Comment faire du vrai thé froid [fr]

J’ai fait une razzia d’achat de thé il y a quelques mois, et la gentille dame du magasin de thé de la rue Enning m’a expliqué le secret pour faire du bon thé froid: il faut le faire tirer à froid. Après avoir essayé plusieurs fois (je suis ravie du résultat) je tiens à partager ce “truc” avec vous.

  • 1 litre d’eau froide
  • 1 cuillère à soupe de feuilles de thé
  • un carré de sucre (ou plus si entente)

Mettre le tout au frigo et laisser infuser toute la nuit (10-12 heures, ou même plus si vous voulez plus de goût). Il suffit ensuite de filtrer (en servant ou à l’avance), et voilà, vous avez du thé froid qui fera pâlir n’importe laquelle de ces mixtures industrielles qui essaient de porter le même nom!

Il va sans dire qu’on peut ainsi faire tirer toutes sortes de thé. Je suis plutôt amatrice de thé noir, donc j’ai déjà testé le Lapsang Souchon, le Lady Grey, le Thé des Moines, le Thé Paradis… mais comme m’a dit la dame du magasin: “on peut faire infuser à froid n’importe quel thé!”

Acheter un billet d'avion dès qu'on peut [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Hier, j’ai passé un moment à tenter de retrouver un article en anglais que j’avais lu et qui expliquait que dès qu’on avait assez d’argent pour acheter un billet d’avion, il fallait le faire. Impossible de retrouver l’article, mais je vais vous parler de ça quand même, de mémoire.

La raison pour laquelle j’y pense pas mal ces jours, c’est parce que ça fait depuis le début de la semaine (et depuis pas mal de semaines avant ça) que je suis activement en train de ne pas acheter le fameux billet d’avion pour l’Inde dont je rêve depuis plusieurs années.

J’ai l’argent (on fait des miracles avec une minuscule somme mensuelle sur un compte épargne — si vous n’avez pas déjà de système comme ça en place pour pouvoir vous payer des vacances, je vous encourage vivement à le faire sans tarder!) et j’ai décidé quand je partais (plus ou moins), mais quelque chose me retient. Alors je repense à cet article et j’essaie de me souvenir de son contenu pour débloquer la situation.

Je sais qu’une chose que disait son auteur était que même si on n’avait pas de projet de voyage, il fallait faire le saut. Quand on s’y prend très à l’avance, les vols sont vraiment bon marchés. (Je vois bien ça, si j’avais acheté mon billet direct le premier jour où j’avais regardé les prix, il serait moins cher qu’aujourd’hui. Si j’attends encore, ça ne va pas s’arranger.)

Alors, qu’est-ce qui me retient? La peur de concrétiser un projet que je garde à l’horizon depuis plusieurs années, la peur aussi d’arrêter des dates et de réaliser que je n’ai pas fait le meilleur choix… Ah, quelle histoire, faire le meilleur choix. Vous avez lu The Paradox of Choice?

Bon, allez, je range mes doutes et mes peurs au vestiaire, et je vais acheter ce billet. Je vous promets une série d’articles indiens durant mon séjour en janvier 2011!

Flash Informatique: appel aux articles sur le thème "Société 2.0" [fr]

[en] Call for papers: Flash Informatique is looking for papers on the theme "society 2.0". The deadline is short but I encourage you to seize the occasion (I wrote an article for them a few years back). The publication is in French but it could contain a few articles in English. Go for it!

Avis aux amateurs, le magazine Flash Informatique de l’EPFL lance un appel aux contributions pour son numéro spécial d’été sur le thème “Société 2.0”.

Les délais sont courts (8 juillet pour une première version, éventuellement 12 si vraiment il faut) mais je vous encourage à saisir cette occasion. J’avais écrit pour eux un article sur les blogs il y a plusieurs années, et j’avais été ravie de pouvoir le faire!

Je suis certaine que les lecteurs de Climb to the Stars ont des tas de choses intéressantes à dire sur le sujet, donc n’hésitez pas.

