Les commentaires d'un blog ne sont pas un espace de pub! [fr]

[en] I'm tired of people using blog comments as advertising space (it's particularly a problem on the ebookers.ch travel blog that I manage). I've decided that I was tired of racking my brains to figure out if this or that slightly fishy comment was ham or spam, so in future, people who sign comments with brand names (or any non-human name, for that matter) will not see their comments published. Ditto if the URL provided with the comment points to something resembling a commercial site (well, anything that is clearly not that person's site).

Y’en a marre! Le spam mécanique qui nous assome de Britney peu vêtue et de Viagra dans nos commentaires de blog, c’est déjà pas drôle, mais il y a des filtres à spam genre Akismet qui font assez bien leur travail.

Mais là, ce qui commence à me sortir par les trous de nez, ce sont les personnes (au pire malhonnêtes, au mieux mal informées) qui s’appliquent à laisser des commentaires “pseudo-intelligents” à droite et à gauche pour promouvoir leur site/blog/produit.

Ça va de la remarque vide genre “super article, merci!” ou “j’adore ton blog!” au commentaire un peu plus réfléchi et même parfois pertinent, en passant par le franchement publicitaire plus ou moins subtil.

Les auteurs de ces commentaires ont parfois un nom d’être humain, mais souvent pas. Et leur URL n’est clairement pas celle de leur blog ou site personnel.

C’est particulièrement grave sur le blog de voyage ebookers.ch, dont j’ai l’honneur d’être “blogueuse-rédac-chef”. Environ la moitié des commentaires que nous recevons sont entre le douteux et le franchement commercial. Quand quelqu’un qui s’appelle “blog voyage” laisse un commentaire sympathique 2-3 fois par mois, on se pose des questions. Ou bien alors l’annonce pour une location d’appartement dans une rue de Paris dont nous parlons dans un article. Les liens vers d’autres sites de tourisme ou de voyage. J’en passe.

Alors bref, y’en a marre. Voici ce que j’ai décidé.

  1. Déjà, pour commencer, si vous n’êtes pas capable de signer votre commentaire d’un nom humain ou d’un pseudonyme clair, je ne publie pas votre commentaire.
  2. Si votre commentaire se complaît dans la banalité et sent de façon suspecte “l’excuse à lien”, il croupira dans l’obscurité de la file de modération sans jamais voir la lumière du jour.
  3. Si vous utilisez un nom d’humain et qu’en plus votre commentaire est génial, mais que le lien fourni laisse à penser qu’il est commercial, alors je le publierai, mais en supprimant le lien.

Méchant? Oui.

Je comprends toutefois que de nombreuses personnes (et agences, parce que je me rends bien compte qu’il y a des professionnels qui se lancent dans ce genre d’opération misérable) agissent ainsi par manque d’informations. Ou se basant sur de mauvaises informations provenant de soi-disant experts en marketing 2.0 ou que sais-je, mais en fait qui n’y comprennent que dalle.

Donc, du coup, je vais vous expliquer.

Oui, laisser des commentaires sur d’autres blogs est en excellent moyen de promouvoir le vôtre. Mais seulement si vous ne le faites pas dans le but premier de faire de la promotion. Paradoxal? Pas tant que ça.

La raison pour laquelle les commentaires vont faire connaître votre blog, c’est parce que ces commentaires vont vous faire connaître. Ils vont vous faire connaître à travers l’intelligence de vos propos, la vivacité de votre esprit, le tranchant de votre plume clavier. Les commentaires d’un blog, c’est l’espace privilégié de la conversation, et donc de la rencontre entre êtres humains. Comme j’aime le dire, on ne peut pas avoir une conversation avec un communiqué de presse — on ne peut pas non plus avoir une conversation avec un robot publicitaire, même si celui-ci s’appelle Juliette.

Et j’ai une mauvaise nouvelle pour les robots publicitaires: on les repère de loin dans la foule des humains.

Quelques exemples. (J’ai omis les cas tout à fait évidents d’un côté comme de l’autre.)

