Swiss Vibes: faire connaître la musique suisse à l'étranger, from jazz to pop [fr]

[en] Swiss Vibes is a project I worked on -- a musical compilation to help the rest of the world discover upcoming Swiss artists. Listen to it, read the blog (if you understand French) and join our Facebook page!

Lors de ma conférence sur les médias sociaux à Montréal le mois passé, j’ai mentionné parmi les exemples que j’ai présentés un chouette projet auquel j’ai collaboré tout récemment: Swiss Vibes.

Swiss Vibes, from jazz to pop.

Swiss Vibes, c’est une compilation musicale présentant des artistes suisses, ayant pour vocation de les faire connaître au-delà de nos frontières. L’opération, qui a déjà eu lieu il y a deux ans, a été mise sur pied par Pro Helvetia et le magazine Vibrations — et cette année, sur l’initiative d’Elisabeth Stoudmann, Swiss Vibes prend pied fermement dans le monde numérique, avec un blog, une page Facebook (à “liker” SVP! ;-)), etc.

Sur le blog, interviews (Stefan Rusconi par exemple), vidéos (le “derrière la scène” de Imperial Tiger Orchestra), et toutes sortes d’infos sur ces artistes dont on ne parle pas assez.

Bref, allez écouter la compile (c’est varié!), allez lire le blog pour en savoir plus sur ces artistes helvètes, et parlez-en autour de vous, histoire qu’on sache qu’on fait de la chouette musique en Suisse, et pas juste du chocolat (si c’est valable pour les startups, ça l’est aussi pour la musique!)

Pendant que je suis dans le chapitre “musique suisse”, j’en profite pour attirer votre attention sur Jval Festival, qui a lieu à Begnins (vue superbe!) du 25 au 27 août, et dont le programme contient nombre d’artistes suisses (il y avait l’année dernière entre autres Oy et Anna Aaron, par exemple, qui font partie de la compile Swiss Vibes). Et n’oublions pas non plus de mentionner mes amis Laurent Brunetti et Mario Pacchioli. Ce dernier chante d’ailleurs toute cette année à Paris, accompagné d’Astrid Alexandre!

Solar Impulse Test Flight Live From Payerne [en]

[fr] A Payerne, pour voir voler l'avion Solar Impulse!

Solar Impulse 1

So, here I am in Payerne, after waking up at an ungodly hour. A chance to see Solar Impulse on its last test flight before it heads out to Brussels later this month for Green Week. Solar Impulse, if you hadn’t heard of it, is the solar airplane which will fly around the world non-stop without using a drop of fuel. Neat project, and — happy-disclaimer — client of mine (so be prepared to hear more about them).

Solar Impulse 3

I have to say I’m pretty excited to have a chance to see the plane live. It’s big! Bigger than I thought. For the moment I’m just taking it in — I’ll write more later — but I wanted to show you my first photos. I also wanted to let you know that I quickly set up an announcement list you can sign up to if you want to be sure to stay in the loop about the upcoming blogger/podcaster programme we’re working on ;-).

Solar Impulse

Solar Impulse 19

Montréal: restaurants que j'ai testés pour vous [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

L’amour pour une ville passe par l’estomac — c’est du moins l’expérience que j’ai faite avec Montréal. Du coup, je me permets de partager avec vous les lieux de mes repas durant les quelques jours montréalais.

Tout d’abord, première expédition hors de mon hôtel (buffet de petit-déjeûner oubliable, j’avoue, mais sympathiques petits plats au bar): le Sukiyaki du Complexe Desjardins. C’est du fast-food asiatique, on ne se relèvera pas la nuit, mais ça passe bien, une bonne soupe pleine de nouilles et de machins épicés.

Ensuite, La Banquise, célèbre pour ses poutines de toutes formes et couleurs (enfin presque). Poutine avec steak hâché et oignons rôtis, miam miam!

Je devais dîner au restaurant L’Arrivage avec un ami, mais c’était malheureusement plein. Il paraît qu’il y a une vue magnifique sur la rivière. Du coup, on s’est réfugiés au restaurant Chez L’Epicier (attention, site en Flash énervant) — cuisine absolument délicieuse.

Les blogueurs montréalais sont accueillants: j’ai été gratifiée d’une “Yulbouffe” au restaurant Big in Japan: un peu fast-food, mais tout à fait comestible, convivial, et plein de wifi gratuit.

