines or by people who they didn’t explicitly give the URL to, etc. In other words, that their feed and page would, really, be private, even though it was shared in a public way without a password required or anything like that.

Robert Scoble, Google Reader needs GPC

Wow, I really didn’t think that this feature was going to create trouble. I was personally thrilled to see it implemented. So, here are two thoughts following what Robert wrote:

– I’ve noticed time and time again that you can tell people something is “public” as much as you like, they still don’t really grasp what “public” means. Because things are not “automatically found” on the internet, they still tend to consider public stuff as being “somewhat private”. This is a general “media education” problem (with adults as much as teenagers). So, Robert is completely right to point this out.
– GPC is a very important thing we need much more of online (see my SPSN and Ethics and Privacy posts) but I disagree with Robert when he says that Facebook has it. Facebook isn’t there yet, though they are on “the right path”. I can’t yet use my [friend lists](http://blog.facebook.com/blog.php?post=7831767130) to decide who gets to see what on my profile. That would truly be GPC (in addition to that, their friends list interface is clunky — I need to blog about it, btw).

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BarCamp Lausanne: Privacy (Julien Freudiger) [fr]

[en] Privacy... a tricky issue, as ever.

“Nothing to hide.” Est-ce que ça justifie de ne pas se préoccuper de privacy?

[Julien](http://people.epfl.ch/julien.freudiger) fait une thèse sur le sujet. *steph-note: j’espère qu’il ouvre un blog pour documenter sa recherche!*

BarCamp Lausanne 33

Surveillance:

– CCTV (on peut reconnaître quelqu’un à sa démarche => porter des schlaps) => et peu efficace côté incidence sur le crime
– Wiretapping (CALEA) conversations téléphoniques + tous les ISP doivent laisser des portes ouvertes. Mais Skype, pas, car Skype est européen. Donc pour le moment, OK.
– Banques (SWIFT): transactions internationales… les USA arrivent à contrôler les sommes d’argent transférées dans et hors des USA, alors que c’est interdit dans les autres pays.
– Avions: doivent donner numéro de carte de crédit, peuvent fouiller nos affaires…

Ça semble un peu dramatique… ça fait beaucoup d’information! La NSA a un des systèmes informatiques les plus puissants au monde… caché quelque part.

=> Privacy Enhancing Technologies

– Internet Anonymity: Tor
– Data Confidentiality: PGP (bien, mais trop complexe)

*steph-note: sympa, ce MacBook Pro sur lequel je tape… clavier très agréable… et pas si lourd!*

Ces services fournissant l’anonymat sont aussi des sortes d’aimants attirant beaucoup de traffic “sale”, ou potentiellement illégaux. (e.g. gens qui utilisent Tor pour faire du P2P…)

Deux systèmes qui marchent bien mais que personne n’utilise.

Travail de doctorat de Julien: trouver des motivations économiques pour que les gens utilisent de tels services. Lack of concern. Lots of info on social networks. “Nothing to hide.”

Privacy vs. Security: si on renonce à notre privacy, on donne plus d’informations pour aider le gouvernement à nous garder en sécurity. Comme: la torture est interdite, mais si on demande aux gens s’ils tortureraient une personne pour en sauver 1000, bien sûr que oui.

BarCamp Lausanne 34

Terrorisme: aux USA, en fait, on “torture” des millions pour préserver quelques miliers. Les USA disent qu’ils ont gagné la guerre froide car ils avaient la liberté… Mais maintenant? le contraire…

Le fameux “nothing to hide” argument: *steph-note: guilty.* On perd la conscience d’être regardés/observés, sur Internet. La privacy n’est pas important que lorsqu’on a des secrets. C’est pas pour les secrets, ou les choses qu’on a à cacher. Ce n’est qu’un aspect de la privacy. “Web of things.”

Lorsqu’on perd des petites quantités de privacy, pour (on espère) gagner en security. Métaphone: Orwell; Kafka. Kafka a imaginé une société qui en sait plus sur nous que nous-même. Elle sait prévoir ce qu’on va faire — perte du sens de contrôle sur notre propre vie. Une petite série d’actes mineurs qui s’aditionnent. Sur internet, si on dit une chose une fois, c’est dit pour de bon. Très difficile de retirer de l’information.

La privacy c’est quelque chose de pluriel.

Data:

– collection
– processing
– dissemination

Risque potentiel. Possibilité aussi que toutes ces données à notres sujet soient mal interprétées.

