Flash Informatique: appel aux articles sur le thème "Société 2.0" [fr]

[en] Call for papers: Flash Informatique is looking for papers on the theme "society 2.0". The deadline is short but I encourage you to seize the occasion (I wrote an article for them a few years back). The publication is in French but it could contain a few articles in English. Go for it!

Avis aux amateurs, le magazine Flash Informatique de l’EPFL lance un appel aux contributions pour son numéro spécial d’été sur le thème “Société 2.0”.

Les délais sont courts (8 juillet pour une première version, éventuellement 12 si vraiment il faut) mais je vous encourage à saisir cette occasion. J’avais écrit pour eux un article sur les blogs il y a plusieurs années, et j’avais été ravie de pouvoir le faire!

Je suis certaine que les lecteurs de Climb to the Stars ont des tas de choses intéressantes à dire sur le sujet, donc n’hésitez pas.

De l'émergence de la classe créative à la créativité [fr]

Voici mes notes de la journée de la FER “De la créativité à l’action“. Si vous voyez des erreurs, merci de les signaler dans les commentaires!

09.08.2010: les vidéos de cette journée sont en ligne.

Anne Heleen Bijl

Parler en français => comme si elle devait refaire toute sa présentation! Intéressant…

La créativité casse les cadres, c’est la clé de l’innovation. La plupart du temps on n’en a pas besoin. 2% du temps, on se dit qu’il doit y avoir une “autre solution”. C’est là qu’on a besoin de la créativité. Problème: on cherche souvent une solution qui est trop proche du problème. Mais en fait il faut des fois chercher complètement ailleurs.

Créativité: relier deux aspects qui n’avaient pas de contact avant.

Osborne, américain dans les années 50. A cherché comment il pouvait faire en sorte que chacun de ses 500 employés produise des idées.

Expérience avec 4 personnes du public: A et B sur un panneau, les relier. Comment est-ce qu’on les relie? En général on a tendance à les relier par le chemin le plus court, le plus facile. Mais dans la vie c’est pas toujours possible… *steph-note: très tentée d’aller arracher la feuille pour faire se rejoindre A et B en la pliant… ah, quelqu’un l’a fait!*

Obstacles à la créativité:

  • peur d’être ridiculisé, surtout par soi-même (on est son juge le plus sévère)
  • “ça ne va pas réussir”
  • on ne voit pas l’avantage
  • tenir aux vieilles solutions (on n’aime pas le changement et les nouvelles habitudes, elles sont difficiles à installer! 30 fois un nouveau comportement pour qu’il s’installe, cf. FlyLady)
  • “Les Autres” le rendent impossible
  • se créer des barrières soi-même
  • être satisfait de la première solution
  • problème d’autorité: qui est le chef?

L’effet Eurêka: 10 phases

  • problème est un défi
  • le problème est le vôtre
  • recherche de solutions => échec
  • frustration
  • distraction
  • relaxation
  • moment de coïncidence
  • eurêka, inspiration (si on a de la chance!)
  • euphorie
  • réalisation

*steph-note: lire The Myths of Innovation!*

Conditions pour la créativité:

  • indépendance
  • liberté/espace
  • concentration
  • motivation intrinsèque *(steph-note: cf. la vidéo de Dan Pink dont je parle dans “Carotte et créativité ne font pas bon ménage“.)*
  • bonne définition du problème
  • breaking patterns/outside the box
  • donner une chance aux idées
  • humour
  • temps pressé/nécessité
  • chercher des alternatives

Conditions créatives en groupe

  • stimuation de nouvelles idées
  • rémunération d’idées
  • moyens (budget, personnes)
  • pas trop de contrôle: liberté
  • ne poses pas de questions trop définies
  • pas autoritaire

Sept règles de communication créative

  • suspension du jugement
  • écoutez attentivement: quelle peut être la valeur de cette idée?
  • fantaisie et imagination
  • quantité amène qualité
  • pollinisation croisée
  • 3x +++ (le droit de demander trois avantages de son idée à la personne qui la reçoit négativement, genre “oui mais bon, sois réaliste!”)
  • 28 ideakillers sont tabous (y compris non verbaux!)