  1. Un article portant sur la bonne manière d’organiser sa valise: j’y laisse un commentaire vantant les mérites des shampooings solides de chez Lush. Je n’ai pas d’actions chez Lush, ce n’est pas un client (sinon je le préciserais, du coup), je n’ai aucun bénéfice direct à en parler, si ce n’est que je suis un fan de produits Lush et que j’ai envie de partager ça. => publié.
  2. Un article parlant de San Francisco: Ben (je sais qu’il s’appelle comme ça grâce à son e-mail et à une signature en fin de commentaire) laisse un commentaire avec une petite info supplémentaire et un merci pour les photos qui lui rappellent de bons souvenirs. Ça s’annonce bien, sauf que dans le champ “nom et prénom” il a écrit “blog voyage” et que le lien qu’il fournit est celui de Enroutes!, une plateforme de blogs de voyage, justement. Ajouté aux deux autres commentaires du genre laissés sur d’autres articles, ça sent fortement le “j’essaie de faire connaître un site en laissant des commentaires à droite et à gauche”. => pas publié.
  3. Sur l’article “Trois destinations de rêve“: quelqu’un laisse un commentaire répondant à la question posée dans l’article. Problème? Son nom est “Ces petits riens”, comme le blog donné en lien. Du coup, alerte rouge. Je vais visiter le blog en question, je fais un peu d’analyse de texte et… cela semble effectivement a première vue être un blog personnel écrit par une personne. Un conseil pour la blogueuse en question? Se choisir un pseudonyme qui ressemble plus à un nom qu’à un titre de publication, si elle tient à rester anonyme. Son commentaire a failli ne pas être publié. => publié, mais ça m’a demandé du boulot de vérification et j’en ai marre.
  4. Enfin, l’article donnant quelques trucs “santé” pour voyager malin: “Rando” (ça commence mal) laisse un commentaire pour préciser qu’en effet, il ne faut pas oublier de prendre une trousse de secours pour ce genre de destination… avec lien sur la page de vente de trousses de secours d’un magasin en ligne de matériel de randonnée. => pas publié.

Avec ces quelques exemples, j’espère que vous voyez où est le problème avec ce genre de commentaire “trop promotionnel”: on ne sait pas vraiment qui est en train d’écrire le commentaire (le proprio du magasin en ligne? le créateur de la plateforme de blogs de voyage? l’employé d’une agence de comm?) et clairement, le commentaire est laissé plus pour la valeur qu’il leur apporte que pour celle qu’il nous apporte. C’est pas très désintéressé, comme qui dirait.

Pourraient-ils procéder autrement? Oui.

Par exemple, Ben pourrait signer les commentaires de son nom et laisser en lien son propre blog de voyage au lieu de celui de la plate-forme. Cela éviterait de donner l’impression qu’il essaie simplement de placer un lien vers la plateforme. Ou s’il est le créateur de la plate-forme et qu’il cherche à promouvoir celle-ci, il pourrait nous écrire pour nous suggérer de faire un article à ce sujet pour nos lecteurs (ce qu’on ferait ou non, c’est une autre histoire). Dans les deux cas, la communication serait claire et transparente.

Quant à “Rando”, il pourrait nous dire simplement dans le commentaire que son magasin en ligne vend des trousses de secours, et peut-être nous expliquer en quoi les siennes sont tellement plus extraordinaires que les autres que l’on pourrait trouver. Il nous donnerait son nom, et un lien qui nous en dise un peu plus sur lui. Ça passerait ou non, clairement, aussi en fonction de son engagement dans la micro-communauté du blog. Si c’est son seul commentaire, bof. Si c’est un contributeur engagé (et authentique!) régulier, on lui passerait probablement ça, parce qu’il aurait accumulé assez de capital social pour se le permettre.

De façon générale: payer quelqu’un (à l’interne ou à l’externe) pour aller arroser les blogs de pseudo-commentaires dans l’espoir de faire connaître son site (ou le faire soi-même) est une mauvaise stratégie, qui finira simplement par vous ranger dans la catégorie des spammeurs et pollueurs.

