Category Archives: Social Media and the Web

Social media, blogging, tweeting, facebooking, web design, and all the stuff that isn’t here yet. Subcategories highlight some areas of particular expertise.

Huit lectures pour comprendre les réseaux sociaux, cuvée 2014

[en] Reading recommendations for those who want to understand social media, and social networks, and this online stuff in general.

Pour Grégoire et les autres qui l’ont demandé, voici mes recommandations de lecture 2014 pour “comprendre les réseaux sociaux”. Cette sélection reflète bien entendu mon angle d’approche pour ce qui touche à internet, un sujet qui me fascine depuis 98-99: je ne viens pas du marketing, ni de la comm’, mais du cluetrain. Ce qui m’intéresse ce sont les communautés, les gens, la façon dont la publication personnelle a bouleversé la communication de masse. La sélection est aussi principalement anglophone, parce que, il n’y a pas de miracle, si on veut creuser un peu, il faut passer par l’anglais.

  1. The Cluetrain Manifesto
    Incontournable, épuisé en français (et mal traduit si je me souviens bien), le Cluetrain a plus de 10 ans mais il n’a pas pris une ride quand il s’agit de comprendre les enjeux profonds du monde connecté.
  2. Organizations Don’t Tweet, People Do: A Manager’s Guide to the Social Web
    Euan est un ami qui a le cluetrain dans le sang. Son livre le distille au fil de petits chapitres digestes mais profonds, fort bienvenus à l’ère de Twitter et des statuts Facebook.
  3. Everything is Miscellaneous
    David Weinberger, co-auteur du Cluetrain Manifesto, explique comment s’organisent tous ces « objets numériques », dans un ordre qui va parfois à l’encontre de notre conception de ce qu’est l’organisation. Un ouvrage important pour comprendre les caractéristiques physiques du monde numérique.
    Lecture complémentaire, sur les bénéfices inattendus du désordre, omniprésent en ligne: A Perfect Mess.
  4. Naked Conversations
    Un livre qui commence à dater un peu mais qui reste néanmoins une splendide collection d’exemples d’utilisation des blogs (et des conversations en ligne) par des entreprises/organisation. Inspiration, exemples concrets, modèles à suivre (ou pas).
  5. It’s Complicated
    J’attendais depuis des années que danah écrive ce livre. A l’époque où je donnais beaucoup de conférences “prévention internet” en milieu scolaire, j’avais apprécié de trouver dans son travail des confirmations un peu plus académiques de mes intuitions. Ce livre est incontournable pour quiconque veut réellement comprendre les enjeux de l’adolescence connectée, au-delà de la paranoïa que nous servent les médias et organisations bien-pensantes genre “sauvez les enfants”.
    Lectures complémentaires sur le thème “ados et internet”: The Culture of Fear, pour une perspective sur comment en faisant peur aux gens, on les rends plus dociles citoyens et consommateurs; Generation Me, une analyse sociologique des générations 70-80-90; Hanging Out, Messing Around, and Geeking Out, le point sur la recherche “ados et internet” il y a quelques années et EU Kids Online, groupe de recherche européen équivalent.
  6. L’intimité au travail: la vie privée et les communications personnelles dans l’entreprise
    Avec les nouvelles technologies de la communication, les sacro-saintes frontières entre “privé” et “professionnel” s’effritent. Eclairage ethnologique très éclairant. Spoiler: non, ce n’est pas la fin du monde.
  7. Le peuple des connecteurs: Ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas… mais ils changent le monde
    Comprendre les réseaux sociaux en ligne, c’est comprendre les réseaux tout court, et la complexité. Tour d’horizon en français avec Thierry Crouzet, auteur expert de rien.
  8. Here Comes Everybody: The Power of Organizing Without Organizations
    On ne peut pas comprendre les réseaux sociaux sans regarder de près la façon dont la technologie a bouleversé l’auto-organisation et le passage à l’action collectif.
    Lectures complémentaires pour mieux comprendre les humains dans les réseaux: Predictably Irrational: The Hidden Forces That Shape Our Decisions, qui met le doigt sur les réactions humaines illogiques mais très prévisibles qui nous rendent vulnérables à la manipulation; Influence: The Psychology of Persuasion, ouvrage précieux pour qui doit gérer des communautés ou obtenir des résultats; The Paradox of Choice: Why Less Is More, indispensable dans ce monde numérique où pléthore de choix n’est que le début du problème, et enfin Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us, pour comprendre de quoi est faite la motivation, et que le bâton et la carotte ne sont pas des stratégies gagnantes.

Il y a plein d’autres livres qui sont sûrement très bien, mais ceux-ci ont été testés et approuvés et je les recommande comme valeurs sûres!

Bonne lecture :-)

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L’art de la modération: donner le ton

[en] How I approach moderation or "community management" of the facebook groups I'm admin of.

Une fois qu’un groupe Facebook existe et tourne, le travail n’est pas terminé. Tout comme on a soigné le démarrage, il faut soigner l’évolution.

Une communauté c’est quelque chose de vivant, et en tant que tel, dans un état de déséquilibre constant. De temps en temps il faut donner une chiquenaude pour que le déséquilibre ne se transforme pas en perte d’équilibre.

Comment on fait ça? Avec du tact, de la subtilité, et un sain rapport aux normes. Et quand? Tout le temps, souvent sans en avoir l’air. J’aime penser que si on fait bien son boulot, la plupart des gens ne remarqueront rien.

