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Deux jours à Morat, avec croisière des Trois-Lacs: c’est top!

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You know Switzerland is beautiful, right? My recommendation: Morat, and the 3-lake cruise from there. Check out Fribourg Region for more info.

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J’ai la chance de faire partie des quelques blogueurs à qui Fribourg Région a offert un week-end détente, dans le cadre de la promotion de leur “Grand concure” (permettant de gagner une cure anti-stress dans la région).

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Vous apprendrez sans grande surprise que j’ai sauté sur la cure “courbature”: deux nuits à Morat, accompagnées (pour moi) d’une journée à vélo et d’une journée de croisière sur les Trois-Lacs. Le tout pour deux personnes, bien entendu.

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Après mes mois de mai et de juin sans souffler, ça m’a fait le plus grand bien de passer un mois de juillet un peu “vacances”, à l’étranger comme plus près d’ici.

Eh bien, j’avoue que j’ai été absolument ravie de ma petite escapade au Pays des Trois-Lacs. C’est joli (vous êtes déjà allé à Morat? non? grave erreur!), très joli, il y a de l’eau, du relief, on y mange bien, l’hôtel est sympa… et en plus c’est à 1h30 de Lausanne. Que demander de plus?

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Après avoir reçu le bon pour ma “cure”, j’ai contacté l’office de tourisme de Morat. On m’a fait remplir un petit formulaire en ligne pour choisir mes activités. Deux à choix: j’ai bien hésité à prendre le papillorama, mais je me suis dit que je voulais insister sur les courbatures, alors j’ai pris le vélo; quant à la croisière des Trois-Lacs, ça ne faisait aucun doute que j’allais la prendre!

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Le projet initial consistait à passer la première journée à vélo (départ relativement tôt de Lausanne, donc), puis à reposer nos courbatures durant la croisière le deuxième jour. Et le troisième, tranquillement se réveiller, prendre ses affaires, et rentrer à d’autres obligations (vacancières en l’occurrence).

Les CFF et le temps se sont mis de mèche pour réduire à néant nos bonnes intentions pour cette première journée: train annulé (on arrive donc une heure plus tard que prévu) et en plus, il pleut… Heureusement, les bons pour la journée à vélo sont valables encore quelques temps. Cela nous fera une excuse pour revenir dans la région pour pédaler!

On a donc profité de cette première journée pour flâner un peu dans Morat, et ça aurait été dommage de nous en priver. C’est une ville à deux étages, qui me fait penser en celà un peu à Thonon — mais les étages sont moins éloignés et mois… déséquilibrés. Morat, c’est une ville fortifiée, pleine de jolies ruelles remplies de magasins et de restaurants, touristique sans trop l’être (en tous cas quand on y était, fin juillet en semaine), entourée de remparts sur lesquels on peut se balader, avec une vue imprenable sur le lac par-dessus les toits de la ville.

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Au hasard de notre promenade, nous découvrons que Morat a un cinéma open air. La classe! On passe à l’office du tourisme se renseigner et dire bonjour à la gentille dame avec qui j’avais eu contact pour préparer le séjour. Le hasard fait bien les choses: elles avaient justement deux invitations pour le soir même qu’elles n’allaient pas utiliser, et dont elles nous ont fait cadeau.

Notre hôtel était situé juste à l’intérieur des remparts, assez simple mais très joli et propre. J’ai dormi un peu dans les couvertures, ayant oublié de les prévenir à l’avance de mon allergie, mais à part ça, rien à redire. J’ai un peu fait la tête en voyant que c’était WC et douches à l’étage, mais c’était super propre, juste en face de notre porte, et on n’a jamais eu à attendre :-)

Le lendemain, journée lacustre: Morat-Neuchâtel-Bienne-Neuchâtel-Morat. On a réservé notre repas sur le bateau la veille et embarqué à 10h, heure encore raisonnable. Il ne faisait pas très beau, ce qui veut dire qu’il y avait de la place pour s’asseoir (dedans!) — et comme toujours lorsque je me retrouve dans un cadre magnifique sous un temps non-idéal, j’ai pris note que c’est beau, très beau, même quand il fait moche. Moralité: quand il fait moche, allez dans la nature, plutôt que de rester en ville.

