Blogging On My Phone (Facebook Suspension Day 17) [en]

The post « Blogs don’t have to be so lonely » (via Dave) has had me thinking, in between two feedings for my poor old Oscar. Manuel’s blog doesn’t have comments. Just like this one in its early days, and pretty much all blogs at the time.

We linked to each other.

Comments changed that: it became less about linking to others, more about leaving your link on other people’s blogs.

Less invitations for your neighbours to join you, more peeing on the bushes in their garden.

Comments aren’t all bad of course. It’s great to have a space for discussion that is strongly connected to the post that sparked it. But they can be subverted and it can go overboard.

When it comes all about the comments, we end up with Facebook, Twitter (RIP), Bluesky, Mastodon, Threads and the like.

This is a shortcut and it’s debatable. What I’m getting at is the respective importances of « writing » versus « discussing » on various platforms/tools. Just like with martial arts (bear with me), the distance between the protagonists determines the style.

How immediate and interactional are our online spaces? And how do those characteristics make us more or less likely to default to using a given medium or platform, or drift away?

One thing that is very clear to me is that I use « the socials » on my phone a lot, but I never blog from my phone. I’m doing it now, to try to understand this better — but that really never happens. I’ll write comments on my phone, I’ll write blogpost-length entries on LinkedIn or Facebook (well, before I was disappeared) that should have been blog posts, but when I think of something to write here, I want my keyboard and the digital environment my computer provides.

Because it’s more « I have something to write » and less « oh, I have something to tell you or share with you ».

On the socials, it’s a quick passing something in my mind that I want to catch and make available to whoever is around right now. On my blog, it’s something that I feel deserves a longer shelf-life. But I think that distinction in my gut is a bit of a fallacy: otherwise I wouldn’t be so broken up about losing 18 years of « stuff » on Facebook.

What I’ve wanted for a long time is the easiness and immediacy of « social sharing » with a way to « transform » some or all of it into blog posts, or blog post material. Something parallel to what I’ve done with my voice memos (I need to blog about this) which allows me to capture snippets of passing thoughts throughout the day in a frictionless manner, and then nearly automatically merge all those tiny audio files into one, that gets transcribed and digested.

I would like Openvibe (or whatever client I happen to be using, ideally seamlessly synced between phone and desktop, like the « Facebook experience » was) to allow me to mark posts (by me or others) as « for the blog » in some way, and also « switch to blogging » if I realise mid-writing that « this should be a post (too) ».

So, how was writing this on my phone? Not that bad. Is it just a question of habit? The small size of the screen, which means I do not have a « zoomed out » view of what I’ve written, bothers me. Adding links is OK (now I’ve realised I can just « paste » the link on selected text) but it seems to sometimes shift the link one character to the right (super annoying). Writing… well, it’s writing in a phone. My thumbs complain. It’s slower. I need to correct more mistakes than when I’m typing.

So, maybe it’s not so much that Openvibe or whatever social client should accommodate my blog, but that my blogging client should allow me to follow my socials and post to them. And why not, subscribe to my RSS feeds. (Now I’m wondering if I’m going to look very silly because it already does this 😅.)

Time to continue feeding the cat!

Les commentaires qui se transforment en article [en]

Je me souviens très bien d’avoir eu conscience, quand Twitter et Facebook ont commencé à prendre de plus en plus de place dans la vie en ligne des gens et dans la mienne, de l’impact que ça a eu sur les blogs, et surtout les commentaires. Notre énergie rédactionnelle et interactionnelle s’est trouvée happée par les plateformes, et nos blogs en ont fait les frais.

Laissant de côté la traumatisme de la suspension de mon compte facebook et de la perte probable de près de deux décennies de données, c’est clair que cette semaine sans facebook (on y est là, à l’heure près!) a donné un grand coup d’accélérateur à un mouvement intérieur qui prenait de l’ampleur: tenter de revenir au web ouvert et indépendant, humain et authentique, qui m’est cher depuis plus de 25 ans. Donc j’écris sur mon blog, parce qu’au moins ici je suis chez moi et c’est moi qui ai les clés et le titre de propriété, je réapparais sur d’autres plates-formes, je réfléchis à l’avenir de ma présence en ligne.

Toutes ces dernières années, je suis toujours surprise quand j’écris ici que je réalise qu’il y a des gens qui me lisent encore. Merci d’être là. Et des fois, il y a des gens qui commentent. Comme Olivier. Olivier qui a un blog, et qui comme tant d’entre nous, se dit “j’aimerais y écrire plus“. Du coup, je suis allée y faire un tour. J’ai lu quelques articles, et répondu. Laissé un commentaire. Vous savez qu’au début, il n’y avait pas de commentaires sur les blogs? Ni sur celui-ci. C’est dur à croire parce que ça fait tellement partie de notre “définition” du blog, les commentaires – mais en fait, au début, il n’y en avait pas. Quand on avait quelque chose à répondre, on faisait un lien vers le billet original, et on écrivait ce qu’on avait à dire sur notre blog. L’interaction était moins immédiate, moins publique. Mais ce qu’on écrivait restait chez nous.