J’ai appris un principe extrêmement important lors de mes débuts comme blogueuse: la théorie de la vitre cassée. Appliquée au blog et à ses commentaires, ça donne: si tu n’effaces pas le spam de ton blog, tu en attireras plus. Ou encore: si tu laisses les gens faire de la pub dans tes commentaires, ça va encourager d’autres à le faire aussi. Si tu écris n’importe comment, les autres n’auront pas de scrupules à écrire en langage SMS.

Dans une situation sociale nouvelle, on tend à modeler son comportement sur ce qu’on peut observer. Ce qui est observable est donc très important: c’est le contexte. L’expression qui me vient toujours à l’esprit quand je pense à la modération, c’est “donner le ton”. “Modérer”, ça met trop l’accent sur “retenir les excès”. Alors oui, c’est ce qu’on fait, mais on s’y prend tellement plus en amont. C’est pour ça qu’en anglais on a commencé il y a quelques années à parler de “community management”, plutôt que “moderation”. Mais c’est un terme qui vient aussi avec son lot de casseroles, dont je parlerai peut-être une autre fois.

Concrètement, on va recadrer des comportements qui, s’ils s’intensifient ou se généralisent, risquent de mettre l’avenir du groupe en péril. Mais attention! Il ne s’agit pas de faire le flic et de tomber à bras raccourcis sur toute personne qui fait un pet de travers. Rien ne tue l’ambiance plus vite que le sentiment de se retrouver dans une cour de récréation, ou à l’école. Le ton va donc être capital.

Je vous donne un exemple de “recadrage sans en avoir l’air”: dans mon groupe pour indépendants, j’invite toujours les nouveaux venus à se présenter (une bonne pratique pour beaucoup de groupes, à mon avis). Je tourne ma formule d’invitation de façon à ce que ça parte dans la bonne direction, mais parfois, je lis des présentations qui donnent un peu l’impression que la personne est là pour “vendre son business”, alors que le ton du groupe est plutôt “entraide” ou “échange de pratiques”. C’est généralement subtil, mais quand je vois que ça part “visitez mon site pour en savoir plus sur ce que je fais et n’hésitez pas à me recommander autour de vous”, j’agis.

Ce que j’évite absolument: confronter directement la personne en disant, par exemple, “attention, ici l’auto-promo n’est pas bienvenue, on est ici pour partager nos préoccupations d’indépendants entre nous et s’entraider.” C’est techniquement correct, mais c’est beaucoup trop frontal. Si ça se trouve la pauvre personne ne pensait pas à mal et n’a même pas réalisé qu’elle mettait les pieds dans le plat.

Au lieu de cela, ce que je fais c’est relancer la personne sur quelque chose plus en ligne avec l’esprit du groupe: je la remercie de s’être présentée, et j’enchaîne avec, par exemple, “est-ce que tu as des préoccupations en tant qu’indépendant que tu voudrais partager avec le groupe? raconte-nous un peu ce qui fonctionne bien et moins bien pour toi dans ta vie indépendante.” Je pars du principe que tout naturellement, la personne va comprendre ce qu’on fait dans le groupe, et se rendant compte que personne ne fait de l’auto-promo, elle n’en fera pas non plus.

Après, si la personne persévère dans sa mauvaise route, il faudra peut-être être plus clair. Souvent, un petit mot en privé passe mieux qu’une remarque publique, mais suivant le contexte, ça peut être utile que ce soit public, car ça donne aussi un signal aux autres membres du groupe.

Pour la diplomatie, je ne sais pas trop quoi donner comme conseils, j’avoue. Ménager la “face” de l’autre (très intéressant: l’idée qu’une des choses importantes qui régit la communication c’est les questions autour de “garder/perdre la face”) tout en étant clair et ferme. Eviter les attaques personnelles, parler en “je”, être respectueux, un brin d’humour si c’est dans son tempérament. Et la diplomatie, c’est un continuum. On s’adapte à la situation. Si deux membres du groupe sont en train de s’insulter, on va probablement intervenir de façon plus sèche que si quelqu’un a juste posté une photo qui dévie un peu des préférences pour le groupe.

Autre exemple de modération “souple”: je fais partie de l’équipe de modération d’un groupe où les membres postent des photos de leurs chats (mais si, mais si). C’est la vision de base du groupe: des gens qui postent des photos de leurs chats ou qui en parlent, et qui gagatent dessus, plutôt que des lolcats et autres chats d’internet (ainsi que les inévitables annonces de chats perdus ou à adopter) que les amoureux de chats ont aussi tendance à partager.

On aurait pu être rigide et interdire tout ce qui n’était pas du “chat maison”. Mais ça, typiquement, c’est le genre d’approche qui va inévitablement mener au clash: qu’est-ce qu’on fait, quand un membre poste quelque chose qui n’est pas approprié? Le supprimer? Avec un groupe assez gros (plus de 500 personnes), on va passer son temps à “censurer”. Même avec un groupe plus réduit, une gestion à base “d’interdits” passe généralement plutôt mal.

Ce qu’on fait, alors, c’est qu’on revient aux principes: il s’agit d’un groupe de détente et d’échanges centrés principalement autour de nos chats. On peut donc y tolérer une certaine proportion de publications autres. La modération, dès lors, consistera à garder un oeil attentif sur cet équilibre, et à intervenir en douceur pour le rétablir s’il bat de l’aile.

