Pourquoi fait-on du sport? [fr]

“Pourquoi fait-on du sport?”

C’est cette question que posait, lundi soir en début de cours, mon prof de judo. Une question multi-couches et pleine de wagons (d’autant plus que pour lui, si le judo aussi un sport, il est également bien plus que “juste un sport” — j’abonde d’ailleurs dans ce sens) — à laquelle je me permets de donner deux réponses à raz les pâquerettes.

Tout d’abord, je crois qu’on fait du sport (et qu’on en refait) parce qu’on se sent mieux après qu’avant. C’est une réponse un peu axée “plaisir immédiat”, mais soyons honnêtes, beaucoup de nos activités sont motivées par le plaisir qu’on a à les exercer.

Deuxièmement, motivée par ma lecture récente de L’animal moral de Robert Wright (en VO bien entendu) — et cette réponse à mon avis est liée à la première et l’explique — je dirais que l’histoire de l’animal humain, à l’échelle de l’évolution, nous rappelle que nous sommes une espèce de prédateurs. Nous avons passé des dizaines de milliers d’années à chasser le mammouth (je caricature), et ce n’est pas les quelques derniers siècles (ou millénaires) de sédentarisation qui auront changé notre nature profonde. Il est fondamentalement humain d’avoir besoin de bouger.

Les réponses ne s’arrêtent pas là, bien entendu. Suivant la portée que l’on donne au mot “sport”, on pourra donner aussi des réponses d’ordre économique, psychologique, philosophique, existentiel, ou même spirituel.

Mais le raz des pâquerettes reste valable.

Chat ou e-mail pour rester en contact? [fr]

Au détour d’une conversation avec Fabien ce matin, je (nous) faisais la réflexion suivante: même si j’adore écrire (preuve les kilomètres de texte qui s’alignent sur ce blog, sauf quand je n’écris pas) je ne suis pas du tout versée dans l’e-mail “correspondance”.

Certes, j’utilise (beaucoup) l’e-mail comme outil de travail. Pour des échanges factuels. Pour de l’administratif.

Mais pour parler de sa vie ou de son coeur, je préfère être en intéraction directe: IM, SMS, IRC Twitter, téléphone, ou même (oh oui!) se voir en chair et en os pour boire un café ou manger un morceau.

Déjà avant que l’e-mail ne débarque dans ma vie, je n’étais pas vraiment une correspondante. Ma grand-mère paternelle se plaignait amèrement du manque de lettres provenant de sa petite-fille, les cartes postales signées de ma main étaient dès le jour de leur réception des pièces collector, et les deux ou trois tentatives adolescentes d’avoir des correspondantes dans d’autres pays se sont assez vite essoufflées.

Peu étonnant, dès lors, qu’un fois accro au chat sous toutes ses formes, ce soit les modes de communication interactifs que je privilégie pour mes relations avec les gens.

Je me demande si c’est simplement une préférence personnelle (certains sont épistoliers, d’autres pas) ou bien s’il y a véritablement des caractéristiques des médias en question qui la sous-tendent: l’interactivité (relativement synchrone), par exemple. Parler de ce qu’on vit ou fait (c’est souvent l’essentiel des conversations), c’est bien mieux avec un retour direct d’autrui en face, non?

Where's the Blogger? [en]

[fr] Oui oui, je suis toujours vivante! Juste en train de faire plein de choses et de profiter de la qualité de vie que j'ai achevé de mettre en place cet été. Pas tellement d'inspiration pour écrire, mais ça reviendra, ne vous en faites pas!

OMG, as we say, I’ve been playing truant again. Just busy busy busy (happily, thankfully!) and not really in a writing mood (it’ll come back, don’t worry).

Oh yeah, and I’ve caught up with my accounting. Yay me!

LeWeb09: Blogger Accreditation Request Form Open! [en]

[fr] Le moment tant attendu est arrivé: vous pouvez vous inscrire pour demander une accréditation blogueur pour la conférence LeWeb à Paris.

leweb'09You were waiting for it impatiently: the blogger accreditation request for for LeWeb’09 in Paris is now live!

Head over to the official bloggers page linked above if you want to try your luck (and your talent) at receiving an accreditation. Be quick, the form closes on September 23rd! (But please, do take the trouble to read the instructions and fill in the form well — you don’t want to irritate me with incomplete, irrelevant, or sloppy submissions ;-))

There are press passes for journalists and also special deals for students.

See you in Paris at LeWeb!

