De la lecture des blogs [fr]

[en] I'm not a regular blog reader. I check a small handful of blogs religiously, and that's (with one or two exceptions) because they belong to close friends. I go on blog-reading binges, either person-centred ("well, I wonder what such-and-such has written about lately, or how she is doing") or topic-centred (digging deeper into an issue, or trying to solve a problem I'm facing).

Do you find it paradoxical for a blogger to not have a "blog subscriber" profile?

Ça m’embarrasse parfois un peu qu’à cause de ma réputation en tant que blogueuse, on parte du principe que je suis une lectrice de blogs assidue.

Bien sûr, je lis des blogs. Mais pas comme certains.

Je n’ai pas une liste de blogs que je lis religieusement. J’ai un lecteur RSS (j’aime Google Reader, et encore mieux, feedly) mais depuis six à huit mois, j’avoue que je l’ai à peine ouvert.

Il y a une poignée de blogs appartenant à des amis proches que je lis régulièrement. Ce sera peut-être vexant pour certains, mais les blogs que je lis, je les lis plus parce que j’ai une relation personnelle avec leur auteur, que parce que leur contenu me faisait revenir (quelques exceptions notables: Kathy Sierra, Zeldman, Tom Reynolds).

Pourtant, je lis des blogs. Mais comment?

De temps en temps je fais une crise de lecture. Il y en a deux sortes:

  • les thématiques
  • les personnelles.

Les crises de lectures “personnelles” (ou centrées sur la personne) sont de l’ordre de “oh, je me demande ce que devient tel et tel, ou ce qu’il a écrit récemment, hop, un petit tour sur son blog”.

Le problème avec les blogs (enfin, je dis ça, mais c’est une de leurs qualités) c’est qu’une fois qu’on commence à lire, on n’en finit pas. On suit un lien qui nous emmène ailleurs, on plonge dans les archives, bref, parfois, une heure plus tard, je lis encore.

Ou bien du coup, je me mets à rédiger un billet sur un sujet qui m’aura interpellé.

Quant aux crises de lecture “thématiques”, je pars sur un sujet qui m’intéresse (souvent lié à un problème à résoudre ou un enjeu concret dans mon présent, mais pas forcément), et je fais du blog-hopping pour en faire le tour. Google, Technorati, articles en rapport, tout y passe.

En résumé, je n’ai pas le profil “abonné” ou “lecteur fidèle”, mais plutôt “butineuse” voire “boulimique”. Twitter a en grande partie remplacé mon lecteur RSS, même si celui-ci n’est pas mort.

Et vous, comment lisez-vous les blogs? Trouvez-vous paradoxal qu’on soit blogueur mais non lecteur régulier d’autres blogs? A plus forte raison si l’on prêche, comme c’est mon cas, que la lecture de blogs est indispensable à leur écriture? Est-ce que je nage en plein paradoxe?

Retweeting [en]

[fr] Le "retweeting", ou l'équivalent chez Twitter du forwarding d'e-mails.

So, lately, when people have asked me for a hand with something, all I’ve had to offer (due to a very tight time budget) has been along the lines of “I’ll be happy to retweet it”.

I got a few (virtual) blank stares.

Retweeting is the Twitter equivalent of e-mail forwarding.

It’s used to help spread requests for assistance further, or let more people know about fun and interesting stuff.

How does it work?

You write a tweet. Keep it under 120/125 chars (to leave a little space for the retweeting).

Twitter / charbax: Looking for $1000 sponsor ...

Some Twitter clients, like twhirl, for example, offer a “retweet” feature: just hit the retweet button and the tweet in question is “forwarded” with a prefix (I choose “RT” as it’s shorter than “retweeting” and each character counts).

twhirl - re-tweeting

If your client doesn’t support this, you can always just copy-paste the tweet by hand. The format is:

retweeting @somebody: original twitter message here!

or

RT @somebody: original twitter message here!

If I retweet something, my followers get to see it too.

Twitter / Stephanie Booth: RT @charbax: Looking for $ ...

The big difference between forwarding an e-mail and retweeting a tweet is that when you forward an e-mail, you are the one who decides who it goes to. With twitter, your tweet is sent to those who have elected to follow you.

Hopefully my retweeting will help Charbax find his sponsor for LeWeb’08!

Bloggy Friday le 5 décembre 08 à 20h [fr]

[en] Next Bloggy Friday in Lausanne: December 5th, 8pm at Chez Rony.

On ne change pas une équipe (ni un concept) qui gagne! (Enfin si, des fois, mais j’avais besoin d’un phrase un peu bateau pour introduire cet article).

Sortez vos agendas, notez: vendredi 5 décembre (dans 2 semaines), on se retrouve Chez Rony (Chenau-de-Bourg 17, Lausanne) à 20h pour un petit souper entre personnes branchées blogs et nouveaux médias. Pas besoin de faire partie d’un club, il suffit de s’inscrire!