Utile de garder à l’esprit le temps d’incubation de certaines idées, entre l’idée et sa mise sur le marché:

  • TV: 50 ans
  • pacemaker: 30 ans
  • fermeture éclair: 30 ans
  • stylo bille: 7 ans
  • radio: 24 ans
  • antibios: 30 ans
  • nourriture congelée: 15 ans

Xavier Comtesse

Réseaux sociaux et créativité: étude faite au démarrage de la Muse, sur Rezonance. Quelle est la part des créatifs chez Rezonance?

Parmi les abonnements payants de Rezonance, est-ce qu’un questionnaire va fonctionner? Réponse hallucinante: personne ne comprenait les questions. Problème de langue? Peut-être faut-il passer au hollandais… 😉

Mise en garde:

  • la créativité dans le contexte de l’innovation
  • un sondage via un réseau déjà existant (Rezonance)
  • démarche volontairement participative
  • le questionnaire est soumis au Conseil scientifique

En français, “créativité” c’est vraiment associé à l’art. Gros échec 🙂 => il a fallu tout revoir.

Ont monté un sous-groupe du comité scientifique, le “Groupe Montbrillant”. “Pourquoi est-ce que les gens ne comprennent pas nos questions, que nous on comprend très bien?” => ne plus poser les questions sur la créativité, mais partir du principe que la créativité fait partie du processus d’innovation.

En amont: créativité; en aval: amener au marché, stratégie commerciale. On s’est beaucoup préoccupés de l’aval, supposant que là est la difficulté, et moins de l’amont.

Résultats: dans la région lémanique, on aurait une classe créative deux fois plus dense qu’aux USA, par exemple, 62% ont participé à une start-up, 7% on déposé un brevet. *steph-note: attention, on parle de Rezonance ici, et non pas d’un échantillon représentatif de la région lémanique!!*

Par contre, seulement 5% fréquentent un centre créatif.

Ils ont appelé “net-ups” entreprises qui naissent dans un réseau social et se construisent avec lui. *steph-note: pas sûre que j’aime ce terme… c’est simplement le modèle de beaucoup de start-ups dans les nouvelles technologies: agile, crowdsourcing, etc…*

Creative commons.

Centres créatifs: existent-ils réellement dans notre région? Différentes générations de creative centres.

  • première générion, MIT etc: faire vivre des objets et des services avec des usagers, et les observer. Client-roi. Usagers ne sont pas co-créatifs.

Après, consommacteurs. Changement fondamental de percevoir le produit, l’économie. (On est des bêtes curieuses.)

Ces lieux jouent pour l’amont le même rôle que le prototype pour l’aval.

Mettre en place des méthodologies. Les méthodologies ne font qu’accélérer la créativité, rien d’autre. Ce sont des accélérateurs.

Xavier nous montre “la matrice”… “démerdez-vous avec!” — quand un matheux essaie de montrer les résultats d’un sondage. *(steph-note: image dans l’article de Pascal Rossini…)*

Elmar Mock

On ne cueille pas de champignons sur l’autoroute. Est-ce que ça s’apprend, la créativité? Difficile d’en parler.

Avait le sentiment qu’après avoir inventé la Swatch, il n’était plus possible dans la société d’inventer autre chose. => nouvelle structure. (Mais en fait le problème c’était lui… *steph-note: si j’ai bien compris*)

A la base plein de créatifs, mais on le reste pas tous. Métaphore moléculaire: l’être humain est une molécule d’eau (gaz, eau, solide, ça reste une molécule d’eau).

  • Gaz: créativité, imagination, exploration
  • Liquide: école, expérimentation, évolution (étape douloureuse)
  • Solide: éducation universitaire, formation professionnelle, maturité, réalité (ordre, structure)

Relation d’amour-haine entre créativité et structures/organisation (gaz vs. solide).

