Intracom: comment intégrer les médias sociaux à sa stratégie? [fr]

[en] Prezi and rough notes of the keynote I gave this morning at Intracom, Montréal, on how to integrate social media to your strategy.

J’étais invitée aujourd’hui à donner une keynote à l’occasion d’Intracomm 2011 à Montréal, et c’est avec grand plaisir que je suis venue faire profiter le public québécois de mon accent vaudois. Je vous remercie d’ailleurs tous pour vos retours élogieux sur ma prestation!

L’outil que j’utilise pour mes présentations, vous avez été nombreux à me le demander, c’est Prezi. Un outil en ligne (“in the cloud”) et gratuit. Mais pourquoi diable les gens utilisent-ils encore Powerpoint? Il y a plus d’un an, je prédisais la mort du monstre, mais il n’a encore pas dit son dernier mot, visiblement.

Voici donc mon prezi, suivi de quelques notes de présentation un peu en vrac mais légèrement retravaillées pour être blog-publiables.

 

Le tout a été capturé en vidéo par Christian Aubry (qui s’est vaillamment mis à Prezi pour l’occasion) et ne tardera pas à être mis en ligne (je l’ajouterai à cet article).

Mes notes, donc, un peu brutes.

Idée-force: les médias sociaux sont un outil qui s’intègre à tous les niveaux de sa stratégie
Public: cadres d’entreprises/organisations moyennes à grandes

Je voudrais partager avec vous ce que j’ai appris durant ces cinq dernières années à conseiller entreprises et organisations sur l’adoption des médias sociaux.

Deux grandes tendances se dessinent quand on parle d’adoption des médias sociaux:

– d’un côté les experts (dont je fais partie) vous diront à quel point il est important, capital, indispensable d’avoir une stratégie
– de l’autre côté, bien des exemples donnés en modèle vous diront qu’ils n’avaient pas de stratégie, il savaient pas ce qu’ils faisaient — mais que c’est capital d’en avoir une.

Je suis donc un peu partagée: j’avoue que je crois à l’approche “se lancer” et c’est la plupart du temps celle que je pratique. Néanmoins, je suis consciente qu’elle n’est pas applicable à tous les contextes, et qu’elle repose plus sur la personnalité des intervenants dans l’histoire que sur une méthode au sujet de laquelle il serait possible de dire quelque chose d’un tant soit peu intéressant — ce qui est par contre le cas pour la stratégie.

C’est pour ça qu’aujourd’hui je vais tenter de vous donner quelques éléments pour intégrer intelligemment les médias sociaux à votre stratégie — de toute façon, je ne crois pas que j’arriverais à vous tenir en haleine durant 45 minutes en vous disant “il faut juste vous lancer” 😉

1/ Aujourd’hui, en 2011, clair que:

Les médias sociaux sont là “to stay”, il faut faire avec, ce n’est pas une mode qui va s’en aller — pas plus qu’internet n’était une mode qui s’en est allée

2/ Les organisations sont en train d’avancer dans l’adoption des médias sociaux.

Modèle de maturité de l’utilisation des médias sociaux en entreprise d’Alban Martin (source)

  1. canal “remontant” non pris en compte
  2. médias sociaux écoutés et inclus dans la veille
  3. l’entreprise réagit à certains messages clés
  4. attitude proactive d’encouragement à la discussion
  5. intégration des médias sociaux dans les processus d’innovation et le service client

où sont vos partenaires? où sont vos concurrents? où en êtes-vous?

=> On n’en est plus à “faut-il?” (absolument) ou “pourquoi?” (ce sont les outils de communication de notre temps, et si vous êtes dans les médias, votre core business va être touché) mais à “comment?”

C’est à cette question que j’aimerais tenter de répondre aujourd’hui.

