Cold [en]

In India, I have often been asked how we survive the cold in winter. Having cold winters is the norm for us over here, and that makes it hard to find the words to explain it.

The answer I usually give amounts to “well, we heat our houses, have windows and doors that don’t let the cold in (well, not too much of it), and have coats and boots which protect us from the cold when we go outside.

Having just come home from the cinema on a chilly night, I can tell you the statement above is a little idealistic. Here is what a cold winter in Switzerland is like.

First of all, sitting at my computer I can feel cold air around my hands when I type. It gets outright chilly when I reach for the mouse on my right, nearer to the window. Yes, I have double-glazing. No, the building isn’t very old – thirty years or so. Yes, the windows could do with some sticky foam around them to keep the draught out. Or I could at least fit curtains on my windows. Or pull the blinds down everywhere as soon as it gets dark enough.

But apart from that, I’m just normally dressed inside: trousers and a blouse or pullover. I tend to snuggle up in blankets more often than in summer, though.

Outside is a different story. People don’t stay outside unless they have to. If they do plan to stay outside (for work, walking, or any other good reason), they’ll make sure to put a few layers on, warm shoes and a serious coat. If they are skiing that’s another matter – we have ski-gear for the occasion.

But if you’re just going to work, you don’t want to turn up there with three pullovers or your ski-gear. It’s warm inside. It’s warm in busses and trains. It’s warm in cars too, if the trip is long enough for them to heat up (which isn’t the case with the 10 minutes or so it takes me to get to work or university).

So either you pile on layers for the journey, run the risk of finding yourself caught in a warm place and sweating, and having to peel everything off on arrival – or you just dress for work, put a big coat on and walk quickly.

That’s what I do, of course. Shiver my way to the car. Turn motor on, start driving (with gloves, the steering-wheel slips in cold hands). Wait for the temperature in the car to become bearable (a human body in a small closed space does heat it up a bit – especially when the motor is running), get out of the car, and shiver off from the car to the destination.

Repeat for return journey.

The point being: if the aim of your expedition is not to stay outside, you’re bound to be pretty cold outside. Shivers, nasty draughts where the coat lets them in, numb fingers, runny nose…

If I have a choice, I’d rather be too warm than too cold. That being said after having lived one year in a tropical country where I was too warm.

Oh yes, I almost forgot. As we heat our houses, we need our fridges the whole year around.

Books, Cinema [en]

My user page on SpiroLattic now contains a list of recent films I have seen, as well as another of books I have read and appreciated.

Apart from that, all is well. No news is good news.

Merry Christmas! Joyeux Noël!

Excessive Aspirations [en]

My dreams for the future sit amongst the stars.

I look up. There they are, beautiful and shining. Perfect in the frozen night that surrounds them.

No wonder I’m afraid of saying “this is it, here I am.” No wonder I’m on a neverending climb and refuse to reach the end of the ladder. I’d rather jump off and start going up another one. I don’t want to reach the last rung and see now far below the stars my life is.

They are too far off and way too perfect. Anything I do will never match up to those standards.

Maybe I need to swap my stars for clouds.

Life Trivia [en]

My car is on the road again. With a grey metal bonnet. That’s not particularly pretty on a brown car, but it keeps it nice and warm.

Note to Grandma: tried to call, nobody answered. Alive and well, tired and very busy, expect me over for a couple of days in a week. Love, Steph.

Weirdo [en]

Nobody said anything, but the mirror sent back a strange reflection: she doesn’t drink (or very little, says she doesn’t like it), doesn’t smoke (never-never, cigarettes nor pot), doesn’t have TV (she’s not “against” it, though), spent a year in India (no, she didn’t travel around, stayed “put” in one place), and prefers to go to bed early instead of finishing the evening out in a bar or night-club (ah ok, she’s recovering from a concussion).

Paris… [en]

…Il faudra repasser.

Pour apprivoiser une ville, j’aime flâner dans ses rues, me poser dans ses cafés, manger dans ses bistrots et baver devant les vitrines de ses magasins. Activités qui sont loin d’être compatibles avec mon état actuel.

Enfer et frustration, comme dirait quelqu’un de ma connaissance.

Réflexions post-Froglog souper [fr]

[en] First "bloggers meetup" in Paris. My reactions to the presence of "business-world" people there. I wasn't very happy about it.

Tout d’abord, mes excuses à ceux qui attendaient un compte-rendu hier: voyages et commotion cérébrale ne font pas bon ménage – me voici un peu hors de combat.

Même si je m’y attendais un peu, j’avoue avoir été un peu déçue par cette rencontre.