De nouveau, l’approche “je fais une grande annonce frontale: ici on veut pas de chats d’internet” est à mon avis moins souhaitable sur le long terme que d’autres stratégies, comme donner les moyens aux membres du groupe de comprendre par eux-mêmes quel est “l’esprit” du groupe (via le descriptif, l’accueil qu’on fait aux nouveaux, l’exemple que donnent les membres actifs et modérateurs…).

Le résultat dans ce cas-ci c’est qu’on accepte la présence de publications “autres” (il m’arrive d’ailleurs même d’en publier moi-même!) — tout est une question de dosage. On va intervenir par contre (discrètement) si une même image est publiée à répétition (vous savez comment c’est avec les choses qui tournent sur facebook… je le vois aujourd’hui, toi demain, Louis dans une semaine), ou si sa nature s’oppose fortement à la “mission” du groupe (par exemple les photos d’animaux maltraités, pas terrible quand on vient sur le groupe pendant sa pause pour gagater sur le zolis chats…).

Vous l’aurez compris à travers ces deux exemples: j’ai une vision de la modération comme quelque chose qui se fait très en amont. On va être à l’affût de ce qu’en gestion de crise on appelle les “signaux faibles” (merci Fabienne!), les signes avant-coureurs d’une potentielle crise mais qui sur le moment semblent sans importance.

Après, si un crise éclate, il faut la gérer… Ça pourrait être un autre billet, tiens. Mais ce n’est de loin pas ma spécialité, alors on verra si je suis inspirée!

Un autre volet très important de la modération, sur lequel je ne vais pas m’étaler parce que cet article est déjà bien assez long, c’est d’encourager la participation positive. Ça se fait par l’exemple, en étant un membre actif et généreux de sa communauté (pas besoin toutefois d’être hyperactif): publier, répondre, participer… Mais pour de vrai, hein. Le faux, ça se sent. Et aussi en encourageant les autres à le faire, si le groupe devient trop calme et menace de mourir d’inactivité, par exemple. De nouveau, ça ne se fait pas forcément en disant aux gens “mais participez, bon sang”, mais par des moyens détournés: lancer un sujet qui sera bien repris, rebondir sur une publication faite ailleurs mais qui pourrait enrichir le groupe, etc…

Voilà! Le modérateur chanceux est celui qui fait un peu tout ça sans trop y réfléchir, parce que c’est dans sa nature. On peut toujours apprendre, bien sûr, mais l’investissement en énergie est du coup plus grand!

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Comment démarrer un groupe Facebook

[en] This is how I go about creating Facebook groups.

Pour créer un groupe Facebook, un tout petit peu de préparation peut être utile. Ce n’est pas nécessaire, mais s’assurer un bon départ peut éviter des problèmes par la suite.

Personnellement, avant de me lancer, j’en parle un peu autour de moi. J’ai généralement parmi mes amis un certain nombre de personnes que je pense inclure dans le groupe, alors je prends la température. Qui est intéressé, qui ne l’est pas?

S’il y a des décisions à prendre concernant le groupe (fermé, public, secret? quel cadre précisément?) j’en discute aussi, même si en fin de compte je fais le choix qui me paraît le plus juste, sans forcément me rallier à la majorité des gens consultés (c’est mon style, d’autres personnes fonctionnent différemment).

Je prépare ensuite deux choses:

  • le texte de description du groupe
  • le texte d’une première publication où j’invite les gens à se présenter

Je réfléchis bien à comment je tourne ces deux textes. Sans faire une “charte” ou une liste directive d’interdits et d’autorisés, j’essaie de communiquer subtilement mais clairement l’esprit du groupe. J’en reparlerai dans mon prochain article sur la modération, mais je crois qu’on va beaucoup plus loin avec des principes directeurs qu’avec des règles rigides.

Sans prétendre qu’il est parfait, voici par exemple le texte descriptif du groupe pour indépendants Going Solo:

Ceci est un groupe pour indépendants, micro-entrepreneurs, auto-entrepreneurs et autres professionnels travaillant “solo”. Dans l’esprit de la conférence Going Solo, tenue à Lausanne en 2008, créons un espace pour discuter de nos préoccupations de “propre patrons”! Organisation et productivité, gestion des relations client, développement de son business, coworking, compta… Quels sont les challenges et difficultés auxquels vous faites face? Quelles sont les solutions créatives que vous avez trouvées et qui pourraient être utiles à d’autres?

Le premier article, je le prépare avant d’ouvrir le groupe afin de pouvoir le poster immédiatement. On ne peut pas ouvrir un groupe sans y inviter quelqu’un! Ce fil, qui sera important au début mais beaucoup moins par la suite, doit ouvrir à la discussion et tenter d’éviter le piège habituel des présentations: le CV et la carte d’identité. En général je pose une ou deux questions, invitant les membres du groupe à s’ouvrir un peu — et je rédige ma propre présentation pour montrer l’exemple.

Ensuite, il s’agit d’ajouter des membres au groupe. Je commence petit, 5-6 max, avec des gens que je connais et en qui j’ai confiance pour donner le bon “ton” au groupe. Quand je les invite, je m’assure qu’ils sachent avant de se retrouver ajoutés au groupe de quoi il en retourne (= je discute avec eux avant pour leur expliquer le groupe et vérifier qu’ils veulent en faire partie!) Je leur demande aussi (explicitement) de se présenter en réponse au premier article, s’ils ne le font pas spontanément.

En parallèle, je commence à mettre un peu de contenu. Dans le groupe des plantes, je vais mettre des photos des miennes et peut-être partager une interrogation si j’en ai. Dans un groupe avec une équipe d’étudiants, je vais mettre quelques liens vers des articles utiles. Il ne s’agit pas d’inonder le groupe avec du contenu, mais de poster 2-3 choses “dans le sujet”, pour que le groupe ne soit pas vide et également pour “donner le ton”.