La première étape, ça a été les fils de commentaires sous les articles de blog. Avec un effet collatéral: le blogueur qui vire sa publi et tous les commentaires avec. Plus ou moins de grogne. Il y a du des outils comme coComment et Disqus (qui est toujours en place, sur Blogger par exemple). Mais surtout, il y a eu la deuxième étape, les réseaux – Twitter, Facebook, mais il y en a d’autres qui ont déjà passé de vie à trépas – qui ont vu une accélération de l’interaction et des échanges, toujours plus sur la place publique, toujours plus éloignés du contenu dont on parle, et toujours moins entre nos mains. Les milliers d’échanges que j’ai eus sur Facebook au sujet de tel ou tel article, telle ou telle publication, qu’elle soit quelque part sur le web ou postée directement sur la plateforme, maintenant expédiés vers le néant par les robots en charge de la plateforme, en témoignent.

En mémoire du “bon vieux temps” du début des blogs, je vais reproduire ci-dessous ce que j’ai écrit dans les commentaires d’Olivier, avec lien vers ses articles originaux. Peut-être que ça vous donnera envie d’arrêter de scroller quelques secondes (c’est pas un jugement, je sais combien c’est conçu pour qu’on le fasse “malgré nous”) pour les lire.

Top IMDb : 2 ans plus tard

Bon, j’arrive tard à la fête, mais j’y suis! Ça fait longtemps que je ne regarde presque plus de films, après m’être fait un orgie Marvel à un moment ces dernières années. Pas parce que je n’ai pas envie, mais parce que je croule sous la pile énorme des choses à faire et des envies à poursuivre, et bloquer du temps pour me poser devant un film (même une série!) est compliqué pour moi. Pas par manque de volonté, mais disons par excès d’hyperactivité. Même depuis mon accident, alors que justement je devrais passer un peu plus de temps à glandouiller (c’est pas bien de passer la journée entière sur Netflix, mais s’envoyer un film ou une série de temps en temps, vu où j’en suis, ce serait pas mal).

Souvent, quand je me dis, ok je regarde un film, je ne sais pas lequel regarder. Parce que comme avec le reste, il y a un tel backlog de choses à voir que ça me paralyse. Je sais que j’ai raté tellement de bon films ces 15 dernières années. Comme avec la lecture, d’ailleurs, ma tendance naturelle c’est d’aller vers des genres “faciles et entertaining” pour moi: SF pour la lecture, Marvel et SF pour les films. Mais chaque fois que je lis ou regarde autre chose, ça me fait monstre plaisir. Le fameux décalage entre ce qu’on pense nous plaira, et ce qui nous plaira. Donc j’aime bien cette idée, prendre les top x et commencer par là. Je note 🙂

Grippe

Team vaccin ici aussi, depuis 2009 et la “Grippe A”! Je ne crois pas avoir eu la grippe adulte, par contre je suis une abonnée aux infections respiratoires. L’hiver 2023-2024 j’en ai enchaîné six entre début novembre et l’Ascension. J’ai quand même fini en consultation d’immunologie, rien de grave, suspicion de petite immunodéficience et terrain allergique (ça semble aller beaucoup mieux depuis que je suis sous anthistaminiques en continu, je n’ai d’ailleurs plus le nez qui coule en permanence, c’est magique!)

Ce fameux hiver, j’ai un syndrome post-viral après une des infections (qui n’était probablement pas le covid, le covid j’ai eu après, mais c’était peut-être aussi la première infection de novembre; bref). En effet, près de 3 semaines à me trainer. Je suis suffisamment souvent malade pour savoir comment ça va, chez moi, quels symptômes quel jour, comment ça évolue, combien de jours de travail je rate (car c’est systématique… tu me colles 37.1 de température je suis inutile). En gros, ça me bouffe une semaine, dix jours, puis je vais de nouveau bien, avec une toux qui traine encore et encore. 

Mais pas là. Là, au bout de dix jours, non seulement je toussais toujours, mais j’étais totalement à plat. Je me souviens être sortie me balader une vingtaine de minute dans le quartier, au pas de l’oie (instruction du médecin, faut mettre le nez dehors quand même un peu). Et je suis rentrée, je me suis posée sur le canapé, et j’ai dormi une heure. Jamais ça ne m’était arrivé, ce genre de chose. 