Voici ce qui rend ce “comment” compliqué:

– caractéristiques des médias sociaux qui tirent dans l’autre sens que la communication traditionnelle => rupture de paradigme, clash culturel
“on veut contrôler ce qui est dit de nous sur facebook”

– considérer que les médias sociaux sont un monde séparé (instance de “internet comme lieu d’altérité”)
“on va engager un community manager pour mettre à jour notre page facebook et Twitter”
(le placer dans l’organigramme)

– manque d’expertise en matière de médias sociaux chez les décideurs
(soit expertise de l’organisation, soit médias sociaux, mais il faut une rencontre des deux pour faire de la stratégie)

– vulnérabilité au hype et aux marchands de vent (ça va résoudre tous nos problèmes)
“on va faire une campagne virale dont tout le monde va parler”

– inadéquation entre solutions “social media” proposées et les problèmes qu’elles sont censées résoudre (fausses solutions à des problèmes mal identifiés)
“on va écrire un blog pour vendre plus de savons”

– histoires de succès qui semblent déconnectées de la réalité dans laquelle on se trouve
(décourageant, les font sembler irréalistes)

=> échecs et déception que l’on rejette sur l’outil (les médias sociaux) plutôt que sur le véritable problème

Donc, compte tenu de tout ça, comment s’y prendre?

La solution est assez simple:

– les médias sociaux sont un outil, comme le téléphone ou l’informatique
– cet outil s’intègre à tous les niveaux, comme on rajoute du chocolat dans un cake (photo gâteau au choc)
– pour introduire un nouvel outil, il faut que ce soit en réponse à un problème ou un besoin réels et concrets

En pratique?

– d’abord, il faut avoir un bagage en médias sociaux: l’essentiel en quelques minutes
– ensuite, il faut comprendre le contexte (l’entreprise) et identifier la problématique: la démarche sceptique
– puis, il faut mettre ensemble tout ça: voir comment d’autres l’ont fait

1/ que sont vraiment les médias sociaux? que font-ils? quelle forme ont-ils aujourd’hui?

outils qui connectent les gens
permettent de publier/diffuser du contenu

=> espace d’échange, de conversation et de réseau

Pour comprendre les médias sociaux et leur culture, ça aide de comprendre le réseautage: pour prendre ça le fait pas — réseauter, c’est mettre les autres en relation, leur apporter quelque chose

social media: pervasive, just like the phone is now pervasive — it is a communication channel

Ce sont des outils qu’il faut pratiquer.

2/ démarche sceptique: le plus simple mais le plus dur à expliquer

– revenir à la base: identifier les vrais problèmes, et voir si les médias sociaux peuvent faire partie de la solution
– ne pas faire des médias sociaux “pour les médias sociaux”

poser les questions qui font mal, creuser, démarche intellectuelle qui exige l’explication (e.g. “comment est-ce qu’écrire un blog va nous faire vendre plus de savons?”)

3/ exemples d’intégration médias sociaux

métiers émergents qui nous disent aussi comment les médias sociaux commencent à prendre place dans la hierarchie organisationnelle, et nous donnent des pistes sur des cas de figure type:

social media marketing
social media manager
social media strategist
community manager
blogger relations
social media optimisation

– comprendre certains fondamentaux de la gestion du changement
– ouvrir des portes, petit à petit
– communication interne et externe

exemple: Lego (communauté)

point de départ: oh mon dieu ils parlent de nous!
rejoindre la communauté humblement
mettre en place canal remontant, encourager ce qui se fait, jusqu’à en tenir compte dans le développement produit

exemple: Leclerc (crise)

un blog comme canal de communication direct
jouer le jeu de la transparence
gestion de crise en supprimant les intermédiaires (sur le blog comme ici, ou plus récemment en vidéo)

exemple: Old Spice (marketing)

campagne marketing en ligne
vidéo YouTube
réactions sur Twitter etc.
dialogue

exemple: Swiss Vibes (campagne)

objectif: faire connaître la musique suisse à l’étranger (France surtout)
compilation
en plus de la compilation, on fait un blog avec des coups de projecteurs sur les artistes présentés, et une page facebook, et on encourage tout ce monde à se connecter en ligne
petite campagne de pub pour “lancer” la page
présence sur MySpace et MX3 (plateforme locale) pour se rendre présent/visible où sont les gens

Pour terminer, j’aimerais revenir sur le message fondamental que je veux vous communiquer ce matin:

– les médias sociaux sont aujourd’hui un ingrédient de toute stratégie
– pour intégrer les médias sociaux à sa stratégie, on a besoin d’amener dans la même réflexion une expertise en médias sociaux et en stratégie de l’entreprise (un ou plusieurs cerveaux)
– chercher un problème réel et concret (qui peut être aussi petit ou grand que l’on veut) où les médias sociaux apportent une véritable solution

Merci!

