I'm in Pune, India [en]

[fr] Ça y est, je suis à Pune! Plus de nouvelles plus tard, quand j'aurai dormi ma première vraie nuit ici (la nuit entre l'avion et la voiture roulant comme folle de Mumbai à Pune, ça compte pas). En attendant, lisez L'Inde, dix ans après...

I made it. After all these years of not managing to come back to India, here I am. The blood of a dozen mosquitoes on my hands, a bottle of Bisleri by my side, stomach full of delicious home-cooked food by my friend Nisha.

Travel went smoothly, aside the hour of waiting for our luggage at Mumbai (but these things happen). Mumbai airport is unrecognizable and so, so much nicer. A lot has changed in 7 (or 10) years.

I have a few photos already, and things to say (India is has always been about taking the time to do things, for me — and I will). But’s 11pm local time and I’m really tired. This is a good thing, because it means I’ll sleep and get over the jetlag quickly.

Keep an eye on Twitter, and Flickr.

L’Inde, dix ans après… [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Bon, j’exagère un peu: si ça fait dix ans depuis l’époque où j’ai vécu un Inde une année, ça ne fait cependant que sept ans depuis ma dernière visite.

Mais quels sept ans!

Complètement à chaud, des constats en vrac:

  • je n’ai mis dans ma valise ni guide de voyage, ni carte, ni dictionnaire Hindi: j’ai tout installé comme application iPhone ou sauvegardé dansEvernote
  • dans Evernote également, des photos de mon passeport, de mon carnet de vaccination, et de tout autre document de voyage précieux
  • pas de stress pour mettre la main sur une copie des tarifs des rickshaws! Un calculateur sous forme d’application iPhone existepour la ville de Pune, et probablement pour d’autres… (tuyau: cherchez le nom de votre ville de destination dans l’iTunes store)
  • une fois encore, j’ai fait le voyage Mumbai-Pune en taxi collectif organisé par un ami sur place (KK Travels) — sans un accroc, du gaillard endormi sur sa pancarte à la sortie de l’aéroport au dépôt à domicile, en passant par l’escorte privée jusqu’à la voiture et le changement de véhicule en cours de route (échange de passager, on rationalise les trajets de dépôt des voyageurs)
  • et puis tiens, venant de chercher le lien ci-dessus: tout est sur internet à présent (je vous avais déjà dit pour le train)
  • la traversée des bidonvilles de Mumbai par la grande route sent toujours aussi mauvais
  • il y a toujours plein de monde (à pied et en véhicule) dans les rues à 4h du mat’, et il faut toujours avoir le coeur bien accroché face au style de conduite indien

Bombay airport arrival has greatly improved in 10 years!

  • l’aéroport de Mumbai est méconnaissable: complètement refait, et aussi nettement plus civilisé (personne n’a tenté de se jeter sur mes bagages, ni de me proposer un hôtel ou un taxi que je n’avais pas demandé)
  • la ville a gagné en voitures et en magasins (et je n’ai encore pas revu la ville pour de bon, juste une petite expédition pour acheter de l’eau et deux-trois indispensables comme les anti-moustiques à mettre dans la prise)
  • le « beau supermarché » d’aujourd’hui est environ 5 fois plus gros et mieux fourni que celui d’il y a dix ans; on y trouve des pâtes Agnesi, comme à la Migros
  • la campus dans lequel je loge baigne dans le wifi; tout le monde a un téléphone mobile (c’était déjà quasi le cas il y a 7 ans, mais là c’est indéniable)
  • j’ai pris dans mes bagages mon ordinateur portable et mon nouvel iPhone, en plus de l’appareil photo de mes rêves; que de technologie, direz-vous — oui, mais un de mes plaisirs en voyage est de pouvoir partager ce que je vis (un téléphone avec bon appareil photo c’est d’un pratique, pour ça)
  • parlant de téléphone: mon opérateur (Orange) vend des paquets de données à l’étranger prépayés (ça reste cher mais toujours moins que les 15.- CHF/Mb du tarif « normal ») — dans le même ordre d’idées, il y une option voyageurs (Travel) qui permet de faire des appels depuis l’Inde pour 2.- la minute au lieu de 4.80… (ouille); c’est les vacances, et mon téléphone n’est pas juste un outil professionnel, c’est un moyen clé pour communiquer avec mes proches
  • les bouteilles de Bisleri ont été relookées
  • j’ai pris avec moi un peu moins de saris et de salwaar kameez, et plus de vêtements « occidentaux » (pantalons et haut) — la mode évolue et s’occidentalise de plus en plus (j’ai vu des choses durant ces premières 12 heures que je n’aurais jamais pu voir ici il y a dix ans).

