Plot Grows Out of Character [en]

[fr] J'ai enfin compris comment écrire des histoires. Les histoires naissent des personnages. Il faut partir des personnages et les développer et les écrire à la vie, et non pas partir de l'histoire elle-même.

“Plot grows out of character,” says Anne Lamott, author of “Bird by Bird (Some Instructions on Writing and Life)”, which I am currently devouring.

Today, February 20th 2010, I think I have finally understood how to come up with stories. The stories come from the people in them, the characters. Who they are, what they’ve been through, what they care about, the choices they make, the way they react to what happens to them.

I’ve always wanted to write fiction, but failed at coming up with anything resembling a story or a plot. I started writing 50-word short stories about 18 months ago to jog my creativity, and it has worked pretty well in demonstrating both that I am capable of coming up with story ideas and that it is possible to excercise creativity.

But so far, I have been concentrating on the story, and not on the people in it.

Recently, I have realized how very good I am at imagining explanations for the behaviour of people surrounding me, or people in general. I tend to have a pretty anxious personality, which means I have “Disaster Channel” playing in my brain 24/7 (fear not for my sanity, though, after years of therapy I have learned to turn off the sound and ignore it most of the time).

So, give me a situation, say, X. is late, and my brain will immediately and effortlessly produce half a dozen plausible and disastrous reasons for her lateness. As I have learnt, though, that Disaster Channel does not provide a realistic view of the world, I have also trained myself to come up with “reasonable” and “reassuring” explanations.

I’ll stop there with the dissection of my psyche. Suffice to say that I am really good at inventing a whole range of explanations for human behaviour. (OK, with a biais towards the disastrous, I’ll give you that.)

Today, at long last, I have realized that coming up with a plot is just that. A story is about people and their behaviour. Writing it is about coming up with characters that are believable, and listening to what they want you to write.

To prove the point, I have written no less than two “really shitty first drafts” over the last few hours.

I’ve unlocked something today.

Political Nightmare [en]

[fr] Récit de cauchemar.

A dream.

In a few hours from now, they are going to come and make our heads roll. The new government of New York City, with which we have worked for many months to ease the transition, is officially going to step into power — and we, as the old city government, have to disappear.

I don’t want to die! I knew nothing of this when I joined the task force. I’m not even an American citizen! When they say a career in politics is brief but glorious, how was I to know it would be so literal?

President Obama is here, fondly recounting his memories of making the heads of his previous local government roll. There is obviously something very important about the heads rolling well once they have been cut off.

I protest, my voice calls out in despair “I’m a Swiss citizen! I shouldn’t even be here!” but nobody seems to hear, nobody seems to perceive my anguish, and everything just goes on.

It does occur to me that Obama is still alive, but I’m not sure what to make of it.

They have paraded us through the city, half-drugged, half in a daze. I hope beyond hope that some miracle is going to save me, but everything seems perfectly orchestrated to lead me to my demise.

This is a nightmare. Literally.

I want to wake up.

Small Black Flies [en]

Small black flies invaded the office, before taking over the whole city. It got so bad you had to wear a mask to avoid breathing them in. They formed a fine black film over everything, including your skin.

People went mad.

One day, all the flies died. It was over.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.

Inner Swamp [en]

Lucy hasn’t been tending her inner swamp lately. It’s starting to overflow, dripping from her eyes and ears. She knows the swamp monster is feeding on the gloom and growing each day.

With Patrick, she sets off on an inner journey to kill the beast.

They prevail, but remain forever joined.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.

Je chronique, chronique [fr]

[en] I'm really enjoying writing my weekly column for Les Quotidiennes, and discovering that the constraints of the genre are giving me all sorts of ideas to write about.

Il y a un peu plus d’un mois, je démarrais mes chroniques du monde connecté pour Les Quotidiennes. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à l’exercice.

Quand on pense à la créativité, on imagine que celle-ci s’exerce dans les champs du possible qui ne connaissent ni entraves ni limites. D’une certaine façon, ce n’est pas faux, mais la créativité, c’est surtout en présence des contraintes qu’elle se manifeste. Ce sont les contraintes, quand elles rentrent en friction avec les désirs et les objectifs, qui font jaillir la créativité.

Pourquoi ce discours sur la créativité? Parce que je suis en train de faire l’expérience, après bientôt dix ans d’écriture sur ce blog, qu’écrire dans un autre format, pour un autre lectorat, avec un agenda de publication fixe — bref, des contraintes — me donne un autre souffle. Le blog, tel que je le conçois, est un espace de liberté quasi absolu de mon écriture: j’écris quand je veux, sur ce que je veux, pour qui je veux, et aussi long ou court que je le désire.