On se réjouit déjà de découvrir de nouvelles têtes.

Grasshopper!

Laissez un mot dans les commentaires, ou mieux, annoncez-vous sur Facebook.

N’oubliez pas de rejoindre le groupe Bloggy Friday Lausanne sur Facebook pour ne pas rater la rencontre du mois prochain!

Rendre service et apprendre à dire non [fr]

C’est une discussion d’hier soir qui m’inspire pour cet article.

Je ne sais pas ce qui est le cas pour vous, mais pour moi, apprendre à dire “non” m’a pris longtemps. Et comme par hasard, ma vie est remplie de gens qui ont un peu ce même problème.

Voici quelques-unes de mes réflexions et leçons de vie à ce sujet.

Rendre service, c’est une valeur dans notre société. C’est bien vu. Et c’est un pilier important de la vie en communauté. Le problème, c’est quand rendre service devient le “truc” que l’on a mis en place pour chercher à se faire aimer ou apprécier (c’est un peu bateau, mais en général ça tourne là autour). Peu de monde dira à un enfant “ne sois pas aussi gentil, ne rends pas autant service”. Je ne dis pas qu’il faudrait littéralement dire ça, et ça reste un peu simpliste, mais ce que j’essaie de dire c’est que c’est un comportement socialement acceptable que l’on peut donc impunément mettre en place à nos dépens.

A la base, je suis quelqu’un qui fait passer les autres avant moi. Je me porte assez spontanément volontaire, je rends service (je le propose même, je ne me contente pas d’accepter), je fais pour autrui. Il m’a fallu longtemps pour réaliser que je me piégeais ainsi: ces diverses choses que j’avais proposé de faire devenaient ensuite des gros rochers noirs dans ma hotte (bien trop lourde) de “choses à faire”.

Alors j’ai appris à reprendre en main mes réflexes: réfléchir avant de dire oui, bêtement. Tenter de me projeter dans l’avenir et de m’imaginer faire la chose au moment où je suis tentée de la proposer. Dire “très honnêtement, j’aurais vraiment envie d’accepter, mais j’ai tendance à prendre trop d’engagements, donc donne-moi deux jours pour te répondre.”

Je ne suis bien entendu pas complètement tirée d’affaire. Mais que de chemin!

Au fond (on le disait hier soir), il est bien plus respectueux de dire “non” et de ne pas faire une chose, que de dire “oui” et de ne pas la faire non plus. Et dans toute cette histoire, il ne faut pas oublier le respect qu’on se doit à soi-même!

On peut donner à autrui, de façon authentique et véritablement pour l’autre, qu’à partir du moment où on est libre de le faire. Libre d’accepter ou de refuser. Si notre “oui” est enchaîné à un désir profond, parfois inconscient, de se faire accepter, il ne vaut tripette.

Soyons lucides: cet enjeu sera toujours là. Mais on peut en être libre, ou esclave.

Recommandations musicales [fr]

[en] Some local musical recommendations: Mario Pacchioli, Laurent Brunetti and his Christmas tour, "Grain de folie" DVD and our next Café-Café show on January 25th.

Comme je souffre d’insomnie dominicale (la grasse mat’ était prévue au programme, mais voilà, 7h à peine et je suis “wide awake”), voici un petit billet sur “l’actualité musicale de mon petit monde” en attendant que ma tisane de fleurs d’oranger fasse son effet.

Si vous avez l’occasion d’aller écouter l’artiste suisse Mario Pacchioli (accompagné par Astrid Alexandre), ne la ratez pas. J’étais hier soir à son concert à Lutry: j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai passé un excellent moment. Mario chante en anglais, français, et romanche (sa langue maternelle). Il est de plus fort sympathique, tout comme Astrid, avec qui j’ai passé un long moment en conversation vers la fin de la soirée.

Côté Suisse Romande, mon ami Laurent Brunetti (dont je vous ai déjà parlé à une ou deux reprises, et qui m’a donné envie de venir au concert de Mario) sera en tournée de Noël pour une série de concerts gratuits dans les temples et églises de la région. Les dates sont sur MySpace.

Cet été, Laurent était le Magicien Soleil dans le spectacle “Grain de folie” (composé par Pierre Huwiler et Bernard Ducarroz) lors de la fête du blé et du pain à Echallens. Je n’ai pas pu participer à ce spectacle ni y assister, la faute à mon agenda, même si bon nombre de mes collègues chanteurs de Café-Café en faisaient partie. Par contre, lors de notre concert à Echallens le week-end dernier, nous avons repris près d’une dizaine de titres de cette oeuvre et invité les solistes de la fête (Laurent Brunetti, Thierry Romanens, Gisèle Favre, Maël Graa et Simon Ruffieux, Bla Bla Bloo ainsi que le choeur d’enfants Pique-Notes).

Bref, ceci pour vous dire que même si j’ai raté le spectacle en tant que tel, j’en ai entendu/vécu/chanté assez d’extraits pour vous recommander chaudement le DVD “Grain de folie”.