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J’ai adoré cette croisière. Une journée à ne rien faire. Au retour de Bienne, il faisait un peu plus beau, et j’ai passé l’après-midi à l’extérieur, bien emmitouflée dans mes diverses couches et mon ciré.

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Les canaux qui relient les lacs sont vraiment jolis et calmes.

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Et allez, la petite famille de cygnes, juste pour le plaisir des yeux et du coeur:

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Bref, pour ceux qui aurait sauté un peu tous les passages descriptifs pour se retrouver à la fin de mon article (et pour ceux qui désirent un résumé):

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Questions existentielles de voyageuse à Montréal

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Me voici à Montréal. Troisième jour à l’hôtel, sans mettre les pieds dehors, parce que j’y suis venue pour y donner une conférence à l’occasion d’Intracom, qui se termine aujourd’hui.

J’ai ajouté une semaine de vacances à mon séjour. Quand on traverse l’Atlantique, autant que ça en vaille la peine! Et hier, pourtant, une fois ma conférence donnée, je me suis trouvée un peu démunie face à cette semaine à remplir. Inutile de dire que je n’avais rien planifié avant mon départ! Même pas mon logement, préférant nettement mieux m’incruster (gentiment!) chez l’habitant pour découvrir le pays de l’intérieur (entre le réseau des blogueurs, Twitter, et Couchsurfing, je sais que je cours peu de risques de me retrouver à la rue).

Crédit photo: Wikimedia Commons

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Prendre des vacances quand on est indépendant

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I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

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Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Comme beaucoup de gens gravitant autour de ce monde connecté dont je vous parle chaque semaine, je suis indépendante. Et quand on est indépendant, prendre des vacances pose un double problème — triple, presque:

  • il faut économiser de l’argent pour pouvoir payer ses vacances (comme tout le monde)
  • il faut économiser assez pour couvrir la manque à gagner puisqu’on ne gagne pas d’argent pendant qu’on est en vacances
  • il faut s’organiser pour pouvoir disposer du temps nécessaire à “être loin”.

L’argent, en somme, c’est un problème que tout le monde peut comprendre. L’indépendant doit simplement économiser plus que le salarié, vu que ses vacances sont des congés non payés.

Le temps, par contre, la plupart des employés n’y sont pas confrontés de façon aussi pressante. Certes, quand on revient au travail il y a une pile de dossiers sur la table, certes, le projet n’avance pas quand le chef de projet est en vadrouille (ou il doit s’organiser pour que ce soit le cas), mais l’entreprise ne ferme pas ses portes à chaque fois qu’un employé part en vacances.

Pour un indépendant, si. En vacances, tout s’arrête. Un indépendant ayant souvent bien plus d’un client ou projet en parallèle (c’est un peu ça qui le définit), cela fait pas mal à gérer pour pouvoir partir une semaine sur les pistes, ou sous les tropiques.

Aussi, suivant la nature du travail de l’indépendant, son calendrier d’activités dépend souvent de dates fixées par d’autres. Si on est libre, on finit vite par avoir un agenda ressemblant à un gruyère (ou à un emmental) ne permettant plus de s’éclipser les trois semaines nécessaires pour vraiment se ressourcer.

Moralité? L’indépendant doit bloquer ses dates de vacances très, très à l’avance. J’ai le nez dans les dates de 2012, là.

Et moi qui croyais que l’indépendance signifiait liberté et flexibilité!

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Les trois équilibres de l’indépendant

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I've identified three areas where the creative freelancer needs to find a balance:

  • lifestyle, week by week (having non-work time and respecting it, a life outside work, food/sleep/exercise, etc.)
  • proper breaks, to completely tune out from your work life, recharge your creativity batteries (I heard that 3 weeks is a minimum to really wind down)
  • paid-work and play-work, like research, writing, tinkering, reading -- generally keeping up-to-date and inspired, you know, what makes people hire you in the first place.

