Akirno [en]

Akirno grandit. J’en suis toute folle. C’est comme s’il était un peu mon enfant – vous me pardonnerez donc si pour une fois je vous gratifie d’une entrée de weblog un peu bateau…

Il a deux ans et demie, maintenant. Il est toujours le même petit bonhomme joyeux, vif et joueur. Il babille toute la journée, et les crises de frustration commencent à  se présenter de temps à  autre.

J’avais cette idée (pas totalement fausse, d’ailleurs) que les tout petits enfants avaient la mémoire très courte. A chaque fois que je revois Akirno, j’ai peur qu’il ne me reconnaisse pas, qu’il m’ait “oublié” et qu’il faille reconstruire. Je crains que ce lien ne s’effiloche et ne finisse par se distendre et disparaître avec le temps.
Chaque visite me donne tort. Cela devient toujours plus facile de renouer. Il fait le timide pendant quelques minutes, et une demi-heure plus tard c’est comme si je n’avais jamais quitté la maison.

Aujourd’hui fut une excellente journée. Pas une larme, rien que du jeu, des rires, de la tendresse et de la bonne humeur. Même en inde, je ne me souviens pas d’un jour pareil.

Ce soir, nous avons dansé, et il a dormi sur moi près d’une heure, pendant que sa mère remplissait son inscription pour l’université cet automne. Quand j’ai allumé la musique (un CD de tubes hindi de l’hiver passé, toujours le même: Dil hi dil mein), il a littéralement grimpé dans mes bras alors que j’arrivais pour le chercher.

Il y a quelque chose d’extrêmement fort à  sentir s’endormir un petit enfant dans ses bras. La première fois, à  Pune, cela avait été magique. Et cela reste un petit miracle à  chaque fois.
Je n’ai pas avec moi les mots pour le raconter. Ceux qui ont des enfants savent très bien de quoi je parle, et ceux qui en auront le comprendront à  leur tour le moment venu.

Akirno est un petit cadeau du ciel. C’est bateau de dire ça d’un enfant – mais des fois le “bateau” est le “vrai”. J’ai un peu le sentiment d’être comme son troisième parent. Je crois que peu de monde en occident a la chance inouïe d’occuper une place pareille… J’imagine que pour la plupart des gens, le premier bébé avec qui l’on crée un lien fort, c’est simplement le sien.

Birmingham franco [en]

Une petite note à  l’intention des francophones égarés à  Birmingham, qui regrettent la piètre qualité de la cuisine anglaise (capable de produire des abérrations telles que “baguette fourrée de poulet baignant dans lait de coco à  l’aneth”) et dont le palais aimerait retrouver quelques saveurs plus familières.

Chez Jules (off New Street) vous propose un assortiment de bons petits plats tout à  fait français. Et même très bons. Et même pas chers.

En prime, vous avez droit au serveur qui parle anglais avec un tel accent que l’on passe très vite à  la langue de Molière… ; )

England [en]

<holiday class="at_last" target="england">
I’m taking off tomorrow morning. Don’t be surprised if this place isn’t updated as often as usual during the coming week – but then, who knows?
</holiday>

Whizzy-Wigs [en]

For those of you who are interested in the wysiwyg-handcoding debate, there is a pertinent article up at ALA: Back to Basics. There is also some very interesting conversation going on in the related forum.

Snow [en]

Finally. Winter is paying its dues. The grey, the cold, the wind and the rain are forgotten. Lausanne is white at last.

I arrived home safely after an exciting drive from my sister’s place. First, a narrow squeeze between two lorries: one of them was on the road-side, the other was backing up in the middle of the road to line up behind it, and I was gathering speed to climb up the hill. Then, a long slow ride on the snow-white motorway. I had never imagined that driving at 60 km/h would one day give me the feeling I was speeding.

Bagha set his indian paws in snow for the first time of his life. And I daresay he didn’t like it. Even though he is truly amazing in some respects, he’s still just a cat.

I went for a walk with Cali in the woods near my home. I didn’t get any winter last year (no, it doesn’t snow in Pune!) and I had forgotten how magical it is to be surrounded by silent white trees with not another human soul in sight.
Snow muffles everything. It makes silence thick. It also makes places look smaller. It makes your shoes wet and your feet cold when you walk in it with your town shoes instead of the winter boots which are down in the cellar.

I love white walks. Especially when all this white seems to be Nature greeting me back into the world of the living: I’m finally feeling up to life again : )

Editeurs WYSIWYG [en]

Je vous le dis, A List Apart nous gâte!

Mais cette fois, c’est l’article sur les éditeurs wysiwyg qui fait écho à  Karl et Pascale – à  croire que certains ici ont des antennes!

Ben Henick déplore entre autres la perte de compétences liées à  l’utilisation d’outils wysiwyg. En effet, ceux-ci ont leurs limites, et les développeurs ont tendance à  confondre les limites de l’outil avec les limites des langages (HTML, CSS, JavaScript) utilisés pour coder les pages.

Il relève également le fait que le balisage produit est non-standard, et explique qu’à  un certain point, c’est une limitation indépassable et inhérente au principe du wysiwyg. Comme le dit Karl en effet, un bon balisage doit refléter la structure sémantique du document.

Cependant, les outils wysiwyg travaillent sur l’apparence – et ils ne peuvent pas deviner nos intentions. Si je mets une ligne de texte en gras, est-ce parce qu’il s’agit d’un titre, ou bien est-ce simplement la mise en évidence de texte important? Pour l’éditeur wysiwyg et l’être humain, cela n’a probablement pas grande importance. Mais pour l’ordinateur qui est chargé d’indexer la page ou d’y rechercher une information, cela peut devenir une nuance cruciale.

Si vous lisez l’anglais, voici mon petit coup de gueule contre les éditeurs wysiwyg à  vous mettre sous la dent. Bon appétit!

Difficile [en]

Il y a des jours où la vie semble plus difficile de d’habitude.

Ce sont les jours où l’on reste au lit jusqu’au dernier moment possible parce que se lever signifie qu’il va falloir affronter sa journée. Alors on traine un petit soi gris à  travers les heures et la poussière. Le soir est là , et l’on se couche sans avoir vraiment eu l’envie ni le coeur de faire quoi que ce soit.

Heureusement, je sais qu’il y a aussi ces journées où l’on bondit hors du lit les yeux grand ouverts au soleil qui brille. Tout est facile, la vie est un sourire, quelque chose nous porte. On se couchera tard mais pas trop, histoire de ne rien rater de cette journée, mais de ne rien prendre non plus à  la suivante.

J’ai besoin de vacances. Heureusement, j’ai un billet d’avion partant dimanche pour l’Angleterre.

Muffled [en]

It’s snowing.
The ground is white at last.
I wish I had a digi-cam to show you.
Or maybe the words to tell you.