WordPress.com Still Messes Up Tags and Categories [en]

It pains me to say it, but much as I love them, they still don’t quite get the difference between tags and categories. Yes, WordPress.com now makes a difference between tags and categories (and have been doing so for quite some time), but they are still missing part of the equation.

  • Categories are big pre-defined drawers to sort your posts in. They’re local.
  • Tags are labels you stick on posts after you have written them. There are tons of them and they’re messy and they’re global.

Logically, links on tags should point to the general WordPress.com tagspace (they do) — and links on categories should point to the local category pages of that particular blog. Only they don’t always.

The “Categories” widget works the way it should. But the rest is a mess. Examples.

  • Look at the Coworking Léman site, which uses the Mistylook theme that I personally love. This article‘s category links to the general WordPress.com tagspace (wrong), whereas this one‘s category links to the local category page (right).
  • The La Muse site, which uses Ocean Mist, makes article categories link to the general tagspace (wrong) but at the bottom of the page, lists categories with the correct links to category pages.

I could find more.

In general, the problem seems to be that article category links are made to link to the tagspace just as tags do. I mean, what’s the point of having a difference between tags and categories (an important one, if you ask me) if you make them behave the same way in the templates? This is a major problem for me. I hope Automattic are listening and will do something about it. (I contacted support but was told, basically, that it was a feature.)

So, please, Automattic: make the links on category names link to local category pages, and the links on tag names take us to the global tagspace.

Thanks!

OS 10.6, iCal, gCal, and my iPhone [en]

[fr] Après ma mise à jour de OSX, petit problème avec iCal qui refusait de synchroniser avec mon iPhone les calendriers Google "délégués". La solution: ajouter chaque calendrier CalDAV individuellement. J'ai aussi trouvé la source des alarmes énervantes qui ont fait récemment leur apparition pour chaque nouvel événement que j'ajoutais: l'onglet "Notifications" dans Google Calendar.

I upgraded to OSX.6 (Snow Leopard) a week or so ago and discovered that iCal supported built-in sync with Google Calendar. I’d been using Spanning Sync until now (and was happy with it) but thought that if iCal did this out of the box, I might as well try it.

So, I set up delegation to add my multiple gCal calendars to iCal, but was disappointed that only my main calendar seemed to sync with my iPhone.

I found the solution to the problem here: how to make multiple Google Calendars in iCal sync with iPhone. In short, you turn off delegation, and add each gCal manually as a CalDAV account. Five minutes of work, but it works!

Since my upgrade I also had annoying notifications for each new event I created, even though I had turned off alarms in iCal. After hunting high and low, I spotted the “Notifications” tab in gCal calendar details, and discovered I had a series of default alarms set there for my main calendar. I turned them off, and while I was at it, linked my mobile phone to my account so I can get SMS alerts when I want them. (For once that this kind of stuff works with Switzerland too!)

De la créativité à l'action: workshops [fr]

Présentation des 4 workshops.

Atelier 1 — Kate Lindley

Thème “créer en équipe”. Un peu bateau? Buts: parler et formaliser une liste de conditions pour la créativité en équipe (contexte: Suisse romande).

Idée: changement de paradigme, anciennes approches vs. nouvelle vision: intelligence collective, interdépendances, solutions bottom-up, théorie Y, opportunités, work-outs (on laisse command and control, le créateur seul, le top-down, théorie X (McGregor), problèmes, etc…)

Utiliser des approches créatives avec apports constructifs différents.

  • Appreciative inquiry: construire sur ce qui marche bien
  • World Café: inclure toutes les parties présentes
  • Future Search: planification stratégique, look at the big picture
  • Open Space: optimiser le temps
  • Action Learning: diminuer la résistance au changement

Atelier 2 — Denis Hertz

Comment utiliser vos ressources intuitives pour résoudre des situations complexes de manière proactive. On a beaucoup parlé de processus et outils pour stimuler la créativité. Mais on a des ressources naturelles! L’intuition par exemple.