Valeur sociale de la privacy. Nécessaire à la construction de l’identité. Chacun a un espace de liberté dont la société bénéficie. Protéger la privacy = devoir social.

“Torturing Our Privacy”

BarCamp Lausanne 35

Où sont les abus?

WiFi: AP data sniffing. Pas très difficile de déterminer qui utilise un réseau (e.g. via l’accès à son serveur mail). Beaucoup de choses sont en clair. (Rajouter le s à http:// quand on est dans gmail…)
Social community phishing (“can I be your friend?”)
L’an dernier, il y a eu plus d’argent gagné par le cybercrime que le traffic de drogue.
Location tracking.

Compliqué: c’est utile pour moi comme utilisatrice, cette ouverture. Donc je n’ai pas envie d’y renoncer… mais quand même, comment protéger ma vie privée contre les abus, tout en l’ouvrant pour ma communauté.

Passer les captcha pour les spammeurs: ils les intègrent dans les sites pornos, donc les visiteurs les tapent pour voir l’image suivante, mais en fait sont en train de valider un spam quelque part.

ORG, EFF.

BarCamp Lausanne 36

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Ethics and Privacy in the Digital Age [en]

[fr] Même si tout le contenu numérique que nous produisons court le risque de se retrouver un jour sur l'internet public, cela ne veut pas dire pour autant qu'il est acceptable de rendre public des informations qui ne le sont pas.

En l'occurrence, les réseaux sociaux comme Facebook permettent uniquement aux amis ou contacts d'un utilisateur d'avoir accès à leur profil. On n'y pense souvent pas, mais de plus en plus, ce qu'on peut voir sur le web dépend de qui nous sommes, et des relations (enregistrées) que l'on entretient avec d'autres utilisateurs.

Il convient donc d'être vigilant, sous peine de commettre des erreurs diplomatiques. Un ami à moi a ainsi rendu public aux 10'000 lecteurs d'IBcom une partie de mon profil Facebook, en illustration d'un article qu'il a écrit. Pas de gros désastre heureusement, mais s'il m'avait demandé, j'aurais tout de même fait un peu le ménage avant qu'il fasse sa saisie d'écran.

Over the last year, I’ve repeatedly asked for finer privacy control in the social tools I’m using (see [here](http://climbtothestars.org/archives/2006/12/12/you-should-twitter/), [here](http://climbtothestars.org/archives/2007/02/13/please-make-holes-in-my-buckets/), [here](http://climbtothestars.org/archives/2007/03/24/brainstormdiscussion-the-future-of-blogging-technology-gabor-cselle/), [here](http://climbtothestars.org/archives/2007/05/04/groups-groupings-and-taming-my-buddy-list-and-twitter/) and [here](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/16/we-need-structured-portable-social-networks-spsn/)).

To summarize, tools need to let users add **structure** to their social networks, which in turn will allow privacy management of data made available in or through the tool: “let people I tagged X see everything, let people I tagged Y see this and that, and let people I tagged Z see everything apart from that.”

If you think of how relationships and social networks function offline, this makes perfect sense: some people are part of your friends circle, some people are close friends, some people are co-workers, some people are acquaintances, others are business contacts, judo pals, people you meet up with to play cards. And you don’t say the same things about yourself to all those people.

Your “social network” is not homogeneous. It’s a collection of little sub-communities (which can be as small as one person), with fuzzy edges, overlapping, ever-changing. Why on earth an online social network should place all the people I’m connected to on one level (or even two, or three levels) is beyond me.

Were getting there (but way too slowly). [Pownce](http://pownce.com) and [Viddler](http://viddler.com) allow you to tag your contacts and use those tags to control privacy (though with interface issues). [Facebook](http://facebook.com), [Flickr](http://flickr.com), and probably various others don’t allow you to tag your contacts, but do provide a few (insufficient) levels of privacy. [Twitter](http://twitter.com) lets you choose if you want to protect your updates.

What I’m getting to is that in today’s web of social tools, what you get to see is more and more personalized. And **the information you can access about other people is often the result of your relationship to those people**, and what they decided to give you access to. **Just like in offline relationships.** This means that you, as the person with access to the data, **have an ethical responsibility towards the person who made some of his/her personal information available to you**.

**Because you have access to it, does that mean you have the right to publish it in a more public space? Well, I’d say the answer is most obviously “no”. By doing that, you’re betraying the trust of the person who made the data available to you.**

Now, of course, I’m the first to say that [you cannot control digital stuff you create](http://www.ciao.ch/f/internet/infos/2.3) and should be aware that you run the risk of seeing your private digital data ending up on the public internet at some point. “Even if it’s in a private setting, anybody can copy it and make it public.” Sure. But that doesn’t mean it’s *right* to do so.