Pour éviter d’être la seule personne à poster dans son groupe, il faut (au début) aussi inciter son entourage à poster. Surtout, ne pas faire ça en faisant la tournée des “tu aurais pas un truc à poster dans le groupe?” Il faut que ça reste organique. Quand je discute de quelque chose avec quelqu’un, et que c’est quelque chose qui pourrait aller dans le groupe, je dis: “oh, tu pourrais faire un article dans le groupe à ce sujet, comme ça on en discute là et les autres en profitent aussi!”

Une fois que la “base” est en place (une première poignée de membres, quelques articles), je commence à ajouter d’autres personnes. Ça peut se faire assez vite, dans les heures qui suivent. Ça dépend de la réactivité et de la disponibilité des gens. Si le groupe a un rythme plus lent, on étalera un peu plus dans le temps, sous peine de se retrouver avec un groupe qui compte 5 personnes ayant un peu participé et 30 nouveaux qui n’ont même pas encore eu le temps de dire bonjour.

Voilà! Le prochain article de la série portera sur l’art de la modération, ou comment faire en sorte qu’un groupe ne vire pas (trop) au bordel.

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Une éloge des groupes Facebook

[en] An introduction to Facebook groups and why I think they are great collaborative spaces.

Ce n’est pas un secret, j’adore les groupes Facebook. J’en ai démarré plusieurs et rejoint encore d’autres.

Je n’ai pas toujours été fan. J’ai connu les vieux groupes Facebook pas pratiques du tout, et j’ai vu arriver les groupes “nouvelle version” avec le scepticisme d’une vieille routière des nouvelles fonctionnalités “qui vont changer la vie” dans les médias sociaux.

Eh bien j’avais tort. Le groupe Facebook est une formule extrêmement efficace pour échanger et collaborer en ligne, que ce soit sur des choses sérieuses ou moins sérieuses.

D’abord parce que “tout le monde est déjà sur Facebook de toute façon”, donc pas besoin de persuader les gens d’ajouter un nouveau compte à leur collection, un nouvel endroit où trainer, une nouvelle interface à maîtriser.

Facebook, on connaît, les notifications pour le groupe arrivent au milieu de toutes les autres, on pense donc à y aller, on voit quand on nous répond, on voit quand on nous interpelle. C’est efficace.

Les sujets actifs remontent en haut de la page, donc quand on revient sur le groupe, on voit tout de suite où est l’action. Partager une photo ou une vidéo est simple comme bonjour (enfin si on connaît déjà Facebook), et ça marche depuis l’ordinateur, la tablette ou le mobile.

Les groupes peuvent être ouverts (tout le monde peut en voir le contenu, comme mon groupe “petite plantes”), fermé, c’est-à-dire que tout le monde peut voir le groupe, ses membres, sa description mais non pas son contenu (comme le groupe pour indépendants Going Solo), ou secret — à moins d’y être invité, impossible de savoir que le groupe existe. Si on va sur la page du groupe sans être membre, Facebook nous dit “passez votre chemin, y’a rien à voir ici”.

En ce qui me concerne, l’essentiel de mon activité sur Facebook se passe dans des groupes.

Prochain article sur le sujet? Comment démarrer un groupe Facebook.

 

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Somewhere: Better Than LinkedIn

[fr] Somewhere, c'est bien mieux que LinkedIn.

It’s no secret that I’m not a fan of LinkedIn. Sure, it’s a good place to keep your resumé up-to-date (paper? are you kidding?) and display your network (though Facebook and Twitter do that very well too).

I know some people get a lot out of LinkedIn, but it never clicked for me. I find it dry and boring.

I bumped into Somewhere yesterday, through Stowe‘s article on GigaOm: Somewhere is the LinkedIn for the new way of work. I’d say Somewhere is the beautiful bastard child of LinkedIn, Pinterest, and a blog.

Somewhere profile sbooth

It’s very visual. Basically you share information about your work life/profile in 250 character snippets accompanied by a photo. Your profile looks like a collection of cards (here is my profile). You can imagine what a challenge this is for me. I usually don’t even illustrate blog articles, and my work in general isn’t very visible. Most of the time it took me to add my first two “sparks” (that’s what the cards are called) was figuring out which photo to use and digging it out.

But the principle is great. And I think it’ll be of particular interest to freelancers. Right?

You should try it out. I have an invite code (J0rMyZH2) but it seems to not work (let me know if it does). Otherwise you can head over to Swiss Miss who has a working signup link in her article.

Now I just need to figure out how to change that frowny profile photo I initially picked.

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Un blog, à quoi bon? Meilleur SEO et meilleur réseautage

[en] Why blog? If you're trying to increase your digital footprint, or make yourself known as a small business owner, blogging is a rather efficient way to do this. It helps you accumulate search-engine-friendly content while reinforcing and extending your network -- and the word-of-mouth that goes with it.

Want to get started? Head over to WordPress.com. And if you're in Lausanne or Geneva, I'm hosting a workshop on blogging with WordPress on Tuesday February 4th, just before Lift14 Conference.

Dernièrement je me suis trouvée prise dans une discussion sur l’utilité (ou l’inutilité présumée) du blog. Le contexte: faire connaître en ligne une petite entreprise.

