Do you recognize me?
Ego [en]
Do you recognize me?
Stephanie Booth's online ramblings
Do you recognize me?
Hi english folks!
I know it’s a bit frustrating for you, but I’ve been spoiling my french readers lately. If you feel like exploring, remember that all the links on your left will take you to English-land. Only the weblog and the writing section contain French (but you’ll also find some English there too if you are lucky…)
Enjoy!
Suite à mes fouilles archéologico-littéraires, voici quelques poèmes gris écrits il y a presque trois ans de cela. En les relisant, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas que du mauvais, alors tant qu’à faire…
Un mot d’avertissement toutefois: ne jugez pas mon moral et ma santé mentale sur ces quelques vers. On savait déjà que je n’étais pas schizophrène, je vous annonce maintenant qu’en général je suis une personne heureuse et joyeuse, qui sourit et rit beaucoup. Comme tout le monde j’imagine, j’ai parfois des “bas” – et c’est en général là que j’écris le plus. Disons que c’est cathartique. Vous êtes prévenus!
Je sais tout à fait de quel moment je parlerais si je participais au projet courant de Jaunt (idée ramassée chez Karl).
Comme j’avais à l’époque déjà essayé de le mettre par écrit, j’ai ressorti de sa boîte le gros classeur qui me sert de journal depuis dix ans. J’ai eu des périodes “journal intime”, mais j’y garde aussi tous les écrits plus ou moins personnels que j’ai commis au fil des ans.
Du coup, je me retrouve plongée dans l’année 1996. J’appelle cette année celle de mon “été révolution”. Entre le début et la fin de l’année, tout dans ma vie avait changé. Pour ne citer que deux choses, j’avais déménagé de chez mes parents et passé d’études de chimie en études de lettres. Le reste n’a pas sa place ici.
Donc, venons-en au texte en question (remanié pour l’occasion). Bien entendu, il s’agissait d’un moment ineffable – et tout ce que je pourrais écrire ne me satisfera sans doute jamais ; ).
Ce qu’il allait dire était évident. Ce ne pouvait être autre chose, mais je ne savais pas encore ce que c’était. J’avais entendu ces mots mille fois; je les entendais pour la première fois.
Avant même qu’il n’émette un seul son, tout s’est subitement ouvert et est resté suspendu dans le temps comme une bulle de savon. A peine un début d’esquisse de geste et j’avais déjà compris. Tout devenait simple. Cette clarté me traversa physiquement le corps de bas en haut.
Le geste, les mots, la compréhension: le temps les a mélangés. Avant, après et en même temps n’ont plus aucun sens.
J’ai su ce qu’il avait dit avec ces mots comme si je le savais pour l’avoir vécu. Et quelque part entre ma tête et mon coeur, une bulle de savon s’était fait brièvement lumière avant de disparaître.
Lorsque j’écris, il m’arrive de me relire et de me demander si mon texte exprime véritablement ce que je voulais dire. Le lecture donne-t-elle un accès à ce que je ressentais et voulais communiquer? Parfois, j’en viens à constater que je me suis laissé emporter par les mots…
Translating is a hard job. One is constantly confronted with subtlety which belongs to one language and simply cannot be rendered in the other.
I was expecting to notice this when translating from English to French. After all, they are both my language. But I was much more suprised to be faced with the problem when translating from Hindi.
Thinking of it, I shouldn’t have been. The language structure of Hindi is quite different from French or English – to say nothing of the treatment of verbs. What astonishes me most, in fact, is that I am actually capable of understanding some of these shades of meaning even though I haven’t been studying Hindi for very long.
There is something almost gratifying in being able to truly understand a sentence or expression in a foreign language, while in the same time being incapable of reproducing it in your own.
The translation job makes you take all this understanding one step further, by bridging the gap between the languages.
I think this shows two things – which may be considered contradictory. First of all, thought and meaning depend on language and are influenced by it. And second, thought is independant of language in some way – we need not think in words. I have to abstract my understanding of the hindi phrase from its original language and reproduce that meaning in French.
Artists are already aware that one can think without words – you can “think in painting” or “think in music”, just like we often “think in writing” or even “in typing”. Have you ever noticed how much easier it is to write a letter with a pen in your hand than dictate it?
I’m often surprised at how unaware of this people tend to be – hanging on to the idea that we only “think in words”.
En regardant mon weblog de ces dernières semaines, j’y constate une double évolution: il y a plus d’écrits “personnels”, et le français y prend plus de place.
Mon weblog est une sorte de “cahier de maison” où viennent se greffer différentes choses que j’ai à dire. Je pense que je traverse une phase où je réfléchis passablement à ma vie. Je ne crois pas que ce soit une tendance définitive que je ma production “weblogesque” soit en train de prendre.
En ce qui concerne l’augmentation de la présence du français sur ces pages, c’est assez simple: j’ai enfin des lecteurs francophones réguliers. J’ai l’assurance que je n’écris pas dans le vide – c’est important pour moi de savoir que je suis lue.
J’ai aussi commencé à m’intéresser au sort du web francophone, et je vais lancer un site dans la langue de Molière (encore un peu d’attente… je suis aussi impatiente que vous de le voir!)
Mais plus important que ça (et l’on rejoint ici ma première constatation), j’ai réactivé ma “voix” française. Je n’ai pas les mêmes choses à dire en français et en anglais – et dans tous les cas, pas de la même façon. Et bien sûr, même si je suis très à l’aise en anglais, il m’est plus facile d’écrire en français – j’ai plus d’entraînement, simplement.
C’est dans l’interaction que nait la relation. Rien ne sert d’essayer de vendre la marchandise. Il faut laisser la relation montrer ce qu’elle pourrait offrir.
Now that I’ve finally got my CD player up and running at home (it took me over six months!), the “radio song” list has been replaced by a list of CDs. If you hover your mouse over the entries, you’ll get a little information on each one.