En bonne geek j’avais déjà quelques infos car j’avais suivi ce qu’on savait du covid long (j’y ai échappé jusqu’ici, mais c’était et ça reste ma hantise), et j’ai fouiné encore un peu, et eu confirmation: il ne faut pas se pousser, en cas de fatigue post-virale. Il faut respecter la fatigue et se donner du repos. Quand on se pousse, ça prend plus long, et c’est là que ça courte aussi un risque de se chroniciser. 

Ça va à contre-sens de mon fonctionnement, ça, de s’écouter et ne pas se pousser. Mais j’ai fait. (Et depuis mon accident j’ai encore pu bien mettre en pratique, et je continue – heureusement que j’ai eu l’entrainement de l’hiver d’avant pour apprendre les bases.) 

Et ce que j’ai trouvé incroyable, c’est que la “sortie” de cet état s’est faite extrêmement rapidement. Qu’on s’entende, l’état a duré, mais un jour, alors que je me trainouillais toujours de la même manière, j’étais en train de remonter les escaliers entre l’espace coworking et chez moi quand j’ai réalisé… que j’étais en train de retrouver ma vitesse habituelle. Et en l’espace de quelques heures, j’exagère pas, j’ai quasi retrouvé mon état normal. Ça m’a vraiment fait le même effet que lorsqu’en vélo électrique je suis par erreur en mode assistance “sport” (plus bas que d’habitude) et que je passe en “turbo” (le mode avec max d’assistance, habituel). 

Depuis, j’ai pu constater que dès que j’avais un peu de fièvre, je le sentais en fait très bien. Si monter les escaliers est un effort physique qui me coûte, c’est signe de quelque chose. Parce qu’en temps normal je monte ces escaliers rapidement, deux à deux souvent, comme une petite gazelle (même si je ne ressemble plus à une gazelle depuis longtemps).

Vous avez toujours votre blog? Manifestez-vous dans les commentaires – ou dans un billet!

Twitter Exodus and Mastodon [en]

My online world is abuzz with people leaving Twitter, discussing Twitter, discussing what Elon Musk is doing with Twitter and its employees, and how Mastodon is going to deal with the influx of Twitter refugees, in a September that never ended kind of way.

Clearly, my Twitter usage has seriously dwindled over the years. I joined early – December 2006. A few internet lifetimes ago. Facebook has clearly taken over my online presence, and if I’m making an overt effort to be present elsewhere, it’s here, on this blog. TikTok makes me feel old, and miss the good ol’ days we had with Seesmic.

So I’m not “leaving” Twitter. I honestly rarely saw the point of ever “leaving” anything. I tend to fade away. But I’ve had a mastodon account, on octodon.social, since April 17th 2017, my mailbox tells me. It was the first time in a long time that a new platform started showing up on my radar and it felt worth trying it out. I even wrote about it in my newsletter (looks like this is a post I forgot to import here… note for later). But I didn’t use it much. I’d drop in every now and again to see how things were, like I was doing with Twitter these last years.

Given so many people are joining Mastodon now, I looked for an easier way to find the people I’m following on Twitter there: fedfinder really helped (tip: add your Mastodon handle somewhere in your username or description so that scrapers such as this one can find it) and allowed me to follow a good hundred people or so I knew on Mastodon, in a few clicks and a few minutes of patience. So, now my Mastodon news feed feels a bit more like a familiar place. It still has the feel of the social media platforms of old, in the early days, but I’m not sure it will last.

What is happening with Twitter is making me think of other social situations where the good people leave because bad things are happening, and the only ones left in the room at the end are the bullies or the extremists. That’s one of the reasons I’m not leaving. I’m not fighting for the platform either, but I don’t want to remove myself and contribute to creating the void into which ugliness can freely pour.

I feel sad about what’s happening. The sadness of the favorite park or field of your childhood being bulldozed to build apartment blocks. The sadness of a restaurant you used to hang out with changing owners and becoming unrecognisable. The sadness of the world changing, whether it’s leaving you behind, or you leaving it behind.

I honestly don’t think Twitter will survive this, at least not in a form that will be recognisable as the Twitter we knew and loved. But it’s not time for me to pull the plug on it yet.

Traitez d’abord les mails récents au retour de vacances! [fr]

Quand vous revenez de vacances ou d’absence et que vous êtes devant une pile de mails, traitez les mails les plus récents en premier.

Je réalise régulièrement que cette façon de procéder ne va pas forcément de soi. C’est vrai qu’on a tendance à penser chronologiquement, ou bien commencer par le début, et donc se dire qu’on va faire les choses dans l’ordre.

Mais la réalité c’est que le mail d’il y a trois semaines a bien des chances d’être caduque, surtout s’il était un peu urgent. Les urgences d’il y a trois semaines ne sont plus des urgences, par contre les urgences d’aujourd’hui le sont encore. Il vaut donc mieux commencer par elles.