Retour à Café-Café. Nous avons pris l’habitude, depuis ce printemps, de faire salle comble et même guichets fermés. C’était le cas bien sûr à Echallens (ou de nombreux choristes de la fête du blé et du pain sont venus nous voir — et aussi chanter avec nous, un public chantant comme on n’en avait jamais vu!) et ce sera le cas très certainement pour notre prochain concert, le 25 janvier à Cossonay. Lors de la répétition de mercredi passé, on nous a en effet annoncé qu’il ne restait déjà plus que 50 places en vente& Si vous pensez venir, réservez vite!

Je me languis de toi [en]

Je me languis de toi. On a beau parler, c’est ta chaleur qui me manque.

C’en est trop. Je saute dans le premier avion.

Tu ne sembles pas ravie de ma venue, mais je fais semblant de rien.

Dix ans plus tard, mourant, je t’écris une lettre qui expliquera tout.

Adoption [en]

That same day, she adopted a small black cocker spaniel and a four-year-old. Back home, dread seized her: nothing to feed them, no bed for the boy. Unprepared.

She’d been impulsive, and regretted that the adoption process didn’t protect her better from herself.

They lived happily ever after.

Busy Busy Busy [en]

[fr] Ma vie, cette course.

Two whole days is not enough. It’s the first day, and the last day, and nothing in between. Arrival and departure days do not count.

Next time I come up here, I’ll take a longer break.

I haven’t walked much — the weather isn’t really inviting, and my free access card which lets me use public transport freely in the area is not valid in November. December, hopefully, will be more exciting: some snow, maybe. I’ll be back just before Christmas.

I realised that I haven’t uploaded the photographs of my last trip here. To say the truth, I’ve been horribly busy. Way too horribly busy. At times it seems that I spend my months and years saying that: “I’m busy”. Busy, busy, busy. I always have tons of things to do, and if I don’t, I invent more. I long for a few weeks of leisurely time — India is great for that.

Money is an issue. As a freelancer, I can take time off whenever I want, as long as I can afford it. These days, I can’t say it’s really the case. On the other hand, maybe it’s worth examining how much paid work I actually accomplish each week over the month. It might help me get organised better.

It’s always the same problem: busy, busy, busy, I keep “working” but a lot of it is not directly earning me anything. And often this “work” is not very visible (read Suw’s great article on the nature of work in a knowledge economy), which leaves me with a sense of frustration at the end of it all.

Chalet, lecture, écriture [fr]

[en] A couple of days at the chalet, reading and writing.

Le chalet en novembre se traduit en volets fermés pour emprisonner la chaleur, en feux de cheminée et tas de feuilles mortes et d’aiguilles de mélèze dans le jardin. Moins d’excursions (il fait froid et gris et la carte “libre accès” n’est plus valable) et plus de lecture — et d’écriture.

J’ai fini “Sepulchre” (Kate Mosse). C’était peut-être l’heure tardive, mais le dernier quart de ce livre m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. J’ai entamé “Voyage en Acratie” de Bernard Krummenacher, une surprise agréable. Très vite, je me suis laissée prendre par ce récit un peu décalé d’exploration de notre futur.

Hier soir, j’ai également pondu un certain nombre de ces fameuses histoires en cinquante mots. Quelques-unes en français. Je me rends compte en faisant l’exercice que si peindre une situation de départ ou une complication ne me pose que très peu de problème, c’est toujours la fameuse fin qui me résiste. Le dénouement. La destination. Où va l’histoire? Où va la vie? Quel est le but?

Reflet pour moi de ma difficulté à trouver du sens, une finalité, dans le monde autour de moi.

J’y travaille.

Lire le roman de Bernard (que je connais) renforce encore mon envie et ma détermination de moi aussi, un jour, écrire un livre de fiction. Construire une histoire. Habiller des personnages. Inventer des situations. Faire la scénariste, et aussi la peintre.

Alors je continue avec mes histoires de cinquante mots. C’est peu, mais c’est ça le but: l’exercice est court, on peut le répéter à l’envi.

Et bientôt, une kyrielle de fins débarquera dans ma tête. J’en saisirai une et je passerai à l’étape suivante. Plus ambitieuse.

Novembre [fr]

[en] Novembre. Another year comes to a close.

Novembre. L’année 2008 touche bientôt à sa fin. Comme chaque fin d’année, je n’en reviens pas. Le printemps semble si proche. Je n’ai pas vu passer l’été. Inexorablement, les semaines et les mois défilent, l’hiver arrive, et les chiffres si familiers du calendrier changent à tout jamais.

Jamais plus 2008. Une année de l’histoire. Une année de mon histoire. Une année comme tant d’autres, unique mais justement banale par son unicité.

Quand bien d’autres années semblables et différentes de ma vie auront passé, je me souviendrai de 2008, des espoirs, des joies, des chagrins, du chat au chalet et de mon ordinateur rose.