Ici, comme avec tout ce qui touche aux médias sociaux, ce n’est pas l’action (laisser un commentaire, envoyer un tweet, faire une page sur facebook, publier sur un blog) qui est importante. C’est l’état d’esprit dans laquelle elle est faite.

Et pour cela, encore et encore, lisez le Cluetrain Manifesto. Oui, même s’il faut vous taper la version anglaise.

En attendant, moi, je vais devenir impitoyable dans la modération des commentaires des blogs que je gère. Si vous n’avez pas un nom d’humain, passez votre chemin!

Le soleil de San Francisco [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Avec le vilain couvercle gris qui s’est installé au-dessus de nos têtes depuis des jours interminables (du moins à Lausanne), je me prendre à repenser avec nostalgie à mon petit séjour ensoleillé à San Francisco, il y a trois hivers de cela.

J’ai toujours de la peine, en hiver. Avec les années, j’ai fini par réaliser que peu de gens sont complètement immunisés contre la grisaille, la pluie, et les journées qui rétrécissent comment peau de chagrin. Et il y a trois ou quatre ans, justement, j’avais pris la ferme décision de partir une semaine au soleil durant l’hiver, histoire de recharger un peu mes panneaux solaires.

Comme toutes les fermes décisions (en tous cas chez moi) celle-ci s’était vite retrouvée noyée dans le flot de la vie, surtout en octobre-novembre, quand il pleut à verse. Par un intéressant concours de circonstances cependant, j’ai été engagée pour un mandat professionnel de l’autre côté de l’Atlantique, et j’en ai profité pour faire un crochet (d’une semaine!) par San Francisco sur le chemin du retour, puisque j’y connaissais maintenant plein de monde.

Je n’avais pas du tout prévu que j’y ferais le plein de soleil. Ce fut une excellente surprise. (Par contre, en été, je vous dis franchement — mieux vaut rester à Lausanne, côté climat. Il y fait bien meilleur qu’à San Francisco, sauf si vous aimez le vent et ne pas savoir comment vous habiller le matin en sortant.)

Comme je ne vous demande pas de me croire sur parole, voici quelques photos prises justement lors de ce fameux séjour, en janvier 2007. Vous trouvez pas qu’on dirait le printemps?

San Francisco 158

San Francisco Last Day 2

San Francisco 190

San Francisco 8

San Francisco 47

San Francisco 27

San Francisco Last Day 4

San Francisco 35

San Francisco 147

San Francisco 50

San Francisco 206

Quand le gris se fait trop épais sur Lausanne, je vais donc non seulement rêver de Marrakech, mais aussi de San Francisco et de son soleil.

(Raphaël me rappelle d’ailleurs que plus près de nous, dans le Jura, il fait beau quand le tour du Léman souffre de la grisaille. Hmm, je vais y songer…)

LeWeb'09: Bloggers, Social Media Club House, Boat Party [en]

LeWeb'09-Paris dec 9th and 10th In less than a week, I’ll be jumping on the TGV to Paris to attend the conference LeWeb’09. Clearly, this is a long overdue post — the conference starts in a week. You probably saw my post about blogger accreditations way back when, and if I haven’t communicated about it since, it’s because I’ve been very very busy behind the scenes. Time to fill you in a bit.

The choice was tough, but we ended up with a selection of official bloggers who are invited specially to come and cover the conference live on their blogs. You can also follow them all on Twitter with the official bloggers list. During the conference, you will be able to find all their posts about LeWeb’09 on a single page, with a single feed (thanks to Superfeedr). Another way to access their publications is through the LeWeb’09 Pearltree — just click on the Official Bloggers branch.

Social Media Club House, LeWeb'09.Aside from my job as Official Bloggers “list mom”, I’m thrilled that I’ve been invited to be a resident of the Social Media Club House during my stay in Paris. The five other residents are Cathy Brooks, Chris Heuer, Dana Oshiro, Kristie Wells, and Robert Scoble, and PayPal is our main sponsor. We’ve got a wicked schedule planned, so stay tuned (tag: smch, ) and follow us on Twitter upto and during the conference.