Ce mail d’il y a trois semaines a peut-être aussi été suivi par un mail il y a une semaine qui dit “laisse tomber, j’ai trouvé une solution”. Ne vaut-il donc pas la peine de voir ce mail-là en premier?

A plus forte raison si vous êtes en copie d’une “discussion mail” à plusieurs, il vaut mieux voir l’état de la discussion aujourd’hui (qui est peut-être close) plutôt que de répondre d’abord au premier mail, puis au deuxième, etc. – pour ensuite découvrir que nos réponses sont inutiles parce que la situation a évolué entre-temps.

Il arrive aussi que l’on ait tellement de mails qu’on n’arrive pas à tout rattraper. Dans la plupart des cas de figure, ce n’est pas un désastre, pour autant que l’on traite d’abord les mails récents! Si un mail envoyé reste sans réponse et était important, la personne va se manifester à nouveau et donc se retrouver en haut de votre boîte de réception, et son mail sera traité.

Il vaut aussi la peine, avant de passer beaucoup de temps sur une ancienne demande, de vérifier avec l’expéditeur si celle-ci est toujours d’actualité.

Bonne reprise!

The Tweak to Google Tasks That Makes it Work [en]

I like Google Tasks. Most of my task management is paper-based, but when it comes to getting through my day, I’m married to Google Calendar. That’s where all my meetings are, and where, for a few months now, I’ve been scheduling my various activities for the day (including free time).

Here is what I use Google Tasks for:

  1. to pin a reminder for a “small thing” I want to get done today, but that I don’t think I need to schedule in order to get it done
  2. to pre-plan on which day of the week I’m going to get something done.

The second use-case isn’t much of a problem. When I get around to preparing my schedule for the day, the task in my calendar helps remind me that I need to plan time for that task on that day.

The first one is trickier: regularly, I will not get around to doing the task on that day (another story, but for the sake of this post, let’s just take this as a fact of life). This is where the handy “new” (I actually don’t know how new it is) feature that Google Tasks provides comes in really handy: if you let tasks slide, today’s task listing also provides one-click access to “pending tasks”.

Pending tasks are those from previous days that haven’t been done. From that list, you can easily mark them as done or edit them.

One of the reasons I had stopped using Google Tasks in the past was precisely because of what happen – rather, didn’t happen – when I let tasks slide. They would simply disappear from my awareness and get forgotten until they came back to bite me. The “pending tasks” feature prevents this, and it’s a godsend.

Early Thoughts on Clubhouse [en]

Sometime back, I got an invitation to Clubhouse. I joined. I was very perplexed. I thought I would write down some thoughts while my eyes are still fresh.

Clubhouse reminds me of Seesmic, a space in which one could disappear for days on end. It reminds me of the excitment of the early days of blogging and social platforms like Twitter and even Facebook. It reminds me of the of videoblogging and audioblogging, later to become podcasting. It reminds me of Netmeeting and chat networks, way back before I left for India.

If you haven’t heard of Clubhouse, or don’t know what it is exactly, here is what you need to know. It’s a live audio social network. Audio only. It’s like Facebook live without the video. It’s like live podcasts, or little private radio stations. Like audio-only zoom, with an audience.

When I say audio-only, it really is audio only. There is no way to communicate with other users. You can start a room and invite people and start talking. And that’s it. Oh ! I nearly forgot. You can set a topic for your room. That’s the only non-audio content you’re allowed on Clubhouse. Apart from your profile bio, of course.

Now, hearing just this, one would be justified in thinking a Clubhouse room would be one big mess of people talking over each other and background noises. But no. Each room has a « stage » : these are the people who can talk. The rest of the room is the « audience ». People in the audience can raise their hand to ask to be invited on stage. The room moderator can invite people on stage, put people back in the audience, mute microphones if necessary.

Most rooms I see in my feed are huge, with hundreds or even thousands of people in the audience. But I see a potential for smaller, niche, « amongst friends » discussions. Many years ago, Suw and I had a short-lived podcast called Fresh Lime Soda. We would catch each other on Skype, talk about interesting stuff, and post it. Clubhouse would be great for this kind of things. Set a time, invite one or two friends and talk about stuff.

You could also organise a « virtual conference » there. Of course, you can already do that on zoom or meet or wherever, but maybe Clubhouse would make such an event more discoverable. There is no friction to joining a room, raising your hand, inviting somebody on stage.

If Clubhouse was mainstream, I’d hold a weekly Q&A for my diabetic cat group on there.

One thing to ponder about, and that we discussed with Arne on the occasion of our first « real » attempt at figuring out this Clubhouse thing, was the lack of video. I really see it as an advantage. The barrier to joining is lower without video. I can jump onto a call without worrying about how I look, what I’m wearing, or people seeing what it looks like where I am. Audio is less invasive. You can « do stuff » while listening to audio, but you can’t do much while watching video. You can hang out in the audience of your favorite Clubhouse room with your phone in your pocket while you do the dishes or go for a walk – just like you would listen to a podcast.