Le créatif finit toujours par créer des cristaux (les cristaux c’est une idée qui marche!) — c’est la réalité de la créativité! Permettre à la société d’avoir de nouveaux cristaux pour nous donner l’illusion que demain existe. (On a des budgets, des projets, des plannings, “l’année prochaine ce sera bon”. *steph-note: ça me fait penser à “The Black Swan“, livre à lire absolument d’ailleurs.*

Difficile de trouver l’endroit où les trois états de la matière coexistent (le point triple). Startups.

La métaphore de la perle. L’huître ne crée la perle que si quelque chose dérange. Il faut un élément perturbateur pour la créativité. Clé: identifier et définir cet élément perturbateur. Malheureusement, on s’adapte à nos éléments perturbateurs et nos difficultés. On n’a pas envie de modifier nos habitudes.

Après avoir trouvé l’élément perturbateur, phase inventive, puis phase conceptuelle, phase scientifique, phase commerciale.

Modèle en oignon: chacun est responsable d’un truc, départements. Ça marche pour la rénovation et l’évolution, mais pas pour l’innovation et la révolution. Il faut pour cela supprimer la notion de départements.

Caisse à outils de la phase gazeuse. (The Gas-Phase Toolkit.) Cartes (?).

Important: ça prend du temps. On va pas juste prendre 1h pour être créatifs.

  1. cerner: quel est l’élément perturbateur? définir le problème
  2. curiosité: s’intéresser par exemple aux gens qui vont utiliser ce système, qu’est-ce qui se passe au niveau de l’industrie
  3. idéation: (3 jours) contrairement au citron (plus on presse moins il y a de jus), eh bien l’homme, plus on presse, plus il y a de jus. Il faut prendre le temps d’aller explorer d’autres chemins pour trouver des champignons. On va se sentir perdus. Prendre les chemins de traverse. Energie pour traverser le tunnel. Divergence et convergence. Augmenter le nombre d’idées. Brainstorming (attention, c’est pas une discussion chaotique, c’est un système rigoureux!). Méthode 6-3-5.
  4. entonnoir: convergence, sélectionner, éliminer, trier les idées après la diarrhée intellectuelle qu’est le brainstorming. Critique constructive.  Intuition, imaginer ce que sera demain. Sur nos 100 idées, laquelle aura la médaille d’or, d’argent, de bronze?

Sans élément perturbateur, le brainstorming est de la masturbation.

Etre innovateur, c’est aussi être dans le faire. Ça nous aide à être de meilleurs innovateurs de les suivre jusque dans la dure réalité de l’actualisation.

Chaque fois qu’on a un problème, une nouvelle phase créative est ouverte.

Venez m'écouter chanter… [fr]

[en] I'm singing on Saturday with Café-Café, come and listen to us!

…en compagnie d’une centaine d’autres chanteurs 🙂

Je ne fais pas normalement de la pub comme ça, mais le concert de ce samedi 12 juin (20h) à Châtel-Saint-Denis est en faveur de Terre des Hommes, donc ce serait bien que la salle soit pleine à craquer! Sans compter que ce qu’on fait chez Café-Café, c’est pas mal quand même

Pour réserver, appelez vite le 021 948 77 54. J’espère vous croiser samedi à la sortie du concert!

Formation au SAWI sur les communautés et médias sociaux: c'est officiel! [fr]

Ça fait un bon moment que je trépigne d’impatience à l’idée de vous en parler, et c’est enfin officiel! Avec Geneviève Morand (Rezonance) et Bernard Barut (EuropaMP3), je co-dirige une formation d’un an (20 journées réparties en 5 modules) au SAWI (Lausanne, Suisse), qui démarre en septembre 2010: Spécialiste en management de communautés et médias sociaux.

