Don'ts [en]

Next time I’m feeling crappy because I’m coming down with a cold and want to go to the cinema, remind me to stay at home and go to bed instead.

Also, next time I’m tempted to discuss web standards on IRC, please kindly remind me that it is more often than not a lost cause.

Thank you.

Intermède gastronomique : pain aux figues [en]

Si vous habitez en Suisse, courez à  la Migros dès l’ouverture des magasins pour vous acheter le pain du mois : un délicieux, divin, exquis, succulent pain aux figues.

Je viens d’en avaler un demi-pain, juste avec un peu de beurre. Un régal !

Oui, il m’arrive de me relever pour manger quand je n’arrive pas à  dormir. Bonne nuit, maintenant.

Style de dictée [en]

Sur le Web, on aime la concision. Ce n’est pas agréable de lire sur un écran. Plus c’est court, mieux c’est. Je me plains d’ailleurs régulièrement auprès des webloggeurs qui nous assomment de paragraphes-pavés qu’il faut laisser à  ses lecteurs à  peu de place où respirer. C’est valable sur du papier, bien sûr, mais c’est encore plus important sur un écran.

J’ai déjà  noté que dicter modifie le style d’écriture. Il y a d’ailleurs eu à  ce sujet une discussion sur VoiceGroup il y a quelque temps. Si la reconnaissance vocale vous intéresse, je vous recommande chaudement de participer à  ce groupe de discussion. Les archives ne sont malheureusement pas ouvertes au public.

Lorsque j’ai commencé à  dicter, j’ai constaté deux choses : je faisais des phrases un peu plus courtes et un peu plus simple, puisque je devais les dire, et mes textes avaient tendance à  être plus longs.

Cela correspondait à  la conclusion de la discussion sur VoiceGroup. Lorsque l’on dicte, on a facilement tendance à  « tartiner », mais ce qu’on écrit à  tendance à  être assez lisible. En l’occurrence, c’est vous qui êtes juges. En ce qui me concerne, je suis catastrophée de constater le retour pernicieux de certaines phrases monstrueuses et emberlificotées dont j’ai le secret. Je vais me battre.

Multilingual Dragon [en]

Dictating is forcing me to separate my languages. When I used to type, I didn’t have to be aware of which language I was using. I would have three or four chat windows open, some in English, some in French. In the same time, I would be writing something in French, maybe coding some PHP or HTML, and replying to an e-mail in English. Of course, I would be switching from one window to another pretty often. Yes, I multitask.

With Dragon, I have a separate user for French and for English. This means that when I want to dictate something in the “other” language, I need to change users. This takes about a minute. If you are writing a text in English and chatting in French with somebody at the same time, this is way too long. I therefore tend to stay “stuck” in one language.

To make the situation a little more interesting, my operating system is in English. Windows programs use MSAA to allow people using speech recognition software to activate menu items by simply saying them (amongst other things). When my French user is active, the interaction with my operating system is somewhat crippled (the “boss your computer around by voice” part).

When you are trying to use your computer hands-free, a required step is to make some custom commands for your Dragon. Kim’s Macros are a really useful set of custom commands in English. Some of them need to be adapted to your personal system, others are usable “as is”. However, a lot more work is needed if you want to use these custom commands in French. When I tweak a macro or write a new one in one language, it will not automatically be updated in the other language. My users tend to drift out of sync. It takes time and energy to keep their capabilities similar.

This accounts to some extent for the big chunks of French you have been seeing here lately.

TMS : pourquoi je dicte [en]

Enfin, en français, quelques détails sur les TMS (troubles musculo-squelettiques ou Repetitive Strain Injury) — la raison pour laquelle je dicte au lieu de taper.

Lisez, même si mon histoire est un peu longue ou ennuyeuse. C’est surtout une invitation à  prendre soin de vos mains avant qu’elles ne vous fassent mal.

Domptage de Dragon [en]

Je suis contente, je commence à  comprendre comment créer des macros pour mon logiciel de reconnaissance vocale.

J’ai donc mis en ligne une page concernant les commandes personnalisées que j’adapte pour Dragon NaturallySpeaking en français. Ça vous intéressera si vous avez un Dragon à  la maison…

Singing [en]

I have always loved singing. I have always loved listening to music. When I was little, I would listen to my favourite music with the headphones on and sing at the top of my voice, to the great dismay of other family members sharing the same room as me.

I used to sing on my moped. I loved singing around the fire at the Scouts, and on the train when we went off on field trips with school. I sing in my car. I sing when I listen to music, with or without headphones, invariably loudly.

Unfortunately, I have always sang out of tune. For a couple of years now, I have been toying with the idea of taking up singing lessons to actually learn how to sing. In tune. When I was eight or nine, I used to sing in the school choir. I still remember the songs. I think I liked it.

During my extended weekend in Paris, I met a couple of people people who actually sing. I envy people who can and do sing, and my life seems to be making me bump into them more and more often. I feel that I am getting closer and closer to actually signing up for those singing lessons. 🙂

Quiproquo II [en]

Je profite d’être en mode « rédaction » pour ajouter quelques mots à  mon billet de hier soir.