So, if you’d like an invite, or if you’re over there and would like to seize the occasion to play around with the new tool and catch up while we’re at it, let me know !

Moving From Apple Photos to Adobe Lightroom Classic CC [en]

God have mercy on me. A few months ago I decided I was coming back to Lightroom. Now is the time to actually move my stuff out of Apple Photos and into Lightroom. It’s not so much emptying Apple Photos that concerns me as transferring albums, favorites, and editing over to Lightroom.

I had foreseen the headache, and so I am documenting what I’m doing here first of all for myself (because I might end up abandoning halfway through, as usual, and picking up six months later, having forgotten everything), and also for other poor souls out there who might be in the same situation.

First, the easy part: exporting from Apple Photos.

  1. One thing I wanted to “export” was my albums. I went through each album I wanted to keep, selected all the photos in it, displayed information and added a keyword like “my cats album” to all the photos. Kludgy and a little tedious, but does the trick.
  2. When viewing photos Apple lets you display “only edited” photos. This allowed me to export both the edited photo and the unmodified original for photos I had edited in Apple Photos. I then exported the unmodified originals of photographs I hadn’t touched in Apple Photos separately.
  3. I exported these photos into three separate folders, without any subfolders: “Apple edited”, “Apple originals”, “Apple unedited”. I renamed the edited photos to avoid file name conflicts later on, but left the originals/unedited file names untouched, in the hope it would help Lightroom detect duplicates/updated photos later on.
  4. For the original files, I told Apple Photos to write IPTC to XMP. This works great for RAW files (Lightroom grabs the metadata from the XMP sidecar) but not for JPG originals (who are not supposed to have a sidecar). After fumbling around I found my solution: a simple command-line command for exiftools. The person posting had pretty much the same problem as I did, and I just used the solution offered as-is. It throws some errors (when XMP files don’t have anything interesting in them, I think) but works fine.

Now for the real fun: importing into Lightroom.

  1. For this, I used a temporary working catalog, rather than mess up my master catalog directly. I made the working catalog by exporting some photos as a catalog from the master catalog, and then removing those photos from the temporary catalog (not the files though, beware!)
  2. I started with the edited photos, followed by their original files. I moved them into a month-based folder structure parallel to the one I use for my main library (in a folder called “Apple import”). Upon importing, I gave each batch a keyword to be able to figure out who was who later on (“appleedited” and “master of apple edited”).
  3. I ran Find Duplicates 2 on those photos and it turned out quite a pile of them. Not that surprising. I decided to have a look, and saw that there were indeed a lot of “edited” photos that were so close to the original (or unimportant) that I wasn’t going to bother importing a bloated redundant JPG of those “edits”.
  4. I proceeded to cull those “duplicates”. I started out by giving all those photos a keyword to recognise them later (see how I abuse keywords?). I then rejected all the “mess” (screenshots, photos of bank statements…) that comes with exporting photos from your phone.
  5. I then went painstakingly (but as efficiently as possible) through the unflagged photos and used a label to identify those where I was indeed going to keep both the edited version and the master. I could have skipped this but I figure less bloat is better.
  6. Amongst the unflagged and unlabeled photos with the “duplicate” keyword, I filtered for those with “edited” in the file name (remember how I renamed the edited photos upon export from Apple Photos? handy; I could also have used the keyword I attributed the edited versions upon export, come to think of it. Oh well.) I rejected all those edited photos I decided not to keep.
  7. Similarly, I selected the originals for those photos and changed their keyword to indicate they were not a master photo for an edited version anymore. I also removed the duplicate tag and then cleaned up my mess of coloured labels.
  8. I am not deleting any rejected photos until I get everybody back into my master catalog. Hopefully this will clean up a bit of the “smartphone mess”…or not.
  9. I then proceeded to import the photos from Apple Photos which hadn’t been edited. Just 20k of them. It was loooooong.

Now… how to merge all this back into the master catalog without losing any information and without multiplying photos excessively… I’m not sure I have the solution, and I’m going to err on the side of not losing data. I can always hunt for duplicates later.

I picked a year where I had only a couple of hundred Apple photos, and exported a working catalog from the Apple import catalog for only that year. I then imported those photos into my master catalog, without moving the files. To my dismay Lightroom didn’t recognize any as duplicates or updated files. After looking at things manually it’s clear there are duplicates and I was very wise to not try and move the files to their right place in the catalog yet (filenames are identical!)