4 formes d’intelligence:

  • cognitive: je pense donc je suis “je sais”
  • émotionnelle: capacité à sentir ses émotions, celles des autres, et en faire quelque chose d’intelligent “je sens”
  • intuitive: capacité d’évaluer êtres et situations sans avoir besoin de raisonner “je sais”
  • collective: on est en interaction constante avec notre environnement; c’est l’ensemble qui définit le comportement des éléments

*steph-note: recommandation de lecture: Blink de Malcolm Gladwell.*

Faire le lien entre les performances analytiques et les capacités intuitives. Devenir plus conscient de cette articulation, acquérir de nouveaux réflexes utiles à la prise de décision.

Deux outils:

  1. décodage intuitif
  2. constellations systémiques d’organisation

Atelier 3 — Giorgio Pauletto

Observatoire technologique: create the service box.

L’économie s’est tertiairisée. Industrie de services. Tangibiliser une idée de service qui est par nature immatérielle.

On va mettre l’idée du service dans une boîte en carton, et dessiner sur la boîte la perception et la valeur ajoutée de ce service. Dire pourquoi c’est important, et quel problème ça résout.

Restitution en mode narratif. Raconter une histoire sur la base de la boîte qu’on a créée.

*steph-note: intéressant!* On repart avec un objet physique!

Atelier 4 — Anne Heleen Bijl

Comment le réaliser? Engagement et synergie avec ceux avec qui on travaille. On va utiliser les 7 règles de communication créative de tout à l’heure. Inventer une petite entreprise de toutes pièces, et suivre une méthode primée qu’Anne a développée.

Workshop: how to make it work? (Anne Heleen Bijl) [fr]

*Mes notes du workshop…*

1. chacun apporte une métaphore qui symbolise ses désirs pour le futur — 2020 (il y a une /vraie/ baguette magique si jamais on coince) — faire des sketches, pubs etc. datés 2020 sur tout ce que notre entreprise aura accompli de merveilleux. Wishful thinking. Faire émerger tous les désirs cachés concernant la projet.

2. moment eurêka – vision – small steps – concrete realisation

Attention, is le coeur n’y est pas, il faut faire autre chose! Ne choisir que des activités qui nous enthousiasment.

PMI: si on a des doutes, faire un PMI! Tout le monde participe:

– 3 minutes pour les points positifs, les avantages
– 3 minutes pour les points négatifs, les désavantages
– 3 minutes pour les points intéressants sans jugement de valeur (“qu’est-ce qui peut être intéressant”)

Autre méthode: moines dominicains. Deux personnes. On donne à la première un objet (jetable). Tant qu’on tient l’objet on peut parler (max 1-2 minutes, sinon c’est trop long à résumer). Quand on a fini on fait un pas en avant et on jette l’objet. C’est à la deuxième personne de résumer ce qu’a dit la première, jusqu’à ce que la première soit d’accord avec le résumé. Puis la deuxième dit avec quoi elle est pas d’accord, et avec quoi elle est d’accord, puis elle donne son opinion, fait aussi un pas en avant, et jette l’objet à la première, qui fait son résumé, etc. (Il faut partir assez loin, on continue le processus jusqu’à ce qu’on soit trop près pour continuer.) Ça marche à deux mais c’est vrai que c’est mieux avec un médiateur. Possible aussi avec des groupes antagonistes, en politique par exemple.

Idée: aussi faire en sorte que les jeunes coachent les vieux. Célébrer les succès.

Nearlings and beyonders can also be celebrated. (“good” failures)

Faire des excursions pour aller voir comme ça se fait ailleurs.

Une stratégie sous forme de mind map coloré (art map) est bien plus lisible qu’un mémo gris de 200 pages.

Donc une étape c’est de faire un art map de son projet pour que tout le monde le comprenne bien. Aussi pour tâches d’une équipe.