So, why am I writing this? Somebody just brought to my attention that [IB com](http://www.ib-com.ch/) published an article about Facebook in their latest issue. And **to illustrate that article, a screenshot of my Facebook profile was used**. The article was written by a friend of mine (“friendly-business-acquaintance” friend), who obviously had access to my “friends only” Facebook profile.

He didn’t ask me if it was OK to publish my Facebook profile in print. If he had, I might have said “no”, but I might also have simply sanitized my profile so that he could take a screenshot I would have felt comfortable showing to the public.

He didn’t realize that by publishing my Facebook profile or showing it to others outside my friends’ circle, he is making information I would like to keep somewhat private available to people I would not necessarily choose to give it to. In this case, it’s not disastrous, because I *am* pretty conservative about what I put online, even on my Facebook profile (and I’m more transparent then most, so there aren’t *many* things I keep private). But there are at times things there I would rather keep for people I know — not the 10’000 readers of IBcom.

Just like most bloggers do not consider everything said in a conversation over a glass of beer “fair game” for blogging (when in doubt, ask, unless you’re ready to jeopardize your relationships over this kind of stuff), not everything you access in social networks is fair game for publication.

As social networks get smarter about privacy, I think we’re going to bump into this kind of problem more. For the moment, it’s up to each of us to be vigilant about what we take of others’ content and make available elsewhere. And maybe we need tools that can help us keep track of privacy settings better, and warn us when we’re about to make such a “faux pas”.

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My Twitter Usage Answers [en]

[fr] Voici les réponses que j'ai données à danah boyd (chercheuse dans le domaine des espaces numériques) suite au questionnaire sur Twitter qu'elle a envoyé à ses "Twitter-friends". Le questionnaire est ouvert à tous si vous désirez lui envoyer vos réponses (mais en anglais, elle ne parle pas français!)

Yesterday, [danah](http://www.zephoria.org/) sent me and a bunch of other Twitter users [a few questions to answer about our Twitter usage](http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2007/05/01/twitter_questio.html). Here are my answers to her questions.

**1 Why do you use Twitter? What do you like/dislike about it?**

Twitter helps me stay connected to my “tribe”. I get little snippets
from them about what’s going on in their lives or minds, and they get
the same from me. It gives me the same kind of “in touch” feeling as
hanging out in an IRC channel, but with the added bonus that it’s “an
IRC channel populated by my IM buddylist” (well, not exactly of
course, not everybody is on Twitter, but close enough). And it’s IRC
with permalinks.

I can dump thoughts of the moment into it which are two short for a
blog post, and find them again later (micro-blogging). It’s an easy
way to let people know what I’m upto, as I publish my feed on my blog.

I like the people who hang out on Twitter. Most of “my important
online people” (people I like, those who count, in my world) are
there. I like being able to send messages to Twitter whether I’m
online or offline. I like the 140 character limit.

I don’t like the current “all or nothing” way of dealing with people
you follow. It makes getting twitters on my phone impossible, there
are too many of them. I’d like to be able to define groups, and
follow/unfollow certain groups easily on my phone. I don’t really like
the “all or nothing” privacy system: sometimes there is one message
I’d like to show only my friends, and not publish on my website like
the rest of my twitter stream. Or show a group of friends.

Oh, and I don’t like that direct twitters almost systematically come
up as two text messages on my phone.

But these things are are missing are “nice to haves” for me. What I
like most is that twitter sets out to do one thing (let you send short
status messages), and does it (in my opinion) pretty well.

**2 Who do you think is reading your Tweets? Is this the audience you want? Why/why not? Tell me anything you think of relating to the audience for your Tweets.**

At the beginning I kept my twitters/Tweets private. It felt too
IRC-like for me to make public. But then I realised that I wanted to
include the feed on my site, and that for that I had to go public. I
had a good think about this, also because I realised that if I started
out private, I was going to put private stuff in Twitter, and that
would prevent me from going public in future, as it would reveal my
past private twitters. So I decided the “safer” option was to go
public straight away (make sense?)

So, my main, most active audience is the people who are following me
on Twitter. I know many of them (my “friends”) but there are also many
I don’t know (“fans”?!). As my Twitter feed is published on my blog, I
know anybody who reads my blog or lands there can read them.