Official Bloggers and Social Media Club House will collide during the evening before LeWeb’09, when we will head over to le Six/Huit for an “Official Bloggers and friends” pre-conference party, hosted by well-known Paris bloggers Frédéric de Villamil and Damien Douani.

Clearly, there is no shortage of choice when it comes to pre-LeWeb’09 events, but this party is to my knowledge the only one taking place on a boat (yes, on the Seine!) and right next to Notre-Dame cathedral. Plus, as we all have to fit on the boat, it’s limited to 150 people, so it’s a pretty exclusive event, with a high concentration of official bloggers, Social Media Club House residents, and a handful of top PayPal executives (you know, the kind of people you don’t really get to approach during the conference because they are permanently surrounded by a wall of folks who want to talk to them).

péniche-six-huit

The party starts at 5.30 for the official bloggers and our special guests, and will open its doors to the general public at 7pm, until 9-10pm.

Please sign up quickly if you want to come to the boat party!

And if you’re looking to sponsor a cool event (or know somebody who would like to), we’re more than happy to let you offer a round of drinks. Just give Fred a call on +33 6 62 19 1337 to set things up.

See you next week in Paris!

Me lire, ailleurs [fr]

[en] A handful of articles I've published elsewhere (in French) these last days.

Problèmes d'internet, problèmes d'humains [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Les médias se plaisent à nous rappeler régulièrement qu’internet est un espace dangereux. Passons pour cette fois, si vous le voulez bien, sur les exagérations et les dangers particuliers (je le fais déjà assez ailleurs) pour nous pencher sur un principe de base.

Internet est peuplé d’humains. Les problèmes que l’on y rencontre sont donc avant tout des problèmes d’humains. Et dans les médias sociaux en particulier, les principales difficultés sont de l’ordre du relationnel.

Les personnes peu familières avec internet semblent tout d’un coup perdre toutes leurs compétences interpersonnelles dès que l’échange a lieu par écrans interposés. Un commentaire désagréable en réponse à un article? Il suffit souvent de se demander comment l’on réagirait en face-à-face. Certes, cela demande parfois un peu de maturité — mais il est très rare que l’on se retrouve compètement démuni face à quelqu’un dans la plupart des situations de la vie courante.

Même les problèmes plus “sérieux” comme le harcèlement en ligne, les contacts sexuels entre adultes et mineurs, les communautés “malsaines” (pro-ana, racisme…) sont à la base des problèmes de personnes. Ce sont des problèmes qui existent en-dehors d’internet, qui se manifestent là où il y a des gens — y compris sur internet.

On comprendra donc qu’y remédier passera donc par se concentrer sur la dimension humaine du problème, et non sur celle, accessoire, de sa présence sur internet.

Je simplifie, bien sûr, et il y a des exceptions. Tout ce qui a trait au droit d’auteur, par exemple, est inextricablement lié aux caractéristiques techniques d’internet. La permanence des objets numériques, également, change le paysage de nos relations les uns aux autres, et à l’information.

N’oublions donc pas, dans notre exploration du monde connecté, que les principales difficultés que nous y rencontrerons seront humaines. Et que les humains, c’est du terrain connu.

Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe? [fr]

[en] A very well-written article on deciding whether to get the flu shot or not. First of all, the reason we have two vaccines this year is that H1N1 arrived too late to be included in the seasonal mix. It will next year. So the question is not "should I get the H1N1 jab" but "should I get a flu jab" (and if yes, to do both seasonal and H1N1). For a healthy person, risks linked to contracting the flu and to getting the vaccine are both tiny (compared to driving everyday with your car, for example) -- it's up to each person to decide how they want to manage those tiny risks.

Alors que je constate avec satisfaction que mon vaccin anti-H1N1 ne semble avoir d’autre effet sur moi qu’une légère courbature au bras injecté, j’aperçois un peu par hasard dans les flux de tweets et de statuts facebook un lien intitulé “Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe?“, accompagné d’un commentaire très positif de Stéphane Perry.