La soirée d’information a lieu le 24 juin à 18h30 (c’est très bientôt!) et nous espérons y voir un maximum de monde, donc merci d’en parler autour de vous et de vous y inscrire! Vous pouvez télécharger la brochure d’informations pour avoir tous les détails sur cette formation.

Les cinq modules vont du pratico-pratique au stratégico-théorique, d’écrire pour le web et ouvrir un compte Twitter (devinez qui va enseigner ce morceau-là ;-)) à concevoir sa propre plate-forme communautaire de A à Z, en passant par gérer les aspects humains et relationnels d’un réseau ou une communauté en ligne et comprendre la révolution fondamentale qui s’opère dans la communication à l’ère d’internet.

La formation tout entière est sous-tendue par un projet d’étude personnel que chaque participant développera en parallèle, et chaque module sera l’occasion d’un First Rezonance sur un thème en rapport. On offre ici une solide formation en matière de communautés en ligne et médias sociaux, qui s’adresse aussi bien aux indépendants, créatifs, entrepreneurs, cadres, responsables communication, chefs de projet, administrateurs, décideurs, etc.

Elle vise à donner:

  • des compétences  pratiques et opérationnelles en gestion de communautés et médias sociaux
  • une compréhension de la transformation des marchés induite par les nouvelles technologies de l’information et de la communication
  • des outils et des connaissances permettant un langage commun, indispensable pour développer  des réseaux et communautés.

A l’issue de la formation, vous saurez:

  • mettre en œuvre des stratégies pour favoriser un sentiment d’appartenance et créer une communauté autour d’une marque ou expertise, d’un produit, service ou projet
  • créer votre propre plate-forme communautaire et être présents et visibles sur la toile
  • développer des outils et applications propres à votre projet qui s’intègrent avec l’écosystème des outils sociaux existants
  • concevoir un plan de communication intégrant les médias sociaux
  • maîtriser les soft skills nécessaire au réseautage et à l’animation de communautés en ligne.

Je vous donne ici le titre des cinq modules et leurs dates, et pour le reste (y compris un descriptif plus détaillé de chaque module), je vous invite à télécharger la brochure d’informations en PDF.

  • Module 1: Le monde en réseau (du 22 au 25 septembre 2010 — il est possible de s’inscrire uniquement à ce module)
  • Module 2: Etre présent dans les médias sociaux (du 1er au 4 décembre 2010)
  • Module 3: Etablir sa marque dans les médias sociaux (du 9 au 12 février  2011)
  • Module 4: Animer et gérer son public, son réseau, sa communauté (du 9 au 12 mars 2011)
  • Module 5: Créer sa propre plate-forme communautaire (du 6 au 9 avril 2011)

Je ne peux que vous encourager à venir à la séance d’information du 24 juin (inscription ici), que vous envisagiez déjà de suivre cette formation ou que vous soyez simplement curieux d’en savoir plus. Je vous invite également à faire suivre cette annonce à vos collègues ou connaissances qui pourraient être intéressés par cette formation — le nombre de places est limité!

Tulalu avec Paule Mangeat [fr]

[en] A literary meetup with a local author, and some considerations on what language I write in as a bilingual person (answer: way more English than French).

Mon “petit homonyme” Stéphanie, comme je l’appelais affectueusement il y a une quinzaine d’années déjà, co-organise depuis plusieurs mois les rencontres littéraires Tulalu ?!. (Oui, ça fait beaucoup de signes de ponctuation à la suite. J’ai un peu de mal, mais j’essaie.)

Cet après-midi, au détour d’une conversation branchée “écriture” (je suis en train de lire “On Writing” de Stephen King, après avoir dévoré “Bird by Bird” de Anne Lamott, à l’origine de ma révélation du mois de février), elle me propose de venir une fois à ces rencontres. Ou deux, peut-être. Et bien justement, il y a en a une ce soir.