I'm not doing too bad on the first, getting the second under control, but still struggling with the third.

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Je pense que l’indépendant (créatif) a besoin de trouver un équilibre sur trois plans différents, histoire de ne pas se dessécher ni péter les plombs:

  • une “hygiène de vie” laissant suffisamment de place pour respirer semaine après semaine (avoir et respecter des plages de non-travail, prendre du temps pour soi, faire du sport, manger correctement, dormir, voir des amis, passer du temps avec sa famille…)
  • des coupures pour décrocher, week-ends prolongés mais aussi vraies vacances (on m’a dit que pour vraiment se ressourcer, il fallait compter minimum trois semaines!)
  • durant le temps de travail, assez de temps pour explorer, s’amuser, rechercher, bricoler — et ne pas passer tout son temps le nez plongé dans des mandats.

Pour ma part, le côté “hygiène de vie” fonctionne assez bien, pour les coupures, je suis en train de prendre des mesures, et concernant le temps de jeu/bricolage/recherche professionnel… ces temps, ce n’est pas du tout ça.

Saint-Prex 09

Hygiène de vie

  • Je défends jalousement mes soirées et mes week-ends, même quand le boulot s’empile, sauf quelques rares situations d’exception.
  • Je fais du sport, je vois des gens, je prends des moments pour moi, je ne mange pas trop mal. J’ai en fait pas mal d’activités “non-professionnelles” dans ma vie.
  • J’ai un lieu de travail séparé de mon lieu de vie.
  • Ça n’a pas été simple d’en arriver là, j’ai déjà écrit pas mal d’articles sur mon parcours, mais je n’ai pas le courage de les déterrer juste là.

Coupures

  • En 2008, j’ai commencé à prendre des week-ends prolongés à la montagne pour me ressourcer, et c’était une bonne chose. 2010, ça a passé à la trappe pour diverses raisons, mais il est temps de reprendre les choses en main.
  • Suite à des discussions que j’ai eues avec mes amis Laurent et Nicole, et sur leurs sages conseils, j’ai décidé de m’imposer au minimum un week-end prolongé (3 jours) par mois et une grosse bonne coupure (disons un mois, hop) par an.
  • Résultat des courses, j’ai établi un calendrier annuel de mes coupures. Ça ressemble à ça: je fais un break d’un mois en janvier (déjà un voyage prévu en Inde en 2011), en été, je pars une semaine en France comme ces deux dernières années, et en automne, je prévois une dizaine de jours en Angleterre pour voir amis et famille. En plus de ça, un mois sur deux je prends un simple week-end prolongé (lundi ou vendredi congé), et un mois sur deux en alternance, un plus long week-end prolongé (4-5 jours) avec option de partir quelque part.
  • J’ai posé toutes ces dates dans mon calendrier, jusqu’à début 2012.

Travail ludique

  • Je bloque un peu sur cette question: je dois prendre moins de mandats (clairement) mais du coup je crains pour le côté financier de l’affaire.
  • En fait, en regardant réalistement mes revenus (j’ai une grille sur la dernière année qui me les montre semaine par semaine) je me rends compte que je n’ai pas besoin d’avoir si peur que ça.
  • Une solution: moins de mandats qui paient relativement peu par rapport au temps/stress investi, plus de mandats mieux payés (je dis des choses logiques mais c’est pas si simple à mettre en pratique). Surtout, moins de mandats “open-ended” en parallèle, qui s’étalent sur la durée avec une charge de travail variable. (J’ai un billet en gestation là-dessus.)
  • Aussi, avoir confiance dans la dynamique qui me permet de vivre de ma passion: donner plus de priorité à sa passion attire les mandats.
  • Bref, avec mes petits calculs, je me suis rendu compte qu’en plus de mes mandats “réguliers” (annuels/mensuels), si j’avais une journée de “travail payé” (consulting, formation, coaching, conférence) par semaine je m’en tirais largement. Ça me laisse donc 3-4 jours, suivant la longueur de ma semaine, pour mes mandats courants, la gestion des clients, et ces fameuses “autres activités professionnelles pas payées” (dont ce blog fait partie).