5 langues d’appréciation.

Exercice: le mur. 4 volontaires forment le mur. Le but c’est de séparer le mur au milieu pour accéder à quelque chose qui est derrière. Le mur ne doit pas coopérer. Pas beaucoup de place, on va éviter les solutions “physiques”. Très important: s’approcher du mur. Le mur est très sensible aux fausses promesses. Ce qui aide: demander au mur de quoi il a besoin pour pouvoir traverser, ou bien créer un avantage mutuel derrière le mur.

Pensée latérale: changer l’angle sous lequel on approche un problème. 5 façons:

– conversion: définir ce qu’on trouve normal et inverser (par exemple: on trouve normal que le chauffeur de taxi connaisse le chemin et pas le client, on renverse et les clients qui connaissent leur chemin forment les nouveaux chauffeurs).
– exagération: “tout Genève doit venir!” Exagérer le problème.
– wishful thinking: oser formuler ses désirs, complètement (baguette magique)
– choisir un mot arbitraire pour se stimuler (comme bananaslug)
– échapper à ce qu’on pense être normal, faire tomber l’idée dominante.

Les gens ne se sentent pas appréciés. Différentes langues (pas contente du gros bonus, aurait préféré un bouquet de fleurs). Il y a 5 langues différentes pour exprimer et recevoir la reconnaissance, et on a chacun notre langue favorite, une pour donner une pour recevoir. Si c’est dans une autre langue on ne le remarque même pas!

1. compliments (environ 20% des gens)
2. action pour l’autre
3. faire quelque chose ensemble, être là pour l’autre (majorité des gens)
4. contact physique (une personne sur 5)
5. cadeau matériel (pas de l’argent)

Pour l’histoire de la motivation et de l’argent, voir carotte et créativité ne font pas bon ménage.

De l'émergence de la classe créative à la créativité [fr]

Voici mes notes de la journée de la FER “De la créativité à l’action“. Si vous voyez des erreurs, merci de les signaler dans les commentaires!

09.08.2010: les vidéos de cette journée sont en ligne.

Anne Heleen Bijl

Parler en français => comme si elle devait refaire toute sa présentation! Intéressant…

La créativité casse les cadres, c’est la clé de l’innovation. La plupart du temps on n’en a pas besoin. 2% du temps, on se dit qu’il doit y avoir une “autre solution”. C’est là qu’on a besoin de la créativité. Problème: on cherche souvent une solution qui est trop proche du problème. Mais en fait il faut des fois chercher complètement ailleurs.

Créativité: relier deux aspects qui n’avaient pas de contact avant.

Osborne, américain dans les années 50. A cherché comment il pouvait faire en sorte que chacun de ses 500 employés produise des idées.

Expérience avec 4 personnes du public: A et B sur un panneau, les relier. Comment est-ce qu’on les relie? En général on a tendance à les relier par le chemin le plus court, le plus facile. Mais dans la vie c’est pas toujours possible… *steph-note: très tentée d’aller arracher la feuille pour faire se rejoindre A et B en la pliant… ah, quelqu’un l’a fait!*

Obstacles à la créativité:

  • peur d’être ridiculisé, surtout par soi-même (on est son juge le plus sévère)
  • “ça ne va pas réussir”
  • on ne voit pas l’avantage
  • tenir aux vieilles solutions (on n’aime pas le changement et les nouvelles habitudes, elles sont difficiles à installer! 30 fois un nouveau comportement pour qu’il s’installe, cf. FlyLady)
  • “Les Autres” le rendent impossible
  • se créer des barrières soi-même
  • être satisfait de la première solution
  • problème d’autorité: qui est le chef?