I set Find Duplicates loose on all the photos for that year. As I’ve previously cleaned up my whole catalog of duplicates, and marked “fake duplicates” with a keyword that allows me to filter them out, I end up with a shortlist of duplicates between my newly imported photos and those that were already in the master catalog. The “edited” photos in the duplicates are not much of a problem, as they are strictly speaking “fake duplicates”. The master photographs are more of a problem: I’d like to retain the keywords from the new photo and whatever keywords/ratings were on the old photo. I can do that by manually synchronising metadata, but it’s super tedious.

For the time being I’ll just mark those duplicates “appledupes” until I can figure out what to do with them.

Next in line:

  • moving those photos into the “final” folders (will involve renaming the Apple photos)
  • trying a year with more photos.

Journaling With Google Keep [en]

[fr] Google Keep, super pratique à utiliser pour prendre des notes (avec photos!) ou tenir un journal.

During my holiday in Spain last May, I started journaling. I had two weeks “off”, sailing, and days quickly started to run into each other. So before going to sleep, I’d pick a photo of the day, and jot down where we had gone, what notable things happened, etc. Actually, the thing that got me started was being hit by a nasty wave of grief about losing Tounsi. And then I kept going.

I first used Apple Notes, but Google Keep quickly seemed more appropriate. It’s my main note-taking app. I also like the way it displays notes, with the photo(s) visible, and a snippet of text. I created a “Journal” label, so that I can easily filter all my journal entries if I want to.

I like the practice of taking a few minutes to sum up my day. I keep it short, avoiding the dive into stream-of-consciousness meandering around what I’ve been thinking, sticking to the factual. I think that’s what has allowed me to keep it going.

Lately, I’ve also used Google Keep to take notes during an outing to discover edible plants. Snap a photo of the plant, put the name in the note, and jot down relevant info. I remember missing out on taking notes like this during a previous “mushroom” outing: I ended up with a pile of photos and a pile of notes, but insufficient memory of which name went with which photo.

SOS WordPress: je suis là pour vous! [fr]

[en] The cottage industry of cheap WordPress websites is leaving in its wake a huge number of small business owners who do not have the technical skill or know-how to maintain their installations: do updates, fix problems, avoid getting hacked — hell, deal with being hacked. This article explains how we came to this and … Continue readingSOS WordPress: je suis là pour vous! [fr]

[en]

The cottage industry of cheap WordPress websites is leaving in its wake a huge number of small business owners who do not have the technical skill or know-how to maintain their installations: do updates, fix problems, avoid getting hacked -- hell, deal with being hacked. This article explains how we came to this and where I fit in (tl;dr I help people figure out how to fix their site or problems).

Votre site WordPress est cassé? Vous avez des soucis avec, ou n’arrivez pas à faire certaines choses?

La personne qui vous a mis en place le site il y a quelques années a disparu dans la nature? Votre webmaster est aux abonnés absents? Votre hébergeur vous fait des misères parce que votre site s’est fait hacker?

Si j’étais en train de faire de la pub, je dirais que je connais WordPress comme ma poche 🙂

Trève de rigolade: deux mandats récents m’ont fait réaliser qu’il y a un revers de la médaille à la facilité d’installation et de mise en place de WordPress. Créer un site c’est assez simple, mais gérer les problèmes qui viennent avec le fait d’héberger une usine à gaz (je dis ça gentiment) PHP/MySQL super populaire sur un serveur web, c’est une autre histoire.

Depuis des années d’ailleurs, j’essaie à tout prix de décourager mes clients de faire leur site avec un WordPress.org installé sur leur hébergement (Infomaniak est un hébergeur populaire en Suisse). Pas que ce soit un mauvais outil, au contraire, mais gérer sa propre installation requiert des compétences (ou les fonds pour les acheter) que la plupart de mes clients n’ont pas. Comprendre certaines bases de la sécurité informatique, par exemple, avoir des notions d’administration système, ou du moins comprendre comment tout ça se goupille, pouvoir suivre des instructions techniques en cas de problème.

A la place, il y a WordPress.com, ou même, ce que je recommande souvent aujourd’hui, Squarespace. WordPress.com (notez la nuance, .org vs. .com) est un service où l’on crée un compte, comme Facebook ou Gmail. Pas besoin d’installer quoi que ce soit. Pas besoin de prendre un hébergement. Même pas besoin, si on ne veut pas, de prendre un nom de domaine.

Les avantages incommensurables de WordPress.com:

Mais alors, pourquoi tant de gens ont-ils des sites faits avec WordPress.org, alors qu’ils n’ont pas les moyens d’en assurer la maintenance?

La réponse est simple: les avantages de WordPress.com sont invisibles, et ses désavantages sont visibles.

Je l’ai vécu cent fois. Quand on veut un site web, souvent on a des idées assez précises sur:

  • le design graphique (je veux mes couleurs, ma police, mon logo ici…)
  • certaines fonctionnalités (je veux un agenda, je veux un site bilingue, je veux disposer les images de telle ou telle façon…)

WordPress.org permet une liberté quasi-totale de ce point de vue là, pour autant qu’on sache installer les bons plugins, les bons thèmes, ou simplement coder ce qu’on veut.