Après moult tergiversations internes (et externes) dont je vous passe les détails, j’ai foncé en bas l’avenue de France pour aller m’asseoir autour d’une table au Zinéma, en compagnie d’une bonne douzaine d’autres amateurs de littérature du coin et de Paule Mangeat. Paule, je ne la connais ni d’Eve ni d’Adam, et son nom ne me disait même rien. Mais il aurait pu, Michelle ayant parlé d’elle en termes fort élogieux il y a quelques années.

Je suis à présent en mesure de vous confirmer qu’elle écrit de fort jolies nouvelles (elle nous en a lues (lu?) trois), en plus d’être une personne tout à fait sympathique. Je suis repartie avec une copie de son ouvrage dans mon sac, que je me réjouis de finir prochainement, entre un chapitre de Stephen King et un autre d’Anne Lamott (oui oui, j’ai entamé son roman “Rosie“, qui me donne envie de me mettre à écrire de toute urgence à chaque fois que j’en lis une page).

Parenthèse: clairement, j’abuse autant des parenthèses en français qu’en anglais, mais un peu moins des tirets, on dirait.

J’ai appris avec intérêt que quasi toutes les nouvelles de son recueil, “Côté Rue“, ont été écrite d’un jet. Moi qui suis une horrible écriveuse du premier jet, j’ai trouvé ça très réconfortant. Je ne prétends pas écrire aussi bien que Paule, et celle-ci avoue d’ailleurs avoir maintenant évolué au-delà de la tryrannie de ce premier jet dans son processus d’écriture (c’est moi qui formule ça comme ça, hein, n’allez pas la citer avec ces mots). Mais je peux vous dire qu’à force d’entendre (et de lire!) tant de personnes écrivaillantes autour de moi sur les bienfaits et les affres de la réécriture et du travail d’édition, je commençais à me demander si je n’avais pas des branchements qui manquaient. Eh bien, ça me rassure de savoir qu’il y en a d’autres que moi avec le même genre de branchements (ou leur absence).

Une de mes motivations pour ce soir, c’était de me reconnecter un peu avec la littérature francophone. De ce côté-là, mission accomplie. Etre bilingue ce n’est pas si simple, quand on aime écrire. Je me rends compte qu’au cours des dernières années, l’anglais est très clairement devenu ma langue numéro un à l’écrit. J’ai toujours lu surtout en anglais, même s’il y a des livres en français que j’adore — j’ai d’ailleurs un point faible pour la littérature romande.

Et ici, même s’il y a des phases assez francophones, je me rends bien compte que j’écris surtout en anglais. Avec les chroniques du monde connecté, j’ai une excuse pour écrire au moins une fois par semaine en français, mais bon… ça ne fait pas le poids face au reste. Pour vous dire à quel point l’anglais est devenu ma première langue à l’écrit, quand je prends des notes à usage personnel lors d’une conversation en français… oui, vous devinez juste. J’ai tendance à prendre des notes en anglais.

Ce genre de réflexion, sur fond des nettoyages de printemps que j’ai faits aujourd’hui sur Climb to the Stars, ça me donne aussi une furieuse envie de rendre un peu plus facile le tri des langues pour les 10 ans d’écriture passés qui sont plantés sur ce site. Si j’avais une journée ou deux à disposition…

Enfin bref, assez radoté. Il est temps que je réinvestisse un peu mon côté francophone quand j’écris.

Je chronique, chronique [fr]

[en] I'm really enjoying writing my weekly column for Les Quotidiennes, and discovering that the constraints of the genre are giving me all sorts of ideas to write about.

Il y a un peu plus d’un mois, je démarrais mes chroniques du monde connecté pour Les Quotidiennes. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à l’exercice.

Quand on pense à la créativité, on imagine que celle-ci s’exerce dans les champs du possible qui ne connaissent ni entraves ni limites. D’une certaine façon, ce n’est pas faux, mais la créativité, c’est surtout en présence des contraintes qu’elle se manifeste. Ce sont les contraintes, quand elles rentrent en friction avec les désirs et les objectifs, qui font jaillir la créativité.