A mon tour de vous recommander vivement la lecture de cet article, très complet et pertinent, qui ne prend pas parti pour ou contre la vaccination mais se contente de vous donner de quoi prendre une décision informée. Ce que j’ai retenu:

  • si on a deux vaccins séparés cette année, c’est parce que la souche H1N1 inquiétante est apparue trop tard pour être inclue dans le cocktail du vaccin saisonnier
  • même si H1N1 n’est pas plus dangereuse que notre grippe normale, on a tout de même mis en branle un protocole de production de vaccins qui avait été prévu pour la grippe aviaire H5N1, bien plus meurtrière
  • la question à se poser est “est-ce que je me fais vacciner contre la grippe” tout court (et si la réponse est oui on fait les deux vaccins)
  • pour une personne en bonne santé, le risque de conséquences adverses graves sont minimes aussi bien pour ce qui est de la vaccination que de la grippe (à chacun donc de peser les risques et faire son choix entre les deux, sachant que prendre sa voiture tous les jours c’est déjà nettement plus dangereux).

Certains lecteurs seront peut-être surpris que je me sois fait vacciner, après ma prise de position dédramatisante de cet été. La raison pour cela est assez simple: je fais partie de la population “à risque” (complications pulmonaires et cardiaques), et après ma très vilaine crève de l’hiver dernier, mon médecin m’avait d’ores et déjà fortement conseillé de me mettre à faire le vaccin contre la grippe, ce que j’avais décidé de faire.

Je réponds donc “oui” à la question “est-ce que je me fais vacciner contre la grippe”, et donc j’ai fait les deux vaccins (pour la petite histoire, il semblerait pour le moment que le vaccin contre la grippe saisonnière m’ait bien plus assomé que celui contre la grippe A, que j’ai fait hier).

En passant, prenez le temps de lire d’autres articles sur le forum d’échanges médicaux Atoute.org, qui semble être un excellent site d’information médicale, qui n’est pas sans me rappeler Bad Science, même si l’angle d’approche est un peu différent. J’ai trouvé particulièrement intéressant cet article sur l’inutilité (voire la nocivité) des excès du dépistage, ainsi que “Touche pas à ma prostate!

Stuck Reorganizing my Professional Web Presence [en]

[fr] Où Stephanie se prend la tête avec le contenu de son site professionnel et se demande comment elle va bien pouvoir faire.

I’m itching to try WPML and clean up stephanie-booth.com, my professional site. It’s a mess. Worse than that, it’s an out-of-date mess.

Each time I start thinking about how to reorganize it, my head starts hurting. What belongs here on CTTS, and what belongs there? How do I present what I do to potential clients, when I’m not even sure what to call myself? I do I deal with the fact that I’m talking to very different clients (schools, individuals, freelancers, small and bigger businesses, conference organizers…)?

How do I keep it simple when I do so many things?

Should I change radically and do SB.com blog-like? In that case, does it make sense to keep it separate from CTTS?

Here is a feeble attempt to try and think this headache out loud. Help is very very welcome, as long as it’s not along the lines of “stop doing so many things and pick one”.

So, first there is the “about me” stuff. Bios, CVs, about stuff. Here’s what I have:

A contact page (this is not too much of a headache):

Stuff I’ve done:

Stuff I do: the big headache. Maybe I should use three entry points:

  • delivery mode (training, speaking, consulting, doing)
  • theme (teenagers and social media, social media as communication and marketing, improving one’s online presence, blogging, events, freelancing, coworking)
  • audience (individuals, businesses, schools, non-profits, freelancers, events)

I’m not sure how useful this is… Also, my francophone audience and my anglophone audience have different interests, so my content does not overlap perfectly in both languages (not a problem, but it probably means I have to think the FR and EN sites separately).