Lunch mémorable chez Magnan — mon hôtesse locale m’assure que tout y est délicieux et que c’est un endroit à ne pas rater. Entrecôtes et ambiance plutôt “brasserie” que “raffiné”, c’est effectivement plutôt pas mal, pour dire le moins. J’y mange des crevettes à la cajun (c’est le festival des crevettes) et je me régale.

Je prends mes quartiers au Café Souvenir, à deux pas de là où je loge. Miam! Ambiance sympa, c’est tout petit, la serveuse est souriante et patiente avec mon manque de maîtrise de l’accent et du vocabulaire québécois, le brunch est divin, le hamburger aussi, et c’est un endroit qui sent les vacances pour moi.

Pour acheter et faire chez soi, direction le marché Atwater (je vous fais grâce de la prononciation en parler local). Produits excellents (et prix en conséquence), mais ça vaut une visite rien que pour voir et… saliver.

Bon, voilà, ça vous fera quelques points de départ si comme moi, vous vous retrouvez un jour à Montréal en vous demandant par où vous pouvez bien commencer pour vos aventures gastronomiques!

Lausanne: s'y retrouver avec les transports publics [fr]

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Comme je suis une fervente utilisatrice de transports publics, je me retrouve à chaque voyage à devoir me familiariser avec les particularités locales de ce mode de transport. Mes étonnements et incompréhensions mettent en relief mes attentes, nées de la “normalité” des transports publics lausannois (TL) — mon cadre de référence.

Lausanne tourisme 2

Alors pour toi, visiteur de passage à Lausanne, voici en quelques mots ce qu’il te faut savoir des transports publics lausannois.

Billets

  • Lausanne et sa région fonctionnent avec des zones de transport (communauté tarifaire Mobilis): le mode de transport (bus, métro, train) importe peu — c’est la zone à l’intérieur de laquelle on se déplace qui compte
  • pour Lausanne-ville, il suffit d’avoir un billet zone 11 (éventuellement 11 et 12 si on sort un peu à l’extérieur) — chaque automate comporte un plan des zones qui permet de vérifier son parcours (le billet est valide une heure, mais si on prend plus de zones ça peut monter à 2 ou 3h)
  • les billets s’achètent dans tous les cas aux automates qui sont aux arrêts ou gares, avant de monter dans le train/bus/métro
  • avoir du cash pour acheter les tickets
  • le “1/2” est un tarif spécial (moitié prix) pour les détenteurs d’un abonnement “demi-tarif”
  • plus de trois courses en bus prévues dans la journée? prendre un billet journalier
  • il y a un abonnement Mobilis d’une semaine (30.-, intéressant si vous prévoyez plus d’une douzaine de courses dans la semaine) et mensuel (66.-, intéressant si vous prévoyez 28 courses dans le mois)
  • pas besoin de montrer ou de composter son billet avant d’entrer dans le train ou le bus: le contrôleur passe (normalement) vérifier les billets à un moment où un autre du voyage

Bus

  • on ne monte normalement pas dans le bus par la porte à côté du conducteur, réservée aux personnes âgées ou handicapées — prendre la porte du milieu ou arrière
  • le conducteur peut nous renseigner en cas de besoin ou de problème, mais il n’est normalement pas permis de lui parler, en tous cas quand le bus roule (il risque donc de grogner un peu)
  • on laisse sortir les gens avant de rentrer (donc attendre à côté de la porte et non devant)
  • les vélos sont autorisés dans le bus s’il y a assez de place (en dehors des heures de pointe) et les chiens voyagent avec un billet demi-tarif
  • un bus “fréquent” passe toutes les 5-7 minutes aux heures de pointe (moins fréquent: toutes les 10, 15 ou 20 minutes) — les horaires sont affichés aux arrêts et généralement fiables

S’y retrouver avec les arrêts de bus

  • les arrêts sont annoncés oralement et indiqués sur un écran défilant à l’intérieur du bus
  • appuyer sur un des boutons rouges avant son arrêt pour demander l’arrêt (certains sont facultatifs, le bus ne s’arrête donc pas automatiquement partout)
  • le bouton jaune “poussette” indique au conducteur qu’on veut faire rentrer ou sortir une poussette, et demande donc une ouverture des portes plus longue
  • le numéro du bus et sa direction sont indiqués devant, derrière, et parfois sur le côté, sur des écrans lumineux
  • les heures de passage du bus à l’arrêt sont indiquées précisément sur ou à côté de l’automate à billets; les bus sont généralement à l’heure
  • le nom de l’arrêt est écrit en général en assez gros sur l’abribus ou le panneau marquant l’arrêt