Et vous, voyez-vous d’autres équilibres à maintenir? Avez-vous des solutions à partager pour ceux que j’ai identifiés?

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Voyager plus, voyager moins, voyager mieux

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Après avoir vécu une année en Inde et m’être fait des amis aux quatre coins de la planète grâce à internet, j’avais envie de voyager. Moi qui avais toujours été plutôt casanière (et d’une certain façon, je le suis encore), j’ai enfin compris ces gens qui partaient loin loin loin lors de leurs vacances.

Etudiante à l’époque, mon budget voyages était plutôt réduit. Employée, j’ai découvert que pour pouvoir partir en vacances, je devais organiser mon travail pour que tout ne s’arrête pas en mon absence. Passant dans le monde de l’enseignement, la fatigue et la masse de travail (ainsi que les plages vacances obligées durant les vacances scolaires!) m’ont plus ou moins clouée en Suisse durant deux ans.

Lorsque je me suis mise à mon compte, du coup, c’était aussi l’occasion rêvée pour moi de voyager plus. J’avais des tas d’excuses professionnelles pour mes déplacements (conférences, clients à l’étranger, etc.) et surtout, je pouvais travailler sur place. Je pouvais donc voyager sans prendre de vacances! En pratique, je faisais un mix des deux: j’allais quelque part “pour le travail”, et je rajoutais 3-4 jours sur place pour les “vacances”. Cela permettait de plus de justifier les frais (vu que c’était “pour le travail”) et de ne pas faire sauter la banque en explosant le budget vacances.

Bien plus vite que je ne l’avais imaginé, ces voyages dont je me réjouissais tant sont devenus “trop de voyages“. Tout devient routine lorsqu’on le fait trop. Une ville étrangère ressemble à une autre ville étrangère. Un hôtel, à une chambre d’hôtel. On va quelque part, on travaille, on voit trop de gens durant pas assez de temps, on rentre, on défait la valise, on recommence. Voyager devient du travail. On n’a plus envie de prendre 2-3 jours pour découvrir une nouvelle ville: on a juste envie de rentrer à la maison.

Peut-être que ce n’est pas comme ça pour tout le monde — mais pour moi ça l’est devenu.

Changement de vitesse, du coup, et depuis deux ans je voyage beaucoup moins. Presque plus. Mes déplacements professionnels sont réduits au strict minimum. Et là, après 4 ans à mon compte, je retrouve le besoin de prendre de vraies vacances. Pas juste un week-end prolongé ou une semaine au chalet. Pas 2-3 jours dans une ville quelque part après une conférence. De vraies vacances, trois semaines au moins (il paraît que c’est ce qu’il faut au minimum pour vraiment se ressourcer), sans obligations professionnelles, dépaysantes.

Voyager moins qu’avant, mais voyager quand même, et voyager mieux: pour sortir de mon quotidien, vider ma tête, la remplir de choses autres.

Et pour ça, surtout si on est indépendant, il n’y a qu’une solution: bloquer les dates longtemps à l’avance. Ensuite, selon l’envie, on peut réserver son voyage dès qu’on peut, ou bien au contraire profiter des offres dernière minute pour partir à l’aventure!

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Prendre son temps en voyage

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Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

L’autre jour, je tombe sur cet article du blog de Lonely Planet, Les plus beaux hymnes à la lenteur. Une série de suggestions que je vous laisse découvrir, pour voyager sans courir, parcourir le monde en se déplaçant à petite vitesse.

Je privilégie toujours la lenteur lorsque je voyage. Je suis de celles (et ceux) qui préfèrent voir (et faire) peu mais bien. Un tour d’Europe en deux jours, très peu pour moi. J’aime me poser, découvrir à pied le quartier dans lequel je suis, profiter du voyage-vacances pour ne pas m’imposer d’objectifs clairs en matière de “choses à accomplir aujourd’hui”. Visiter moins, mais mieux.