L’effet Eurêka: 10 phases

  • problème est un défi
  • le problème est le vôtre
  • recherche de solutions => échec
  • frustration
  • distraction
  • relaxation
  • moment de coïncidence
  • eurêka, inspiration (si on a de la chance!)
  • euphorie
  • réalisation

*steph-note: lire The Myths of Innovation!*

Conditions pour la créativité:

  • indépendance
  • liberté/espace
  • concentration
  • motivation intrinsèque *(steph-note: cf. la vidéo de Dan Pink dont je parle dans “Carotte et créativité ne font pas bon ménage“.)*
  • bonne définition du problème
  • breaking patterns/outside the box
  • donner une chance aux idées
  • humour
  • temps pressé/nécessité
  • chercher des alternatives

Conditions créatives en groupe

  • stimuation de nouvelles idées
  • rémunération d’idées
  • moyens (budget, personnes)
  • pas trop de contrôle: liberté
  • ne poses pas de questions trop définies
  • pas autoritaire

Sept règles de communication créative

  • suspension du jugement
  • écoutez attentivement: quelle peut être la valeur de cette idée?
  • fantaisie et imagination
  • quantité amène qualité
  • pollinisation croisée
  • 3x +++ (le droit de demander trois avantages de son idée à la personne qui la reçoit négativement, genre “oui mais bon, sois réaliste!”)
  • 28 ideakillers sont tabous (y compris non verbaux!)

Utile de garder à l’esprit le temps d’incubation de certaines idées, entre l’idée et sa mise sur le marché:

  • TV: 50 ans
  • pacemaker: 30 ans
  • fermeture éclair: 30 ans
  • stylo bille: 7 ans
  • radio: 24 ans
  • antibios: 30 ans
  • nourriture congelée: 15 ans

Xavier Comtesse

Réseaux sociaux et créativité: étude faite au démarrage de la Muse, sur Rezonance. Quelle est la part des créatifs chez Rezonance?

Parmi les abonnements payants de Rezonance, est-ce qu’un questionnaire va fonctionner? Réponse hallucinante: personne ne comprenait les questions. Problème de langue? Peut-être faut-il passer au hollandais… 😉

Mise en garde:

  • la créativité dans le contexte de l’innovation
  • un sondage via un réseau déjà existant (Rezonance)
  • démarche volontairement participative
  • le questionnaire est soumis au Conseil scientifique

En français, “créativité” c’est vraiment associé à l’art. Gros échec 🙂 => il a fallu tout revoir.

Ont monté un sous-groupe du comité scientifique, le “Groupe Montbrillant”. “Pourquoi est-ce que les gens ne comprennent pas nos questions, que nous on comprend très bien?” => ne plus poser les questions sur la créativité, mais partir du principe que la créativité fait partie du processus d’innovation.

En amont: créativité; en aval: amener au marché, stratégie commerciale. On s’est beaucoup préoccupés de l’aval, supposant que là est la difficulté, et moins de l’amont.

Résultats: dans la région lémanique, on aurait une classe créative deux fois plus dense qu’aux USA, par exemple, 62% ont participé à une start-up, 7% on déposé un brevet. *steph-note: attention, on parle de Rezonance ici, et non pas d’un échantillon représentatif de la région lémanique!!*

Par contre, seulement 5% fréquentent un centre créatif.

Ils ont appelé “net-ups” entreprises qui naissent dans un réseau social et se construisent avec lui. *steph-note: pas sûre que j’aime ce terme… c’est simplement le modèle de beaucoup de start-ups dans les nouvelles technologies: agile, crowdsourcing, etc…*

Creative commons.

Centres créatifs: existent-ils réellement dans notre région? Différentes générations de creative centres.

  • première générion, MIT etc: faire vivre des objets et des services avec des usagers, et les observer. Client-roi. Usagers ne sont pas co-créatifs.

Après, consommacteurs. Changement fondamental de percevoir le produit, l’économie. (On est des bêtes curieuses.)

Ces lieux jouent pour l’amont le même rôle que le prototype pour l’aval.

Mettre en place des méthodologies. Les méthodologies ne font qu’accélérer la créativité, rien d’autre. Ce sont des accélérateurs.

