Karaoke Contrariété [en]

Mauvaise surprise ce soir: l’animateur du bar à  karaoké que j’avais commencé à  fréquenter a changé!

Soirée contrariante. Je me réjouissais de faire mon come-back au Caf’Arts, petit bar karaoké dans lequel j’avais commencé à  sévir les jeudi soirs avant de partir en Inde.

Arrivée au café, misère: ce n’est plus le même animateur. Blaise, le sympathique animateur québécois qui m’avait au départ un peu surprise par sa familiarité, mais auquel j’avais fini par m’attacher, et avec qui je commençais à  me sentir en confiance, a été remplacé par un monsieur au matériel rutilant mais au style beaucoup plus impersonnel. L’ambiance familiale et chaleureuse, dans le genre “on n’est pas ici pour se la jouer, mais pour s’amuser”, semble avoir mis les bouts elle aussi. Le public n’est clairement plus le même. Je vois une ou deux têtes connues tout au plus. Le niveau est plus élevé, et on se prend un peu au sérieux.

Je suis déçue et contrariée; je perds presque mon envie de chanter. Danielle et moi attendons un peu, feuilletons les classeurs, et décidons de nous inscrire pour une chanson.

Vers 23h15, après avoir vu passer sur scène deux fois les mêmes personnes, nous en concluons que soit l’animateur a égaré notre inscription, soit il fait passer en priorité les personnes qu’il connaît. Je penche pour la première hypothèse, mais dans les deux cas il mérite un blâme. Sans avoir chanté, on prend nos affaires et on part finir notre soirée ailleurs.

Mes tentatives de dénicher ledit Blaise sur internet ou dans les pages jaunes restent infructueuses. Il faut dire que c’est un peu maigre pour essayer de retrouver une personne, même si Lausanne est un petit village! Si ça se trouve, on fera la tournée des bars karaoké de la région pour voir où il sévit. Si vous le voyez, faites-moi signe!

Retour à  la normale [en]

Où je retrouve avec une vitesse effrayante ma routine suisse.

C’est effrayant de voir à  quel vitesse je me réinstalle dans ma vie suisse. Je n’ai été absente qu’un mois, il est vrai, et la vie que je retrouve ressemble dent pour dent à  celle d’avant mes vacances. Presque pas désorientée, l’Inde est déjà  très loin, et ça m’embête. J’ai juste gardé encore le petit mouvement de tête indien signifiant l’acquiècement, et je sais que je le perdrai bientôt.

C’est tout à  fait autre chose qu’un retour après un an d’absence, et mine de rien, c’est mon troisième retour. Je commence presque à  avoir l’habitude. Je me réinstalle en Suisse aussi aisément que je me réinstalle en Inde lorsque j’y vais — à  la seule différence que je sais toujours quand je rentrerai en Suisse, et que j’ignore quand je retournerai en Inde.

Oui, la Suisse est grise et froide. Mais ce soir, il y a du soleil sur la campagne que traverse le train qui me ramène à  Lausanne après ma première journée de travail. Elle est belle, la Suisse, quand elle veut. Mais je serais quand même bien restée là -bas un peu plus longtemps…

Quitter l'Inde [en]

L’Inde et la Suisse restent en moi comme deux îlots séparés…

Voilà . A nouveau, je quitte l’Inde. Ces quatre semaines se retrouvent brutalement compressées en un instant qui m’échappe à  présent. Ça a filé trop vite, comme on dit.

C’est comme si cette parenthèse restait une bulle séparée du reste de ma vie — peut-être parce que je ne peux véritablement la partager avec personne (mis à  part Aleika) lorsque je suis en Suisse, et que la Suisse, je ne peux non plus réellement l’expliquer à  qui que ce soit quand je suis en Inde.

Comment recoller les morceaux? Comment garder en moi à  la fois ici et là -bas? Ça rendrait probablement les départs moins difficiles…

Panne d'encre [en]

Tout va bien, nouvelles photos et vidéos, pas envie de trop écrire.