Pourquoi ce discours sur la créativité? Parce que je suis en train de faire l’expérience, après bientôt dix ans d’écriture sur ce blog, qu’écrire dans un autre format, pour un autre lectorat, avec un agenda de publication fixe — bref, des contraintes — me donne un autre souffle. Le blog, tel que je le conçois, est un espace de liberté quasi absolu de mon écriture: j’écris quand je veux, sur ce que je veux, pour qui je veux, et aussi long ou court que je le désire.

Pour la chronique, par contre, c’est différent. Le public n’est pas le mien, c’est celui des Quotidiennes, pour commencer. J’ai un thème (relativement souple, certes) auquel me tenir. J’écris une chronique par semaine. Je vise une longueur et un type de discours “genre chronique”.

Et ce qui est dingue, c’est que ces contraintes me donnent l’idée d’écrire des choses que je ne penserais pas à écrire ici, sur Climb to the Stars — alors que je peux y écrire tout ce que je veux.

Vive les contraintes!

Du coup, je vous encourage à aller me lire là-bas. Pour vous faciliter la tâche, titres et liens vers les six chroniques déjà écrites.

Bonne lecture, feedback bienvenu!

Get Your Lift10 Ticket Half-Price Before Christmas [en]

[fr] Vous savez certainement que Lift, à Genève (5-7 mai 2010) est un des événements incontournables du milieu de la technologie en Europe. Une conférence non-commerciale, qui vous donnera matière à penser pour l'année à venir et ouvrira des portes dans votre tête dont vous ignoriez l'existence jusqu'ici. Trois jours pour 650.- (220.- par jour!) si vous vous inscrivez avant le 26 décembre. (Comparez ça aux tarifs des formations usuelles, et vous avez un prix imbattable pour du contenu inégalable.)

The reasons I gave for attending Lift nearly two years ago are still very much true. In all honesty, if there is one European tech event you should absolutely attend each year, it’s the Lift Conference in Geneva. This year, unlike the previous ones, it will take place in May (5-7th) — much nicer weather than February!

Lift10 conference in Geneva, May 5-7, 2010. In a nutshell, Lift is 3 days of extraordinary speakers you have not heard before a dozen times already, a very diverse gathering of smart and interesting attendees, various presentation formats in addition to keynotes like discussions, workshops, open stage presentations (part of the programme is community-contributed), rich hallway conversations, and a very uncommercial feel to it all.

But don’t stop there, please do read my post from two years ago, then come back. I’ve attended the conference since it started, so you might want to read some of my posts covering it (2006, 2007, 2008, 2009) — and all the videos of past talks are available freely online.

Another thing that has changed since last year besides the date is the conference pricing, which has gone up significantly for those who do not register early. Laurent wrote a really great post about the challenges encountered in pricing an event like Lift, which tries to attract attendees with different profiles and very different budgets: be too expensive, and people without an employer behind them to pay for the ticket can’t come — but be too cheap, and you’re not taken seriously (which tends to be the problem Lift has faced over the years).

Actually, anybody who provides services to a client base which is not homogeneous are faced with this dilemma, which is one of the reasons my rates (for example) vary according to which client I’m providing services to — shocking thought it may seem to some (upcoming blog post about that, by the way).

So, the good news is that if you have your ears and eyes open, and know that you’re going to Lift in 2010, you can get in for 650.- CHF (50% of the final ticket price) if you register before December 26th.

Students can apply to get one of the 20 free tickets that are reserved for them (deadline January 15th).

Journalists and bloggers should apply for a media pass.

I really hope to see you at Lift. You won’t regret it.

Sortons nos agendas [fr]

[en] If you're in the Lausanne or Geneva area, here are a whole bunch of dates to jot down so that you don't miss any of the fun!

