Foutoir [en]

Caramba! J’avais oublié le Foutoir Suisse. Me voilà  bloquée en haut de l’avenue du Mont-Blanc par… un troupeau de moutons, qui descendait cette même avenue.

Là , voyez-vous, je me suis crue de retour à  Pune, l’espace d’un instant (que j’adore cette expression).

Résultat: de retour à  la maison après un détour par Cery (pas pour ce que vous pensez!), j’attendrai cet après-midi pour me rendre en ville en bus.

Entre les quatre amendes de parkage en trois jours de cette semaine, et le comptoir la semaine prochaine, j’éprouve en ce moment une légère irritation à  l’égard de ma ville chérie.

Souvenir élastique [en]

Les souvenirs se modifient avec le temps. C’est un phénomène connu, recherché et documenté. Pourtant, on croit à  nos souvenirs. Il est dans leur nature de nous paraître le reflet exact de ce qu’il s’est passé ou de comment l’on s’est senti.

Mes souvenirs sont en train de tricher. Je le sais, parce que j’ai pris des notes sur le moment. Mon intellect a tout enregistré et sait très bien comment je me sentais à  ce moment-là , mais je me mets à  croire ma mémoire qui me dit que c’était autrement.

Alors les regrets commencent à  prendre le pas sur ma certitude d’avoir agi au plus près de mes émotions, d’avoir été fidèle à  qui je suis, et de ne pas avoir abdiqué une part de moi-même pour un possible qui semblait s’offrir.

Ou pas.

Petit pas [en]

Entre le désir et la peur, toujours.

La peur a fini par avoir le dessus, et j’ai fermé les portes qui s’étaient entrouvertes, peut-être.

Mais avant cela, j’ai pu goûter la chaleur offerte, entre le plaisir et la peur.

Un petit pas.

Nouvelle expédition parisienne [en]

Le week-end prochain, si tout va bien, direction Paris. Il paraît qu’on s’occupera de mon hébergement et des festivités du vendredi soir.

Questions: en voiture ou en train? avec ou sans mes rollers? Je médite…

Bien entendu, si vous êtes sur Paris et que ça vous dit de m’aider à  occuper mon samedi et mon dimanche en allant boire un thé froid — ou autre chose bien entendu &#8212 faites-moi signe!

Vidéo: Grillade [en]

Dans le cadre de la visite guidée de Lausanne, je vous indiquais l’emplacement de la grillade de la semaine suivante. Virginie y était, et avec elle, une caméra vidéo digne de ce nom.

Le résultat ? Voici la vidéo de la grillade [57 MB.], filmée par votre serviteur et Virginie, et montée par cette dernière.

Bilan d'une tranche de vie [fr]

Je me souviens de ce long été, il y a sept ans de cela. J’avais tourné le dos à  la chimie en échouant mes examens et emménagé dans mon premier appartement, un joli une-pièce au centre-ville. Il y avait un placard immense dans lequel j’avais rangé tous mes habits, une cuisine séparée dans laquelle on pouvait se tenir confortablement, et une baignoire dans la salle de bains.

Je m’étais entraînée tout l’été, entre mes lectures et l’épluchage des fiches que m’avait données l’office d’orientation. Il y avait cette odeur de liberté dans l’air, parce que tout était possible. J’étais chez moi et mon avenir était entre mes mains. J’ai choisi les lettres.

Le début et la suite: Bilan d’une tranche de vie.

Drained Ramble [en]

Zürich-Lausanne train, 5:30 p.m.

Back in the fridge. Luckily, the carriage is packed with warm bodies and I actually did buy myself a jacket in Zürich station on arriving this morning. Quite a nice black jacket too; I’d been wanting one for some time now.

My brain has melted. Trips to Zürich are always nice, but intense. I had a crash course in forecasting and scheduling. I’ll probably be needing more once I get over this first bit.

Back to the “lifelog”? I went to see Hero last night at the Open Air cinema. Beautiful visuals, heroic story, choregraphed fighting scenes. I’ve been to the Open Air a lot this year. I’ll be going again on Wednesday.

The laptop is nice and warm on my knees now, just how I would have liked it this morning. I had to take my jacket off a few minutes ago — body heat seems efficient for countering A/C. Or maybe it’s because this is another type of carriage, which at least doesn’t spout cold air just next to the seats.

This being possibly one of the most boring things I’ve ever written, I think I’ll stop right here and avoid inflicting upon you the rest of the journey to Lausanne. I’d rather advise you to take a peek at what my brother has to say about Argentina, which he will be visiting for the next six weeks.

Frozen Ramble [en]

Lausanne-Zürich train, 10 a.m.

I sometimes get the feeling I spend my life being cold and hungry. They go together usually — one of the first signs of hunger is that I start freezing.

I’ve been in the train for two hours now, finished my book (About a Boy), and covered with goosebumps. Why does the A/C have to be set to winter-temperature when the air outside is as hot as it is? I’ll probably have to stop somewhere in Zürich to buy a jacket if I want to survive the trip home this evening. To say nothing of the day in the office, which has been called “The Fridge” in my mind for quite some time now.

One of the reasons I’m writing this is that I switched on the laptop with the hope that it would give out a bit of warmth. It gets really hot on my lap at times. Not now, of course. It’s behaving like car heating: I guess I’ll start feeling the heat once we enter Zürich station.

Some time from now, I might be provided with a wireless network connection for work. Just think about it! Internet on the train 🙂

You can probably be thankful I don’t write this kind of ramble more often, it’s turning out really lame. My brain hasn’t woken up yet.

Maybe a life update? I’ll be on holidays next week. I’ve been wanting holidays for ages. Now that they’re here, I’m going to spend them trying to translate a Hindi short story by Premchand, because I did my usual thing of waiting until it was too late before getting to work. (No, please don’t ask.) I did have a vague plan to go off somewhere exciting, but it didn’t happen; my last chances of escaping my sad fate as a future-ex-étudiante-éternelle have just drowned somewhere in the ocean. Maybe Aleika will come over a few days. That would be nice, as we haven’t seen each other in ages.

We’re in Zürich. Out of the freezer.