Pollens Pédagogiques 2011 [fr]

[en] As promised, here are the presentations I gave at Collège du Léman last Friday (Pollens Pédagogiques). Enjoy the reading as you follow the links!

A l’occasion de la journée Pollens Pédagogiques de l’IFP, j’ai donné un atelier sur les applications pédagiques des médias sociaux — en français et en anglais. Comme promis, les présentations (truffées de liens pour explorer plus loin!) sont en ligne.

En français:

.prezi-player { width: 550px; } .prezi-player-links { text-align: center; }

In English:

.prezi-player { width: 550px; } .prezi-player-links { text-align: center; }

Bonne lecture, et feedback bienvenu, particulièrement si vous avez assisté à l’une ou l’autre des présentations!

Bonjour de Montréal! [fr]

[en] Gave my talk in Montréal this morning, now, holidays!

Disons plutôt, bonjour de l’intérieur de mon hôtel à Montréal… Je n’ai pas encore vraiment mis le nez dehors! Mais comme j’ai donné ma keynote à l’occasion de la conférence Intracom il y a quelques heures, et qu’il me reste une bonne semaine sur place pour me reposer et explorer… Rien n’est perdu.

Quelques articles à mettre en ligne — les dix jours avant mon départ ont été horriblement chargés, je l’avoue. Le dernier module de cours de la formation MCMS au SAWI (qui s’appellera MSCL l’an prochain… inscriptions ouvertes en passant, hâtez-vous!), une journée de formation à donner à Genève là au milieu, préparer conférences et cours, régler les affaires administratives en cours, faire les valises et sauter dans l’avion… j’avoue n’avoir pas vraiment eu le temps de souffler.

Les deux semaines qui viennent s’annoncent tranquilles, touristiques, lectrices et blogueuses.

 

A Few Tools I Like [en]

[fr] Petite collection d'applications et de services qui valent la peine d'être explorés et utilisés, selon moi.

Quickly, before collapsing in a little sleepy heap, some tools I want to write about here, but am not writing about because I want to do it properly and that takes time, and I never get around to doing it.

So, maybe I’ll talk about them more in detail later on (some of them I already have talked about), but just in case, here are tools or apps I like and would encourage you to look at these days:

That’s it chickens… I might add a few if I’ve forgotten, my bed is calling!

Semaine chargée! [fr]

Quelle semaine!

Le dernier module de la formation SAWI que je co-dirige, pour commencer, de mercredi à samedi. Je suis vraiment très fière de ce que nous avons accompli avec cette formation, des étudiants qui se sont lancés pour faire partie de cette première volée, des First Rezonance organisés, des échos et retours positifs de toutes parts… et je me réjouis de remettre ça l’année prochaine! (Avis aux amateurs…)

Vendredi, je fais une infidélité à la formation SAWI MCMS pour remplir un engagement pris de longue date: deux formations destinées aux enseignants à l’occasion du séminaire de formation continue “Pollens pédagogiques” de l’IFP, à Genève — en anglais et en français dans la même journée!

IntracomSignature2011-AvecDate Dimanche, je m’envole pour Montréal afin de donner une keynote à Intracom, mardi prochain. Je compte en profiter pour assister à la conférence, bien entendu, et passer ensuite une petite semaine à découvrir la ville et la région (c’est la première fois que je vais au Canada, et donc à Montréal!)