My attitude towards twittering (what do I twitter? what don’t I?) is
the same as with blogging: I assume everyone and anyone can read my
twitters, or is likely to at some point, whether friend, stranger, or
as-of-today-offline-person. So I make sure I’m reasonably comfortable
with anybody reading what I twitter, and balance risks when I’m saying
things about people. I’m aware that things I send to twitter have less
visibility for the “non 2.0” crowd, so I know I can get away with
certain things, even though the risk of being read is there.

I’m more “personal” in my Facebook status, for example — because I
know that (normally) future clients are not my friends on Facebook.
But I assume future clients read my blog 😉

As I mentioned in reply to your first question, I think selective
privacy would be a great thing for Twitter. Maybe I’d like my twitters
to be public by default, but every once in a while I’d like to send a
twitter which is visible only to my friends, or (if there is some kind
of [grouping feature](http://climbtothestars.org/archives/2007/05/04/groups-groupings-and-taming-my-buddy-list-and-twitter/)) to the group of [people I’ve tagged “my
girlfriends”](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/16/we-need-structured-portable-social-networks-spsn/).

**3 How do you read others’ Tweets? Do you read all of them? Who do you read/not read and why? Do you know them all?**

I skim twitters of the people I’m following, at regular intervals
during the day. Sometimes, I’ll click on a single person’s Twitter
page and read the last 10-20 they sent. There are a few people I’m
very close to for which I’ll do that a few times a day.

I usually follow people I know (and not strangers), though by the
magic of one-sided conversations on Twitter, I have come to add people
who were friends with a friend of mine (one could say we were
twitter-introduced), and who have since then become “my friends”.
There are a few people I follow “as a fan” — I wouldn’t expect them
to follow me back — but those are not the most important people in my
twitter-world.

**4 What content do you think is appropriate for a Tweet? What is inappropriate? Have you ever found yourself wanting to Tweet and then deciding against it? Why?**

I guess my answer to the second question is also relevant here. My
twitters are public, so I’m not going to twitter stuff I would not
generally consider “blog-safe” (ie, I don’t speak about my love life,
I don’t comment on arguments I might be having with people who are
close to me, I’m quite careful when speaking of others in general, and
I don’t usually give details of my last visit at the doctor’s).

So, yes, of course I’ve found myself wanting to send something to
twitter and deciding against it — just like it happens every now and
again with blogging, on IRC, or in a conversation with a friend.
Sometimes I decide it is best not to say what I am tempted to say,
because it is not appropriate for this situation/relationship/medium.
But it’s not an attitude I relate to Twitter as such.

**5 Are your Tweets public? Why/why not? How do you feel about people you don’t know coming across them? What about people you do know?**

They’re public, for the reasons I explained in answer to question 2. I
adapt my twittering so that I’ll be comfortable with the audience it
technically makes available (ie, “everyone”, strangers and friends —
online or off — alike). Just as with my blogging.

**6 What do i need to know about why Twitter is/is not working for you or your friends?**

I’ve heard quite a few complaints about people who twitter a lot
(which can be me, on some days). I think the ability to be more
selective about whose twitters one receives on phone/im could help
with that (it’s already possible to unfollow a person from the phone,
but it’s a rather drastic “general” action, instead of saying “I’m
following him, but don’t give me his twitters on my phone, thanks”.

I think it works because it’s simple.

I think it “doesn’t work” for many people before they ever start using
it because it’s hard to “get”. Many people out there don’t “get it”,
because they reduce it to some kind of totally egocentric
micro-blogging spewing messages which have no value to the world. So
it can be rather hard to bring in people who are not familiar with
online presence.

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Steph+Suw Podcast: First! [en]

[fr] Suw et moi avons enfin enregistré le fameux podcast-conversation dont nous parlons depuis notre première rencontre, en mai 2004. C'est en anglais et c'est assez long, mais on s'en est pas trop mal sorties pour une première!

Each time [Suw](http://chocnvodka.blogware.com/blog/) and I meet, we talk about recording a podcast together. [We met for the first time in June 2004](http://climbtothestars.org/archives/2004/06/08/uk-trip-report/), and if I believe the [Podcasting and Beercasting Thoughts](http://climbtothestars.org/archives/2005/03/23/podcasting-and-beercasting-thoughts/) I wrote a little less than a year later, that was indeed when we first started talking about using audio to record conversations.

