Dvorakitty [en]

Allow me, for once, to jump on a meme bandwagon. Here is my Dvorakitty:

Dvorak with Bagha-kitty's head.

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p class=”note”>[Thanks to Meryl for the photoshopping. I’m hopeless at that kind of stuff.]

It’s nowhere as funny as Meryl’s Dvorakitty, of course. And it’s actually pretty spooky to see my cat looking at me from the top of that body.

Little explanation: Dvorak is the author of a pretty shallow article on the ‘Blog’ phenomenon. He said something about people posting less pictures of their cats on their sites, too. Not sure if it was supposed to be a good or a bad thing…

Update, July 2007: hunting in the archives:

Where is the bird? [en]

A bird has been hidden in this picture. Can you find it?

Picture of cat with bird hidden in it.

[Raph, je sais pas où tu les trouves!]

Anita suggests a caption contest. So here we go!

  • Send in your caption(s) by email before Feb. 26 (Tuesday)
  • Français and English allowed. Hindi permitted only if you explain the line to me.
  • Prize: signed picture (yes!) of me wearing my AntiBloggie prize. Cool, uh?

Voyages [en]

A lire absolument (pour ceux qui aiment les gens qui savent écrire): Voyages.

Très joli texte de Romain qui, je l’espère, nous en réserve encore bien d’autres du genre!

Langage: analyse et synthèse [en]

[…] Le changement d’échelle [herméneutique -> sémantique lexicale -> sémantique structurale] du problème [le double-sens] fait apparaître une constitution fine qui seule permet un traitement scientifique du problème: la voie de l’analyse, de la décomposition en unités plus petites, c’est la voie même de la science, comme on le voit dans l’usage de cette analyse en traduction automatique. Mais je voudrais montrer en retour que la réduction au simple consacre l’élimination d’une fonction fondamentale du symbolisme qui ne peut apparaître qu’au niveau supérieur de manifestation, et qui met le symbolisme en relation avec la réalité, avec l’expérience, avec le monde, avec l’existence (je laisse à  dessein le choix libre entre ces termes). Bref, je voudrais établir que la voie de l’analyse et la voie de la synthèse ne coïncident pas, ne sont pas équivalentes: sur la voie de l’analyse se découvrent les éléments de la signification, qui n’ont plus aucun rapport avec les choses dites; sur la voie de la synthèse, se révèle la fonction de la signification qui est de dire, et finalement de “montrer“.

Paul Ricœur, Le problème du double-sens (in Le conflit des interprétations)

Live Nude Cats [en]

Head straight for livenudecats.com: those two cats show it all!

warning: if you feel you might be offended by the view of naked cats, please refrain from viewing the site.

Langage: fiction, histoire, temps [en]

Avant que vous vous lanciez avec courage dans le paragraphe ci-dessous, quelques mots de commentaire.

Ricœur fait remarquer la division entre œuvres ayant prétention à  la vérité et œuvres de fiction. Je crois que c’est une distinction très importante. On peut flirter avec les limites, certes, mais lorsqu’un genre tente de se faire passer pour l’autre (c’est en général dans le sens fiction -> histoire), il y a malhonnêteté. C’est entre autres ceci qui m’a fait réagir comme je l’ai fait à  l’affaire Kaycee Nicole.

Sous cette fracture entre histoire et fiction, il y a cependant une unité sous-jacente: le caractère temporel de l’expérience humaine que l’on peut raconter. Cela semblerait bien confirmer une remarque que je faisais cet été en Inde, concernant le fait que l’on raconte facilement ses mésaventures, mais plus difficilement ses moments de bonheur – justement parce que les premières s’inscrivent dans le temps et font une bonne matière à  récit.

[…]Au cours du développement des cultures dont nous sommes héritiers, l’acte de raconter n’a cessé de se ramifier dans des genres littéraires de plus en plus spécifiés. Cette fragmentation pose aux philosophes un problème majeur, en raison de la dichotomie majeure qui partage le champ narratif et qui oppose massivement, d’une part, les récits qui ont une prétention à  la vérité comparable à  celle des discours descriptifs à  l’œuvre dans les sciences — disons l’histoire et les genres littéraires connexes de la biographie et de l’autobiographie — et, d’autre part, les récits de fiction, tels que l’épopée, le drame, la nouvelle, le roman, pour ne rien dire des modes narratifs qui emploient un autre médium que le langage: le film par exemple, éventuellement la peinture et d’autres arts plastiques. A l’encontre de ce morcellement sans fin, je fais l’hypothèse qu’il existe une unité fonctionnelle entre les multiples modes et genres narratifs. Mon hypothèse de base est à  cet égard la suivante: le caractère commun de l’expérience humaine, qui est marqué, articulé, clarifié par l’acte de raconter sous toutes ses formes, c’est son caractère temporel. Tout ce qu’on raconte arrive dans le temps, prend du temps, se déroule temporellement; et ce qui se déroule dans le temps peut être raconté. Peut-être même tout processus temporel n’est-il reconnu comme tel que dans la mesure où il est racontable d’une manière ou d’une autre. […] En traitant la qualité temporelle de l’expérience comme référent commun de l’histoire et de la fiction, je constitue en problème unique fiction, histoire et temps.

Paul Ricœur, Du texte à  l’action (De l’interprétation)
[je souligne]

Langage: explication et compréhension [en]

Ne vous en faites pas si c’est un peu obscur, toute cette linguistique. La crise passera, n’ayez crainte.

Une position purement dichotomique du problème consisterait à  dire qu’il n’y a pas de rapport entre une analyse structurale du texte et une compréhension qui resterait fidèle à  la tradition herméneutique romantique. Pour les analystes, partisans d’une explication sans compréhension, le texte serait une machine au fonctionnement purement interne auquel il ne faudrait poser aucune question — réputée psychologisante —, ni en amont du côté de l’intention de l’auteur, ni en aval du côté de la réception par un auditoire, ni même dans l’épaisseur du texte du côté d’un sens, ou d’un message distinct de la forme même, c’est-à -dire de l’entrecroisement des codes mis en œuvre par le texte. Pour les herméneutes romantiques, en revanche, l’analyse structurale procéderait d’une objectivation étrangère au message du texte inséparable lui-même de l’intention de son auteur: comprendre serait établir entre l’âme du lecteur et celle de l’auteur une communication, voire une communion, semblable à  celle qui s’établit dans un dialogue face à  face.

Ainsi, d’une part, au nom de l’objectivité du texte, tout rapport subjectif et intersubjectif serait éliminé par l’explication; d’autre part, au nom de la subjectivité de l’appropriation du message toute analyse objectivante serait déclarée étrangère à  la compréhension.

Paul Ricœur, Du texte à  l’action (Expliquer et comprendre)

Pottermania [en]

My stepmother complains that she got the Harry Potter virus from me: I gave her the first book for Christmas, and she has now ploughed through the whole series – twice.

Unfortunately, it seems that she is not the only victim of the teenage wizard. I highly suspect they curse the books in the shops to force you to swallow them down straight in one go.

[link courtesy of the Incomparably Leaky Cauldron]