Comme je suis super bien organisée, je suis encore à la recherche d’une bonne âme locale pouvant héberger cette suissesse aux cheveux roses du 13 au soir jusqu’au 20. Un grand merci à tous ceux et celles qui m’ont donné pistes et contacts à Montréal, je vais me mettre à les explorer, j’ai juste… pas encore bougé 🙁

Après (on n’est plus dans le contexte de la semaine chargée mais je vous dis quand même), je fait une escale d’une semaine à Londres pour y voir des amis. Et je compte maintenir mon rythme nouvellement retrouvé de blogueuse effrénée: il devrait donc y avoir de la lecture! (En passant: vous avez vu ce que je commence à faire sur le blog de l’eclau? là aussi, du mouvement en perspective.)

Rouverture des bureaux et reprise de la vie “normale” lausannoise: début mai.

Tears Do Heal — But Slowly [en]

[fr] Un retour d'Angleterre un peu difficile, des vagues de chagrin qui vont et viennent depuis trois mois que Bagha m'a quittée. Mais le chagrin, c'est notre réaction à la douleur de la perte. Le sentir, c'est avancer sur le chemin de l'acceptation.

I’ve had a handful of pretty miserable days upon my return from England. Feeling very sad again about Bagha’s death, and some other losses 2010 brought along with it. But this last couple of days have been better, because tears do heal, and spring is here.

Pencil Effect Sunday 26

Three months after Bagha’s death, I’m thankfully not bursting into uncontrollable tears in socially awkward settings anymore. It comes and goes. I might spend a week or ten days with hardly a tear, and then a wave hits and I’m going through stacks of tissues every day. I’m getting used to it.

I know I need to though, so I dive into the pain and grief when it comes — and when it’s appropriate to let myself do so.

When I’m “in”, it feels like my life is over, like it hurts so much that I’ll never get over it. It feels like some part of me will forever refuse to accept that he is dead and gone, refuse to accept that there is nothing I can do about it, and refuse to accept too that nothing will bring him back. It feels like I will never manage to move on and open my heart this much again, like I will be stuck in grief forever.

Of course I know this isn’t true, and outside of these moments of intense grief, I’m living my life pretty normally these days, despite my heavy heart.

But what I’m starting to understand — and understand really because I’m experiencing it — is that these moments of pain where I am so adamantly refusing to accept that Bagha has died, and I now have to live without him, are actually the very thing that is helping me accept it.

When I was told this it made immediate and perfect sense to me. I feel pain and sadness because I am facing the fact Bagha is dead. Even if my reaction (defense mechanism) to that pain is a futile refusal to accept that which is causing the pain (clearly a flavour of denial — “I want my cat back, I don’t want him to be dead”), it remains that if I am feeling that pain it is precisely because I am realizing or accepting a little more that my life from here onwards will be without him, and I have no choice in that matter.

That is why sadness and tears heal: they are the expression of a step forward in accepting a difficult reality. And though it feels sometimes that the steps are small and the road long, I know I am making progress, and that my heart will heal again.

Deb Roy: The Birth of a Word [en]

[fr] Une vidéo fascinante sur l'apprentissage du langage -- et aussi sur le traitement et la visualisation de quantités étourdissantes de données linguistiques. A regarder.

Ah yes, another video. You see, some evenings, instead of sitting in front of the TV (not my usual evening occupation, by the way), I sit in front of my computer and watch videos I’ve queued up on Boxee — or hunted down for the occasion. No surprise, TED Talks are a favourite hang-out of mine.

Here’s one titled The Birth of a Word: researcher Deb Roy recorded the whole three first years of his son’s life to gather data which, once analyzed, would bring insight on how we learn language.

It’s fascinating. Fascinating for the language geek in me, and also fascinating from a data visualisation and analysis point of view. In the second part of his talk, Deb moves on to analysis of publicly available commentary (online) matched to TV shows they’re about. The visualisation is stunning (he’s showing us real data) and the implications left me feeling giddy.

Your turn.

Hat tip: thanks to Loïc for pointing out this video on Facebook.