Les choses changent bien sûr, mais l’essentiel de ma vie jusqu’ici a été placé sous le signe de “trop peu de temps, trop de choses à faire”. Alors en vacances, je me rebelle. Je refuse. Je ralentis. Je m’arrête presque.

Concrètement?

D’abord, je marche. J’aime partir à l’aventure dans mon quartier ou ma ville d’accueil, une carte en poche, et me perdre dans les rues. Je sais me repérer sur une carte sans trop de difficultés pour pouvoir rentrer lorsque l’envie me prendra.

Je prends les transports publics plutôt que le taxi. C’est plus lent, c’est souvent un peu plus compliqué, mais on voit mieux la ville qu’on traverse.

An Indian Home (India 2004) 8Je lis, aussi. Oui je sais, quand on est en voyage à des milliers (ou des centaines) de kilomètres de chez soi, il y a mieux à faire que bouquiner, il faut visiter, visiter, visiter, au risque de rentrer d’une année en Inde sans avoir vu le Taj Mahal… Mais au fond, ce n’est pas si grave. Voyager, vacancer, c’est s’échapper de son quotidien, c’est faire les choses autrement.

Une autre chose que je me retrouve souvent à faire en voyage, c’est du shopping. Habits, livres… Une activité que j’apprécie mais que je ne prends souvent pas le temps de faire lorsque je suis dans ma ville. A l’étranger, ailleurs, même si ce sont les mêmes magasins (H&M a envahi le monde entier depuis belle lurette), je prends le temps de flâner, et du coup, d’acheter.

J’ai des souvenirs mémorables de traversées de l’Inde en train. Pune-Delhi, Calcutta-Pune, Delhi-Pune, Pune-Chennai, Bombay-Kerala… J’adore le train, en Inde. Il avance d’un petit pas à travers des étendues tellement vastes qu’on peut à peine les imaginer de Lausanne. Il s’arrête en rase campagne, on ne sait pas trop pourquoi. On lit, on somnole, on prend des photos, on discute avec ses compagnons de route.

L’avion, à côté, c’est presque dommage. A peine le temps d’embarquer qu’on est déjà ailleurs, sans avoir eu le temps de comprendre ce qui nous arrivait.

Certes, il faut être sur place assez longtemps pour pouvoir se permettre de “perdre” un jour (ou plus!) dans le train. Mais ça fait partie du voyage aussi…

Les vacances stressantes, ce n’est pas pour moi, en tous cas. Mes rêves, juste là? Des vacances à cheval, une descente de fleuve en petit bateau, et reprendre ces fameux trains en Inde.

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L’importance du temps structuré

[en]

I've realised that I feel better when my time is at least somewhat structured, so I need to figure out how to manage my "free time" (when there is lots of it, like during this staycation/holistay) a bit differently than "not plan anything and see what I feel like doing".

[fr]

Ces derniers mois, et je dirais même cette dernière année, j’ai fait des progrès énormes en ce qui concerne la gestion de mon temps. Par cela, je veux dire que j’ai cessé de courir, cessé d’être aussi stressée, cessé de jouer toujours toujours toujours les pompiers. J’ai une vision assez claire, sur le court terme, de ce que je dois faire, je le fais, et en grande partie grâce au fait que j’ai maintenant un bureau séparé de mon appartement, j’ai aussi récupéré mes soirées, mes week-ends, et même des mini-vacances au chalet.

Bref, ça va plutôt bien et je suis très contente de moi.

Par contre, je remarque pendant cette période des fêtes, où j’ai décidé de lever le pied et de prendre des “vacances à la maison”, que si j’ai bien réussi à trouver un équilibre durant ma vie “travaillée”, ce n’est pas si simple pour le temps de loisir. J’avais d’ailleurs déjà constaté ça, à plus petite échelle, lors d’un ou deux week-ends très très tranquilles.

Je me rends donc compte que j’ai besoin de structurer mon temps (jusqu’à un certain point!) pour me sentir bien. Ça ne veut pas dire que je dois faire en sorte d’avoir un “programme” qui remplit ma vie du début à la fin, mais les longues journées de “libre” qui se suivent, ce n’est pas top non plus.

