Photos de Paris [en]

Vous avez aimé le récit du week-end, et vous mourez d’envie de voir à  quoi cela ressemblait? Voici, enfin, et dans un format pas trop indigeste pour votre bande passante, les photos (un peu floues) du week-end à  Paris.

Les aimables lecteurs sont priés de ne pas tenter de se faire de l’argent sur mon dos en revendant les photos compromettantes de célebrités blogosphériques contenues dans cette gallerie. Nous avons les moyens de vous retrouver.

Nuits entre amis [en]

Hier soir au Château (un lieu à  ne pas rater si vous visitez ma belle ville), question de nos voisins de table suite à  une anecdote racontée par ma soeur adorée: “Le mec qui passe la nuit dans le même lit qu’une fille qui lui plaît sans la toucher, il marque des points, ou bien?”

Réponse d’Isabelle avec démonstration en quatre points: oui, dans tous les cas de figure il marque des points. Regardons ces quatre hypothèses:

Petit “a”: la fille n’a en fait pas envie.
Le mec marque des points, parce qu’il reste “correct” et ne lui fait pas d’avances qu’elle refuserait, ce qui mettrait à  mal la relation “amicale”.
Petit “b”: la fille aurait envie, mais elle est timide et a la trouille.
Le mec marque des points, parce qu’elle se sent respectée et pas brusquée. Du coup, elle peut avoir moins peur et plus envie pour la prochaine fois.
Petit “c”: la fille aurait envie, mais aimerait qu’il fasse le premier pas.
Le mec marque des points, parce que la fille sera monstre frustrée, ce qui ne manquera pas de verser de l’huile sur le feu de son désir.
Petit “d”: la fille en a envie et n’hésite pas à  prendre l’initiative.
Le mec marque des points, parce que bingo!

Isabelle

Moralité, les mecs: dormez “entre amis” avec les nanas sans vous jeter sur elles, ça ne peut pas faire de mal! 🙂

Souvenir élastique [en]

Les souvenirs se modifient avec le temps. C’est un phénomène connu, recherché et documenté. Pourtant, on croit à  nos souvenirs. Il est dans leur nature de nous paraître le reflet exact de ce qu’il s’est passé ou de comment l’on s’est senti.

Mes souvenirs sont en train de tricher. Je le sais, parce que j’ai pris des notes sur le moment. Mon intellect a tout enregistré et sait très bien comment je me sentais à  ce moment-là , mais je me mets à  croire ma mémoire qui me dit que c’était autrement.

Alors les regrets commencent à  prendre le pas sur ma certitude d’avoir agi au plus près de mes émotions, d’avoir été fidèle à  qui je suis, et de ne pas avoir abdiqué une part de moi-même pour un possible qui semblait s’offrir.

Ou pas.

Un long week-end à  Paris [en]

Compte-rendu du week-end que j’ai passé à  Paris, sous prétexte de souper-rencontre du canal IRC #echoes.

Les week-ends à  Paris, je commence presque à  avoir l’habitude. Je ne me perds plus dans la Gare de Lyon, je reconnais le Quai St-Michel, je traverse le Louvre d’un pas assuré pour aller faire un tour dans les jardins de Palais-Royal, et j’achète maintenant d’entrée un carnet de tickets de métro.

Le prétexte à  cette escapade était le souper #echoes, organisé pour fêter le premier anniversaire du canal IRC où je traine depuis un peu moins d’un an. Je ne vous referai pas un compte-rendu factuel du souper lui-même avec liste des présents, le lien ci-dessus devrait suffir à  assouvir votre curiosité.

J’avoue avoir eu une nette préférence pour la partie “restau” de la soirée, ce qui ne surprendra certainement personne qui me connaît un tant soit peu. Le bar, avec la fumée qui m’explose les yeux, l’alcool qui coule à  flots, le bruit, le monde, et la fatigue irrépressible minuit passé (vu mon grand âge), c’est moins ma tasse de thé. Mais bon, c’était sympa tout de même 🙂

Comme on ne s’est pas privé de le dire, le problème des “grandes rencontres” (une trentaine de personnes au total) c’est leur superficialité. On ne fait qu’effleurer ces gens avec qui on a parfois un long historique de conversations en tête-à -tête et à  coeur ouvert sur le net, et on reste un peu sur sa faim. Pour ma part (même si je ne regrette pas une seconde d’être venue, j’ai passé une bonne soirée!) je préfère clairement voir moins de gens et pouvoir leur parler plus longuement.