Train

  • les trains sont fréquents sur les axes populaires et circulent à l’heure
  • on achète un billet pour un parcours donné (ou des zones) et on peut prendre n’importe quel train pour ce parcours (les billets ne sont pas attachés à un horaire spécifique)
  • l’horaire et l’achat de billets en ligne marchent très bien pour le train (il y a même une application iPhone)
  • ne vous attendez pas à trouver du wifi gratuit dans le train — par contre, les nouveaux trains des grandes lignes offrent des prises un peu partout dans le wagon 🙂
  • l’abonnement demi-tarif vaut 165.-, donc suivant combien de temps vous restez et combien vous comptez utiliser le train, ça peut valoir la peine de l’acheter
  • si vous restez moins d’un mois, une alternative intéressante est le Swiss Transfer Ticket, qui comprend le transit de l’aéroport vers votre destination et retour via les grandes lignes de train, et sert d’abonnement demi-tarif entre-deux (130.- en 2e classe)
  • le billet journalier coûte 68.- (1.- de moins que le parcours Lausanne-Zurich) — il est donc souvent avantageux si vous allez loin

2 Minutes Late!

Divers

  • tout s’arrête aux alentours de minuit (les trains un peu plus tard que les bus, quand même, il y en a quelques-uns après minuit, mais ils sont souvent un peu glauques et lents)
  • le M2 démarre fort, il faut bien se tenir!
  • le site web des TL est assez primitif: horaires par ligne à télécharger en PDF, par exemple
  • il y a un utilitaire de parcours (horaire) sur le site des CFF qui marche très bien pour les trains, mais moins bien pour les bus (et c’est celui qu’utilise le site des TL)
  • en été, n’oubliez pas de profiter des services de la CGN pour faire un tour sur le lac ou un saut en France voisine!

CGN 2

Lausannois de souche, en visite ou d’adoption… que voyez-vous d’autre d’utile/pratique à rajouter concernant les transports publics dans notre jolie ville?

Eat, Pray, Love: Damn You, Elizabeth Gilbert [en]

[fr] J'ai aimé Eat, Pray, Love plus que ce à quoi je m'attendais. Le trip "spiritualité indienne sauce occidentale", je m'en passerais, mais il y a plein de bonnes choses -- outre l'écriture, que j'aime beaucoup. Pour plus de détails... lire l'article complet en anglais!

Damn you, Liz Gilbert. I didn’t want to like your book, but I did. I even like you (well, the narrator you). Yeah, of course I can relate: 30-something heartbroken woman finds peace and love. Which single woman in her mid-thirties wouldn’t?

It annoys me, though, that you found them through faith, because I can’t do that.

I don’t doubt that you had a life-changing experience. I’m not either against religious or spiritual paths journeys per se, as long as they actually serve to grow us as human beings. But like the friends you mention near the end of your India book, I *cannot* believe anymore — believing there is a God or some other power, personal or not, is too incompatible with my worldview. A part of me would *like* to believe, so that I could find the peace you found. But I’d be faking it, right? Because another part of me is *certain* that there is nothing up there — or in there, aside from ourselves.

Bangalore 016 Gandhi Bazaar.jpgTo your credit, you do not proselytize, nor try to tell us that your way is The Only Way, and that we should all be doing it too. You bear witness of your own personal path, which involved a spiritual adventure in an ashram in India. I can appreciate that. But I have trouble relating to that aspect of your journey. (There is the Siddha Yoga issue too, which bothers me, but that I won’t delve into here.)

Also, whether you want it or not, your spiritual journey is coloured by a very specific — and modern — Indian school of thought (and by that, I don’t just mean Siddha Yoga). You acknowledge that, but in some respects you are blind to it, for example when you serve us truths about Indian spirituality or religions in general — you are talking from the inside of a specific religious tradition, not giving us access some kind of general truth. It’s a mistake many make, and I guess I can forgive you for it.

I personally believe that our conversations with God are conversations with ourselves. I believe we are much bigger than we think, and probably much bigger than we can ever know. And I say this not in a “mystical” or “magical” or “supernatural” sense, but in a psychological one. So for me, any religious or spiritual path is no more than a path within and with ourselves, using an exterior force or entity (“God”, “energy”) as a metaphorical proxy for parts or aspects of ourselves which are not readily available to our consciousness. Yes, it’s sometimes a bit complicated to follow for me too.