Tiens, c’était déjà pas top durant les longues vacances d’été interminables quand j’étais enfant.

J’ai aussi appris à quel point il est important pour moi d’avoir un minimum de routine dans mes journées.

Du coup, je réalise que j’ai besoin de gérer légèrement autrement mon temps de loisir, et de m’éloigner un peu du “je ne planifie rien et regarde d’un moment à l’autre ce que j’ai ‘envie’ de faire” — ça marche pour une journée (le week-end) mais pas pour bien plus longtemps que ça.

Solution? Pas encore tout à fait trouvée, mais j’y réfléchis, c’est la première étape!

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Les vacances, les vacances!

[en]

Off for the holidays. Some reading recommendations for my French readers.

[fr]

Je me prépare à filer à la montagne. Pour cause de trop de travail et ensuite de trop de virus, je suis restée un peu clouée en plaine ces derniers mois, donc je me réjouis vraiment d’aller m’enterrer avec le chat sous des piles de neige!

Durant mon absence, n’hésitez pas à aller rattraper de la lecture en retard sur le blog des boulangeries Fleur de Pains (je l’anime à coups de reportage, par exemple sur la Saint-Valentin ou la fabrication des financiers au chocolat& miam!) et sur le blog de voyage d’ebookers.ch, où je suis responsable de coordonner les publications de sept blogueurs enthousiastes qui partagent récits de voyage et bons plans tournant autour de multiples destinations.

Quant à ma petite personne personnelle, si vous n’avez pas consulté récemment Digital Crumble, mon tumblelog, je vous invite à le faire (et à ouvrir votre propre tumblelog, pendant qu’on y est).

Je serai complètement déconnectée en montagne, mais si vous avez de la chance, je vous enverrai quelques photos via Twitter.

Ah oui! Cela fait des semaines que je veux écrire un article en français sur Ada Lovelace Day, qui aura lieu le 24 mars. Il s’agit d’une journée où les blogueurs écriront un article consacré à une femme qu’ils admirent dans les sciences et les technologies. Si vous n’êtes pas encore inscrits, allez le faire — et l’excuse “je ne vois pas de qui parler” n’est vraiment pas valable. Vraiment. (Parce que si c’est vrai, ça montre à quel point une telle journée est nécessaire, et il vous faudra donc y prendre part, quitte à vous creuser un peu les méninges, non?)

Allez, bonne semaine. La mienne le sera, ça c’est sûr. :-)

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Retour en plaine

Comme ces jours ont filé! On a marché, marché, grimpé, bûcheronné. De retour chez moi, je suis physiquement épuisée, je me suis vidé la tête, et contrairement à il y a trois semaines, je ne me sens pas ralentie, mais plutôt boostée.

Autres vacances, autres gens, autre rythme, autre effet.

J’ai pris des tas de photos, de nouveau. On a eu de la chance avec le temps, même si on s’est fait rincer un peu (au Col des Essets, notamment). Le programme des ces quelques jours en altitude?

Vendredi 15, tronçonnage des troncs d’arbustes coupés il y a trois semaines. Soirée tranquille à jouer (kalah et backgammon).

Samedi 16, départ peu matinal (et malgré le beau temps) pour le Col de la Croix. On a une voiture, on en profite! Une petite grimpette dans les Pyramides de Gypse (histoire de s’échauffer et de se préparer moralement pour l’initiation à la Via Ferrata prévue pour le lendemain… ou le surlendemain), suivie par un petite pique-nique et une autre grimpette (moins d’escalade, plus de dénivellation) jusqu’au Meilleret, avec détour involontaire par l’Encrène.

Ça fait un peu journal de voyage, comme je raconte ça, non? :-)

On coupe à travers pâturages depuis le Meilleret pour descendre sur le Lac des Chavonnes (fort joli) où un petit restau sympa nous attend (et une tomme de chèvre fraîche sur lit de salade pour moi). On repart pour Bretaye via son lac et une séance course-photos avec les bébés grenouilles qui en habitent les rives.