WordPress.com est plus limité. Côté graphisme ça a beaucoup évolué ces cinq dernières années, et il y a maintenant vraiment beaucoup de choix et de possibilités de personnalisation. Par contre pour les fonctionnalités, on doit faire avec ce que la plate-forme nous offre.

Vous voyez le piège? On n’imagine pas le lot d’emmerdes (et le coût!) que peut amener le fait de devoir gérer sa propre installation de WordPress, réparer des accidents ou des erreurs, la sécuriser pour ne pas se faire hacker. Par contre on voit tout de suite qu’on ne pourra pas avoir l’agenda dont on rêvait. Donc on prend WordPress.org.

Je ne mets pas la faute sur les clients. Un peu plus sur ceux qui, souvent pleins de bonne volonté (et peut-être d’un peu d’ignorance) ne posent pas clairement pour leur client les avantages et inconvénients des différentes options, ou le prix à payer (le jour où ton installation WordPress se fait hacker ça va te coûter cher) pour avoir ce à quoi ils tiennent (l’agenda). Ça s’appelle, en anglais, “éduquer le client”. C’est quelque chose auquel je tiens beaucoup. Ça permet de prendre des décisions informées.

Après, chacun fait avec ses connaissances, c’est pourquoi je ne juge pas trop sévèrement toute l’industrie foisonnante de “sites WordPress pas chers”. Mais quand même.

Bref, vous voyez comment on en arrive à la situation d’aujourd’hui. Des tas d’indépendants, d’artistes, d’associations, de petites entreprises (ou pas si petites!) qui ont entre les mains des sites WordPress.org qui datent d’il y a quelques années. Sans contrat de maintenance. Sans personne vers qui se tourner quand ça va mal, ou alors les prix affichés font faire demi-tour avant même d’avoir commencé à parler. Parce que la personne qui vous a fait votre site il y a 3 ans pour pas trop cher, il y a toutes les chances que ce ne soit plus trop son business aujourd’hui (s’étant rendu compte que pas trop cher, c’est aussi pas trop viable, surtout s’il faut assurer la suite).

Il n’y a pas de solution miracle. Voici déjà quelques conseils que je peux vous donner si vous avez une installation WordPress “à vous”:

  • faites les mises à jour (de WordPress, des thèmes, et des plugins); WordPress est un outil populaire, il n’est pas parfait, et des failles de sécurité sont régulièrement mises à jour; si vous ne faites pas les mises à jour cela veut dire que vous avez sur votre serveur une application avec des failles de sécurité connues que des personnes malveillantes peuvent exploiter.
  • ayez de bons mots de passe pour votre hébergement, le FTP, votre nom de domaine, vos utilisateurs WordPress, et votre base de données; on ne le répétera jamais assez, les mots de passe ne sont pas là pour empêcher quelqu’un qui vous viserait personnellement de venir lire vos e-mails (vous vous en foutez, et vous avez bien raison). Un mot de passe, c’est là pour empêcher que quelqu’un s’introduise chez vous, planque de la drogue dans votre matelas, installe de la vidéosurveillance dans les murs, lance des bombes puantes sur les gens depuis votre fenêtre, et saccage tout en laissant la musique à coin pendant que vous êtes en vacances. Au final, c’est vous qui vous retrouvez viré de votre appart et en taule, parce que vous étiez le seul pigeon de votre immeuble à avoir laissé la clé sur la porte.
  • installez WordFence, un plugin de sécurité super complet; il est compliqué, mais vous pouvez déjà faire un scan et voir ce que ça raconte. Ils ont un service “SOS je me suis fait hacker”, à un prix qui semble raisonnable. Pas testé, donc je ne sais pas ce que ça vaut, faites-moi un retour si vous l’utilisez.
  • utilisez WordPress.com si c’est possible; réfléchissez bien aux choses que vous désirez pour votre site qui ne sont pas possibles avec WordPress.com, et mettez-les dans la balance avec toutes les responsabilités qui viennent avec le fait d’avoir sa propre installation. A moins d’avoir les compétences, le temps, ou les fonds, faites des compromis et optez pour WordPress.com (ou Squarespace! On peut exporter-importer facilement le contenu d’une installation WordPress vers une autre installation, ou vers Squarespace).