There is also content on SB.com which I think does not belong there. It’s more CTTS-like, and might have been good at the time, but it’s a bit dated. I might retro-publish it in the blog so it doesn’t just disappear. And there is content on CTTS which is a little “business-oriented”

Right, so, how can I make sense of all this? Although with most of my clients I feel like a site architecture and content wizard, I’m aware that I’m really not that good at it (particularly with my own content, unsurprisingly).

So, help welcome. Thanks in advance.

Je tweete, tu tweetes… merci de laisser les twits au vestiaire [fr]

[en] About the correct way to say "to tweet" and "a tweet" in French. No twits, please. Or even twitts. It just sounds plain stupid.

J’ai beau être une horrible bilingue qui parsème allègrement mon français d’anglicismes et mon anglais de gallicismes, et mes deux langues de néologismes et de stephanismes, il y a un certain nombre d’abus linguistiques qui me hérissent sérieusement le poil.

Une des derniers en date? L’utilisation par les francophones de “twit” ou “twitt” pour faire référence à un message envoyé sur Twitter. (C’est quoi, Twitter?)

Je m’explique — parce que ce qui me tient à coeur, c’est qu’on reste un peu linguistiquement cohérents.

En anglais, “to twitter” (le verbe, donc), signifie “gazouiller” (on va pas pinailler sur le sens). Le nom qui correspond à ce verbe, et qui fait donc référence à une “instance” de cette activité (dans le contexte de Twitter, donc, à un message envoyé), c’est “a tweet“. Notons, pour ceux qui s’intéressent à la prononciation, que le verbe contient un “i” court (le phonème qui n’existe pas en français — on sait ça parce que le “i” est suivi de deux “t”) mais que le nom, lui, se dit avec un long “i” (comme le “i” français).

Prenons un parallèle bien connu: “to blog” et “a blog”. Voilà, très bien.

En français, on importe directement le nom, sans autre forme de procès. Un blog. Un tweet.

Et puis on forme un verbe à partir de ce nom: bloguer, tweeter.

Mais il y a plus grave, en fait. Parce que “twit“, voyez-vous, qui se prononce avec un “i” court (même si on l’écrit “twitt”), c’est un mot qui existe déjà dans la langue anglaise.

“A twit”, c’est un imbécile. Ouille.

Quitte à importer des mots d’une langue à l’autre (ce qui ne me pose aucun problème), essayons d’importer les bons, voulez-vous?

Je récapitule.

Quand j’utilise Twitter, je tweete. J’envoie des tweets à droite et à gauche. Parfois je reçois un tweet privé, mais la plupart sont publics et je n’arrive pas à suivre. Et j’évite de passer pour un twit en appelant ces messages des twitts ou mon activité twitter (ce qui, en passant, prête à confusion avec le nom du service… et donne des noeuds à la langue, prise dans le doute prononciatif!)

A lire: recherche académique sur les risques courus par les adolescents sur internet [fr]

Un des avantages déjà perceptibles de mes efforts pour passer de “penser mes journées” à “penser mes semaines” est que je recommence à donner un peu plus de priorité à mes travaux d’écriture et de recherche. Je suis ainsi en train de gentiment avancer dans la lecture de l’annexe C du rapport Enhancing Child Safety and Online Technologies, paru il y a déjà un an (!) et co-dirigé par mon amie danah boyd.

Toute personne qui prétend parler des risques que courent les enfants et adolescents sur internet devrait lire ce rapport. L’annexe C, par laquelle je commence mon exploration, est une méta-étude qui tente de rassembler toutes les recherches académiques publiés au sujet des adolescents et internet.

La lecture du livre Bad Science il y a quelques mois m’avait déjà sensibilisée à l’importance de ce genre de démarche, mais plutôt dans le domaine médical: plutôt que de se baser sur une seule étude, on fait le point sur toutes les études cliniques qui ont été faites pour tester un médicament (par exemple), les examinant pour des problèmes méthodologiques et compilant/comparant leurs résultats lorsque c’est pertinent. C’est comme ça qu’on survit aux études “contradictoires” (l’une montre que oui, l’autre montre que non — on les confronte).