Ceux qui me suivent sur Twitter (ou activement ailleurs, comme Facebook) auront remarqué que je redonne un coup de gaz à l’événementiel, ces temps. Voici un petit récapitulatif des dates annoncées aux quatre coins du web, et d’autres encore. Sortez votre crayon ou votre trackpad (suivant quel forme a votre agenda) et prenez note! Cliquez les liens pour plus d’informations.

J’ai oublié quelque chose? Au plaisir de vous voir bientôt, en tous cas!

Update, 28.09.09: Pascale me fait gentiment remarquer que je n’ai pas mentionné la conférence Paris-Web, qui aura lieu à Paris les 8-9-10 octobre. Effectivement, ce n’est pas très “local” comme info, mais pour les geeks qui sauteraient volontiers dans le TGV, je ne peux que vous recommander de vous y rendre!

Cessons de paranoïer au sujet de la grippe A (H1N1) [fr]

Je salue brièvement au passage la page 3 du Lausanne-Cités d’aujourd’hui, qui via l’interview du médecin et éthicien Martin Winkler, s’élève contre la paranoïa ambiante au sujet de la grippe A.

Extraits choisis:

  • Au 6 août 2009, l’OMS recensait 1500 morts sur la planète… Chaque année, la grippe classique (A H3N2) fait entre 250 000 et 500 000 morts…

  • Dans le canton de Vaud, le médecin cantonal – en charge des mesures sanitaires – a laissé entendre qu’il convenait, dès à présent, d’éviter de se serrer la main et de s’embrasser. Qu’en pensez-vous?

    Que ça me fait penser à ce qu’on disait au moment où le SIDA faisait peur à tout le monde, qu’il ne fallait pas toucher une personne séropositive. Cette recommandation est anti-scientifique. Ca accentue la panique et l’inquiétude dans une société qui n’a pas besoin de plus de méfiance sociale qu’elle n’en a déjà. C’est la grippe, bon dieu, ce n’est pas la peste, le choléra ou la variole! Ne pas s’embrasser ou se serrer la main? Personnellement, je rejette ce genre de recommandation. Médicalement et éthiquement parlant, c’est inacceptable!

  • [L]’angoisse actuelle est majorée par la situation économique. Objectivement, personne n’a envie que les grands pays industrialisés soient paralysés par une épidémie, parce que ça ne serait pas bon pour les entreprises… donc, pour les actionnaires. Il y a là une indécence insupportable. Ce n’est pas la santé des populations qui inquiète nos dirigeants, c’est celle de l’économie.

Merci de faire votre contribution à la lutte contre la paranoïa auprès de votre entourage!

Eliminatoires suisses du WIF: sponsoring et Suisse allemande [fr]

Avez-vous entendu parler du WIF? Si vous êtes dans le monde de webdesign, vous devriez. En bref, il s’agit d’un concours international de webdesign par équipes qui a lieu tous les deux ans à Limoges, en France.

Les concurrents reçoivent le thème du concours le samedi à midi et travaillent d’arrache-pied durant 24 heures pour rendre leur participation avant le dimanche midi. Une ambiance incroyable et des projets dingues!

Vu le succès du concours-festival, les concurrents doivent se qualifier lors d’éliminatoires pour pouvoir se rendre à Limoges.

Julien Henzelin et Yann Lugrin de Liquid Concept, Yannik Messerli de la Junior Entreprise de l’EPFL et moi-même sommes en train de mettre sur pied les éliminatoires suisses pour 2010.

La préparation va bon train, mais il manque encore à notre fine équipe:

  • un ou des partenaires suisse-allemands, pour que les éliminatoires suisses ne se cassent pas la figure sur le Röstigraben
  • un responsable sponsoring (préparer avec nous les offres et les dossiers, et surtout, approcher les sponsors potentiels et conclure les contrats! — rémunéré, of course)

Si vous êtes intéressé ou que vous connaissez quelqu’un qui pourrait l’être, ou si vous désirez des précisions, n’attendez pas pour nous contacter!