On continue via le Col de Bretaye pour la promenade “poussette-compatible” jusqu’au Col de la Croix, via Ensex. Nos jambes en ont bien marre, mais on s’arrête toute de même en route pour photographier une amanite tue-mouches. Vers 20h, on est enfin de retour à la voiture.

Une fois les pâtes carbonara avalées, les photos de la journée regardées, et une bonne pile de bois de cheminée brûlée, il est quasi minuit…

Dimanche 17, le temps n’est pas à la Via Ferrata. On part pour Solalex avec le projet de monter à Anzeinde en taxi et puis de faire le tour de l’Argentine (5 heures de marche). A Solalex, on décide de monter à pied à Anzeinde. Il est environ 14h quand on y arrive, et le temps de manger, il est très clair que notre tour de l’Argentine ne se fera pas. En plus, il y a des nuages partout et l’orage menace.

On décide de se limiter au Col des Essets. On se met en route dans une purée de pois qui bouche la vue à 20 mètres, et on se fait rincer propre en ordre une fois au col. Malgré les éclaboussures sur les objectifs, on s’arrête pour prendre des photos, assez longtemps en fait pour que la pluie se calme et que le soleil réapparaisse en compagnie d’un magnifique arc-en-ciel. La vue se dégage complètement. On reste un bon moment à admirer les montagnes d’en haut, et je commence à faire des projets de Col des Chamois (pour une autre fois, hein).

Lundi 18, après un réveil un poil tardif (on a ouvert le Trivial Poursuite la veille au soir), on se met en route pour la fameuse Via Ferrata. Que dire? Il faut regarder les photos. On a renoncé à commencer par le début un peu abrupt (c’était une initiation) pour entamer la route par l’échappatoire. Quelques passages difficiles, un pique-nique avec vue imprenable sur la vallée, et une tyrolienne pour terminer (qui m’a vu faire le singe sur le câble à la fin, la tête en bas et les pieds en l’air, pour pouvoir décrocher ces sacrés mousquetons — la corde de la poulie avait fait des noeuds, du coup je touchais à peine par terre à l’arriveé).

Le soir: taille-haies. Taille-haies. Et le lendemain matin: taille-haies. Le jardin est bien propre.

A voir aussi, les photos de Corinne: premier jour, deuxième jour, troisième jour. Et moi qui lis la carte:

Stephanie lit la carte.

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Retour à la montagne

[fr]

Back to the mountains. First evening.

[en]

Il pleut, il fait gris, et il y a tellement de brouillard qu’on ne voit pas les montagnes d’en face. C’est reparti pour 4-5 jours au chalet, cette fois avec deux connaissances plus récentes, des “gens d’internet” à l’origine, mais que j’ai déjà rencontré “en vrai” (comme disent certains) une ou deux fois.

Quelques appréhensions, pas tant à leur sujet en tant que tel (car je sais déjà qu’ils sont fort sympathiques), mais j’ai peur qu’être avec des gens “du milieu” me rende plus difficile de décrocher complètement comme je l’ai si bien fait la dernière fois.

Les prochains jours me diront si j’avais raison ou non de m’inquiéter. Comme d’habitude, je suppose que la réponse sera non.

J’appréhende aussi également parce que j’ai peur que cette “deuxième expérience” n’égale pas la première, qui était assez époustouflante, et que je sois déçue. C’est moi-même qui tisse ma propre toile, là.

Il est 23h30 à peine et je suis épuisée. Est-ce l’altitude? On n’est qu’à un peu plus de 1000 mètres. Le grand air? “L’effet vacances”?

A nouveau, j’ai dû partir en laissant certaines choses importantes en plan pour Going Solo. Je me rends bien compte que c’est inévitable. Vu la masse de travail et le temps qu’il reste, je ne peux que laisser des choses en plan, faire tarder encore plus des décisions ou actions qui auraient dû être réglées il y a des semaines, ne pas avancer aussi vite que je pourrais, si je veux prendre quelques jours de break.

Et à voir ces derniers jours, c’était juste le bon moment.

Demain, marcher, si le temps le permet.

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