Lisbonne de nuit sans train de nuit [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Je suis allée deux fois à Lisbonne. La première fois, c’était en 2006, pour assister à la conférence SHiFT, relativement connue des milieux geek/web européens. Je n’ai pas pris le train de nuit (le livre est dans ma bibliothèque, par contre!) mais l’avion, et le jour avant mon départ je ne savais pas encore où j’allais loger. Ça a été pour moi l’occasion de découvrir Couchsurfing, dont Stéphanie vous a parlé il y a quelques mois, ce qui m’a valu d’être hébergée en plein milieu du centre-ville par un sympathique Lisbonnais qui m’a fait découvrir ses bistrots favoris et les jolies petites rues du centre.

J’ai adoré cette ville. Même deux ans plus tard, éreintée par deux ans de voyages professionnels trop nombreux et de villes étrangères qui finalement se ressemblaient toutes, j’ai eu un plaisir énorme à y retourner — et j’espère avoir l’occasion d’y remettre les pieds avant la Saint Glinglin.

Sans plus attendre, venons-en au fait de ce billet: Lisbonne, de nuit, c’est fort joli, et j’ai les photos pour vous le prouver!

Lisbon Day 2 - 106

Lisbon Day 2 - 114

Lisbon by Night 17

L’ascenseur qui permet de voir la ville de haut:

Lisbon by Night 02

…Et justement, la ville de haut:

Lisbon by Night 20

Lisbon by Night 32

De l’insolite: une exposition de voitures accidentées, organisée par le département portugais de la sécurité routière:

Lisbon by Night 36

La télécabine qui permet d’arpenter les quais de la partie moderne de la ville sans se fatiguer les gambettes:

Lisbon 2008 - SHiFT - 28

Bien sûr, Lisbonne, c’est joli de jour aussi — mais je ne vais pas vous assomer avec toutes mes photos, quand même!

Blogger Accreditations for LeWeb'09: Apply Between September 16th-23rd [en]

[fr] Je reprends mon rôle de gestionnaire des accréditations blogueurs pour la conférence LeWeb'09 à Paris. Le formulaire de demande d'accréditation sera ouvert entre le 16 et le 23 septembre. Notez bien la date si vous désirez tenter votre chance!

leweb'09As I already mentioned and some of you may know, I am reprising my role as blogger programme curator for the conference LeWeb which will take place in Paris on December 9-10th. You may want to jot down somewhere (or mark it in red in your calendars!) that the form for requesting a blogger accreditation will be open between September 16th and 23rd. It will be linked from the official bloggers’ page on the conference site, and I will announce it again here as it goes live.

Hope to see you at LeWeb in December!

Google Forms: Multiple Choice, List, Checkbox [en]

[fr] Attention: dans Google Forms, "multiple choice" n'est en fait pas un choix multiple. Il faut utiliser "checkbox" pour ça.

Like I did last year, I’m currently preparing the blogger accreditation request form for the LeWeb’09 conference in Paris (if you’re not a blogger and want to come, be sure to grab a very early bird ticket before the end of September — if you’re a student, get in touch with Géraldine). We’ll by the way shortly be letting you know which dates the form will be open for you to request an accreditation.

This is not the purpose of this post, however. I was a bit mystified by the difference between the “multiple choice”, “list”, and “checkbox” elements one can use to build a form using Google Forms, so I decided to build a quick test case to see how things worked. Brace yourself for a surprise (the test form is below, with explanations):

Loading…

Summary?

  • list is your normal “one choice only” drop-down list, no surprise here
  • checkbox is your real multiple choice list, with optional “other” choice which can be filled in manually
  • multiple choice is very poorly named, and is in fact a radio button “one choice only” list, but which allows an extra “other” choice which can be filled in manually

In all cases, multiple values are stored in a single spreadsheet cell as a comma-separated list. View the resulting spreadsheet.

I hope this will save somebody the trouble of working it all out themselves like I had to do!

Survivre à l'heure du trop d'informations [fr]

Lors du très sympathique Bloggy Friday d’hier soir, la conversation est à un moment donné partie sur les fils RSS, Twitter, le temps que ça prend, et la quantité d’informations à s’enfiler chaque jour, si on rentre là-dedans.