J’avais dit à  Flaoua que je dormirais dans la baignoire s’il le fallait, lorsque sont apparus au programme des problèmes de place. Finalement, on n’en est pas passé loin, puisque les ronflements en concert de Fg, PatrikRoy et Kobal2 m’ont assez rapidement persuadée de ramasser mon lit de fortune pour m’installer dans la salle de bains, tout à  fait spacieuse et habitable au demeurant. Le chat n’a pas tardé à  me rejoindre pour têter mon bras et me bercer de son ron-ron.

On retiendra également le passeport de Kitof, resté sagement à  la maison alors que son propriétaire comptait partir en Grèce le lendemain. Heureusement qu’il y a le TGV et que Lyon n’est qu’à  deux heures de Paris…

J’ai bien fait de prendre mes rollers. J’ai réussi à  les chausser chaque jour ou presque, et Paris est une ville joliment plate. Du coup, ça m’a donné le courage de mettre mes roues pour me rendre à  mon entraînement de judo hier soir — et je peux vous assurer que les trottoirs lausannois sont bien plus lisses que ceux de Paris (même si l’avenue Daumesnil fait bien concurrence aux quais d’Ouchy, le lac en moins).

La sortie prévue samedi après-midi est littéralement tombée à  l’eau. CourtJester a déclaré forfait pour une raison inconnue (nos enquêteurs travaillent encore sur l’affaire), et Kyz est resté muet à  mes appels sms (on soupçonne qu’il a rencontré une jolie fille sur le chemin du retour la veille au soir). Kwyxz a répondu présent à  l’appel, mais on a eu droit à  une bonne roille qui a détrempé tout ce qui ressemblait de près ou de loin à  un trottoir. Inutile d’insister.

Il y a des jours où je hais mon téléphone mobile. Samedi a été l’un de ces jours. Alors que je me tâtais pour la suite (rejoindre ledit Kwyxz pour une partie de console, ou faire du tourisme-shopping), mon appareil chéri, qui subissait depuis peu des ralentissements fâcheux, m’a fait le coup du « Je peux plus ! Y a plus de place ! J’étouffe ! » avant de clairement planter et refuser toute tentative de redémarrage.

Je vous conseille, au moins une fois dans votre vie, de faire l’expérience de vous retrouver dans une ville étrangère sans un seul numéro de contact ni même l’adresse de la gentille personne qui vous héberge. Je peux vous dire que pendant une bonne heure, j’ai flippé. En gros, mon téléphone me disait clairement qu’à  moins que je n’efface certain choses pour y faire de la place, il refuserait catégoriquement de démarrer et de me donner accès à  mes numéros de téléphone. Bien entendu, pour faire de la place, j’avais besoin qu’il démarre… Merci Microsoft.

J’ai d’abord essayé France Telecom (Orange, non ?) en pensant qu’ils pourraient peut-être m’aider. Erreur. En plus, le gars était aimable comme une porte de grange. Direction la FNAC, avec l’idée d’acheter de téléphone le moins cher sur le marché pour qu’au moins je puisse être joignable. 109€. Me voilà  donc en larmes au milieu des Halles, à  me demander comment je vais me sortir de ce mauvais pas.

« Si je me retrouvais dans une situation similaire en Suisse, étrangère en rade dans une ville inconnue pour cause de téléphone grincheux, les gens auraient été beaucoup plus gentils et aidants que ces parisiens froids et antipathiques. » Que cela soit ou non vrai importe peu, mais dans ce genre de circonstances cette impression se fait insistante et enfonce encore un peu plus le moral. Bien sûr que l’on n’est jamais aussi bien que chez soi.

En y réfléchissant après coup, je me dis que ce qu’il manquait pour moi de la part de ces gens, c’était un peu d’empathie. De l’aide concrète, je ne sais pas s’ils pouvaient vraiment m’en apporter. Mais ils avaient une façon de me laisser complètement seule avec mon problème que j’ai trouvée brutale. Je pense qu’on est différents dans ma région, mais je me trompe peut-être.