So what I can relate to, clearly, are your conversations with yourself in your notebook. I know I am a good friend. I’m loyal. I can love to bits. If I open the floodgates, I can love more than is possibly imaginable — just like you say of yourself. But I do not let myself be the beneficiary of so much love and care. “To love oneself,” not in a narcissistic way, but as a good friend or a good parent would. I know this is something I need to work on, I knew it before reading Eat, Pray, Love, but your journey serves as a reminder to me. It’s also reminding me that meditation (even when it’s not a search for God or done as religious practice) has benefits — and that I could use them.

So, thank you, Liz Gilbert. We may differ in our spiritual and life aspirations, but your journey has touched me, and inspired me. I didn’t expect it to. Thank you for the nice surprise. And damn you, because now I can’t look down quite so smugly anymore on those who rave about your book.

Montréal: l'amour passe par l'estomac [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

On dit que l’amour passe par l’estomac, pas vrai? Je viens de découvrir que c’est vrai non seulement pour les gens, mais aussi pour les villes. Montréal m’a bien nourrie, et mes réticences initiales ont fait place à un début d’affection.

Ma première poutine, à la Banquise.

Ce qui se cache là-dessous est tout simple. On aime suite à une expérience partagée agréable. Si possible, plus d’une expérience. De façon plus générale, une relation se construit sur un vécu commun. L’amour ou l’attirance sans vécu commun, c’est un amour-projection, l’amour d’un idéal que l’on projette sur l’autre. Un fantasme qui peut servir de point de départ, mais qui fait ensuite place à quelque chose de plus véritable.

Je me rends compte que pour aimer une ville, j’ai besoin d’avoir une relation avec elle — ce qui n’est pas exactement le cas sitôt descendue de l’avion, ou même après trois jours passés dans un hôtel sans mettre les pieds dehors. Et dans le cas de Montréal, je n’avais pas d’amour-projection pour me tirer en avant, pour m’aider à faire ces premiers pas de vécu commun. Un peu normal donc que ça ne m’enchante guère, de passer une semaine avec elle: je ne l’avais pas encore rencontrée.

Tant bien que mal, ça s’est pourtant fait. Que peut-on vivre avec une ville? Du temps en compagnie d’autrui, des promenades dans ses rues, des spectacles et des visites. Mais à un niveau bien plus basique: une bonne bouffe. Il faut bien se nourrir, n’est-ce pas.

Alors au fil des jours, Montréal m’a nourrie. Et pour me nourrir avec elle (en elle?) j’ai dû traverser ses quartiers, prendre son métro, côtoyer ses habitants. Et de bon repas en bon repas, tout doucement, des sentiments plus doux se sont éveillés en moi. Elle n’est pas si mal, pour finir, cette ville. Elle reste une ville, mais elle est sympa.

Etre le lieu de bonnes expériences gastronomiques, pour quelqu’un comme moi qui vit pour manger, c’est déjà un sacré bon point de départ.

Do Not Use Your Brand Name to Sign Comments [en]

Never use your brand name to sign comments. You are a person, not a brand.

How do you want to be perceived?

As a person?

Or as “advertising-disguised-as-conversation”?

There’s nothing wrong with representing a brand. You can even sign “Judy Smith (MyGreatBrand)” if it’s important to you — but be aware that it will make you sound like a commentor-for-hire or a “community manager” (note the quotes and the lowercase, not to be confused with the Community Manager, reserved for people who “get it” and usually occupy a senior position).

Signing with your brand name is also the surest way of being identified as spam — whether you really are spam or not.

You don’t want to make things difficult for the blogger who is deciding whether to approve or trash your comment: identify yourself clearly as a human being. Whether you use a name or a stable, recognizable nickname is not a big issue (at least for me). But using your brand as your nickname is so… cheesy.

And also impolite. You know who I am. Your comment is an open door to a conversation. Why would I not be allowed to know who you are? Even the robots who answer the phone in the worst of customer service call centres tell you their name.

Don’t be a ghost, hiding under the big white sheet of your brand.

Please do not sign comments with your brand name. Be a human being. Give me a name.