Pour la chronique, par contre, c’est différent. Le public n’est pas le mien, c’est celui des Quotidiennes, pour commencer. J’ai un thème (relativement souple, certes) auquel me tenir. J’écris une chronique par semaine. Je vise une longueur et un type de discours “genre chronique”.

Et ce qui est dingue, c’est que ces contraintes me donnent l’idée d’écrire des choses que je ne penserais pas à écrire ici, sur Climb to the Stars — alors que je peux y écrire tout ce que je veux.

Vive les contraintes!

Du coup, je vous encourage à aller me lire là-bas. Pour vous faciliter la tâche, titres et liens vers les six chroniques déjà écrites.

Bonne lecture, feedback bienvenu!

Ecrire en 2D [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Ecrire en 2D, oui, vous avez bien lu. Mais n’est-ce pas ce qu’on fait toujours? Une feuille, ou un écran, ça a bien une hauteur et une largeur, c’est-à-dire deux dimensions.

Certes, certes. Mais je ne parle pas ici des dimensions du support: je parle de celles du texte. Du texte? Oui, voyez-vous, un texte, ça commence en haut, ça finit en bas, et entre les deux on suit les mots alignés bien sagement. Un texte, c’est au fond une longue ligne qui se replie un peu sur elle-même pour des questions logistiques. Une dimension. Un début, une fin, et un chemin bien précis pour aller d’un bout à l’autre.

L’écriture en deux dimensions, c’est celle de l’hypertexte. Le nom l’indique bien, d’ailleurs: c’est un texte qui va au-delà (préfixe “hyper-“) des contraintes linéaires unidimensionnelles du texte classique (tout comme un hypercube est un cube qui pousse au-delà des 3 dimensions qu’on attribue généralement à celui-ci).

Assez de maths et d’étymologie: l’hypertexte, c’est le texte du web, et peut-être déjà celui des aventures dont vous êtes le héros qui ont égayé une partie de mon adolescence.

Un texte sur le web, ce n’est pas quelque chose dans lequel on est enfermé de la première à la dernière lettre. C’est parsemé de liens, autant de portes de sortie vers d’autres mondes et d’autres mots, d’autres textes pour comprendre mieux, expliquer plus, explorer plus loin.

Et quand on écrit un texte en deux dimensions, on n’aligne pas les mots de la même façon que pour un texte en une dimension. C’est ce qui distingue ceux qui écrivent pour le web et ceux qui écrivent pour le papier.

Ajouter des liens dans un texte, ça change la façon d’écrire. Et pour qui a passé sa vie à écrire en une dimension, c’est un art qui ne s’apprend pas du jour au lendemain.

Me lire, ailleurs [fr]

[en] A handful of articles I've published elsewhere (in French) these last days.

Ville de brume [fr]

Le brouillard est en train de tomber. Vite, avant que la ville ne change complètement. C’est embêtant, ces bâtiments qui se déplacent en cachette.

Cette fois, il me faudra deux jours pour retrouver ma maison parmi les rues sauvages de ma ville de brume. Je crois que je vais déménager.

Ceci est une mini-nouvelle en 50 mots. Lisez-en d’autres de moi sur CTTSousur Facebook, par d’autres que moi.

Chroniques du monde connecté pour Les Quotidiennes [fr]

[en] I'm now writing a column for Les Quotidiennes, a local online publication. The first one is up: E-mail, quand tu nous tiens.

Ça y est! Ma première chronique pour Les Quotidiennes, intitulée “E-mail, quand tu nous tiens“, est en ligne. J’y écrirai désormais chaque semaine les “Chroniques du monde connecté“, un coup d’œil humaniste dans l’univers technophile des gens ultra-connectés (nous!!)

E-mail, quand tu nous tiens | Les Quotidiennes C’est un peu plus “grand public” que ce blog — et j’avoue que j’ai quand même pas mal réfléchi au sens que ça pouvait avoir d’écrire ailleurs qu’ici: eh bien, simplement, toucher un autre public, dans un autre contexte. On verra ce que ça va donner, en tous cas j’ai plein d’idées pour les semaines à venir et je me réjouis beaucoup!

Et une fois que vous avez fini de lire mon article, filez vous délecter de ceux de mes co-chroniqueurs!

Sandy's clothes insisted on moving around [en]

Sandy’s clothes insisted on moving around in her cupboard. Nobody believed her. She even put cameras in her bedroom to prove that she wasn’t sleepwalking.

She fell in love with John, whose clothes misbehaved similarly.

The clothes were enchanted by their cupboards. The young couple learned to harness their magic.

This is a 50-word short story. Read more by me on CTTS or by others too on Facebook.