Assise sur les marches quelque part près de la rue Saint-Denis, je retrouve mes moyens. Dans le pire des cas, j’irai chercher de l’aide sur IRC. J’essaie quand même de faire redémarrer mon téléphone une énième fois et… miracle ! C’est lent, je ne peux pas envoyer de messages, mais au moins, il est allumé. Je vous passe les détails de la chasse au café Internet, au sortir duquel j’appelle Kwyxz qui avait justement rendez-vous avec les personnes que je devais retrouver.

Une petite balade à  roller plus tard, on rejoint les autres près de la Place Monge. La plupart disparaissent dans le sous-sol glauque et sombre d’un bar, alors qu’un petit groupe dissident prend racine au milieu de la place après avoir brièvement mais sans succès tenté de squatter deux tables sur une terrasse bien trop chère. Brut de pomme, lapin bleu, et téléphone récalcitrant nous tiennent compagnie. On finira par aller se gaver de pâtes chez Pasta Papa. La seule véritable victime de la soirée fut la voiture de Mr_Peer, kidnappée par les flics (rectification: par les lutins).

J’ai passé un dimanche plus tranquille. Partie pour faire la touriste, je renonce à  prendre mes rollers (ce que je regretterai toute journée), je mange entre Odéon et Saint-Michel, réalisant que c’est dans ces rues mêmes que je me suis baladée avec Steph l’année passée. Direction l’autre rive de la Seine, passant en chemin devant la pizzeria de vendredi soir. Je viens de coller ensemble deux morceaux de Paris. Je flâne sur les quais, puis décide de continuer sur mes traces revoir les jardins de Palais-Royal avant d’aller faire du lèche vitrine dans le Marais.

Alors que je traverse le Louvre, un homme qui marchait depuis un moment à  peu près à  ma hauteur m’interpelle. Je m’y attendais un peu, allez savoir pourquoi. Il a un gros appareil de photo, il aimerait prendre mon portrait. Contre toute attente, j’accepte, bien gênée et rougissante. Il prend quelques photos, me pose quelques questions ; je lui laisse une adresse e-mail pour qu’il m’envoie une copie. Je prends congé et m’enfuis, farouche tout de même, déclinant l’invitation à  boire un café.

Je passe mon après-midi à  prendre des photos et à  marcher. Je me perds, bien entendu. Je cherche le Marais dans le neuvième (les parisiens comprendront), ce qui a bien fait rire les deux policiers à  qui j’ai demandé mon chemin. Je trouve le Marais, je lèche les vitrines, et je finis par m’écrouler, affamée, dans un joli petit bistrot.

La journée se termine par une soirée fort sympathique, tranquille comme je les aime, en compagnie de Kalou, Psychotruc et Flaoua. Un peu de blablatage, de la nourriture indienne plus que mangeable, un DVD GirlPower.

Une nuit de sommeil bien agréable plus tard, je m’en vais rollers aux pieds et sac sur l’épaule direction Gare de Lyon, d’où je prendrai le TGV en début d’après-midi — non sans avoir auparavant embrassé en douceur un trottoir de la Place de la Bastille…

Petit pas [en]

Entre le désir et la peur, toujours.

La peur a fini par avoir le dessus, et j’ai fermé les portes qui s’étaient entrouvertes, peut-être.

Mais avant cela, j’ai pu goûter la chaleur offerte, entre le plaisir et la peur.

Un petit pas.

Souper #echoes [en]

Week-end bien rempli à  Paris, que je suis encore en train de digérer. En attendant, SouperEchoes tente de recenser tous les témoignages, comptes-rendus et autres photos liés à  la soirée. N’hésitez pas à  éditer la page.

Tempête vidéo [en]

J’ai enfin réussi à  visionner les vidéos de Kitof prises lors du fameux orage de l’autre soir. Mine de rien, elles sont assez impressionnantes. On dirait que Lyon se fait bombarder.

Histoire de tout mettre au même endroit, ne ratez pas non plus les photos de Séb et le récit de Mark. On va voir si tout ça fait grimper leur cote sur Blogshares 😉

Nouvelle expédition parisienne [en]

Le week-end prochain, si tout va bien, direction Paris. Il paraît qu’on s’occupera de mon hébergement et des festivités du vendredi soir.

Questions: en voiture ou en train? avec ou sans mes rollers? Je médite…

Bien entendu, si vous êtes sur Paris et que ça vous dit de m’aider à  occuper mon samedi et mon dimanche en allant boire un thé froid — ou autre chose bien entendu &#8212 faites-moi signe!