Je suis vraiment heureuse d’être de retour. Les odeurs, qui m’avaient relativement peu frappées lors de mon année ici, me prennent les narines et me renvoient dans le temps.

Internet et la mort: plus qu'une vitre brisée [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Après ma chronique sur la théorie de la vitre brisée il y a deux semaines, je n’avais honnêtement pas l’intention de vous faire faux bond à nouveau. La mort de mon chat, fidèle compagnon de ces dix dernières années, a quelque peu coupé court à mes bonnes intentions.

Bagha peeking out 1

Ce deuil me fait prendre conscience d’une dimension de complication qu’ajoute internet en pareille circonstance. Mon chat n’était pas juste présent dans mon appartement. Vadrouilleur, il était connu dans tout le quartier, et passait aussi ses journées à l’eclau, dans mon espace coworking. Mais en plus de ça, il était connu sur internet. Un compte Twitter, une page Facebook, un compte Catster comprenant un blog, des myriades dephotos et d’articles sur mon blog.

Alors OK, je suis une mamy à chat et je suis très présente sur internet, mais n’empêche: en plus des gamelles et des bouts de ficelle devenus inutiles, de l’appartement vide et des soirées télé sans ronron, il reste toute cette présence numérique devant laquelle je me trouve un peu démunie.

Que faire du compte Twitter? Est-ce que Bagha va utiliser sa page Facebook pour envoyer des bons mots de l’au-delà des chats à ceux qui l’ont connu? Dans les jours, semaines et mois qui viennent, il y a aura des profils à récrire, des sites web à modifier — en plus de toutes les annonces déjà faites pour informer ceux qui le connaissaient (souvent sans l’avoir rencontré) de la triste nouvelle.

Mais au-delà de cette mort féline, je pense aux conséquences de nos présences en ligne quand notre heure sera arrivée. Qui aura accès à nos comptes? Je martèle qu’il ne faut pas partager ses mots de passe, oui, mais quand on ne sera plus là? Je me dis que je vais sérieusement jeter un oeil aux services comme La Vie d’Après

Sur ce, je vous prie de me pardonner pour cette chronique pas très festive. Bonne année à tous, et je vous retrouverai à mon retour d’Inde, quelque part en février.

What Christmas Means to Me [en]

[fr] Une réflexion sur ce que Noël représente pour moi -- en réaction aux "anti-Noëls" qui rejettent un peu le tout en bloc pour contrer les excès consuméristes des fêtes de fin d'année...

Each Christmas season, I feel the urge to write a blog post about what Christmas means to me. I haven’t done it yet (I actually had to go and check my archives for these last years to make sure, because I thought I had).

I’m sure that like me, you’ve stumbled upon your share of articles online decrying Christmas excesses. In reaction to out-of-control consumerism, some stop giving presents, others do away with Christmas altogether. And then you have those who argue that as atheists or practitioners of another religion, they “don’t do Christmas, because they’re not Christian”.

I’m aware I might be missing part of the point here because most of this anti-Christmas sentiment seems to come from the US, and is as such a reaction to Christmas-in-the-US, when all I know is Christmas-in-Switzerland.

Nevertheless, I want to bear witness that it is possible enjoy Christmas, with gifts and without excesses, whatever religious dimension you give — or don’t give — to this pagan-christian-consumerist celebration.

I guess it helps that as a child, I experienced Christmas as an exciting family gathering, where I got to see my uncles and aunts and cousins all together once a year. That usually meant between a dozen and eighteen people in the house for whoever was organizing. I guess it was more stressful for the parent generation than for us kids, but in any case I think it was never so bad as to make the atmosphere sour.

I’m an atheist, but I have nothing against religion in general. And though Christmas has roots in Christian (and pagan!) tradition, to me it has become a secular celebration — though I find it is not unhealthy to use the occasion to reflect upon values such as sharing, love, hope and peace. We of the West live in a mainly Christian culture, and Christmas is part of that. I’d be curious to know if Christians in India refuse to celebrate Diwali, for example.

Of course, secularization can translate into rampant overdone commercialization, which I think is a shame. But it’s upto each of us to draw the lines, and I find it sad when this has to be done by rejecting the celebration altogether: I’ve never been a fan of throwing away the baby with the bath water.