Pour se faire connaître en ligne, en dehors des moyens marketing “traditionnels” (“se médiatiser en 2.0“, en somme), je dirais qu’il y a deux axes:

  1. avoir du contenu trouvable à travers un moteur de recherche
  2. avoir un réseau qui multiplie le bouche-à-oreille

Un blog peut servir aux deux. Il n’est ni nécessaire, ni suffisant — il y a d’autres moyens — mais il a un très bon rapport “énergie/effet”. Du coup, c’est généralement ma première réponse à toute question du genre “comment je me lance?” — écris déjà un blog.

Prenons donc ces deux axes l’un après l’autre, même s’ils sont liés.

Etre bien placé dans les moteurs de recherche

En premier lieu, il faut comprendre comment fonctionne un moteur de recherche dans les grandes lignes, et si on a un “site vitrine“, s’assurer qu’il fait déjà les choses bien:

  • du contenu pertinent par rapport aux termes de recherche pour lesquels on veut être placé
  • des titres de page et de rubriques comportant les mots-clés les plus importants
  • absence d’obstacles côté “technique” (bon balisage, accès autorisé aux robots, serveur raisonnablement réactif, pages accessibles, titres en texte et non “en images”…)

On oublie souvent que le placement dans les résultats de recherche, c’est toujours par rapport aux termes de la recherche. Par exemple, mon site web professionnel se retrouve placé différemment pour “consulting en blogs” ou “stephanie booth“. Allez regarder le contenu du site, et vous comprendrez pourquoi.

Un autre élément extrêmement important pour l’optimisation du placement dans les moteurs de recherche, ce sont les liens entrants vers un site ou une page. Par exemple, faites une recherche google pour le nom de Brigitte Djajasasmita. Vous allez trouver parmi les premiers liens son profil linkedin et son blog, avant la page que je lie ci-dessus. En effet, celle-ci est plus récente, vu qu’elle a été créée dans le cadre de la formation qu’elle suit en ce moment, et moins bien “imbriquée” dans le tissu du web par des liens en provenance d’autres sites. Là, en faisant un lien vers cette page en utilisant comme “texte de lien” son nom, j’améliore le placement de cette page dans les résultats pour une recherche sur son nom. Mais attention: je ne le contrôle pas, je peux seulement tenter de l’influencer.

Alors, le blog là-dedans?

Le blog, c’est une usine à contenu que les moteurs de recherche adorent. Les articles sont généralement relativement courts, mais pas trop, ils ont un titre qui se rapporte bien à ce dont ils parlent (si on fait pas n’importe quoi), et ils ont une page rien qu’à eux où ils sont accessible jusqu’à la nuit de temps (le permalien). Ça encourage les liens entrants, la garantie d’une URL stable. La thématique d’un article est aussi généralement assez précise, ce qui fait qu’il risque fort d’être très bien placé pour la recherche qui lui correspond, et la page du blog change sans cesse, ce qui prouve à Google et consorts que le contenu est bien frais (ils adorent).

C’est beaucoup plus facile de mettre du contenu dans un blog que dans un site, parce qu’on n’a pas à se poser la question du “je mets ça où?” — sur un blog, ben on blogue, et ça vient se mettre en haut de la page, c’est automatiquement rangé par date, et par catégorie/tag si on utilise ça. Dans un site hiérarchique classique, il faut d’abord se prendre la tête pour savoir où on va bien pouvoir ranger ce qu’on compte écrire. Et souvent, faute de trouver un bon endroit, on ne l’écrit pas.

Avec un blog, on crée donc du contenu “annexe”, en rapport avec la thématique qu’on veut mettre en avant, qui est d’une part un attracteur à recherches et d’autre part un attracteur à liens.

Faire marcher le bouche-à-oreille avec un bon réseau

Le blog va aussi se rendre utile pour augmenter l’efficacité de son réseau et l’étendre, ainsi que pour favoriser le bouche-à-oreille en ligne.

Alors c’est clair, le réseautage est d’abord une affaire d’humains. Mettre des gens en relation, chercher à leur être utile, se faire des amis… c’est la base. Facebook et Twitter sont extrêmement utiles pour garder sous forme numérique les liens que l’on crée et les entretenir par petites touches (ou grandes…).

Alors, le blog?

Voici certaines caractéristiques du blog qui en font un “booster de réseau”:

  • le ton personnel qui rend le blogueur humain et approchable
  • les commentaires qui invitent au dialogue, à l’échange (pour de vrai!)
  • l’accumulation de contenu qui finit par démontrer l’expertise du blogueur, et ainsi encourager la confiance
  • les liens sortants vers d’autres blogs ou sites qui peuvent alerter leur auteur à l’existence du blogueur
  • les articles à thématique ciblée et bien référencés (voir plus haut) qui peuvent servir de “premier point de contact” pour une relation à naître
  • des informations utiles pour le lecteur, qui s’en trouvera reconnaissant et voudra peut-être en savoir plus sur leur auteur
  • une publication plus ou moins régulière qui a une chance de fidéliser un lectorat.

Le blog a aussi l’avantage, comparé à Twitter et Facebook, de présenter du contenu qui dure. Vos tweets et statuts Facebook sont enterrés en quelques heures, tandis que vos articles de blog seront encore là après des mois ou des années.

En résumé: si pour une raison ou une autre vous cherchez à augmenter votre empreinte numérique, à vous faire mieux connaître en ligne, démarrer un blog ne coûte pas grand chose qu’un peu de votre temps. Filez chez WordPress.com vous faire un compte et lancez-vous (et vous pouvez utiliser le même WordPress.com pour faire un bête site-brochure, d’une pierre deux coups).