Je conçois bien que ces conseils basiques donnent déjà mal à la tête à la plupart des gens, et c’est là que je peux intervenir. Ce que je fais:

  • je m’assieds à côté de mes clients devant leur ordi (parfois le mien) et on regarde tout ça ensemble
  • comme je connais bien ce terrain, on gagne du temps
  • je ne suis pas mariée à WordPress, ni une spécialiste exclusive de cet outil, donc je suis susceptible de chercher des solutions auxquelles quelqu’un de plus spécialisé ne penserait pas
  • je comprends ce que les gens du support technique racontent (parfois mieux qu’eux!)
  • je ne cherche pas à faire des heures de travail, mais à trouver la solution la plus réaliste compte tenu de la situation spécifique de la personne avec qui je travaille
  • je comprends les trucs techniques et en même temps j’explique bien aux êtres humains
  • quand je travaille avec quelqu’un, mon but et que cette personne “suive” un peu ce qu’on fait; il ne s’agit pas de comprendre tous les détails techniques, mais de ne pas être largué — et d’apprendre ce qui est utile d’apprendre; mon approche convient donc bien aux gens qui essaient de faire un maximum eux-mêmes, même s’ils n’ont pas des connaissances techniques immenses.

Bon. Alors ma question à vous, lecteurs. Comment est-ce que je condense cette tartine en quelque chose de “vendable”, ou du moins “communicable”? Qu’est-ce qui à votre avis “parle” le plus à ceux qui auraient besoin de mon aide?

Je suis preneuse de vos idées/retours — et aussi bien entendu de vos connaissances en détresse de WordPress.

Moments: Facebook effacera-t-il vos photos le 7 juillet? [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

Note: cette semaine, vu le caractère “actu” du sujet, je la reproduis ici immédiatement, mais normalement je fais ça avec beaucoup de retard!

Je vous rassure tout de suite, malgré les titres alarmistes que vous avez peut-être vus, Facebook ne va pas effacer toutes vos photos le 7 juillet si vous n’installez pas l’application Moments (ils n’ont pas le droit, c’est le jour de mon anniversaire!)

Voici ce qui se passe:

  • En 2012, Facebook ajoute un service de synchronisation automatique pour les photos de votre smartphone.
  • Vous l’avez peut-être activé à l’époque — l’idée étant que si les photos étaient déjà “dans Facebook” ce serait plus simple de les partager. Beaucoup de personnes l’ont activé et oublié. (Moi pas, je viens de vérifier.)
  • Les photos synchronisées ne sont pas publiques, elles sont dans un album nommé “Synced” ou “Synced from Phone” (en anglais).
  • Fin 2015, Facebook a tranquillement désactivé cette option de synchronisation, somme toute un peu désuète (on poste maintenant facilement les photos depuis son téléphone directement, cette espèce de “pré-publication” est inutile).
  • Les photos qui seront effacées le 7 juillet si vous n’utilisez pas encore Moments sont ces éventuelles photos synchronisées — en aucun cas les photos que vous avez partagées vous- même sur Facebook.

Si vous êtes concerné, vous recevrez (ou avez reçu) de Facebook une notification et un e-mail à ce sujet. Sinon, dormez tranquille.

Bon alors, c’est quoi cette application que Facebook veut nous “forcer” à utiliser? J’avoue que je n’en avais pas vraiment entendu parler, donc j’ai creusé (et installé) pour vous. C’est plutôt sympa, en fait.

Moments vient résoudre le problème de l’album collectif lors d’événements ou d’activités sociales. Dans une newsletter précédente, je vous ai montré comment utiliser Google Photos pour faire ça. Mais avouons-le, plus de personnes utilisent déjà activement Facebook que Google Photos, donc c’est un poil laborieux. C’est le même principe que les Albums Partagés iCloud, si vous baignez dans un environnement Apple.

Que fait exactement cette application? Un peu comme The Roll, dont je vous ai parlé il y a peu, Moments va d’abord guigner dans vos photos. L’application vous propose ensuite des albums que vous pouvez modifier (très similaire à l’Assistant de Google Photos, là). Jusqu’ici, tout est privé, rien ne quitte votre téléphone.

Vous pouvez ensuite choisir de partager un de ces albums (appelés “Moments”) avec des amis. Par exemple, Moments a bien détecté et regroupé mes photos de la récente Fête des Voisins. Du coup, j’ai partagé cet album avec les voisins et voisines avec qui je suis connectée sur Facebook. Ils pourront y ajouter leurs photos.

Toutes ces photos restent dans l’application Moments et ne vont pas se mélanger avec les photos que vous partagez (plus largement) sur Facebook. On est vraiment dans le partage privé.

Moralité de cette histoire: ne vous en faites pas pour vos photos, et essayez Moments!

Addendum post-envoi (oui, les newsletters c’est bien, mais quand c’est parti, c’est parti): le problème avec notre méthode habituelle de “nous envoyer parmi” nos photos lors de rencontres, c’est qu’on se retrouve avec des photos d’autres personnes dans notre pellicule. Les vrais albums partagés évitent ce problème.