Xavier nous montre “la matrice”… “démerdez-vous avec!” — quand un matheux essaie de montrer les résultats d’un sondage. *(steph-note: image dans l’article de Pascal Rossini…)*

Elmar Mock

On ne cueille pas de champignons sur l’autoroute. Est-ce que ça s’apprend, la créativité? Difficile d’en parler.

Avait le sentiment qu’après avoir inventé la Swatch, il n’était plus possible dans la société d’inventer autre chose. => nouvelle structure. (Mais en fait le problème c’était lui… *steph-note: si j’ai bien compris*)

A la base plein de créatifs, mais on le reste pas tous. Métaphore moléculaire: l’être humain est une molécule d’eau (gaz, eau, solide, ça reste une molécule d’eau).

  • Gaz: créativité, imagination, exploration
  • Liquide: école, expérimentation, évolution (étape douloureuse)
  • Solide: éducation universitaire, formation professionnelle, maturité, réalité (ordre, structure)

Relation d’amour-haine entre créativité et structures/organisation (gaz vs. solide).

Le créatif finit toujours par créer des cristaux (les cristaux c’est une idée qui marche!) — c’est la réalité de la créativité! Permettre à la société d’avoir de nouveaux cristaux pour nous donner l’illusion que demain existe. (On a des budgets, des projets, des plannings, “l’année prochaine ce sera bon”. *steph-note: ça me fait penser à “The Black Swan“, livre à lire absolument d’ailleurs.*

Difficile de trouver l’endroit où les trois états de la matière coexistent (le point triple). Startups.

La métaphore de la perle. L’huître ne crée la perle que si quelque chose dérange. Il faut un élément perturbateur pour la créativité. Clé: identifier et définir cet élément perturbateur. Malheureusement, on s’adapte à nos éléments perturbateurs et nos difficultés. On n’a pas envie de modifier nos habitudes.

Après avoir trouvé l’élément perturbateur, phase inventive, puis phase conceptuelle, phase scientifique, phase commerciale.

Modèle en oignon: chacun est responsable d’un truc, départements. Ça marche pour la rénovation et l’évolution, mais pas pour l’innovation et la révolution. Il faut pour cela supprimer la notion de départements.

Caisse à outils de la phase gazeuse. (The Gas-Phase Toolkit.) Cartes (?).

Important: ça prend du temps. On va pas juste prendre 1h pour être créatifs.

  1. cerner: quel est l’élément perturbateur? définir le problème
  2. curiosité: s’intéresser par exemple aux gens qui vont utiliser ce système, qu’est-ce qui se passe au niveau de l’industrie
  3. idéation: (3 jours) contrairement au citron (plus on presse moins il y a de jus), eh bien l’homme, plus on presse, plus il y a de jus. Il faut prendre le temps d’aller explorer d’autres chemins pour trouver des champignons. On va se sentir perdus. Prendre les chemins de traverse. Energie pour traverser le tunnel. Divergence et convergence. Augmenter le nombre d’idées. Brainstorming (attention, c’est pas une discussion chaotique, c’est un système rigoureux!). Méthode 6-3-5.
  4. entonnoir: convergence, sélectionner, éliminer, trier les idées après la diarrhée intellectuelle qu’est le brainstorming. Critique constructive.  Intuition, imaginer ce que sera demain. Sur nos 100 idées, laquelle aura la médaille d’or, d’argent, de bronze?

Sans élément perturbateur, le brainstorming est de la masturbation.

Etre innovateur, c’est aussi être dans le faire. Ça nous aide à être de meilleurs innovateurs de les suivre jusque dans la dure réalité de l’actualisation.

Chaque fois qu’on a un problème, une nouvelle phase créative est ouverte.

La problématique des formations de pointe [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Depuis que mon expertise en matière de blogs et autres médias sociaux me permet de gagner ma vie, une question revient régulièrement sur les lèvres de mes interlocuteurs: “Mais, tu t’es formée où pour pouvoir faire ça?”