I’m toying the idea of replacing brand names with something witty (“Insert Brand Name Here”, or preferably something better I’ll think of under the shower tomorrow morning) and making them link to this article when people try signing comments with them. What do you think?

Shit, I'm Reading "Eat, Pray, Love" [en]

[fr] Malgré moult réticenses, en train de lire Eat, Pray, Love d'Elizabeth Gilbert, si ce n'est pour pouvoir critiquer en connaissance de cause. Misère: j'ai bien du plaisir à le lire, ce livre. Elle écrit très bien, pour commencer -- un genre de style que j'adore, et qui me fait penser à celui d'Anne Lamott. Je me reconnais dans certaines de ses facettes. Par contre, j'appréhende l'épisode indien, comme vous pouvez imaginer, et la dimension "quête spirituelle" me fatigue franchement. Encore 248 pages à lire!

I’ve just turned page 100 of Elizabeth Gilbert’s bestseller Eat, Pray, Love, and I’m afraid to say I’m enjoying it.

I’d managed to stay away from it so far. Just like Harry Potter many years ago, the amount of hype surrounding the book put me off. But there was more: I have a big problem (and still do) with the whole “spiritual quest to India” trip. Warning: I haven’t reached the “India” part of Gilbert’s book yet, so I may still end up cringing uncomfortably at that point.

Two things made me cave in and buy the book. The first, which had been nagging at me for a while, is that in order to be properly critical of it when facing the masses of fans, I need to know what I’m talking about, and hence, read it. All to easy to criticize a book you haven’t read. The second reason is that I heard Elizabeth Gilbert in Radiolab’s episode “Help!”. I didn’t know it was her at first, but I thought she had a lovely voice, and I liked what she said. Shit.

So, I bought the book at Heathrow Airport, and started reading it yesterday. One thing is certain: Gilbert writes really well. I love her writing like I love Anne Lamott‘s. She does things with her words that make me envious — she lets them run off and play on wild forest paths as I sometimes try to let mine, but with infinitely more grace.

As for the story, well, the jury is still out. I love life stories. Some aspects of Elizabeth’s story hit very close to home — close enough that I actually started crying a couple of times while I was reading. For me, not for her. I recognize myself in her, just like I imagine many readers do, and I guess that’s part of her success. Eat, Pray, Love is more than just her story — it’s ours, us women in their 30s, not quite where they imagined they’d be in life. (God, I can’t believe I just wrote this.)

In other ways, though, her story is not my cup of tea: I’ll skip lightly over the whole Indian guru thing (another day, maybe, but remember: a degree in Indian religions and culture, and a year in the country, and being pretty much as atheist as can be). And the predictions of the Indonesian medicine-man. And the spiritual journey thing (knowing, though, that I have yet to see where it will lead — I may be pleasantly surprised, who knows). And have we not already read too many stories of women who figure out they maybe do not want the whole “house, husband, kids” thing and struggle with walking away from it all and living “free”? (I’m waiting for the books about the women who want it all but are failing at getting anywhere near it.)

In the details have lain some treasures, though. Elizabeth Gilbert’s comments on the kind of traveller she is resonate with my own self-interrogations on the question these last few days. And her written conversations with God-who-might-be-herself have helped remind me that I need to spend more energy using on myself those qualities that make me a good friend. I think I am a good friend, or at least, I try my best to be. And I try to be the kind of friend I would want to have… I think. No reason I cannot be friends with myself.

And with that, I’m off to read the next 248 pages of Eat, Pray, Love — in hope that I make it through the Indian episode safe and sound.

Questions existentielles de voyageuse à Montréal [fr]

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Me voici à Montréal. Troisième jour à l’hôtel, sans mettre les pieds dehors, parce que j’y suis venue pour y donner une conférence à l’occasion d’Intracom, qui se termine aujourd’hui.

J’ai ajouté une semaine de vacances à mon séjour. Quand on traverse l’Atlantique, autant que ça en vaille la peine! Et hier, pourtant, une fois ma conférence donnée, je me suis trouvée un peu démunie face à cette semaine à remplir. Inutile de dire que je n’avais rien planifié avant mon départ! Même pas mon logement, préférant nettement mieux m’incruster (gentiment!) chez l’habitant pour découvrir le pays de l’intérieur (entre le réseau des blogueurs, Twitter, et Couchsurfing, je sais que je cours peu de risques de me retrouver à la rue).

Crédit photo: Wikimedia Commons

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