Tout va bien ici en Inde. Je mets en ligne de nouvelles videos (dans le répertoire “films”) et des photos (dans le répertoire “dumps”). Je passe relativement peu de temps dans les cafés internet, et j’ai presque envie de renoncer à  vérifier mes e-mails, tant les rares messages dignes de ce nom sont noyés dans le spam. Donc, si vraiment vous voulez me contacter par mail, faites en sorte que le sujet de votre mail le différencie bien de la masse de pourriel!

J’ai très peu envie d’écrire. Je lis beaucoup, par contre. Le café internet ne m’incite pas à  passer de longues heures devant l’écran — problèmes de clavier (aussi bien niveau dureté des touches que géographie des lettres) et moustiques sous le bureau, ainsi que la distance conséquente entre le lieu où je loge et le café le plus proche… c’est pas top, comme on dirait.

Mais il y a autre chose. C’est comme si depuis mon arrivée ici, vivre simplement les jours qui vont et viennent me suffisait. Je ne ressens pas le besoin de chroniquer, ni sur papier ni sur écran. Je prends des photos et des vidéos, et ça vous raconte un peu mon séjour. Ce n’est pas accessible, j’en conviens. Mais là , on dirait que je me retrouve dans une petite phase où j’en ai marre des mots. Plus tard, peut-être, une fois rentrée, je verserai par-ci par-là  quelques gouttes de mon séjour.

Gros stress [en]

Stress pré-départ.

Deux jours de gros stress avant le départ. Finir mon inscription pour la HEP, y compris la lettre de motivation manuscrite écrite l’après-midi avant mon départ pour Genève. Quasi pas mangé, peu dormi, sur les nerfs, limite de craquer, bagages faits en une heure et demie… Je me dis “plus jamais ça”, comme à chaque fois, et chaque fois, ça recommence…

Preparing for Departure [en]

Leaving in a week to spend a month in India.

In a week from now I’ll be on my plane to India. A bit apprehensive, as I was last time.

As always with unpredictable India, I have no idea how much I’ll be posting from there, and how often I’ll get to check my e-mail. It might be pretty often. It might be every couple of days. It might be once a week.

I’ll be staying over there for four weeks (Mumbai, Pune, Delhi, in particular), and finally meeting Anita, who courageously volunteered to come and pick me up at the airport.

Bonnes résolutions [en]

Bonnes résolutions pour 2004.

Deux résolutions parmi d’autres:

  • aller chez Lush plus souvent
  • instaurer le karaoke du jeudi soir. (C’est bien parti!)

Je vais aimer 2004.

Sledge [en]

At the price of a few frozen fingers, we bring back to you some photographs of our courageous expedition into the snow-covered mountains of western Switzerland.

Devoirs [en]

Je me réveille un peu en panique. Deux jours pour pondre dix pages, ce n’est pas trop long. Sujet du devoir: “Qui sommes-nous? Comment nous devenons adultes.” Le délai de reddition est le 16.

Heureusement, il n’y a de pages à  écrire que dans mon rêve. Le sujet cependant m’interpelle. La date aussi: nous sommes effectivement le 14 au matin. Et le 16, alors? Ah oui, le 16, justement… Tout prend sens.

C’est obscur pour toi, ami lecteur, j’en conviens. Ce billet est de ceux que j’écris surtout pour moi.

Mainstream [en]

I’m afraid I might be going mainstream. All my hopes of being somewhat original are in the process of being utterly and totally shattered.

I promised a friend I’d get a TV if she ended up presenting a small show on the local television, and it seems that’s what is going to happen. I’ve been talked into acquiring a webcam.

So yesterday, as I was drooling before a huge collection of underpriced CDs, I figured it wouldn’t do much difference to my case if I put a link to my Amazon wishlist somewhere on my weblog. If I’m going mainstream, might as well go all the way!

Yeah, I got an ebay account, too. And let’s not forget the hair, either.

Note: boys, stop dreaming. You’re not going to see this here anytime soon!