Tout d’abord, mes excuses pour cet étalage un peu hermétique et prise de tête. Ensuite, je demanderais à  la population de bien vouloir se rassurer, et d’éviter à  tout prix de lire trop dans ce que je dis. Je sais que c’est compliqué et peu clair. Comme je le mentionne dans les commentaires, il m’a fallu une bonne heure pour réussir à  expliquer ce que je voulais dire à  ma soeur — et elle et moi, on a une certaine habitude dans l’explication de nos machins compliqués…

Deux points me paraissent importants. Le premier, c’est que c’est le fait de la méprise elle-même qui me gêne bien plus que la déception liée à  son contenu. Le fait d’avoir mal compris. Pas le fait que l’on n’ait finalement pas dit de moi ce que je pensais avoir compris.

Le second, c’est que suivant comme on le lit, un texte peut changer radicalement de visage. C’est pour cela que le contexte est si important. Tel écrit sera perçu comme léger si on pense qu’il fait référence à  certaines circonstances, ou profond s’il vise en fait autre chose. Selon l’interprétation qu’on en fait, on comprendra le contenu du message comme étant Z ou Z’. Cela joue probablement un rôle dans le malaise de la méprise : d’avoir attribué l’objet de sa lecture à  un registre d’écriture dans lequel il ne se situait pas.

Si vous étiez curieux, vous voilà  sans doute bien plus avancés. Ce que vous venez de lire n’est probablement pas plus simple que ce que j’ai essayé de dire hier. On dira que c’était juste pour une petite démonstration des méandres cogitatifs dans lesquels je peux m’enfoncer lorsque la conjonction des planètes y est propice. Nous allons donc fermer ce petit chapitre et reprendre notre programmation normale !

Le plus amusant, c’est que ce billet et le précédent sont très probablement déjà  en train de créer leurs propres quiproquos à  droite et à  gauche… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je vous le demande ?
Et puis, vous me direz si je me suis rattrappée ou enfoncée en écrivant ceci…

Un week-end à  Paris : succès intégral [fr]

Paris, c’était bien. Si la ville était grise et pluvieuse, les rencontres y étaient chaleureuses et souriantes.

Un des aspects d’Internet que je commence à  préférer, c’est justement ce passage du monde « online » au monde « offline ». J’ai de plus en plus de plaisir à  voir en chair et en os les gens que je fréquente dans le monde des mots. Peut-être aussi parce que les gens me font maintenant moins peur.

Dans tous les cas, j’aime cette occasion de croiser le regard des personnes que je côtoie sur Internet, que ce soit depuis une semaine ou plus d’un an.

Le séjour fut gastronomique. Il fut également chargé d’émotions fortes, résultant d’une visite imprévue à  Eurodisney. Il y eut des premières rencontres et des deuxièmes rencontres. Des métros. Des expérimentations photographiques de nuit avec mon téléphone. Des discussions. Des embouteillages.

La « Frogbouffe » fut excellente (mis à  part la disposition des tables, mais je ne m’en suis pas trop mal accommodée). Pas de sentiments un peu mitigés comme après le souper de l’année dernière. C’était sympa de revoir les gens que je connaissais déjà , et de faire connaissance des autres.

En somme, quatre jours de vacances sans anicroche. Vraiment. Sans prises de tête, sans déceptions, sans mésaventures, sans drames ni catastrophes. Ça m’arrive rarement, ce genre de chose. Rien à  rajouter, rien à  enlever. Je crois que j’ai bien fait d’acheter ma liberté avant de partir !

Quiproquo [en]

Vous est-il déjà  arrivé de penser que l’on parle de vous et de vous en réjouir, alors qu’en fait il s’agit de quelqu’un d’autre ?

Vous est-il ensuite arrivé, ayant réalisé votre méprise, de vous sentir déçu et bête, tellement bête que vous n’osez pas le dire à  la personne qui a écrit les mots ?

Et cela d’autant plus qu’il est maintenant bien clair que ces mots ont un tout autre poids que celui que vous leur aviez accordé en premier lieu, qu’ils ont été écrits avec une tout autre intention que celle que vous imaginiez lorsque vous vous en pensiez l’objet ?

Et que quand même, vous ne voulez pas que l’auteur se mette à  penser que vous vous êtes réjoui à  l’idée qu’il avait exprimé à  votre sujet ce qu’il a exprimé au sujet de l’autre, ce qui n’était effectivement pas le cas comme vous l’aurez compris si vous avez bien suivi jusqu’ici…

Si vous avez besoin de relire les paragraphes ci-dessus pour la comprendre, vous êtes pardonné. Ce n’est pas simple, je l’admets. Ce serait même peut-être un peu prise de tête. J’écrirai mieux un autre jour, promis.

Update : à  demande générale, nous allons schématiser.

  1. X écrit/exprime Z au sujet de V.
  2. A croit que X est en fait en train d’exprimer Z’ à  son propre sujet (au sujet de A).
  3. Si A dit à  X « je croyais que tu parlais de moi », X risque de penser que A a cru que X exprimait Z au sujet de A, alors qu’en fait A pensait que X exprimait Z’.

Non, ce n’est pas plus simple, mais vous avez peut-être une chance de comprendre. C’est en fait un double quiproquo. Pas mal, hein ?