Reste la question de savoir ce qu’on va bien pouvoir écrire, dans ce blog. Pour certains, ce n’est pas l’inspiration qui manque. Pour les autres, ce sera l’objet d’un prochain article, celui-ci étant déjà bien assez long!

Update: sur le même sujet, l’article “Pourquoi avoir un blog?” de Claire, qui donne quelques exemples sympas.

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Echapper aux notifications Facebook des conversations groupées

[en] How to mute a facebook chat with lots of people in it. Sometimes those notifications get a bit out of hand, don't they?

Si vous utilisez Facebook autant que moi, vous vous retrouvez probablement de temps en temps dans des chats “à plusieurs”. Voire “à beaucoup”. Et comme vous avez activé les notifications en cas de message privé, à chaque fois que quelqu’un dit un mot dans le gros chat commun, votre téléphone s’affole ou votre ordinateur bipe.

La solution radicale: quitter la conversation. Quasi tout le monde sait faire ça. Mais des fois on ne veut pas quitter la conversation. On veut rester dedans, mais on ne veut pas être prévenu en super-priorité quand quelqu’un dit “:-)”.

Sachez, mesdames et messieurs, qu’on peut couper le son à la conversation. En anglais, c’est “mute conversation” — quelqu’un me dit ce que c’est en français? C’est dans le menu “roue dentée” juste au-dessus de “quitter la conversation”. Oui, je vous fais un dessin:

Mon%20chat%20m'a%20domestiqu%C3%A9(e).%20Et%20j'aime%20%C3%A7a.

Voilà, en espérant que ce sera utile à certains!

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Des entreprises qui utilisent bien les médias sociaux

[en] A round-up of some companies which use social media well. Follow the links... (Most of them are in English.)

La semaine dernière, à la conférence 200 Ideas (super, faut que je vous en parle, pas là, allez voir le site, il y a toutes les vidéos et les slides), je rencontre Christian, qui me pose une question très pertinente.

On est en mode “réseautage”, couleur “faut vraiment que je bosse sur mon pitch et je vais t’en faire la démo”.

Alors il me fait: “Médias sociaux. Hmm. Alors qui sont les entreprises qui utilisent bien les médias sociaux?” (je cite de mémoire).

Et moi: “.” (Comme dans les BDs Achille Talon.)

Suivi de “Euh… ouais, je devrais être capable de répondre à cette question, hein?”

Lui: “Oui…”

Bref. Je lui ai promis un e-mail, et en faisant un peu de recherche pour l’e-mail en question, je me suis dit que ça pouvait faire un billet de blog. Que voici.

Déjà, en préambule, disons que “bien utiliser les médias sociaux”, c’est vaste. On peut utiliser les médias sociaux pour beaucoup de choses (qui ont tendance à se mélanger, mais séparons quand même):

  • marketing
  • service client
  • communication
  • comm interne
  • PR
  • gestion de crise
  • veille stratégique

Tout ceci n’est pas forcément visible. Comment savoir si une boîte utilise super bien les médias sociaux pour leur communication interne? Ou ce qu’ils font côté veille? Et la stratégie? Je veux dire, comment réfléchissent-ils à ce qu’ils font? Dur de savoir tout ça sans accès insider.

Après, il y a les outils. Une boîte peut être géniale sur Twitter et catastrophique sur son blog. Ou bien utiliser Vine super bien mais pas Facebook.

Sans plus attendre, quelques exemples d’entreprises qui utilisent bien les médias sociaux. C’est pas exhaustif, c’est un peu en vrac, c’est même pas forcément les meilleurs (qui suis-je pour juger?), mais c’est un début. De quoi vous inspirer en tous cas! Suivez les liens…

Whole Foods

Le magasin bio américain (aussi surnommé par certains “Whole Paycheck”, parce que oui, c’est plus cher), se débrouille plutôt pas mal en matière de médias sociaux. Vous pouvez lire un case study sur slideshare, une interview avec leur “Interactive Art Director”, une petite analyse de leur utilisation de quelques gros réseaux, ou encore une brève présentation de leur utilisation de Twitter (où on parle aussi de Best Buy et Southwest). Ils ont un blog, “Whole Story”, bien sûr.

Best Buy

Champions du service client sur les médias sociaux.

Southwest

La compagnie d’aviation a un blog exemplaire, Nuts About Southwest. Voici un article sur 5 leçons marketing à tirer de leur présence médias sociaux.

CGN

Plus près de nous et à une autre échelle, j’aime bien ce que fait la CGN sur Facebook.

Blogs

Côté blogs, eh bien, il y a à lire! Quelques articles-listes pour démarrer:

Le blog d’entreprise (ou en entreprise) est loin d’être mort! Plongez dans ces listes, vous en ressortirez certainement quelque chose.

Old Spice

Leur campagne-réponses sur YouTube était mythique. Voici un case-study parmi des centaines d’autres.

La fête sur Twitter

Quand on est confortable avec l’outil et sa culture, ça peut donner ce genre de délire. Ça commence avec Tesco Mobile, ça continue avec Yorkshire Tea, et ça finit par inclure des dizaines d’autres marques.

Vine

Vous connaissez Vine? Oui, ça s’utilise en marketing.

Et encore?

Dans mes explorations, je tombe sur un article présentant 5 bons exemples d’utilisation de médias sociaux dans le “retail”. Google est notre amis à tous…

A part ça, il faut bien sûr mentionner Zappos et QoQa. Et LEGO! Il y a certainement d’autres boîtes incontournables qui font du bon boulot sur les médias sociaux… à vous de les présenter dans les commentaires!