La réponse, c’est à la fois “nulle part” et “partout”. Quand on fait un métier que l’on invente au fur et à mesure, basé sur des technologies qui sont parfois obsolètes en moins d’un an, on ne peut qu’être formé sur le tas. On n’a pas d’autre choix qu’être autodidacte. On fait peut-être un métier comme ça parce qu’on a le goût d’apprendre la nouveauté, celle qui échappe à la plupart des gens car non seulement elle ne se pavane pas au grand jour, mais en plus, il faut l’apprendre par ses propres moyens.

Je me souviens que lorsque je vivais en Inde, on m’avait dit qu’un des grands problèmes du pays était la séparation, instaurée par Nehru si ma mémoire est bonne, entre la recherche et l’enseignement académique. En sciences, en particulier, ceux qui formaient les nouveaux étudiants étaient complètement coupés des nouveaux développements de la recherche, et donnaient depuis des années les mêmes cours désuets.

Cette analyse un peu à l’emporte-pièces a sans doute besoin d’être vérifiée et raffinée, mais je vous la donne comme ça parce qu’elle met le doigt sur quelque chose d’important. Si on ne prend pas soin de relier étroitement ceux qui développent de nouvelles pratiques professionnelles et ceux qui enseignent, on se retrouve dans la situation qu’on connaît en fait fort bien, dans le cas des nouvelles technologies, où les étudiants apprennent des pratiques qui ne correspondent plus à ce que fait le monde professionnel.

Et malheureusement, ce phénomène est inévitable. Quelqu’un qui passe sa semaine à enseigner ne peut pas en même temps la passer à être un professionnel actif dans le monde de l’entreprise. Alors certes, il faut cumuler les mandats, être un peu consultant et un peu formateur, mais encore faut-il que les organismes de formation se prêtent à ce jeu — et dans tous les cas, ce consultant-formateur devra limiter son activité en entreprise (et donc son expertise) pour dégager le temps nécessaire à enseigner. (Je ne mentionne même pas le fait que l’enseignement est en général moins bien payé que le consulting, et que les meilleurs consultants ne sont pas nécessairement les meilleurs formateurs, et vice-versa…)

Voilà la situation. Je n’ai pas de solution magique à proposer. Il y a des structures de formation qui sont conscientes de ces enjeux, comme le SAWI (je vous le mentionne de façon un peu intéressée, vous verrez bientôt pourquoi), qui s’assurent que leurs formateurs sont également des professionnels actifs dans leur branche. Mais toujours est-il qu’en matière de médias sociaux et culture numérique, l’offre en formations de qualité est encore assez pauvre.

Depuis des années, donc, on me demande où on peut se former à toutes ces choses que je fais. Et depuis des années, je réponds “je crois qu’on ne peut pas, en tous cas pas vraiment”. Je ne suis pas omnisciente, bien sûr, et la formation de mes rêves a peut-être échappé à mon attention, mais j’en doute.

La solution? Mettre sur pied moi-même une telle formation, mais oui. Pas si simple, par contre. Si l’idée me trotte dans la tête depuis plusieurs années, impossible à faire seule, et impossible à faire en-dehors d’une structure de formation reconnue.

C’est l’occasion qui nous a été donnée justement par le SAWI, à Geneviève Morand, Bernard Barut et moi-même (Médialogues en parle ce matin). Vingt journées de cours réparties sur une année académique, une brochette d’intervenants internationaux, un projet d’étude individuel à mener, de la pratique, et à la fin, un diplôme de spécialiste en management de communautés et médias sociaux — le tout en français et à Lausanne.

J’arrête ici la page de pub: téléchargez la brochure de la formation ou rendez-vous à la soirée d’information, ce jeudi 24 juin à 18h30 à la Maison de la Communication, si vous désirez en savoir plus.

Quant à moi, je vais enfin avoir une réponse positive à donner à ceux qui veulent acquérir des compétences pointues dans le domaine des communautés en ligne et des médias sociaux!