I like Christmas. Even though my family has fragmented with the years, it’s an occasion to spend an evening around a nice meal with the people I love and exchange gifts with them. What is wrong with that?

A nice meal doesn’t have to equate with waste and over-indulging (let’s stop at indulging, shall we?) and gifts do not have to be terribly elaborate or horrendously expensive to make somebody happy.

I think exchanging presents is a nice gesture. This year, we had a laugh at my dad’s because some of us ended up trading tea tins or bath products. The result of the equation is not that important (who cares if you give somebody tea and they give you tea too?!) but the act of giving.

We should not completely disregard the worldly pleasures of simple physical gifts because we would rather wish for lofty immaterial gifts for mankind. Of course we would rather have world peace. But I’m so happy about the book you gave me.

This year, in addition to my family Christmas celebrations, I had a “Christmas with friends” for the first time. Half a dozen of us gathered at Nicole‘s place, I prepared daal, guacamole and salad, and we had a lovely evening preparing food, chatting and eating.

For me, this is what Christmas is about.

So, maybe I don’t get it, but a lot of the fuss around Christmas excesses seems pretty easy to solve: scale things down a bit if you’ve been going overboard. Focus on having a nice time with those who are dear to you. Release some of your internal pressure to live up to expectations (real or imagined) you’re not comfortable with.

It sounds too simple. I must be missing something. I hope you enjoyed your Christmas celebrations — or absence thereof if that was your choice.

A Week Without My Cat [en]

[fr] Une semaine depuis la mort de Bagha. Difficile, mais aussi plus facile que ce que je craignais, d'une certaine façon. Merci pour tous vos messages de sympathie.

Chalet and Surroundings 62: Steph and Bagha

Bagha died a week ago. It’s been a difficult week. In some ways, however, it’s been easier than I feared.

I felt like it was the end of the world when he died. A week later, I realize I’m still alive despite the pain, and life goes on. I have good friends and a lot of supportive people around me, and my catless days are made up of more and more “normal” moments, and less and less “distressed” ones.

My life at home is having a hard time feeling anything close to normal, however. I miss Bagha terribly. I want my cat back. I know I can’t, of course — “wanting him back” is one of the ways I’m struggling to accept he’s really dead. With Christmas and impending travel, I feel like I’m not having enough down-time at home to process the emotional turmoil I’m in, or simply let it settle.

I have a lot to write, but I’m finding it difficult to actually accomplish much these days. I have two blog posts underway (one Bagha-related, the other about something else) but I’m stuck in the middle, something that almost never happens to me. Stress, grief, nothing alarming of course, but I’m not used to finding it so difficult to function in this way. So, amidst a potential slew of India-related posts while I’m there, expect to find a fair number of Bagha-related ones.

If you follow me on Twitter or Facebook, you might have seen that I have finally decided not to take Bagha’s ashes back to India. Bagha belonged here, with me, in this Swiss garden that was his home for the last eleven years. This is where I want his ashes — not far, far away in India, even though he was born there. I don’t want to do things in a rush, either, so I’ll wait until I’m back (I have two days left to pack and sort out everything before my departure).

Thanks again to everyone for your kind words of sympathy and support. It means a lot to me.

Bye-Bye Bagha (1996-2010) [en]

My beloved Bagha died last night of a heart attack.

Bagha @eclau 3

As all of you who know me can imagine, I’m devastated. Bagha has been my constant companion through the last 11 years — at home and at work, from India to Switzerland, and the cuddly purrball of my often lonely nights.

Bagha was an extraordinary cat with a lot of character and a quite incredible early life story. By some weird twist of fate, in less than two weeks I’m heading back to the precise place in India it all started a little over 14 years ago. My plan is to take Bagha’s ashes with me.

I knew I’d have to write this post one day, but I really thought I’d have more time to prepare for it. Bagha was FIV+ and had a heart condition, and he’d been showing clear signs of ageing and slowing down these last two or three years. But I thought he would continue slowing down, or develop complications due to his FIV status. I didn’t imagine it would be this brutal.

His last day was very normal: out for a stroll, back in for some food, a cuddle, and the beginning of his long day-time naps. He spent the afternoon on the bed while my friends and I baked Christmas cakes, coming over to help us clean egg-yolk mess from the floor (a rare treat for him).

We heard him crying out early evening and found him trying to hide under the bed, in pretty poor shape. Though we rushed him to the emergency vet, his heart was too damaged, his body temperature was dropping, and there was nothing to do but let him go.