 

 

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Our Relationship To Technology: Is Your Smartphone In Charge, Or You?

[fr] Une réflexion sur notre relation à la technologie. C'est pas aussi simple que "addiction! addiction! au secours!".

Today’s post, again, brought to you by an article of Loïc Le Meur’s: Why are we checking our smartphones 150x a day? (Remember when Loïc was a blogger?) He links to a video with the catchy title “After I saw this, I put down my phone and didn’t pick it up for the rest of the day”.

I have mixed feelings about this kind of discussion.

  • On the one hand, I think we need to strive to be those in charge of our use of devices, and not victims of the operant conditioning of modern technology.
  • On the other hand, I think that framing the issue of our relationship with technology as addiction is counter-productive, as it puts the blame on technology and removes responsibility from users.

It’s also not a new conversation, and it pops up every now and again as “today’s big problem”. Hey, I was afraid I had “internet addiction” back in 1998. I read Silicon Snake Oil and The Psychology of Cyberspace, headed off to my chalet for a week, and stopped worrying.

As far as I’m concerned, I’m online a lot, both on my computer and on my phone, but I still perceive being on your phone when in human company as “impolite”. I try not to do it too much. So, usually, when I’m with other people, I won’t be on my phone, unless:

  • we’re playing with our phones: taking photos, looking at stuff together, etc.
  • there is something I need to attend to (I apologize and try and be quick)
  • I’m looking something up to help us solve a problem or get information we need
  • we’re spending quite some time together and are both having “phone-time”

I’m aware this doesn’t mean much: with the same description I could be glued to my phone all the time. How do you define “something I need to attend to”?

So, some context.

My phone is in silent mode, and I have very few notifications set (same on my computer). It usually lives at the bottom of my bag. When I’m working, there are chances it’s next to me on my desk. It’s often charging or abandoned in another room when I’m at home.

I’ll check it somewhat compulsively when I’m on the bus, or when I’m using it “as a computer” to hang out online. If I’m with other people, as I said, I don’t take it out too much (though they’ll be the best judges about how much — I do take it out).

I suffer from FOMO like almost everyone who is connected today, I guess. But I don’t feel that I’m a slave to it. I read The Paradox of Choice many years ago and it really opened my eyes: today’s world is so full of possibilities. If you don’t want to succumb to the anxiety of too much choice and too many options, you need to be aware of what’s going on, and accept you’ll miss out. I try to be selective. I still struggle, but I know I’m going to miss out and it’s not the end of the world. (It’s in my social media survival kit, by the way.)

Why do we end up compulsively checking our phones and stuff? I think there are many reasons, and that’s why saying it’s an “addiction” is a way to frame the problem in a way that makes it difficult to address.

  • FOMO: with the internet, we have access to everything that is going on, all the time, everywhere. If we want to be “part of it”, hang out with the cool kids, or share the video that’ll get us 20 likes, we feel a pressure to “not miss” what is going on in the real-time stream. So we overload ourselves on the input side. We think we need to consume everything.
  • Operant conditioning: I’m clicker-training one of my cats, Tounsi. He knows that a click means a reward is coming. When I’m reinforcing a behaviour, I use an intermittent reinforcement schedule: he doesn’t get a reward with each click. See how this fits with digital interfaces, and even more strongly, social media? I think Kevin Marks is the first one who first pointed out this phenomenon to me, when I was having trouble taking breaks from my computer even though I had bad RSI. Suw Charman-Anderson wrote about how it applies to e-mail back in 2008. We check our mail, there might be some candy in there. We check Facebook, there might be a like or a comment. Nothing? It only makes the urge to check again more compelling: the next time could be rewarded! Yeah, dopamine plays a role in there. Understand how your brain works so you’re not a slave to your hormones and neurotransmitters.
  • Validation: we want to be loved and appreciated, and some of what we’re looking for online is just that. Oh, somebody responded to my post. Oh, somebody sent me a nice e-mail. Ooh. But people who thinks that this is the only thing in play round down our issue with technology to an “ego problem” (very fashionable). It doesn’t help. But yeah, if you feel that your drive for franticly checking your phone when you’re having dinner with a friend is just that, maybe it’s worth addressing.
  • Work: the other time when I ran off to my chalet to find some peace was in 2008, and it was not to escape technology. It was to escape work. Our relationships to work and technology are very much entwined. Often, when people say they’re “addicted to their email”, and you take the trouble to dig a bit, you realise the problem is not “email” but “work”. They can’t pull away from work. They work during the week-ends, the evenings, their holidays. This is, I believe, a bigger issue than technology. Our relationship to work, as a society, is unhealthy. (And: Americans, you have a way bigger problem here than us Swissies.)
  • Not engaging: people often look at “not engaging” as a consequence of excessive use of technology. It’s the message conveyed by the video Loïc linked to in his post. I think that’s missing the point that “not engaging” can be the objective here. Relationships are difficult. Being present is difficult. Being with oneself is difficult. Being present to life is difficult. We do many things to avoid doing all this. We veg’ in front of the TV. We talk about unimportant stuff to avoid dealing with what matters in our relationship. And, increasingly, we dive into our phones. In the past, I used my camera a lot to “find my place” in social gatherings that would otherwise make me feel awkward. If I’m the person taking photos, I have a place. I have a pretext for interacting with others. I can remove myself from what is going on to be the observer snapping pics. It’s much more difficult to find my place and be with others if I’m just me, with no escape. So when we look at somebody who has his nose in his phone during a dinner party, I’d also ask “what is he avoiding by not being present?”