Je vous présente donc ma recette pour survivre à l’heure de la pléthore d’informations à portée de nos souris qui est la nôtre. Elle est très simple, la recette:

  • lâcher prise et abandonner tout espoir d’être “à jour” ou de “tout lire”
  • mettre l’accent sur les connexions et le réseau (quelles personnes je suis sur Twitter, connexions facebook, abonnements RSS)
  • considérer que tous ces flux sont comme une rivière où l’on fait trempette de temps en temps, ou comme une station radio diffusant en continue et qu’on allume lorsqu’on en a envie.

Quelques éléments supplémentaires:

  • si l’information est importante et que le réseau est de qualité (voir le point ci-dessous), elle vous parviendra par de multiples chemins (exit donc l’angoisse de “rater” quelque chose de vital)
  • la qualité du réseau est cruciale: ce n’est pas juste une question de quantité de connexions ou de contacts (même si cette dimension joue un rôle), et chacun est entièrement responsable du réseau qu’il construit et maintient autour de lui.

Pour ma part, j’ai depuis longtemps accepté que je ne suis pas une lectrice régulière de blogs. Je sais, cette information en surprend plus d’un, car je suis perçue comme une personne très connectée et “au courant”. Mes lectures sont des butinages, incités par ce que je vois passer dans ces différents flux (Twitter, Facebook, Tumblr, surtout). De temps en temps, je vais expressément voir le blog de telle ou telle personne, ou son compte Facebook, ou son Twitter — parce que j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’elle raconte récemment.

Mais je ne cherche pas à “tout lire”, oh non, au grand jamais. Et je m’en porte fort bien!

Gérer sa réputation numérique [fr]

[en] Online reputation management: know what people are saying about you, and concentrate on putting yourself out there in a good (honest) light rather than getting stuff pulled down and risking the Streisand Effect. This is exactly what Anil Dash explained on his blog many years ago in "Privacy through identity control".

En allant faire un saut à la boulangerie du coin, iPhone sur les oreilles, le hasard de la playliste aléatoire m’a permis d’écouter “La mauvaise réputation“, épisode de l’émission RSR1 “On en parle” que j’avais téléchargé il y a une semaine environ.

Eh bien, même si par moments j’ai un peu grincé des dents face à l’approche un peu “contrôler sa réputation” de certaines parties de l’émission, et au fait qu’on insistait un peu beaucoup sur comment savoir ce qui est dit de nous, mais pas tellement sur “et bon ensuite, on en fait quoi?”, les conclusions sont tout à fait bonnes. Je vous encourage donc à écouter l’émission (surtout la fin!) si ce sujet vous intéresse.

En résumé:

  • ayez une présence internet, et utilisez-la pour être proactifs par rapport à ce qu’on peut trouver sur vous en ligne (en termes moins élégants: ça peut aider à “noyer le poisson” ou tout au moins, équilibrer un peu le message si des choses négatives sont publiées sur vous)
  • gardez un oeil sur ce qui est publié à votre sujet (Google, alertes, Technorati, abonnements, ou même entreprise spécialisée)
  • il y a des moyens de faire retirer des contenus, mais attention: ils vont resurgir ailleurs, et risque de Streisand effect
  • tenter d’éviter le problème en faisant l’autruche et en restant aussi loin d’internet que possible, c’est donner le contrôle total de votre réputation numérique à autrui!

A Thought or Two on Social Capital [en]

A couple of weeks ago, I was having a nice afternoon in Geneva (a surprise for me!) sipping an ice tea on the terrace of a café in the Quartier des Bains. The people around the table were interesting, as was the conversation. At one point, I was trying to explain how I viewed “social capital” and the meritocratic nature of the connected lifestyle.

As with many things, the Internet has not really created anything new, but given more visibility or weight to something that already exists in the offline world that everybody knows.

As an individual, I have certain connections with other individuals, and a certain reputation. If I’m respected and appreciated, then I have a certain amount of social capital that I can either accumulate or “spend”.

Here’s an example of “spending” some of my social capital: I’m organizing a conference and ask people to blog about it or introduce me to possible sponsors. In “normal” speech, we’d simply say I’m asking for favours — and that’s what it is.

The amount of favours people will do me depends on how much “social capital” I have — how much they respect, regard, appreciate me. It’s pretty simple, really. “Social capital” is just an expression (like “whuffie”) used to give a name to this “thing” that people have more or less of, and which gives them power as an individual in their network.

Social capital can be well spent, or dilapidated. It can also be lost by doing stupid things (the kind of things that “ruin a reputation”). I think it’s a better expression than “popularity” or “reputation” because it stands a chance of being understood as multi-dimensional.