Ce souper était annoncé (là où je l’ai vu) comme le souper des webloggeurs francophones. Quand on dit “souper des webloggeurs francophones”, j’imagine une occasion de rencontrer d’autres personnes qui ont un weblog en français, de bavarder de nos intérêts communs, de mettre peut-être des têtes et des voix sur ceux qui n’étaient jusque-là qu’un nom, un site ou des mots. On informerait peut-être un journaliste ou deux à l’événement, histoire d’intéresser le monde extérieur à ce que nous faisons, et voilà.

Je me rends compte que l’intention de ce souper était légèrement différente. Je ne suis à ce jour pas certaine d’avoir exactement compris ce qu’elle était. Ce qui est certain, c’est que j’étais tout de même assez surprise, en arrivant, d’avoir l’impression qu’il y avait dans la pièce plus de “businessmen” (au sens large) que de webloggeurs. Les proportions se sont un peu équilibrées en cours de soirée, mais tout de même – il y avait pour moi un malaise.

Ce malaise est né quelque temps avant le souper – je l’avais d’ailleurs exprimé sur le wiki. Je connais mal le monde du marketing et de la “communication” au sens commercial du terme, et Karl avait attiré mon attention sur le melange de personnes qui allaient être présentes à ce souper, et en particulier sur l’importance que semblait avoir pris le côté “business” de toute l’affaire.

Pour moi, un weblog est avant tout un moyen d’expression personnelle. Il se rapproche plus du monde de l’art que du monde du commerce. Je pense qu’avant de parler avec ceux pour qui le web représente surtout un intérêt financier, le web indépendant a tout à gagner à se regrouper et à s’organiser – voir à ce sujet ce que fait Independents Day pour le web anglophone.

On a mis en avant à quel point le weblog était digne d’intérêt en tant que “moyen nouveau de communication”. Ce qui me déplaît dans l’approche “marketing” de la communication, c’est que celle-ci en devient instrumentale. On pourrait arguer qu’elle l’est toujours, certes. Alors précisons: la fin de la communication commerciale (ou “marketing”) reste l’argent – et non pas le savoir (au sens de savoir “qui fait grandir”).

On peut imaginer toutes sortes de raisons pour lesquelles le monde des affaires pourrait s’intéresser aux webloggeurs. Ils sont des clients potentiels, ils sont aussi un véhicule formidable pour faire de la publicité par “bouche-à -oreille”. Je ne suis pas en train d’accuser l’organisation de la soirée d’avoir été faite dans cet esprit, que cela soit clair. Mais vous comprendrez dans quelle mesure cet état de fait peut contribuer à alimenter un malaise: une personne du “business” qui s’intéresse à un phénomène (tout honnête que soit son intérêt) sera toujours soupçonnée de chercher à un moment où un autre de quelle façon on pourrait en retirer un intérêt financier.

Certes, c’est peut-être une réalité du monde, dans une certaine mesure. Mais ce que je cherche à faire avec mon weblog, c’est bien plus inciter les gens à la reflexion, à un regard critique sur le monde, et à une autonomie intérieure. Il s’inscrit dans une volonté que j’appelerais “éducative au sens large” – et surtout pas commerciale.

Mon weblog, bien sûr, je le fais aussi parce que j’ai du plaisir à le faire. Et je n’ai pas envie que l’on s’intéresse à ce que je fais avec un oeil “commercial”. Le commerce a sa place dans le monde, je ne la lui refuse pas. Mais le business a un peu la fâcheuse tendance à vouloir envahir tous les secteurs de la vie, et ça, ça me dérange.

En conclusion, je dirais que je me suis sentie un peu “trompée sur la marchandise”. J’en ai eu conscience avant d’arriver au souper lui-même, et je me suis peut-être sentie trompée en partie parce que je ne me suis pas intéressée de très près à l’esprit dans lequel avait été prévu ce souper – au-delà de cette impression superficielle dont je me suis contentée, à savoir qu’il s’agissait de l’équivalent pour webloggeurs du “get-together” d’un canal IRC ou d’un chatroom.

Je ne dis pas que c’était une volonté consciente de la part de l’organisation, mais ça m’est quand même resté un peu en travers de la gorge de me retrouver “dans le monde des affaires”, alors que ce qui m’intéresse, c’est le web indépendant – celui qui n’a que faire de l’argent.

Pour terminer sur une note plus positive (n’allons pas tout peindre en noir, tout de même!), j’ai eu très grand plaisir à discuter avec plusieurs personnes que j’ai rencontrées durant cette soirée – j’ai tout de même pu mettre des visages et des voix sur des noms, et même en découvrir certains que je ne connaissais pas. Je regrette peut-être qu’il n’y ait pas eu “plus” de “ça”, voire “que ça”.

Voir aussi (réactions):