I think I have a reasonably healthy relationship to technology — and work. I have my drinking completely under control ;-)

So, a wrap-up:

  • I check my phone in the evening before going to bed, and it sleeps on my bedside table, on but mute, and it never wakes me up (except when I ask Siri to do so).
  • I generally keep my phone muted and in my bag and my notifications off (also on my computer!)
  • I understand how FOMO and operant conditioning work, I’m aware of my need for validation and how I react to the infinity of choices in the world around me.
  • I stop working at the end of the day, and on week-ends, and I take holidays. Real holidays, not work-holidays.
  • I “switch off” a couple of times a year, taking a week or a few days off somewhere with no internet, where I don’t work and use my computer mainly for writing and having fun with my photos. This helps me remember what it is like to live more slowly, and makes me want to bring some of that back into my “normal” life.
  • I try and give priority of my attention to the people I’m with offline, without being religious about it. If I do need to attend to my phone or online stuff when in company, I try not to “disconnect” from the person I’m with offline.
  • I consider that I am the one in charge of my relationship with technology, and strive for a healthy balance between my ability to spend time totally immersed and connected and multitasking, and my ability to be completely (as completely as possible) present to the “offline”, be it a book, a person, an activity, or myself.
  • Like so many things in life, it’s about having healthy boundaries.

When I shared Loïc’s post on Facebook, he commented that we seemed to have similar points of interest these days. For some time, I’ve found what Loïc is writing about much more interesting to me. It’s more personal. Less about business, more about life. Life has always been the thing that interests me the most. My interest for the internet and social media comes from my interest in how people connect and relate to each other.

Interestingly, this is also the kind of stuff I’ve decided to shift my work focus to. Labelling myself as a “social media” person doesn’t fit with what I really do and want to do, specially in the Swiss context where “social media = digital marketing”, something I have very little interest in and want to stay the hell away of. So I’m moving towards “I help you use technology better”. Helping people have a healthy relationship with tech, use it to do their work or whatever it is they need to get done better. Some of social media fits in there too, of course. But also stuff like (yes, still in 2013), learning to use and manage email properly. (I’m actually preparing a training proposal for a client on just that these very days.)

So, how’s your relationship to technology? Who is in charge, you or the compulsion to check if there is something more exciting going on?

Note: I wrote this article in one sitting, getting up once to go to the loo (!) and checking my phone’s lock screen on the way back (it’s charging in another room) to see if I had a message from my neighbour, as we had been exchanging messages earlier and made a vague plan yesterday to maybe hang out together and look at cat photos this morning.

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What We Write And Where We Write

[fr] L'environnement dans lequel on écrit quelque chose change ce qu'on y écrit. Le blog n'est plus aujourd'hui l'endroit où on va "vite publier quelque chose" -- Facebook a pris cette place.

Lately, Loïc has been writing “long stuff” (“post-length stuff”) on Facebook. I enjoy reading him. Here’s his latest post, on meditation. Maybe because I’ve linked it I’ll be able to find it again in the future, but otherwise, chances are this post, along with all the other status updates we’re publishing on Facebook today, will be lost forever in the corpse of the real-time stream.

Oh yes, Facebook is giving us search, but there are two reasons I’m not holding my breath:

  • we have search in groups already, and as you’ve probably also noticed, it sucks
  • Facebook status updates are a mess of re-shared stuff, “in the instant” messages, photos, funny things, serious things, more cat photos… will search allow us to say “find me all Loïc’s status updates which are longer than 500 words”?

Anyway. Ben dropped the “blog” word, I piled on, and an interesting discussion ensued. My suggestion was that Loïc copy-paste what he was publishing in Facebook into his blog (once he’s retrieved the password ;-) ). This made me think of what Euan has been doing recently: he publishes both on his blog and in Facebook. I don’t know where he writes first, but the content is in both places.

Long ago I remember reading about some people who wrote their blog posts in their email client, because it helped them get into the right brainspace. I suspect something like this is going on with Loïc, who hasn’t blogged in a long time. Facebook is where the audience is (not in a marketing sense, in a “not talking to an empty room” sense). Facebook is where we’re expected to write a few lines, not full-blown essays. No pressure.

I’ve been feeling that kind of “pressure” for years on my blog. Look at what I write now. And look at what I was writing a year or so after I started blogging. My blog, initially, was this space where I could just spit out something and be done with it. Over the years, things changed. Now, a blog post has to be meaningful. It has to be worthy of the big bold title that introduces it (no mystery there, when I started blogging blog posts didn’t have huge bold titles). It has to be illustrated. It has to be well-written. It has to be thoughtful. This can be paralysing. The rise of “professional bloggers” doesn’t help.

What I’ve been doing with #back2blog and to some extent The Blogging Tribe is try to resuscitate this mindset. Just blog something. But the landscape of tools has changed.

Now, the space where you go to “just share something” is Facebook. “Everybody” you know is already there. They don’t have to fill in their names to comment. They get notified when there is a reaction to what they say — and so do you. You think of something, you start writing, and oh, you’ve written 6 paragraphs. This happens on Facebook now, not on your blog. And I’m guilty too.

More than once, I’ve found myself writing stuff on Facebook that could be a post on this blog. So I’m going to follow my advice to Loïc next time that happens, and post it here too. And move this blog off this email-less server so people can get comment notifications.

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