I’m definitely sure that we talked about it at [BlogTalk 2](http://climbtothestars.org/archives/2004/07/07/blogtalk-20-compte-rendu/). I don’t think Skype was in the air then, but we talked about hooking up our phones to some audio recording device, and left it at that. At that time, people were getting excited about “audioblogging” (did we already talk about “podcasting” back then? It seems a long, long time ago) and we agreed that were audio really became interesting was in rendering conversations. (See the [Podcasting and Beercasting Thoughts](http://climbtothestars.org/archives/2005/03/23/podcasting-and-beercasting-thoughts/) post for more about that.)

Anyway, now we have [Skype](http://www.skype.com/), and [Call Recorder](http://www.ecamm.com/mac/callrecorder/) (which reminds me, I need to write up a post about the ethics of recording audio conversations), and we finally got round to doing it. It’s a bit long-ish (40 minutes — not surprising if you know us!) and has been slightly edited in that respect, but honestly, it’s not too bad for a start.

Here is roughly what we talked about.

– [San Francisco](http://climbtothestars.org/archives/2007/01/12/im-really-liking-san-francisco/), web geek paradise
– City sizes (see this [London-SF superimposition map](http://flickr.com/photos/dotben/362322811/))
– Segways
– The cat/geek Venn diagram ([Twitter error message](http://flickr.com/photos/factoryjoe/355210755/))
– I really want a Wii
– IRC screen names
– The difficulties of pronouncing S-u-w
– When geeks name children: A unique identifier or anonymity?
– Stalkers and geoinformation
– Perceptions of security
– Giving out your phone number and address, and personal boundaries
– Airport security ([background…](http://climbtothestars.org/archives/2007/01/15/airport-security/))
– Risk and expectations of risk
– Death, religion, and the medical industry
– Naming our podcast… something about blondes, apparently
– Clueless marketeering from the Fabric nightclub in London
– The repercussions of having a blog that people think is influential (even if
you don’t think it is)

Let us know what you liked and didn’t like! [View Suw’s post about this podcast.](http://chocnvodka.blogware.com/blog/_archives/2007/1/23/2675001.html)

Similar Posts:

Flickr: montrer ses photos privées à qui on veut [fr]

[en] The Flickr Guest Pass allows you to give access to your private photos to non-Flickr users. Read all about it.

Je recommande chaudement [Flickr](http://flickr.com) comme solution pratique, facile à utiliser, puissante et peu chère ([25$/an pour un compte quasi-illimité](http://www.flickr.com/upgrade/)). Le seul problème, c’est que souvent les gens ne veulent pas rendre leurs photos publiques (=visibles au monde entier) mais veulent que leur entourage puisse y accéder.

C’est un problème, car l’entourage en question n’a souvent pas de compte Flickr, et ne peut donc pas accéder aux photos privées.

Maintenant, cependant, fini de se prendre la tête. Flickr offre à chacun la possibilité de créer autant de [Guest Passes](http://www.flickr.com/help/guestpass) qu’il le souhaite. Un Guest Pass est en fait une URL spéciale vers un album Flickr. N’importe qui utilisant cette URL peut voir toutes les photos contenues dans l’album, même si elles sont privées.

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Weak Ties [en]

[fr] Plus que de savoir quels parfaits inconnus sont à l'endroit où je suis, je voudrais savoir quelles personnes avec lesquelles j'ai des liens faibles ("weak ties") sont dans le coin. Quelqu'un qui a commenté sur mon blog, par exemple, ou qui a participé à la même conférence que moi.

Kevin Marks says [we need a Weasley’s clock](http://epeus.blogspot.com/2006/09/geolocation-and-privacy.html) rather than a Marauder’s map. I generally agree with this. Most of the times, I’m more interested in knowing where (and when) the people I know (or the people I have weak ties with) are, than in knowing which complete strangers are where I am (or in letting complete strangers know who I am).

Unfortunately, in most systems, it’s too much work to get people on your “buddy list”. [Stowe](http://stoweboyd.com/message/)’s [talk at SHiFT](http://strange.corante.com/archives/2006/09/29/shift_stowe_boyd_we_make_our_tools_and_they_shape_us.php) encouraged me to take a second look at [my Plazes account](http://beta.plazes.com/user/StephanieBooth), which I had more or less given up on using because it systematically placed me at the other end of the country when I logged on.

I might be very interested in knowing I’m geographically close to somebody who commented on my blog, or on whose blog I commented. Or somebody who was at SHiFT but that I didn’t actually get a chance to talk to. What if a system like [Plazes](http://plazes.com) was capable of doing that?

I finally understood at SHiFT what weak ties were, and I think this idea has all to do with them.

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