On est donc ici bien loin des titres racoleurs d’articles dont le contenu sent bon la soupe de restes (on prend les mêmes et on recommence: “ne mettez pas en ligne ce que vous n’êtes pas prêt à assumer davant tout le monde, futur patron y compris, et Facebook n’est pas une exception”). Se plonger dans la littérature académique est d’autant plus important que la question de la sécurité en ligne de la jeune génération souffre douloureusement de la prépondérance des anecdotes sur les statistiques dans la construction de notre compréhension du monde. Dans l’édito du numéro 45 d’Allez Savoir!, le rédacteur en chef Jocelyn Rochat entre ainsi en matière:

C’est dur à accepter pour un intellectuel, pour un homme du chiffre et de l’écrit, mais c’est une réalité. Il est quasi impossible de trouver des mots ou des statistiques qui soient capables d’effacer une photo choc. Surtout quand l’image est géniale, et qu’elle pèse de tout son poids dans l’imaginaire collectif.

Jocelyn Rochat parle de deux sujets abordés dans le magazine: les Gaulois, que l’on croit connaître via Astérix (bien moins historiquement correct qu’on voudrait le croire), et le grand requin blanc, proclamé tueur d’hommes assoiffé de sang par le film Les dents de la mer. Réalise-t-il que nous sommes dans exactement la même situation avec le thème des “pièges d’internet” pour les jeunes, sujet d’un article en page 44 du même numéro. Là aussi, d’ailleurs, Allez Savoir! fait un assez bon travail de remise à l’heure des pendules, même si l’on pourrait à mon avis encore appuyer un peu plus fort.

Tout ça pour vous dire que maintenant, fin 2009, contrairement à il y a quelques années quand j’ai commencé à donner des conférences sur le sujet dans les écoles de Vaud et d’ailleurs, il commence à y avoir un sacré paquet de recherche académique sur le sujet. Grâce à internet, elle est à porté de souris et d’écran — il suffit de s’y plonger. Si l’on veut prendre des décisions fondées et faire de la prévention efficace, il est indispensable de comprendre correctement comment les jeunes utilisent internet et quels sont les risques réels qu’ils courent (pas juste ceux de nos fantasmes, colportés par les médias grand public à coups d’anecdotes frappantes mais… anecdotiques).

Quelques points de départ, donc (et oui, désolée, faut se taper l’anglais, pour la recherche académique — et la plupart des liens vont télécharger des PDF):

Quant à moi, je vais me remettre à ma lecture!

Champis vaguement indiens à la Steph [fr]

[en] Tonight's Indian-inspired culinary improvisation with mushrooms.

Allez hop, c’était pas mal bon alors je vous donne la recette (totale impro, donc improvisez par-dessus à votre tour!)

J’avais environ 250g de champignons blancs pour faire ça. Je les ai vaguement lavés (il paraît qu’il faut pas trop laver les champis) et coupés en lamelles.

  • du beurre au fond de la poêle, bien chauffer sans pour autant le cramer
  • un quart de petite cuillère de graines de moutarde noire
  • 30 secondes plus tard, une bonne petite cuillère de graines de cumin d’orient (pas le noir, qui pue l’anis)
  • deux gousses d’aïl écrasées
  • faire rissoler tout ça jusqu’à ce que ça commence à ne plus sentir l’aïl cru
  • une demi-cuillère (toujours petite) de turmeric, rissoler un peu aussi
  • ajouter les champignons, bien touiller pour qu’ils soient aussi uniformément jaunes que possible (pas facile, j’ai pas réussi!)
  • saler les champignons
  • comme ils ne voulaient pas suer et que ça commençait à griller, j’ai déglacé avec un tout petit peu d’eau, et hop, le tour était joué
  • touiller encore, les champignons commencent gentiment à avoir l’air cuits à un moment donné
  • ajouter feuilles de coriandre et jus de citron (pas trop de citron, enfin, selon le goût)
  • chauffer encore une petite minute pour répartir les saveurs et réduire le jus
  • manger!