Absente jusqu'à  lundi soir [en]

Voilà , je crois que j’ai tout. J’empaquetterai le chat demain matin, juste avant de sauter dans le train. Paris, j’arrive !

Comme je n’ai pas de place dans mes bagages pour mon Dragon, silence radio jusqu’à  mon retour. Si vous ne pouvez pas attendre mon retour, sachez néanmoins que je peux vérifier mon e-mail depuis mon téléphone portable (c’est beau, la technologie !) — mais n’abusez pas, je sens que ce petit week-end parisien risque de me coûter cher en frais de roaming (et le GPRS en roaming international, c’est loin d’être donné)!

Je note en passant qu’il faut que je me surveille, je commence à  être capable de faire des phrases méchamment alambiquées en dictant. Ce n’est pas sympa pour mes lecteurs, ça.

Je me réjouis beaucoup de ces petites vacances improvisées et des rencontres qui m’attendent en terre parisienne 🙂

Soyez sages durant mon absence !

Garder ma peur [en]

Ma peur peut être mon amie, si j’apprends à  l’écouter sans la laisser me dominer. Elle m’indique quand je suis en risque de me perdre.

Plaisir [en]

Ce soir, je prends trois heures pour acheter ma liberté d’avoir du plaisir indépendamment de ce que je fais ou ne fais pas.

Demain matin, je prends le train pour Paris.

Douleur, pensée, dictée [en]

La douleur est invisible. Quand vous dites que vous avez mal, de façon chronique, les gens ont inévitablement de la peine à  vous croire. Ça ne se voit pas. Vous arrivez à  manger, vous déplacer, et même taper à  l’ordinateur, « si vous le voulez vraiment. »

On sympathise, bien sûr. On est même consterné. C’est terrible, ce qui vous arrive. Tellement, qu’on a de la peine à  imaginer ce que c’est. Oui, on a presque un peu de peine à  y croire. On vous souhaite un bon rétablissement et l’on s’en va, une brève pensée inquiète pour ses mains sans douleur…

Je me suis rendu compte récemment que je n’arrivais plus à  penser mes mains sans douleur. Je n’arrive plus à  dissocier la douleur de mes mains. Je pense (kinesthésiquement) « mains », je pense « douleur ». Je repense à  des choses que j’avais l’habitude de faire il n’y a pas si longtemps, et elles sont devenues inconcevables.

C’est effrayant et merveilleux de voir à  quel point notre image de notre corps (du corps propre) se modifie en fonction des contingences physiques, et impacte également les souvenirs. Notre corps se vit en actions, passées, présentes, et futures. En potentialité. Ce que je peux faire. Ce que je pourrais faire.

Dans le même ordre d’idées, je me suis surprise hier en train de dicter toute seule dans ma voiture. Oui, comme si je parlais à  mon Dragon.

Dans le passé, il n’était pas inhabituel que lorsque mon esprit tournait à  vide, je me retrouve à  « penser en écrit », et même à  « taper en pensée ». J’ai toujours eu tendance à  me faire beaucoup de « films » dans la tête : ce que j’aurais pu dire, ce que je pourrais dire, ce que je vais faire. Et après une soirée passée à  discuter par clavier durant de longues heures, il n’était pas rare que cela prenne la forme d’un mouvement de doigts dans ma tête et de frappes sur un clavier imaginé.

Maintenant que je dicte, lorsque je pense à  quelque chose à  écrire, je me retrouve parfois à  le penser « en dictée ». Et des fois, ça passe à  voix haute sans que je m’en rende compte. C’est amusant. Je vais commencer à  sérieusement utiliser la fonction dictaphone de mon téléphone portable.

Cherche hébergement sur Paris pour le week-end [en]

Jeune femme non-fumeuse, non-buveuse et non-drogueuse (!), un peu trop sérieuse, cherche hébergement pour ce week-end à  Paris (vendredi soir à  lundi matin). De préférence dans un lieu chauffé et raisonnablement sec.

Les volontaires sont priés de s’annoncer au plus vite par e-mail (on les remercie par avance grandement de leur générosité). Les individus mal intentionnés sont prévenus que la jeune femme en question prendra dans ses bagages sa ceinture noire de judo et qu’elle n’hésitera pas à  s’en servir.

(Je vous rassure, je ne suis pas trop pénible ni chère à  l’entretien. Ça ne me dérange d’ailleurs pas de faire une nuit ici, une nuit là …)

Update 11.12.02: logement trouvé, merci à  tous!

J'aime… [en]

…beaucoup cette reprise de « Celsius » [mp3, 3Mb] par Joshua. Tellement, que je suis en train de l’écouter en boucle. L’original est de Tue-Loup.

Rencontre [en]

Prilly, 13 h 30. Je remonte la petite route limitée à  30 km/h qui part de chez mon frère. C’est désert, comme d’habitude. Pas tout à  fait, en fait : je vais croiser quelqu’un. Quelqu’une.

J’enregistre machinalement : taille moyenne, une grosse veste d’hiver, cheveux foncés, aubergine. Teints : on voit des racines claires dessous. Femme d’un certain âge qui cherche à  garder sa jeunesse, ou jeune fille blonde qui a voulu changer de look ?

On est presque assez proches, maintenant. Je crois qu’elle est jeune. En fait, elle vient droit sur moi.

— Excusez-moi… Est-ce que ça se voit que j’ai mis du fond de teint ?
— …

Je me ressaisis un peu. Je regarde. Elle me regarde.

— Un peu quand même, hein…? :-/
— Oui… Un petit peu…
— Mais… Ça fait pas super moche, quand même ?

Elle est mignonne.

— …Non 🙂
— 🙂 merci !

Elle s’en va, et moi, je l’aime bien.

15 décembre : Paris ? [en]

Comme le dit Christophe, je suis « salement tentée » de faire un petit saut à  Paris pour être présente au souper des webloggueurs. Et toi, ami lecteur, y seras-tu ?

Une des certitudes que j’ai peut-être (!) au sujet de moi-même, c’est que j’ai du plaisir à  voir des gens. J’avais au départ renoncé à  cette expédition pour travailler sur mon mémoire. L’état des choses étant ce qu’il est, (je ne vous ennuierai pas avec les détails) je pourrais tout aussi bien m’offrir ce petit plaisir. J’en ai bien besoin. Et qui sait, maintenant qu’il n’y a aucun risque de terminer mon mémoire à  temps, peut-être que je vais commencer à  pouvoir l’écrire ?

Ouverture du Samlog [en]

Un enregistrement de ma voix.

Encore un petit enregistrement, en français cette fois, pour fêter l’ouverture du Samlog. Je ne suis pas super contente de l’enregistrement et j’ai encore un peu le rhume, mais ça ira pour cette fois. En tout cas, voici une démonstration en beauté de mon accent vaudois (que vous avez peut-être déjà  eu l’occasion d’admirer lors de l’émission radio.)

Ouverture du Samlog. [mp3, 950Kb]

Si quelqu’un peut me dire comment faire des fichiers plus petits tout en gardant une bonne qualité, je suis preneuse!