Facing life without Bagha is a bit scary. I sometimes said we were like an old couple. We knew each other well, had our habits, and our lives integrated pretty seamlessly. I moved into this flat with him 10 years ago. He’s been the resident cat at eclau for the past two years.

I wonder how much time it will take for me to stop expecting him to show up or be in the garden when I come home. How long I’ll wake up in the morning surprised that he isn’t on the bed, or hasn’t woken me up to be let out.

I miss him terribly.

A lot of people knew Bagha. He was already famous in IUCAA (Pune) when we were living there. He quickly made a name for himself in his new Swiss neighbourhood. He’s had a good handfull of catsitters during the last 10 years, who came to live in my flat and care for him while I was travelling. He has fans online and offline, not least through eclau.

I can’t face telling everybody who knew him personally right now, so forgive me if you learned this sad news through this blog post.

Bagha was a great pet, and I know I treated him well, and he had a great life. There are worse ways to go, too. I’m thankful he was a part of my life for as long as it lasted. And I think that everybody who crossed paths with him, for a few minutes or much longer, was lucky for it.

Bye-Bye Bagha. You were loved. You’ll be missed.

Jelly ce vendredi 17 décembre à l’eclau, et lundi 20 à La Muse à Genève [fr]

[en] Jelly here in Lausanne this Friday and in Geneva on Monday. Check the French post for links to sign up!

C’est “opération Jelly” en Suisse Romande, durant la semaine qui vient! 🙂

Ce vendredi 17 décembre, comme vous le savez, c’est Jelly@eclau ici à Lausanne (inscrivez-vous sans tarder sur Facebook, si c’est aussi plein que le mois passé, il vaudra mieux être inscrit!)

Lundi 20, Noël approchant à grands pas, La Muse à Genève vous convie non seulement à son mythique pique-nique hebdomadaire, mais en plus à venir travailler la journée dans l’espace coworking pour le Jelly de Noël. Inscriptions également sur Facebook (et proposez à vos amis et collègues de vous accompagner).

Les Jelly sont gratuits et ouverts à tous. Venez nombreux, c’est l’occasion de rencontres enrichissantes et (paradoxalement pour certains) de productivité augmentée! (Lisez: participer à un Jelly, quel intérêt?)

Cet article a été initialement publié sur le site de l’eclau.

Paris: pélerinage chez Mariage Frères [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Si vous êtes amateur de thé et que vous passez à Paris, vous vous devez de faire un détour au temple du thé qu’est Mariage Frères. Ouvrez grandes vos oreilles et vos narines, je vais vous faire envie.

Si pour vous thé rime uniquement avec  “un thé, s’il vous plaît!” ou les sachets jaunes dont on tire un breuvage brunâtre qu’il faut assomer à coups de hautes doses de sucre et de crème afin de le rendre buvable… passez votre chemin. Ou alors, continuez de lire, mais sachez qu’une fois avalée la pilule rouge du thé de qualité, vous ne pourrez plus faire marche arrière.

Achats de thé Mariage Frères à Paris.jpg

J’avoue que de loin, Mariage Frères m’ont toujours laissée un poil sceptique: le thé, n’est-ce pas japonais, chinois, indien, et ici, anglais? Les français, amateurs de thé? Que j’étais ignorante!

Paris compte bien entendu plusieurs “Maisons de Thé” Mariage Frères. J’ai pour ma part opté de suivre mon amie Nicole, grande amatrice de thé devant l’Eternel, pour me rendre dans le magasin “rive gauche”, rue des Grands-Augustins. Et là… non, pas juste les boîtes noires très classe (ou un peu snob, selon vos goûts) que l’on trouve chez les revendeurs Mariage Frères d’ici: des centaines d’immenses boîtes de thé en vrac, remplies de plus de variétés de thé que vous ne pouvez imaginer.

Difficile de savoir par où commencer: la carte, A3 recto-verso, liste crûs et noms de fantaisie sans donner beaucoup d’autres informations à l’amatrice néophyte que je suis. Je choisis un parfum ou deux qui me parlent, je demande à sentir, je cède rapidement, me voilà déjà avec quelques centaines de grammes de thé sur le comptoir.

Le jeune homme qui me sert est bien entendu un spécialiste, et j’en profite: “j’aime les thés noirs, épicés, fumés, parfumés, etc. etc. — qu’est-ce que vous me recommandez d’essayer?” Et hop, voilà que c’est reparti. C’est comme au karaoké, ce qui est dur, c’est de se lancer.