Nouvelles musiques: adieu la radio [fr]

[en] Years ago, when I sold my car, the radio stopped being my source for new music. Now it's TV series, Facebook, and Tumblr.

Il y a des années de cela, lorsque j’avais une voiture, je passais chaque jour du temps sur la route à écouter de la musique et… à chanter avec. Des périodes CD (c’était avant l’iPhone!) et des périodes radio. J’aimais la radio qui ne parlait pas, qui passait simplement de la musique.

C’était là que je découvrais de nouveaux artistes. Grâce à la radio que j’achetais des CDs (toujours ou presque dans les bacs à 10-15 balles).

Quand j’ai vendu ma voiture en 2007, j’ai perdu non seulement mon local de chant préféré (heureusement je chante avec Café Café, sinon mes pauvres cordes vocales se ratatineraient) mais aussi ma source de nouvelle musique.

En fait, j’ai aussi perdu mon lieu principal d’écoute de musique. J’aime travailler dans le silence, je n’arrive pas à lire ou écrire en musique. Alors j’écoute de la musique quand je fais le ménage ou quand je retouche des photos mais… c’est vrai que j’aime le silence.

Aujourd’hui, piétonne, j’écoute aussi de la musique en marchant ou dans les transports publics, mais c’est très frustrant pour moi de devoir “la fermer” et de ne pas chanter à plein poumons comme j’en ai envie. (Non, je ne suis pas “celle-là” dans le train qui chante pour tout le wagon avec son casque dans les oreilles…)

En plus, merci iPhone, la musique a maintenant une rude concurrence: les podcasts. Je suis accro à On The Media et à Radiolab, par exemple. (Si vous avez des émissions de qualité comparable à me proposer en français, je suis preneuse, hein.)

La radio a donc complètement disparu de mon radar — si ce n’est sous forme de ces podcasts, ou lorsque j’y passe 😉

Depuis quelques années, donc, j’ai conscience que mon “répertoire” musical stagne. Je n’achète plus de CDs depuis longtemps (un des derniers était Back to Bedlam de James Blunt) et malgré ce que pourraient croire certains, je ne suis pas une grande pirate: trop paresseuse pour télécharger “illégalement”, je me contente d’acheter des morceaux isolés sur iTunes. En passant, j’ai la sensation de payer pour le service plus que pour la musique (vous m’entendez, là-bas?)

Source première de nouvelles musiques? Les séries TV (et films), Grey’s Anatomy en tête. Un petit coup de Shazam pour identifier le morceau qui passe, et hop, j’achète.

Deuxième source? C’est ça qui me fait écrire aujourd’hui: mes fils d’actualité sur Facebook et Tumblr. Mes amis qui partagent vidéos et morceaux qu’ils aiment. Parfois, j’achète.

Ken Robinson: Changing Education Paradigms (RSAnimate) [en]

[fr] Excellente explication du pourquoi (et comment) le système éducatif d'aujourd'hui est... coincé. Héritage des Lumières dans un monde qui est aujourd'hui celui de la technologie et de la globalisation: dur, dur!

This is the second RSAnimate video I’ve watched (the first one was Dan Pink) — I love them. The graphics really help you understand and remember what is being said. Watch this one, and listen to Ken Robinson explain the root problem of today’s education — it’s only 10 minutes and you will not regret it.

And when you’re done, do what I’m going to do right now: head over to the RSA YouTube channel and watch other videos.

Ye Olde-School Personal Blogs Are Still Around [en]

[fr] Le blog personnel existe toujours. On a parfois tendance à l'oublier, noyés que l'on est sous la masse des machines à audience que l'on appelle "blog" ces jours.

Yesterday evening I was winding down when I thought of checking a bunch of old-school (personal) blogs I visit once in a while. If you’re not an old hand, and you’re looking for some good personal blogs written by those who made up the blogosphere in its golden hour, read on:

There are of course tons of other great blogs out there. But most of these were around in my early days of blogging, and it warms my heart that they still are.

What are your favorite personal blogs?