Je choisis des noms au hasard sur la carte parce qu’ils m’inspirent: Narinda, Archipel, Samouraï, Ylang-Ylang… certains me plaisent, d’autres moins. Je prends du Thé de Pâques, bien entendu. Ils n’ont pas de Thé des Ecrivains, découvert au détour d’un brunch dominical au Saint-Pierre à Lausanne, mais ils ont le Thé des Impressionnistes et le Thé des Poètes Solitaires. Ça devient amusant.

Quoi d’autre? Ah oui, du Darjeeling. Misère, voilà que je découvre que ce n’est pas un thé spécifique, mais toute une catégorie dans le catalogue que j’ai entre les mains. Le garçon derrière le comptoir m’en propose un, que j’adopte sans hésiter. Son petit nom: Rose d’Himalaya. Avant de clore mes achats, je lui demande s’il a une dernière suggestion à me faire, d’après mes choix du jour. Il me connaît un peu, maintenant, je me dis. Il semble qu’il manque à ma collection le best-seller de la maison, Marco Polo. C’est fruité, ça me plaît, je passe à la caisse et repars avec un grand sac plein de thés magiques, pour moi et pour d’autres. J’ai un peu la tête qui tourne.

Et encore:

La théorie de la vitre brisée [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Me voici de retour de Paris (semaine chargée entre la conférence LeWeb’10 et un bon gros rhume) en ayant, pour la première fois depuis que j’ai commencé à écrire cette chronique, sauté une semaine, comme on dit. Ça m’était déjà arrivé de publier ma chronique en retard, même très en retard, mais pas du tout, jamais.

Ça m’inspire une réflexion sur le thème de la théorie de la vitre brisée (broken windows theory). Cette théorie, dont certains aspects sont controversés, suggère qu’une vitre brisée en attire une autre. Laissez fleurir les graffitis sur votre façade, chacun se sentira libre de graffiter. Nettoyez dès le premier tag, et il y a nettement plus de chances que l’on respect la blancheur immaculée de votre mur.

Je connais bien ce phénomène à l’échelle personnelle pour ce qui est du rangement. Une chambre propre a tendance à rester propre. On prend les dix secondes qu’il faut pour remettre un objet à sa place. Mais si c’est le chenit, à quoi bon? Le désordre s’accumule.

Les bonnes résolutions souffrent aussi de ce même phénomène: on décide d’aller au fitness tous les jours, on tient pendant trois semaines, et on rate un jour. Après, c’est la débandade.

Alors, j’ai fait l’impasse sur ma chronique la semaine dernière. Est-ce le début d’un publication par intermittence?

Pas forcément. Je crois personnellement qu’il est crucial de développer les compétences permettant de résister à cette force entropique, née un peu paradoxalement peut-être du perfectionnisme.

Continuer sur sa lancée, même s’il y a des ratés. Ne pas se laisser décourager par les ratures. Accepter l’imperfection.

LeWeb'10, ça démarre! [fr]

[en] LeWeb'10 has started! Links to follow the conference online.

Eh ben, on pourra dire que les dernières semaines n’auront pas été de tout repos. Un deuxième dan de judo, le module 2 de la formation SAWI que je co-dirige, et LeWeb’10.

LeWeb’10, c’est près de 3000 personnes qui se retrouvent à Paris pour deux jours de conférences: plus d’une centaine d’orateurs, des dizaines de pays représentés, du contenu et des activités diverses qui satisferont les participants quels que soient leurs besoins. Mais surtout, surtout, du réseautage du tonnerre: tous les grands noms sont ici, et l’ambiance un peu “américaine” (vu d’Europe) rend les contacts faciles.

Mon rôle dans tout ça: gérer l’attribution des accréditations pour les blogueurs officiels. Un sacré boulot, sur les détails duquel je reviendrai dans un billet ultérieur.

Quelques photos pour commencer: #yulbizpar (rencontre de blogueurs d’inspiration Montréalaise), visite derrière la scène des Docks avec les blogueurs officiels (ils ont clairement bossé toute la nuit pour préparer l’endroit!), et l’album d’Egobox (sur Facebook) montrant nos délires photographiques lors de la Blogger Party au Six-Huit hier soir.

Plus à venir (on parle maintenant de voitures et de l’avenir de l’automobile — le hack “iPad comme auto-radio”, j’adore), tant côté photos que contenu.

Pour voir ce qui s’écrit en ce moment au sujet de la conférence:

Enjoy, que vous soyez sur place ou bien en train de suivre à distance!